La garde douloureuse
Chapitre 10 - Fin de limite
Pendant ce temps, Ron passait un moment très difficile dans l'aile de l'infirmerie, il frottait tous les bassins des lits, sous le regard fixe et ferme du professeur McGonagall.
Minerva avait été exaspéré par les mots de Ron. Oui, peut-être que Severus était effectivement un peu - ou plutôt énormément - dur, mais elle ne permettrait pas, sous aucun prétexte à un étudiant de parler d'une façon aussi intolérable à un de ses professeurs. C'était totalement incorrect, particulièrement venant d'un de ses Gryffondors ! Minerva devait admettre qu'elle ressentait toujours beaucoup de culpabilité concernant Severus. Si seulement elle lui avait prêté plus d'attention quand le garçon était à l'école, si seulement elle ne s'était pas juste arrêté à cette éternelle guerre Gryffondors/Serpentards et qu'elle avait regardé au dessus de ça, elle aurait vu ce garçon pâle et maladif, et peut-être que sa vie n'aurait pas été si désastreuse. Son coeur lui faisait mal en repensant à tous cela. Il était un étudiant brillant, il excellait dans chaque matière, pourtant la seule reconnaissance qu'il obtenait de ses professeurs était toujours un châtiment ou une punition parce qu'il avait démontré sa connaissance dans les malédictions. Tous étaient aveuglés par cette étendue de connaissance, et par sa réaction agressive pour toutes choses. Personne ne voulait faire le rapport entre ses actions et comment devait être sa vie chez lui avec ses parents. Comme tout serpentard, on ne lui avait donné aucune chance et il avait tout de suite été catalogué comme quelqu'un de mal. Son aspect maladif et le fait qu'il s'isolait par rapports aux autres n'aidèrent pas non plus ; si c'était possible, cela rendit les choses encore plus mauvaises. Elle secoua la tête ; si seulement quelqu'un avait essayé de lui parler ! Le pauvre garçon l'avait chèrement payé. Ce qui incitait Minerva à se sentir encore plus coupable à ce sujet, était que quand Severus était devenu professeur à Hogwarts, elle avait commencé à maintenir une profonde amitié avec lui. Elle avait découvert que, les apparences mises de côté, Severus étaient une personne très agréable ; il s'inquiétait beaucoup pour ses Serpentards, et d'une certaine manière, les considérait tous comme étant sous sa responsabilité. Il possédait un sens de l'humour très pointu et se comportait envers elle avec un grand respect. Il n'hésitait jamais à aider quelqu'un, bien qu'habituellement il donnait cette aide en râlant d'être dérangé, néanmoins, elle était correctement donnée. Mon cher garçon, pardonne moi pour avoir été si aveugle, pardonne moi pour ne pas avoir essayé de te comprendre avant.
Elle revint au présent quand Poppy lui donna une tasse de thé. Minerva avait pris des papiers avec elle et travaillait dans l'aile de l'infirmerie afin de diriger personnellement la retenue du garçon Weasley. Elle continuait de le fixer dangereusement à chaque fois qu'il osait regarder dans sa direction. Minerva n'avait pas perdu de temps, dès qu'elle avait su que Harry avait été retrouvé et qu'il était en sécurité, elle était allée voir le plus jeune garçon Weasley et lui avait fait un long discours de reproche et de discipline, et son visage devint rapidement de la même couleur que ses cheveux. Puis, elle l'avait prit par l'oreille et l'avait traîné jusqu'à l'aile de l'infirmerie, obtenant pendant tout le trajet des 'aies' très satisfaisant. Une fois arrivée, il commença à frotter tous les bassins des lits sous ses yeux attentifs. Ceci ramena ses pensées vers Harry. Potter ! Attendez jusqu'à ce que je mette la main sur vous, gamin stupide !
……….
Harry traversa tranquillement le trou du portrait menant dans la salle commune de Gryffondor. Il était si heureux que Snape ne soit pas fâché avec lui, maintenant qu'il se rappelait toute les fois où Snape l'avait ignoré il devait bien admettre que cela l'avait toujours blessé. Ses yeux tombèrent sur Hermione et il soupira. Il lui sembla que ceci allait être une longue nuit ! Et d'ailleur, où était Ron ?
Quand Harry entra dans la salle, Hermione leva les yeux vers lui. Harry s'attendait à ce que, comme d'habitude, elle se précipite sur lui et qu'elle commence à le réprimander, au lieu de cela elle resta assise sur sa chaise, croisa ses bras et plissa ses yeux. Oups, c'était mauvais signe. Harry savait qu'il avait effrayé Hermione, mais il était encore fâché avec ses amis pour avoir agi de façon si enfantine ce matin. Il soupira et alla vers Hermione. Il valait mieux aller la voir.
« Hermione ? »
« Quoi ? »
Harry ferma ses yeux. Ceci n'allait pas être facile. « Umm... tu sais, aujourd'hui. », Il ne devrait même pas être celui qui devait faire des excuses ? Ils m'ont ignoré, je suis presque mort, et j'ai obtenu une gifle.
« Oui ? » Hermione le regardait d'une manière hautaine.
Harry commençait à devenir fâché face son attitude. Il la regarda fixement avant de dire, « non, ne t'occupe pas », et il couru vers les escaliers montant à son dortoir. Il se jeta sur son lit, et repensa aux derniers jours. D'une façon ou d'une autre, chaque journée avait mal tourné pour lui pour quelque chose. Et où était Ron ?
Comme si ils l'avaient entendu, Hermione entra dans le dortoir, suivi de près par Ron. Harry se leva d'un air provoquant, tandis que tous les deux se tenaient devant lui avec une expression semblable sur le visage.
Neville rechercha un formulaire sur son lit et s'apprêter à dire quelque chose, avant de penser qu'il vaudrait mieux qu'il s'abstienne et qu'il s'en aille. Il se leva et parti de la pièce, les laissant tous les trois ensemble.
Ils restèrent à se regarder l'un l'autre silencieusement pendant quelques minutes. Soudainement Ron grimaça, cette situation très sérieuse l'incitait d'une façon ou d'une autre à vouloir rire. Harry lui répondit avec sa propre grimace, alors qu'Hermione roulait des yeux.
Tous ensemble, ils indiquèrent, « écoute… »
Ils se regardèrent l'un l'autre pendant une seconde avant d'éclater de rire. Après quelques secondes, Ron se reposait sur le lit en riant fortement, Harry se tenait les côtes, et Hermione avait des larmes qui coulaient sur ses joues. Neville passa sa tête à l'intérieur de la pièce et sembla confus. Quand il était parti de la salle, il avait peur qu'ils s'entretuent, et maintenant, seulement quelques minutes plus tard, ils riaient comme des fous. Ahh, je ne veux pas savoir ! Il quitta de nouveau le dortoir, les laissant rire encore plus fort à cause de l'expression de son visage.
Finalement, ils arrivèrent à regagner leur calme, riant seulement quelque fois nerveusement, ils savaient tous les trois que maintenant il était temps de discuter comme des personnes raisonnables. Étonnamment, c'est Ron qui commença la conversation, « Harry, écoute, je ne sais pas ce qui est arrivé, mais ce dont je suis sûr, c'est que tous les trois nous n'aimons pas ça. »
Alors, Hermione lui succéda, « oui, nous avons passé la majeure partie de la semaine à nous disputer ou êre fâché les uns avec les autres. Je ne sais pas pourquoi, mais peut-être parce que nous avons eu beaucoup d'épreuves cette semaine, entre Sirius, Pettigrow, le professeur Lupin et les détraqueurs » Hermione soupira avant de continuer, « je suis désolé Harry. Je n'aurait pas du te gifler. »
Les yeux de Ron s'écarquillèrent, « tu as… giflé Harry? »
Harry grimaça, « ouais, et je ne veux certainement pas recevoir de nouveau cette main sur ma joue. Pauvre Malfoy, ton coup a vraiment du être douloureux. Vraiment, il a poussé des cris perçants en se sauvant. » Ceci les fit rire de nouveau.
Harry étudia ses mains pendant quelques secondes avant de dire, « je devrais sans doute te faire des excuses Hermione. Je devine que je t'ai énormément effrayé aujourd'hui. »
Ron, à qui Hermione avait raconté l'histoire, sans avoir cité la partie de la claque, pâli en y repensant. « Harry, tu devrais vraiment faire attention. Je veux dire, tu aurais pu vraiment mourir aujourd'hui. »
Harry regarda le sol, « je sais ! » Alors il releva la tête et regarda ses deux amis avant de sourire et de dire, « amis ? »
Ses deux amis sourirent « ouais ! Bien sûr, » et « naturellement Harry »déclarèrent-ils.
…………..
Le lendemain matin Harry se réveilla un peu déçu. Il avait découvert qu'il attendait avec impatience d'avoir un nouveau rêve. Et cette nuit il n'avait pas eu cette chance. C'était un peu étrange pour Harry d'attendre avec autant d'impatience ses rêves, tellement que maintenant même en étant éveillé, il dépensait beaucoup de temps à rêver.
Le trio finit rapidement de déjeuner et ils se rendirent vers la classe du professeur Binns, se sentant déjà endormi. Par Merlin, et la classe n'avait même pas encore commencé !
Une fois la classe commençée, Hermione prenait des notes, Ron dessinait un terrain de quidditch sur ses notes, alors qu'Harry regardait fixement dans le vide.
« C'est ennuyeux » Indiqua Ron pendant qu'il balayait furieusement ses notes de la table, envoyant dégringoler l'encre d'Harry au plancher. Harry roula des yeux et se pencha au sol pour ramasser la bouteille et nettoyer le plancher.
Harry fut horrifié en voyant le liquide se répandre comme une piscine et commencer à s'étendre sur le plancher. Harry âgé de 5 ans reçu une énorme CLAQUE, le faisant sursauter. Ses yeux se remplirent de larmes alors qu'il tenait sa joue. Tante Pétunia lui cria dessus pour avoir renverser le jus de fruit de Dudley et pour avoir ruiner son plancher tout propre. Elle lui jeta un chiffon et lui ordonna de nettoyer le plancher. Ses petites mains commèrent à nettoyer le plancher, mais cela le rendit seulement pire, ce qui fut immédiatement récompensé par une autre claque.
Harry ferma fortement ses yeux, non il n'allait pas se rappeler cela, il n'allait pas se rappeler cela,… arrête ! Pense à autre chose. L'esprit d'Harry se rempli avec le visage de Snape.
La bouteille d'encre glissât de la main d'Harry et tomba accidentellement sur le plancher. Harry fut horrifié, Snape allait le tuer. Snape lui avait indiqué qu'il devait seulement utiliser les bouteilles d'encres sans tâches pour enfant qu'il avait acheté particulièrement pour lui et de ne pas prendre ses bouteilles. Comme si il le savait, Snape entra soudainement dans la salle de séjour, regardant avec dégoût le plancher maintenant sali. Harry regarda vers le bas, il avait encore tout gâché et cette fois Snape serait très fâché contre lui.
Snape regarda furieusement le garçon, « Harry, qu'est ce que tu penses faire exactement ? »
Harry chuchota, « je suis désolé ! »
Snape soupira, « bien, nous parlerons de ceci plus tard. Maintenant, nettoies le désordre que tu as fait. »
Harry se sauva rapidement vers la cuisine pour prendre les affaires de nettoyage. Snape observa avec amusement Harry, qui parvint seulement à rendre la tache plus grande, ainsi que d'en mettre partout sur ses mains et sur ses jambes. Heureusement que le garçon portait un short, sinon son pantalon aurait été sali au-delà du nettoyable.
Harry était confus, d'une façon ou d'une autre, il ne réussissait pas à nettoyer le plancher. Maintenant c'était encore plus mauvais. Snape allait être très fâché.
En observant Harry, Snape souri et pensa qu'il vaudrait mieux qu'il s'en mêle quand il vit petit Harry devenir vraiment frustré.
Il se mit à genoux sur le sol près d'Harry et lui prit le chiffon des mains. Harry ne voulait pas regarder Snape dans les yeux. « Je suis désolé, je nettoierai. Je le promets. »
Snape prit le menton d'Harry, et lui fit relever la tête, « c'est bien Harry. Tu as essayé de faire de ton mieux et c'est assez pour moi. »
Harry souri. Cependant, comme c'était trop beau pour être vrai, Snape rajouta, « maintenant vas te nettoyer, et après nous parlerons de pourquoi tu es si vilain. »
Harry bouda, « mais je ne veux pas en parler, c'était un accident, » pleurnicha t- il
Snape fronça les sourcils, « renverser l'encre était un accident, mais me désobéir ne l'était certainement pas. Je t'ai clairement dit de ne pas jouer avec mes bouteilles d'encre, et plus d'une fois. »
« Mais je ne jouais pas, » pleurnicha pathétiquement Harry
Snape regarda furieusement Harry quand il parla, « M. Potter. Je vous serais gré d'arrêter de gémir, ou vous vous retrouverez à faire une longue sieste avant le déjeuner ! »
Harry bouda mais il pensa qu'il vaudrait mieux cesser de pleurnicher. Snape était sérieux et n'hésiterait pas à le mettre au lit même si on était toujours avant le déjeuner.
« Viens on va te nettoyer. » Avec ça, Snape prit le petit Harry dans ses bras et marcha vers la salle de bain.
« Harry, Harry, Harry ! »
Harry leva la tête, et vit Ron lui chuchoter, « Qu'est ce que tu fais par terre ? »
Harry regarda autour de lui et découvrit qu'il était toujours dans la salle de classe de Binns. Il grimaça avant de nettoyer le désordre. Alors qu'il revenait à son siège, toujours en grimaçant, Ron trouva important de préciser qu'en effet Harry était dingue.
Ils finirent leurs cours d'histoire de la magie, puis de botanique avant d'aller à la Grande Salle pour déjeuner. Malheureusement, Harry ne devait pas avoir un tel luxe, puisque dès qu'il s'assit, McGonagall lui ordonna de la suivre. Elle semblait furieuse. Oh non ! Il sembla à Harry qu'il existait dans le seul but de se faire gronder par des gens. Et vu le visage ainsi que le regard de McGonagall, l'heure du déjeuner allait certainement être très sombre pour lui. Il suivit avec résignation McGonagall jusqu'à son bureau.
Dix minutes plus tard, Harry se tenait malheureux dans un coin regardant fixement le mur, pendant ce temps là, McGonagall tempêtait toujours contre lui, « si vous insistez pour agir comme un enfant de 4 ans complètement irresponsable, alors vous serez exactement traité comme ça. » Au début quand McGonagall lui avait indiqué d'aller dans le coin en regardant le mur sans bouger, il ne pouvait pas en croire ses oreilles. Il avait presque 14 ans au nom de MERLIN ! Mais alors la main de McGonagall serra douloureusement son oreille en le poussant dans le coin. Il pensait qu'ensuite, elle irait juste se reposer à son bureau et le laisserait ainsi, mais ce fut loin de ce qui se produisit. Dès qu'il arriva dans le coin, elle arpenta la pièce juste derrière lui, en grondant, en hurlant, en le réprimandant, et elle était loin de mâcher ses mots. Ca allait certainement être une longue heure.
Minerva ne se radouci pas, au contraire, elle continua pendant un long moment, sa langue crachant un tas de réprimandes, selon elle ce n'était pas chèr payé vu comment le garçon avait été idiot. Si négligent au sujet de sa vie, si négligent au sujet de sa sûreté, honnêtement, le garçon ne pensait-il jamais ? Et cela fonctionnait sûrement. En effet, Harry était vraiment désolé il n'avait jamais fait quoi que ce soit pour mériter d'être grondé pendant une longue heure, tout en se tenant face au mur dans un coin. Il se rappela la première fois qu'il avait vu McGonagall le jour de la répartition, sa première impression fut qu'elle n'était pas une personne qu'on aimerait rendre fâché. Ce qu'il lui arrivait en ce moment même renforça sa position là dessus. Harry était prêt à faire n'importe quoi pour ne pas avoir une répétition de cette punition.
Enfin, la cloche annonçant la fin du déjeuner et le commencement des cours de l'après-midi sonna. Harry croisa ses doigts, espérant que ça signifierait la fin de sa punition. Et en effet ça l'était. Finalement, McGonagall fatigué de tempêter contre lui s'effondra sur sa chaise. Elle reprit plusieurs fois son souffle avant de regarder vers le garçon. Elle ne pouvait pas s'empêcher de sourire. Le garçon semblait tellement petit et tellement enfantin là, boudant avec son air malheureux. Il ressemblait tellement au bébé qu'elle avait connu dans le passé. Elle voulait le prendre dans ses bras et le soulager, là maintenant, mais avec un soupir elle arrêta son geste. Le garçon devait vraiment avoir faim maintenant. Elle lui avait fait manquer le déjeuner.
« Harry, vous pouvez sortir du coin maintenant. »
Ne perdant pas de temps, Harry marcha immédiatement vers le bureau, en regardant le sol. Il s'attendait à être encore réprimandé, mais quand il leva la tête vers son professeur, il su qu'il avait tort. Ses lèvres se contractaient en un petit sourire et ses yeux scintillaient presque autant que le directeur. Dans ses yeux, il y vit seulement du souci, de l'amour, et du réconfort. Elle lui tapota l'épaule toute en souriant doucement. Tout ce qui s'était passé dans l'heure précédente était effacée, ainsi que toute sa peine. Harry secoua sa tête en souriant et entendit son professeur. « Asseyez-vous M. Potter. »
Avant d'obéir, il lui dit sincèrement, « je suis désolé professeur. Je promets d'essayer de faire attention. »
Elle lui souri, « J'espère que vous le ferez, M. Potter. »
McGonnagal fit un pas vers le feu et appela les cuisines, où elle commanda un déjeuner pour deux, avant de retourner à sa chaise. « Je vous donnerai un mot pour votre retard M. Potter. Vous prendrez d'abord le déjeuner avant d'aller à votre prochaine classe. »
Harry en fut content et n'hésita pas à la remercier.
……………………….
Au dîner, Harry causait avec vivacité avec ses amis. Il leurs avait dit ce qui était arrivé avec McGonagall et, ses amis n'avaient pas hésité à le taquiner à ce sujet. Il fut étonné de ne pas se sentir fâché en entendant ses amis se moquer gentiment de lui. Il regarda la table principale et vit Dumbledore parler avec McGonagall. Oups, il avait oublié le directeur. Il devrait également lui faire des excuses. Dumbledore ne lui en avait donné aucune occasion hier, mais il espérait pouvoir faire ça aujourd'hui. Harry regarda vers Snape et trouva Snape en train de le regarder, il fixa ses yeux dans les siens pendant quelques instants avant que Snape ne regarde ailleurs. Harry aurait pu jurer avoir vu Snape incliner sa tête vers lui, c'était seulement un très minuscule signe d'approbation, presque imperceptible, mais Harry était presque sûr de l'avoir vu. Harry se senti soudainement bien mieux, et sourit en sentant son appétit revenir. Rapidement, il rajouta de la purée de pomme de terre, ainsi que du rôtis de bœuf dans son assiette, avant de plonger chaleureusement dedans. Harry senti quelqu'un se tenir derrière lui. Il se retourna et vit l'homme en noir qui, maintenant le fixait sévèrement. Harry avala, qu'avait-il encore fait ?
« Potter, appelez vous honnêtement ceci un repas approprié ? »
Harry regarda son plat puis de nouveau Snape, « heu - oui ? »
Snape soupira avant d'atteindre la table, causant le recroquevillement des autres Gryffondors. Tirant un plateau, il ajouta une bonne quantité de pois dans l'assiette d'Harry.
« Et je veux toujours voir un peu de vert dans votre assiette. Est ce clair ? »
Harry soupira, il détestait les pois. « Oui, monsieur. »
« HARRY ! »
Harry sursauta, « quoi, Ron ? »
Hermione dit, « Harry qu'est ce qui ne va pas avec toi. Tu regardais fixement le vide, et depuis un certain temps, puisque nous avons essayé de t'appeler pendant au moins les cinq dernières minutes. Vraiment Harry, tu sais que ça devient une habitude. »
« Heu… désolé. J'étais… juste pensif. »
Hermione souffla « ce qui est bien une première, » se récoltant au passage un air menaçant de la part d'Harry.
Harry regarda son assiette rempli de purée de pommes de terre et de rôtis de boeuf. Il regarda vers la table principale et vit Snape parler avec Flitwick. Snape le forcerait-il vraiment à manger des légumes comme Mme Weasley le faisait avec ses enfants ? Harry gesticula, il était encore en train de penser, peut-être pas mais si il le faisait, il n'aimait pas vraiment les pois, mais il pourrait quand même les supporter. Après tout, chez les Dursleys, il se serait considéré chanceux en obtenant n'importe quoi. Harry soupira avant d'ajouter quelques pois à son assiette.
« Harry ? Tu manges des pois ! » Annonça Ron
Harry soupira, « ouais, umm… aujourd'hui j'ai envie de manger des pois. »
Trouvant finalement quelque chose de positif la dessus, Hermione indiqua « je suis heureuse que tu commences à agir de façon plus raisonnable concernant ta nutrition, Harry. »
Harry et Ron roulèrent leurs yeux.
…………….
Après dîner, Harry marcha vers les cachots, pour ce qu'il espérait être sa dernière retenue. Il espérait qu'aujourd'hui Snape allait lui faire faire autre chose que de nettoyer des chaudrons, il ne voulait pas que ses mains lui fassent encore mal.
En attendant, Snape pensait fort. Le garçon devait absolument être correctement puni pour son attitude complètement stupide d'hier. Il devait penser à quelque chose…… de légendaire. Après tout, il avait encore dû tirer Harry des griffes de la mort.
Snape eu alors une idée. C'était parfait. Personne ne devrait jamais dire que Severus Snape n'était pas assez créateur.
Il entendit les coups d'Harry sur la porte et lui indiqua froidement d'entrer. Dès que Harry fut entré dans son bureau, Snape poussa un parchemin, une plume et une bouteille d'encre dans ses mains, « asseyez vous, » commanda-t-il.
Harry ne comprenait pas. Il n'allait pas frotter des chaudrons ? Snape ne lui laissa pas plus de temps pour réfléchir et il entendit sa voix prononcer, « Potter, vous allez vous asseoir ici pour votre retenue, et vous m'écrirez un essai de trois pieds décrivant exactement comment vous avez été stupide hier. Vous finirez votre essai en notant dix suggestions de punition appropriée pour ce que vous avez fait. Ah, et Potter ? Soyez créateur à ce sujet ! »
Harry cligna des yeux. Sûrement que Snape plaisantait, non ? Il était censé écrire un essai de trois pieds décrivant comment il était stupide ? Et suggérer des punitions pour lui ?
« Monsieur ? »
Snape le regarda fixement, « M. Potter, dois-je répéter ce que je viens de dire plus lentement, ou peut-être dois-je le simplifier pour que vous compreniez ? »
Harry soupira. Non Snape ne plaisantait pas ! Harry alla s'asseoir en murmurant dans sa barbe des choses qui ne semblaient pas très respectueuses.
Harry sursauta quand la voix soyeuse et coupante de Snape vint près de son oreille droite, « vous cesserez immédiatement ce marmonnement grossier, M. Potter, à moins que vous vouliez vous asseoir sur un derrière très endolori pour faire votre essai. »
Harry avala sa salive. Non il ne voulait certainement pas ça. Il prit sa plume et regarda son parchemin sur la table, avant d'entendre de nouveau la même voix soyeuse près de son oreille, « et n'oubliez pas d'écrire les mots : une bonne fessée saine pour la dixième punition. »
Harry ferma ses yeux. Snape voulait qu'il note une bonne fessée saine en tant que suggestion pour une punition appropriée ? Horreur !
Harry commença son essai. Immédiatement, il pensa que le sujet était complètement idiot. Par l'enfer, comment était-il censé écrire un essai disant à quel point il était stupide ? Finalement, il arriva à écrire quelques paragraphes (avec une grande écriture) qui décrivait principalement pourquoi il aurait du écouter Dumbledore, pourquoi il n'aurai pas du sauter aussi vite aux conclusions, et évidemment, qu'il aurait du avoir correctement regardé le rebord avant de grimper dessus. Il ajouta qu'il était vraiment désolé pour ce qui était arrivé et qu'il essayerait de faire plus attention.
Si Harry pensait que décrire sa stupidité était difficile, il découvrit que c'était vraiment facile comparé à la dernière partie de son essai. Diable qu'était il censé écrire ? Et en plus, toutes les punitions qu'il noterait, pourraient facilement donner des idées à Snape. Harry releva son visage maussade vers Snape ! Snape semblait énormément s'amuser, ce qui rendit le visage d'Harry encore plus menaçant. Il est mauvais, décida Harry.
Retenue ? Est-ce que se serait assez pour Snape ou devait-il également suggérer ce qu'il devrait faire pendant la retenue ? Harry écrivit retenue comme première punition.
Ok, euh…peut-être des lignes ? Ouais c'était une bonne idée. Pas vraiment « bonne » mais ouais, elle peut être tolérable.
Bon quoi encore ? Harry regarda son parchemin, non, j'ai seulement écrit deux punitions !
Quoi encore ? Il se rappela McGonagall et grimaça. C'était certainement une horrible punition. En se rappelant comment il avait du rester dans le coin face au mur son visage tourna au rouge. Non il n'admettrait jamais ce qui c'était produit, et il ne l'écrirait sûrement pas. Comme troisième punition possible, Harry inscrivit entretien/réprimande.
Hurlement ? Non, je n'aime pas ! Il se tapi. Les hurlements lui rappelaient trop ses parents. Cela le blessait particulièrement quand c'était Snape qui lui hurlait dessus. Harry décida de ne pas l'écrire.
Être envoyé à ma chambre ? Ouais bien, mais cela n'excluait pas l'emprisonnement à sa chambre pendant des semaines, sortant seulement pour les corvées et aller à la salle de bains. Peut être qu'il devrait ajouter quelque mot pour clarifier tout ça ? Ouais, confiné à ma chambre pendant deux heures. Ce qui semblait particulièrement indulgent pour une grande chose, telle que la mort par exemple. La punition devrait être appropriée, ouais appropriée. Harry nota confiné à ma chambre pour une durée de temps appropriée.
Hmmm quoi encore ? Les punitions semblèrent un peu stupides. Il était quand même presque mort hier et Snape voulait qu'il suggère quelque chose de vraiment approprié. C'était difficile. Ok il faut que je mette quelques choses de vraiment terrible, mais en même temps quelques choses qui ne me rappelle pas les Dursleys. Hier, Snape l'avait ignoré. C'était vraiment terrible. Harry fut étonné de sentir ses yeux se remplir de larmes, mais il cligna des yeux obstinément, il ne voulait pas pleurer.
Après quelques minutes, Harry trouva une punition parfaite. Il devait admettre qu'il y penserait plusieurs fois avant de faire quelque chose qu'il lui donnerait cette punition. Et Snape lui avait dit d'être créateur ! Il nota : assister le professeur Trelawney pendant cinq classes successives.
Là, c'était certainement assez dûr. Bon, maintenant qu'il était parti la dessus, Harry rajouta une autre punition terriblement dûre : assister le professeur Binns en Histoire de la Magie pendant cinq classes successives.
Ok - quoi encore ? Si Lockhart était ici – Oh non, ce ne serait pas simplement une punition, ce serait surtout du suicide - UGGGHH.
Habituellement les enfants perdaient, umm…comment appelle-t-il ceci ? Ah, oui, des privilèges. Mais Harry n'avait vraiment aucun privilège à perdre. On ne lui avait jamais permis de sortir avec des amis ou de regarder la TV, ou quoi que se soit de semblable. On ne lui avait même pas permis d'aller à Hogsmeade (officiellement naturellement). Harry soupira ; ce ne serait pas vraiment une punition de perdre quelque chose qu'il n'a jamais eu. Oh oui, il avait son balai ! Oh mon Dieu, est ce que c'est vraiment ce que je pense ? Je suggère réellement d'être interdit d'utiliser mon balai ? Il regarda son parchemin. Ok qu'est ce que Hermione lui avait indiqué sur ses parents ? Ah ouais, ils lui avaient interdit de regarder la télé pendant deux semaines. Harry nota : M'enlever le privilège de faire du balai pendant deux semaines. Harry n'arrivait pas à croire qu'il proposait ça de lui-même !
Il eu soudain une brillante idée. Au lieu d'ajouter une nouvelle punition il écrivit : ça peux devenir pour trois semaines si répété.
Bon, il était déjà arrivé à la huitième punition. Aller plus qu'une à trouver.
Grand, j'ai maintenant trop d'idée ! Ok, peut-être que si je me donnais plus de travail ? Ouais ça semble bien. Je n'arrive même pas à croire que je suggère moi-même cela !
Finalement, Harry atteignit le numéro dix. Il se tortilla et se mit à rougir en écrivant : une bonne fessée saine.
Là tout était fait. Il se mit à sourire, mais arrêta bien vite en se rappelant la nuit dernière, à se souvenir, il senti son cœur se serrer. Sans pensé particulière, il ajouta :
Professeur Snape,
Quelque soit la punition que vous choisissez pour ce que je fais, s'il vous plait ne m'ignorez pas à nouveau. Ça fait mal !
Snape, qui avait observé Harry pendant quelques minutes, se senti très satisfait en voyant de temps en temps Harry grimacer, sans doute à chaque fois qu'une punition créative venait à son esprit. En se rappelant l'essai d'Harry, il se mit à sourire d'une façon très satisfaite. La lecture en serait certainement très amusante.
Harry marcha jusqu'à Snape et dégagea sa gorge pour obtenir son attention.
Pendant que Snape relevait sa tête, Harry lui tendit son parchemin en disant, « l'essai, monsieur. »
Snape le prit, « asseyez-vous ! »
Hein ? Oh non, il va le lire maintenant. Harry se senti rougir. Il ne voulait certainement pas être présent quand Snape lirait à quel point il était stupide et comment il était censé être puni pour cela.
Snape lui dit froidement, « oui M. Potter, vous allez vous asseoir ici pendant que je lis votre essai. » Snape commença sa lecture, souriant d'un air affecté en voyant du coin de l'œil Harry remuer et se tortiller sur sa chaise. Je vais vous remettre dans le droit chemin, vous la petite terreur !
Finalement Snape fini de lire l'essai et arriva sur les suggestions de punition. En lisant la suggestion sur Trelawney et Binns, il eu du mal à retenir son rire. C'était vraiment créateur. Snape devait admettre que le garçon avait vraiment mis beaucoup de ses pensées dans l'essai et qu'il avait même suggéré des punitions vraiment appropriées. Snape n'arrivait pas à croire qu'Harry avait même suggéré d'être interdit d'utiliser son balai. C'était certainement inattendu. En lisant la dernière ligne, il ne su pas pourquoi, mais il senti son cœur se serrer. Après tout, le garçon commençait à avoir une place dans son cœur, pour l'amour de Merlin il le punissait dans son intérêt.
Il releva sa tête vers Harry, dont le visage avait tourné en une agréable nuance de rouge, et le garçon le regardait avec espoir. Je ne vais pas être clément. Je ne me radoucirai pas. Je ne serais pas indulgent avec le garçon, je ne le serais pas !
« Tu sembles vraiment avoir pris ça au sérieux Harry ! » Soit Maudit Soit Maudit Soit Maudit
Soudainement, le comportement du garçon changea. Son visage s'alluma alors qu'il souriait timidement, « oui monsieur. »
Snape étudia le garçon pendant plusieurs minutes. Il était assis là, ses yeux montrant à quel point il était heureux, seulement en raison de quelques mots qui pourraient à peine être considérés comme une approbation. Il ressemblait à un petit enfant à qui on aurait donné une sucrerie, après un petit problème, c'était comme si tous ses problèmes venaient juste d'être résolus. Tout d'un coup cela sauta aux yeux de Severus. Harry ne ressemblait pas vraiment à un petit enfant ; il était un petit enfant, si innocent, si pur, son esprit et son âme encore immaculés des atrocités du monde. Snape ferma ses yeux. Je souhaite pouvoir te protéger pour tous ce que tu es destiné à souffrir, enfant.
« Harry, je veux… te faire des excuses pour t'avoir blessé hier. Je ne voulais pas dire ça. » Par l'enfer d'où est venue cette phrase ?
Les yeux d'Harry s'agrandirent comme des soucoupes. Snape devait l'admettre, le garçon était si mignon. Ahh… Severus, arrête cela !
Harry ne savait pas quoi répondre à cela. Après avoir récupéré du choc initial, Harry eu différents sentiments au niveau de son coeur. Il se sentait très heureux, déconcerté, réchauffé, et aussi embarrassé, tous ça en même temps. Ses yeux le brûlèrent et sa voix se bloqua dans sa gorge. Il se rappela toutes les fois ou il avait mal jugé Snape, cela lui fit de la peine, et il avait du mal à croire que les excuses de Snape l'aient autant affecté. Harry fit la seule chose qui lui paru approprié. Il se leva et marcha vers Snape.
Que fait le garçon ?
Harry regarda Snape et chuchota, « vous me tenez ? »
L'expression de Snape se ramolli et son coeur s'emballa alors, qu'immédiatement il céda à Harry en se levant et en enveloppant ses bras autour du garçon. Il tint Harry serré contre lui, et senti le garçon lui rendre son étreinte de tout son cœur, en enroulant ses bras autour de sa taille. Snape se senti très gratifié. Jamais personne ne l'avait tenu comme ça auparavant. C'était un sentiment très réconfortant. Il resserra ses bras sur Harry et immédiatement il se réprimanda, Severus Snape, tu te ramollis.
…………..
Harry marcha nerveusement jusqu'à la gargouille. Il se sentait mal d'avoir crier sur le professeur Dumbledore et d'avoir casser ses fenêtres. Il voulait lui faire des excuses. Dés qu'il dit le mot de passe, la gargouille s'anima et s'écarta, laissant Harry grimper l'escalier en spirale. Il frappa à la porte avant de d'entrer timidement , il ne savait pas comment le directeur le traiterait. Harry savait que la dernière fois, le directeur était fâché contre lui, bien que Dumbledore ne l'ai pas réprimandé et ne lui ai pas hurlé dessus, la sensation était très claire et cela poussa Harry à se sentir horriblement mal.
Dumbledore leva sa tête et vit Harry s'approcher nerveusement de son bureau. Ses yeux scintillèrent plus que jamais alors qu'il invitait l'enfant à s'asseoir.
Harry se posa sur une chaise et devint soudainement très intéressé par ses chaussures. Dumbledore ne le poussa pas et attendit patiemment que Harry soit prêt à parler.
Harry pris un profond souffle profond avant de relever la tête pour regarder Dumbledore. Il commença à parler dans une tonalité très douce, se sentant très embarrassée, « directeur, je veux vous faire des excuses pour… vous savez. Je suis vraiment désolé. » Harry en perdait totalement ses mots.
Dumbledore le regarda attentivement avant de dire, « pourquoi Harry, je ne vois pas vraiment de raison pour me faire des excuses. Que s'est-il produit ? Tu penses avoir fait quelque chose qui mériterait de me faire des excuses ? »
Harry regarda Dumbledore avec une expression déconcertée, « Umm…hier j'ai…crié sur vous et j'ai… cassévosfenêtres…heu…Monsieur. » Harry laissa échapper ses mots et sentit son visage rougir.
Les yeux de Dumbledore scintillèrent joyeusement, « OH, vraiment, tu as fait ça ? J'ai peur de ne pas m'en souvenir ! »
Harry sourit doucement. Il se sentait si bien. Le directeur l'avait, non seulement pardonné, mais en plus, Harry était sur qu'il ai tout oublié à ce sujet.
« Bonbon au citron, Harry ? »
……………..
Ensuite, tout continua comme une tache flou, et sans qu'ils s'en rendent vraiment compte, le trio se retrouva dans la grande salle à manger le dernier petit déjeuner avant de partir de l'école pour les vacances d'été. Pendant le repas, ils discutèrent et plaisantèrent et pour la première fois, Harry n'était pas vraiment triste de quitter Hogwarts. Bien sûr, il savait qu'il devait aller chez les Dursley, mais c'était seulement pour une semaine après il irait chez Snape.
Soudainement, deux hiboux balayèrent la grande salle. L'un d'entre eux jeta, d'une manière très élégante une lettre près du plat d'Harry, alors que l'autre, qui ressemblait à une petite boule de plume, entoura énergétiquement la tête d'Harry plusieurs fois avant de jeter la lettre dans sa nourriture. Harry secoua sa tête en riant, avant de récupérer la lettre qui désormais se trouvait sur du lard et des oeufs. Immédiatement, la petit boule qui s'avérait être un hibou, aida Harry à finir son petit déjeuner.
Il ouvrit d'abord la lettre sauvée de son plat et fut enchanté de constater qu'elle venait de Sirius. Il la balaya rapidement pour, avant tout s'assurer que son parrain était bien et en sécurité, et avec reconnaissance, il lut qu'il l'était. Tout d'un coup, une phrase attira son attention : C'est moi qui t'ai envoyé le firebolt ! Harry sourit de façon espiègle. Après tout, Hermione avait raison, le firebolt était de Sirius, bien qu'il ne se soit pas révélé dangereux, même étant un cadeau de Sirius. Alors une autre ligne attira son attention : J'ai pensé que ton ami Ron aimerait peut-être garder ce hibou. Harry se mit à rire. Ouais, cette petite boule de plume très énergique était un cadeau très approprié pour Ron. En découvrant une note qui se trouvait avec la lettre, Harry trouva que sa journée s'améliorait de mieux en mieux, en effet la note était une permission signée de Sirius afin qu'il puisse se rendre, comme tous les autres, à Hogsmeade. Etant son parrain, Sirius avait l'autorité nécessaire pour faire ça. Soudainement, Harry se senti réchauffé, ainsi que très heureux. Il ferma ses yeux en souriant. Après avoir pensé pendant quelques secondes, il arriva à une stupéfiante conclusion, il se rendit compte qu'en fait beaucoup de personne s'inquiétait réellement pour lui, ses amis, Sirius, Snape, McGonagall, et le directeur. Harry se rappellerait toujours la semaine passé avec beaucoup d'affection. Beaucoup de choses s'étaient produites, que se soit de bonne ou de mauvaise, à la fin tout s'avérait être pour le mieux.
Il rouvrit ses yeux et vit ses amis le regarder avec espoir. Tous les deux avaient deviné que la lettre était de Sirius. Harry inclina simplement la tête avant de dire, « plus tard, dans le train ! » Alors il remarqua le petit hibou somnolant, qui se reposer au milieu de son plat qui maintenant était vide. Harry ri avant d'adresser à Ron, « d'ailleurs Ron, le hibou qui est ici est à toi. » Harry ri encore plus en voyant l'expression horrifiée de Ron, et enfin il attrapa l'autre lettre. Il l'ouvrit et trouver une petite note venant de Snape.
Potter,
Venez me voir avant de partir.
S. Snape
Il regarda vers la table principale et vit que Snape était déjà parti. Il sauta sur ses pieds en disant à ses amis qu'il les retrouverait à la porte. Il couru vers les cachots et frappa à la porte du bureau de Snape.
Harry entra dans le bureau et immédiatement Snape lui demanda, "Potter, avez-vous emballé toutes les choses dont vous aurez besoin dans un petit sac?"
"Oui, Monsieur. Toute mes affaires sont dans ma malle et comme vous me l'avez dit, je l'ai laissé dans mon dortoir."
Snape inclina la tête avant de se déplacer vers Harry et de mettre ses mains sur ses épaules, "Harry, as-tu besoin de n'importe quoi?"
Harry secoua sa tête, "Je vous remercie monsieur. Je vous verrai dans une semaine?"
"Oui prend soin de toi et ne fait pas l'idiot !" Harry sourit, mais comme d'habitude, Snape ne le laissa pas sourire longtemps, il rajouta en en souriant d'un air affecté, "tu ne veux quand même pas commencer ton séjour dans ma maison avec un derrière cuisant, n'est-ce pas ? "
Harry s'étonna de rire de cela, "non monsieur, je ne veux pas."
"Bon, va maintenant."
Harry marcha vers la porte mais juste avant de partir, il se retourna vers Snape et lui dit, "monsieur, veuillez venir pour moi!"
Heureusement, Snape lui répondit, "Bien sûr Harry. Je viendrai pour toi"
