C'EST LE DERNIER CHAPITRE DE CETET SAISON 2 !

*fait péter le champagne*

Hem. Un an pour écrire ça, quand même Oo

BRRRRRRRRRRREF !

Ce n'est peut-être pas le chapitre le plus long ou le plus intéressant, mais il est important car il clôture cette partie-là de l'histoire.

Bonne lecture de ce dixième et dernier chapitre, bande de flambys radioactifs.

Miss Tronçonneuse (mon pseudo officiel. Enfin je crois ?)

Chapitre X : A nous deux

–Je vais partir chez les Sommet et demander de l'aide, ok ? Miaula la Rebelle, devant la cellule de sa créatrice. Tu seras libérée, et tout ira bien. Sois forte.

Et elle partit en courant sur ces mots, laissant là une petite Victime, seule, à la merci d'un scientifique fou. Elle tremblait de tout son corps. Pourquoi fallait-il qu'elle mette toujours tout le monde dans une situation périlleuse ?! Si elle n'aurait pas été là, ç'aurait été tellement plus simple… Voilà qu'elle entendait les pas légers et rapides du Prof s'avancer vers sa cellule. Elle baissa les oreilles, ne prenant pas la peine de lever les yeux vers lui. Elle essayait de refouler ses sentiments, en se répétant sans cesse que ce n'était qu'un monstre sans cœur, mais rien n'y faisait : elle aimait toujours le diable aux yeux aussi purs qu'un saphir. Alors elle leva la tête vers lui, pour le contempler. Il souriait. Il se moquait d'elle. Elle sentit sa vue se brouiller à cause de ses larmes. Sale faible.

–Je suis désolée qu'un malheur s'abatte encore une fois sur toi, Victime, fit l'homme en blanc. Mais ne t'inquiète pas, je me sers simplement de toi comme leurre pour attirer ta sœur ici, je sais qu'elle saura que tu es en danger, dans tous les cas. Une fois qu'elle sera ici, je te jetterai à la rue, tu ne me seras d'aucune utilité.

Ses mots lui faisaient mal, si mal… Est-ce qu'elle aurait préféré qu'il la torture elle, sans arrière-pensée, ou simplement pour la Science ? C'était une question qu'elle était en droit de se poser. Parce que la Victime aurait aimé être autre chose qu'un rôle, encore un élément qui tournait autour du monde de sa sœur, si parfaite. Elle, elle n'était rien. Alors elle suivait le Prof sans broncher. A quoi bon fuir, si, de toute manière, elle n'avait nulle part où aller ? A quoi bon lutter ?... Qu'il teste ses produits sur elle, elle n'en avait rien à faire…

OooO

Le Patron fumait tranquillement une cigarette en bas de l'appartement. Il n'avait pas descendu pour ne pas déranger les autres, non, sinon il se serait fait un plaisir de les faire chier. C'était simplement parce qu'Eugénie était asthmatique et avait les poumons fragiles, il descendait donc à chaque fois qu'il voulait fumer pour qu'elle ne fasse pas de crise. Soudain, une chatte gris perle se précipita vers lui. Il haussa un sourcil en la voyant se métamorphoser en grande rousse : la Rebelle.

–Que me vaut l'honneur ? Fit-il après avoir tiré calmement une latte.

–Fiona est en danger ! S'écria la neko avec panique. En bref, le Prof torture la Victime et en a informé tout le Palais exprès en sachant que la nouvelle arrivera jusqu'à elle, c'est fait pour qu'elle vienne à lui toute seule ! On ne sait pas ce qu'il veut faire d'elle ! Tu… Tu dois l'aider ! Tu es son protecteur, non ?!

–Ouais.

Enfin quelque chose de palpitant arrivait, il se faisait tellement chier… Et, de plus, c'était une occasion de revoir la peluche. Il jeta sa cigarette consumée au sol et l'écrasa du talon.

On va s'marrer…

OooO

Le Prof ricana en voyant que le Patron s'approchait du Palais. Exactement comme il l'avait prévu… Son plan était parfait. Il vit que des ninjas le retenaient et que l'homme en noir se débattait furieusement en leur criant sûrement des insultes. Mais il était incompétent face aux ninjas, malgré ses prouesses au combat… C'est là qu'il vit une jeune fille, plus petite, surgir de nulle part en courant, ses longs cheveux bruns volant au vent.

–Je ne sais pas par quel moyen ta sœur a su que tu étais là… Dit-il en se tournant vers la Victime, qui semblait dans les vapes (en même temps, ce n'était pas étonnant, vu ce qu'il lui avait injecté). Mais regarde, elle est ici… Pour te secourir, petite fille insignifiante qui ne plaira jamais à personne et qui ne sera jamais heureuse…

Elle ne réagit pas.

–NINJAS ! S'écria le scientifique. Ramenez la prisonnière dehors, et faites en sorte que la Cultivée ne puisse pas s'approcher d'elle.

Les gardes du laboratoire acquiescèrent et prirent la frêle neko par les deux bras, puis la trainèrent sans la moindre délicatesse hors du Palais. Elle ne protesta même pas, elle était aussi molle qu'une méduse.

L'homme en blanc rajusta sa blouse immaculée, vérifia que sa chemise repassée et lisse de partout était bien droite et attachée jusqu'au dernier bouton, haussa ses lunettes carrées et si propres qu'elles en étaient presque invisibles, serra son nœud papillon à damier noir et blanc fétiche, passa machinalement une main dans ses cheveux châtains et parfaitement bien coiffés –contrairement à ceux de Maitre Panda qui le stressaient au plus haut point–, respira un bon coup et sortit après avoir pris une seringue sur une table qu'il avait soigneusement préparée pour l'arrivée de sa Cultivée, puis se dirigea à l'encontre de celle-ci…

OooO

La Cultivée regarda avec des yeux ronds le Patron que l'on trainait vers le Palais. Il était sûrement venu là pour elle… Soudain, deux personnages apparurent, l'un pour lequel elle s'inquiétait énormément et qui semblait en très mauvais état, l'autre qu'elle avait espéré ne jamais revoir de sa vie.

–Prof, libère la Victime, grinça-t-elle entre ses dents.

–Viens la chercher… Sourit le scientifique avec des yeux brillants de… d'excitation ?

Sale taré…

Elle fronça les sourcils mais ne bougea pourtant pas, méfiante.

Ceux-ci obéirent immédiatement et Fiona ne tint plus en place, elle se précipita vers sa petite sœur, mais, étrangement, ne fut pas arrêtée. Les ninjas reculèrent même d'un pas, comme par respect. Elle irait voir si le Patron allait bien plus tard, sa petite sœur qui avait sûrement été torturée était sa priorité.

–VICTIME ! Cria-t-elle en la secouant. Est-ce que ça va ?!

–Lâche-moi… Articula faiblement la neko.

Elle ne comprit d'abord pas mais obéit. Sa sœur chancela et garda néanmoins l'équilibre. Fiona ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais la fermera aussitôt lorsque ses yeux bruns croisèrent le regard sévère et froid de l'autre adolescente. Ça ne lui ressemblait absolument pas.

–Lâche-moi tout court, souffla-t-elle. J'en ai marre d'être ton ombre. Tu es l'héroïne de cette histoire, et moi, le second rôle, celle dont tout le monde se moque et celle qui, par conséquent, va subir les pires choses simplement pour faire progresser ton histoire. Je ne veux plus être un personnage secondaire de l'histoire de la Grande Cultivée, à la destinée magique et trépidante. Je veux pouvoir voler de mes propres ailes. Ecrire ma propre histoire. Je vais voyager, peut-être beaucoup marcher, connaître la famine, la pauvreté. La solitude, aussi, mais ça, j'y suis habituée depuis longtemps.

Fiona écarquilla les yeux. Elle prit doucement le bras de sa sœur et la tira un peu.

–Suis-moi… Murmura la petite brune. Nous allons aller chez quelqu'un de très gentil… Qui t'aidera… C'est les produits que le Prof a testés sur toi qui te font cet effet-là…

La neko se débattit brusquement et cracha en reculant d'un pas.

–Je vais parfaitement bien, désormais ! Feula-t-elle avec haine. J'ai compris beaucoup de choses en quelques heures seulement ! Ce n'était que des mixtures sans grande importance, pour que je sois trop fatiguée pour me débattre ! Comme je te le disais, Fiona, s'il le faut, je vivrais les pires cauchemars du monde, mais je serais l'héroïne de ma propre histoire, une histoire où je n'aurais plus ce nom insolent, ce nom qui me colle une étiquette sur le front, qui me ferme toutes les portes et qui me réduit à un état qui ne me conviens plus ! Je reviendrai peut-être, grande sœur, mais je serais changée, au point que tu ne me reconnaitras plus !

Sur ces mots, elle prit sa forme féline et s'élança agilement vers la forêt, avant de totalement disparaître dans la pénombre.

-VICTIME, ATTENDS ! Cria Fiona, les larmes aux yeux, essayant de la courser, mais trébucha et tomba à plat ventre dans la neige froide. Ses larmes salées dégoulinaient le long de ses joues et faisaient fondre la neige en gouttant de son menton.

Qu'elle était sotte… Elle savait, bien évidemment, que le Prof allait torturer sa petite sœur… Mais pas de la manière qu'elle pensait…

Un jour, quelqu'un a dit : « La torture physique n'est rien comparé à la torture psychologique. Car elle te détruit de l'intérieur, et te ronge, mais tu ne te reconstruis plus. Tu es détruit à jamais. »

–Prof… Sanglota-t-elle. Tu vas le regretter… Espèce de monstre…

Non loin de là, le Patron, au sol, se réveillait lentement, mais il était véritablement sonné après le coup monumental que lui avait asséné l'un des ninjas qui le tenait.

–Quelque chose ne va pas, Cultivée ?... Fit nonchalamment le Prof en s'approchant d'elle dans la neige, puis lui tendit la main pour l'aider à se relever.

Elle prit sa main et s'appuya dessus, puis leva ses yeux haineux vers lui en grondant :

–Je ne suis plus ta chère petite Cultivée, Prof. Je suis Fiona. Et je ne reculerai plus devant le danger.

Elle s'accrocha brusquement à sa main pour ensuite lui tordre le bras derrière le dos.

–Je ne suis plus… Ton esclave, ni ton objet ! Brailla–t-elle en renforçant sa prise sur lui, le cœur battant.

Seul un ricanement lui répondit.

OooO

–Aaah, Cultivée… Je t'aime tant… Minauda le Prof malgré la douleur qui traversait son bras. Que ce soit pour ta maitrise de divers sujet scientifiques, ton caractère, ton audace semi-présente… Sans oublier ta grande beauté…

Il se retourna brusquement, la renversant au sol, et se mit sur son dos.

–Mais n'oublie jamais… Gronda-t-il à son oreille. Tu n'es rien d'autre que mon apprentie… Mon apprentie et rien de plus… Car j'ai toujours une longueur d'avance sur toi…

Non loin de là, le Patron se débattait comme un beau diable en hurlant des insultes aux ninjas qui le tenaient. Il le dérangeait énormément, mais il lui fallait un témoin oculaire venant de l'extérieur…

–Lâche-moi ! Gémit la petite brune qui était toujours au sol, et qui avait commencé à trembler de peur.

–Oh que non, ma chérie… Susurra-t-il en lui caressant frénétiquement les cheveux, lui arrachant des frémissements de dégout. On va tous les deux disparaitre… Et on sera heureux, ensemble…

–NAON ! Paniqua l'adolescente en se débattant de toutes ses forces.

C'était le moment. Il lança un bref regard vers le Patron : il avait les yeux rivés sur eux. Parfait.

–On se reverra ensemble au Paradis dans très peu de temps…

Il planta soudainement sa seringue dans son cou, et le temps sembla s'arrêter. Les flocons de neige, aussi gracieux soient-ils, tombaient plus lentement, Maitre Panda, à l'entrée du Palais, observait la scène d'un air choqué, le Patron, honnêtement, il s'en moquait pas mal. Tant qu'il avait vu la mise en scène du Prof, c'était parfait.

–Et, encore une fois… Murmura-t-il en se levant avec un immense sourire fou déformant ses lèvres fines. Tu es à moi.

A suivre…

BON, l'histoire commencera réellement avec l'apparition d'un nouveau personnage principal, dans la Saison 3 de ce magnifique récit qu'est LVEDD. Je vais réellement prendre mon pied en écrivant, parce qu'on connaitra mieux les ambitions de certains personnages, d'autres seront mieux développés dans l'intrigue, Richard et Antoine auront des rôles plus importants, etc…

Je veux absolument savoir ce que vous en pensez. Quel est votre perso inventé préféré (ouais bah j'aime pas dire "Oc", ça vous pose un problème ?), que pensez-vous des autres, de l'intrigue développée, de l'identité du Tueur, de ce que va faire sa fille, de ce que va devenir la Victime, et, bien évidemment, ce qui va arriver au Prof et à Fiona !

A trrrès bientôt pour la Saison 3, mes loulous. c: