Rating : T
Disclaimer : Hetalia est à Hidekaz Himaruya.
Pairing : Sous-entendu de FrUK (et de la FACE family)
Art. spécial : Vendredi 13
Personnages : Puy-en-Velay (Louison Bouillet) - Yssingeaux (Gabriel Fabrezan) - France (Francis Bonnefoy)
Puy-en-Velay tirait sur son blouson. Avec Yssingeaux, il était monté à la capitale pour soutenir France, de la part de tous les Altiligériens. Il ne savait pas quoi dire, et cherchait le regard de son meilleur ami, pour avoir lui aussi un peu plus de courage.
- "Courage, Louison. Dis-toi qu'au moins on a gagné 2-0 hier soir cont' les Allemands."
Oh ça, il le savait bien. Là-bas, dans leur "trou paumé", tout le monde s'était bousculé chez Vals, qui avait la plus grande TV, pour regarder le match. Montfaucon, Monastier, Pradelles, Saugues... Tous étaient dans le salon de Victoire à boire de la bière et à manger n'importe quoi.
Et il eut une pensée vers son autre sœur, Espaly, qui devait emmener tout le monde voir le match contre Fréjus. Ah ! Ils voulaient tous y être, en week-end ! S'ils avaient su...
Ils arrivèrent devant le bon immeuble, un joli bâtiment dans les beaux quartiers.
- "Entrons", souffla le chef-lieu.
Ils poussèrent la lourde porte de verre et d'acier doré. Le hall était à l'image de la façade : très élègant. Direction l'ascenseur, en route vers le dernier étage.
- " Dis, t'sais qu'ça a sauté dans une salle d'spectacle ? demanda d'un coup le représentant de la cité des cinq coqs pour briser la monotonie de la musique qui tournait en boucle.
- Oui, j'le sais, répliqua lascivement l'autre.
- Et qu'c'était un groupe d'métal qu'avait pas joué depuis... sept ans, y m'semble ?
- Ça aussi, j'le sais.
- Et qu'Angleterre et États-Unis, donc certainement Canada, étaient présents ?
- Oh putain... Ça tu m'l'apprends. J'ose pas imaginer à quel point France s'ra une loque quand on entr'ra", finit-il, presque découragé.
Les portes s'ouvrirent sur le dernier étage. Lou cin djai prit le poignet de son meilleur ami.
- "Allez, Anis*... On y va."
On entendait pas leurs pas, la moquette les étouffait. Les deux compères ne s'attardèrent pas dans le corridor, et s'attardèrent devant la porte au nom de "Bonnefoy". Puy sonna, puis ils entrèrent sans bruit dans le chic appartement.
Sur le canapé, France, le regard dans le vide. C'était rare de le voir comme ça, vraiment très rare.
- "France, j'sais qu'on représente le trou paumé du pays, commença le ponot l'air grave.
- Et qu'on est tout p'tit, qu'on est rien, poursuivit l'yssingelais.
- Mais on est là, pour te sout'nir ! C'est pas grand chose, mais on est là."
Pas de réponse, juste un regard vide. Comme celui d'un vieillard qui en a trop vu, trop vécu. France, le magnifique, le pays de l'amour, des droits de l'Homme (et des grèves, mais ça, c'est une autre histoire) avait perdu sa superbe. Pas besoin d'être un génie pour savoir qu'il était au Stade de France pour voir le match. Et qu'il a découvert le carnage trop vite.
- "Tout... Va bien." murmura le représentant du pays.
Sous les yeux médusés et compatissants des Altiligériens, le blond reprit, tremblotant un peu.
- "Ils n'ont pas... pas gagné. Les Français n'ont pas peur... Je sais que les gens se rassemblent pour dire que les terroristes ont perdu..."
Il poursuivit, pour une dernière phrase :
- "Arthur, Alfred et Matthieu n'ont rien... Tout va bien... J'ai perdu cent vingt neuf personnes... Plus encore sont blessés... Mais j'ai pas été défait par Daech."
Les deux compères ne savaient plus quoi faire. Alors, pour effacer le silence, Yssingeaux prépara trois coupes de champagne, avec les verres et la bouteille sur la table.
- "Vive la France."
*Anis est l'autre nom du Puy-en-Velay (c'est plus très utilisé mais bon)
Je précise une chose... Le précédent écrit était prévu depuis longtemps, et celui-là a été vite fait aujourd'hui. Désolée si c'est bâclé, si c'est faux... Je ne suis qu'une gamine de Haute-Loire, qui vit dans un bled bien paumé, qui n'a pas d'expérience. J'ai pas peur, pas des terroristes. Peu importe qui ils sont, on ne doit pas avoir peur.
Je pense aux familles des victimes, d'abord, puis aux victimes des amalgames. Un extrémiste religieux peut être de n'importe quelle confession, pas seulement musulman. Il peut être chrétien, juif, hindouiste... Et les kamikazes étaient peut-être Pierre, Paul et Jacques, les trois gars qu'on croise tous les jours, à qui on dit bonjour... Alors, les amalgames, non. Pas de ça ici.
Je suis de la nouvelle génération, je veux avoir un avenir. Vive la France. Vive le Pays des Droits de l'Homme. Restons droits et fiers, nous n'avons pas perdus.
