Je sais, je sais, j'ai près d'une semaine de retard. C'est en grande partie due à mon poignet qui ne pouvait pas taper. De plus, je dois maintenant rendre mon mémoire dans un peu plus d'un mois or rien n'est prêt étant donné que je pensais avoir jusqu'à fin septembre pour le faire. Pour les prochaines publications, je vais essayer de garder toutes les deux semaines. Si je sens que cela n'est pas possible, je vous en informerai sur mon profil. La date de publication est donc toujours 2 vendredis par mois. Le prochain arrivera dans deux semaines, peut-être plus tôt si je suis inspirée et que j'ai le temps de le faire.

Sur ce, bonne lecture.


Chapitre 11 : Première intimité

- Merde, m'écriai-je.

- C'est l'un des aléas de l'homosexualité masculine, les formes ne sont pas placées au même endroit.

- Je tâcherai de m'en souvenir.

- Veux-tu que je te guérisse ? D'un baiser par exemple ? Ou en te faisant… autre chose ?

- Je veux bien que tu me guérisses de la même façon que tu m'as ravi l'autre jour.

- Tu veux que je te suce ?

- Je veux que tu me suces.

- Après on passera à des choses un peu plus sérieuses ?

- Pourquoi pas !

- Je ne te laisserai venir dans ma bouche qu'à condition que tu acceptes de jouir en moi après et je ne parle pas là de ma bouche.

Super, merci Liam, moi qui n'étais déjà pas très confiant, des émotions contradictoires m'envahissent. L'excitation à l'idée d'être pris en bouche et de pouvoir y jouir tout mon soûl et la peur de franchir la limite en le faisant mien. C'est à ce moment que je réalise que l'avenir de mon mariage se joue maintenant, cette nuit. Mon cœur s'emballe. Ne pas y penser. Ne pas se mettre autant de pression.

- Alors ? Que choisis-tu ? me murmure Liam, tout près de mon oreille.

Je ne réponds pas mais j'hoche la tête, plus pour me réveiller que pour réellement obtempérer mais il ne lui en faut pas plus pour partir à la conquête de mon sexe qui, lui, n'a aucun mal à réagir. Mon cerveau se déconnecte dès que ses lèvres touchent ma verge et je ne perds plus mon temps à réfléchir. Tant pis. Si mon mariage doit céder alors il le fera. Si c'était écrit ainsi, je ne pouvais, de toute façon, rien y faire.

Liam a un don pour les fellations, voilà la seule pensée cohérente qui me traverse l'esprit pendant les quelques… minutes, heures qui suivent. Mon corps ne m'obéit plus, il a déclaré sa propre indépendance. Tandis que Liam lèche, suce, avale et me fait subir mille tourments tout aussi délicieux, mon corps et plus particulièrement mes mains jouent dans ses cheveux, le forçant de temps en temps à approfondir la caresse. Mes lèvres, quant à elles, me trahissent en laissant échapper plus que des souffles mais des grognements, râles et autres petits gémissements auxquels mon compagnon répond ardemment.

Je suis perdu entre ma tête vide et emplie de sons plus excitants les uns que les autres et mon corps, en transe, qui ne répond plus de rien. Ma voix, trop occupée à exprimer sa reconnaissance, ne s'arrête même pas afin de prévenir mon partenaire que je vais jouir. Liam n'en fait cependant pas cas puisqu'il avale délicatement ma semence, accompagnant de lents mouvements mon sexe saisi de spasmes. Une fois sa tâche accomplie et toute ma semence absorbée, il s'allonge délicatement face à moi, écartant outrageusement les jambes en une invitation muette.

Une voix dans ma tête me rappelle à l'ordre.

- Ne jamais coucher avec un partenaire sans avoir avalé la potion, tous les deux.

Je secoue la tête et reprends légèrement mes esprits. Liam m'interroge du regard.

- Je… tu… est-ce que tu as pris ta potion ?

- Quelle potion ?

- Celle qui sert à nous protéger en cas de… hésitai-je.

- En cas de rapport sexuel, s'amuse-t-il.

- Oui, je… c'est Drago qui m'en a parlé et on en a préparé une petite réserve. Tu veux bien en prendre une ?

- Oui, Harry, j'accepte, à condition que tu me prennes après.

Je tremble un peu à cette proposition mais j'ignore si c'est de l'anticipation ou de la peur.

- Promis.

- Alors où les as-tu mises ?

- Dans le tiroir de la table de nuit.

- Une pour toi et une pour moi, annonce-t-il. On la boit cul sec en même temps ?

J'hoche la tête. Nous trinquons avec nos fioles et les avalons. La même grimace de dégoût passe sur nos visages.

- Maintenant passons aux choses sérieuses, me dit-il tout en me saisissant par les épaules pour que je m'allonge sur lui. Hors de question que tu t'échappes, ajoute-t-il tout en passant ses jambes autour de mes hanches.

Nos virilités entrent de plein fouet en contact et je ne peux m'empêcher de lâcher un gémissement de plaisir.

- Il va falloir que tu me prépares, m'annonce-t-il, cash.

- Te… préparer ?

- Ben oui, il faut me préparer à ton… imposante venue.

Je le regarde, l'air un peu perdu.

- Tu n'as jamais fait ça ? me demande-t-il.

- Euh, ben, pas vraiment.

- Je vais t'apprendre.


Je m'applique de longues minutes à le préparer, suivant ses instructions, perdant peu à peu mon excitation. Autant la préparation d'une fille ne me dérangerait pas, même si je ne l'ai jamais fait, Ginny n'étant plus vierge quand nous avons commencé notre relation, autant celle d'un homme… Là, je ne sais pas si c'est le fait que ce soit un homme ou le fait que je ne ressente que de l'excitation pour lui. J'ai l'impression que je ne me serai pas posé autant de questions s'il s'était agi de Drago. Mes pensées s'orientent vers le corps pâle du blond que j'ai découvert il y a quelques nuits.

La préparation me semble plus douce et plus agréable d'autant que les gémissements qui sortent de sa bouche me poussent à aller plus loin dans mon exploration. Je ferme les yeux et imagine les sons qui pourraient sortir de la bouche de Drago, un peu comme ceux de l'autre jour mais en plus aigus parce que mes doigts seraient un délice pour lui, qu'il donnerait lui-même des coups de hanche pour me sentir au plus profond de son corps, dans des préliminaires annonçant un septième ciel plus que magnifique. J'ouvre les yeux et constate avec plaisir que ma virilité est à son apogée et que mon partenaire semble prêt. Je retire mes doigts et l'interroge du regard.

- Tu préfères me prendre dans quelle position ? me susurre-t-il tout en se redressant.

- Qu'est-ce qui est le mieux ?

- J'aime les levrettes, j'aime sentir mes partenaires me combler par des coups de reins profonds et secs.

- Tu n'aimes que cette position de « soumis » avec les mecs ?

- Non mais je préfère ne pas être celui qui te déflorera. Je risquerai de me faire poursuivre. Mieux vaut garder ça pour le mec avec lequel tu décideras de rester plus qu'une nuit.

- Tu crois que tu n'es qu'un plan cul pour moi ?

- Tu voudrais de moi pour plus que ça ?

- Pourquoi pas ! Tu es beau, jeune, séduisant.

- On verra déjà si tu survis à cette nuit.

Sur ces mots, il me tourne le dos et expose son petit cul rebondi à mon regard. Cette position, à quatre pattes sur le lit, est tellement tentante que je m'avance, sans m'en rendre compte, à sa rencontre. J'applique une dose de lubrifiant, heureusement que Drago avait tout prévu, le long de ma verge, insistant sur le bout. Mon gland heurte son entrée alors que mes mains viennent se placer sur ses hanches étroites. J'inspire à pleins poumons et entre en lui doucement, délicatement, comme s'il était la chose la plus fragile au monde.

Les sensations sont différentes, je ne pourrais pas mettre des mots sur ce que je ressens tandis que je m'enfonce lentement en lui. Mon esprit se vide, mes pensées partent dans tous les sens, mes yeux se ferment. Il faut que je me contrôle même si l'envie me ronge de pousser ma queue au plus profond de lui. Je dois le respecter si je veux du respect en retour et… mais à quoi je pense… il faut que je me concentre sur son petit cul, uniquement là-dessus. Je continue ma poussée jusqu'à la garde et, sur ses ordres, je me stoppe et attends qu'il s'habitue à ma présence.

Mes pensées s'égarent de nouveau, du côté de Drago, dans son lit… je m'imagine son corps fin mais musclé à la place de celui dans lequel je suis. Ma verge se tend au point de me faire mal, la douleur aigue me fait ouvrir les yeux, je me reconnecte au monde. J'entends ses gémissements de plaisir, un son rauque sort de sa bouche, il me supplie d'y aller, il me supplie de le prendre. J'amorce une sortie puis me souvenant d'une chose que m'avait dite Ginny, je ne sors qu'à demi et me renfonce immédiatement en lui.

J'alterne les mouvements, la force, la profondeur pour le plus grand plaisir de mon partenaire. Mes mains qui étaient jusque là fermement accrochées à ses hanches remontent sur ses épaules et le tirent vers moi. Je veux ressentir la chaleur de son corps, la chaleur d'un autre corps pour me sentir en réelle communion avec lui. Je ne peux pas le voir, je peux donc m'imaginer qui je veux mais je ne peux pas m'imaginer la douceur de son corps, la chaleur que dégage son être. Mes mains moites glissent sur son corps en sueur aussi. Je l'attire encore plus contre moi et l'enserre de mes bras. Des sensations contradictoires s'emparent de moi. J'aime ce corps masculin et viril, je peux maintenant le confirmer. Mes coups de butoir s'accélèrent. La jouissance n'est pas loin, je peux la sentir remonter de mes entrailles jusqu'à l'étroite sortie.

Mon partenaire n'est que gémissements, feulements, phrases sans queue ni tête. Je ne me préoccupe pas vraiment de lui, je cherche à découvrir mon plaisir. Je le gratifie seulement de ma main, qui le masturbe mollement pour ne pas le faire venir trop vite. Quelques temps après, peut-être une minute ou vingt, je décide de m'achever et de le finir en même temps. Je le repousse pour qu'il puisse reprendre sa position à quatre pattes, je repose l'une de mes mains sur sa hanche, l'autre toujours occupée à lui donner du plaisir. J'inspire un grand coup et bourrine son petit cul de mes hanches pour que ma queue, plus que tendue, s'enfonce en lui jusqu'à l'extase. Des gouttes de sueur coulent sur mon torse alors que je continue d'accélérer la cadence.

Mon cœur bat tellement fort à mes oreilles que j'ai l'impression que je vais m'évanouir. Heureusement que je ne manque pas d'entraînement physique… Encore un effort et je pourrais enfin me répandre en lui, accéder pour la seconde fois à la jouissance. Hum, le sexe me fait un effet pas possible. J'ai l'impression que je pourrais gravir des montagnes à mains nues. Depuis combien de temps ne me suis-je pas senti aussi bien ? Dans une ultime poussée, je me libère enfin, suivant de près mon partenaire. La contraction de ses muscles fessiers m'enserre tellement que je succombe. Son corps se dérobe et il tombe à plat ventre sur le lit. Ma verge commence à dégonfler et tressaute par à-coups. Je m'allonge à ses côtés, mes jambes sont tétanisées par l'effort qu'elles viennent de fournir. Liam se tourne un peu vers moi et me demande comment je vais.

- Bien mais fatigué, lui répondai-je.

- Il faut dire que tu n'y es pas allé de main morte non plus. Je peux prendre une douche ?

- Tout de suite ?

- Eh oui, j'ai cours demain.

- Ah oui, désolé. Je t'en prie, vas-y.

- Il est quelle heure ?

- Un peu plus de minuit, pourquoi ?

- Kameron doit être sur le point de partir alors.

- Hein ?

- Oui, Kameron part aussi, il commence à bosser vers une heure du matin.

- Mais il a bu, non ?

- Espérons que le sexe l'aura fait redevenir sobre.

- Oui, espérons-le, murmurai-je.


Après une courte douche sous laquelle je ne me suis pas invité, je raccompagne Liam dans l'entrée. Nous retrouvons Kameron en compagnie de Drago. Ils s'échangent quelques baisers, beaucoup moins enflammés que pendant le dîner, ils semblent repus.

Drago me regarde avec une lueur de malice dans le regard. Eh bien, je suis pas couché. Nous saluons respectivement nos invités et les laissons partir. Dès que la porte est refermée, le blond me saute dessus.

- Alors ? Dessus ou dessous ?

- Quoi ?

- Tu t'es fait prendre ou tu as pris ?

- En quoi ça te regarde ?

- Eh, oh, la vierge effarouchée, me dis pas que vous n'avez rien fait, tu pues le sexe, me sermonne-t-il.

- Je ne pue pas le sexe, je dégage juste un doux parfum d'homme…

- et de sexe, de sperme et de… - il s'approche de moi pour venir sentir – lubrifiant à la fraise. Je vois que j'avais bien fait d'en ajouter dans ta table de nuit.

- Tu es si prévoyant, Drago, tu es l'hôte parfait, minaudai-je.

- Oui, je sais mais ne t'y habitue pas trop. Je suis un faux gentil…

- Ou un faux méchant. Je suis sûr que, quelque part bien caché, il y a un romantique qui se cache.

- Pfff, qu'est-ce que tu racontes Potter ? Arrête le sexe si ça te rend encore plus stupide que tu ne l'es. Allez, viens, j'ai pas encore assez bu.

- Tu veux une bonne excuse pour dormir avec moi ?

- Non, j'allai tout simplement te le proposer étant donné que je me repose bien avec toi et que je ne désire pas vraiment arborer d'énormes cernes demain.

- Ta chambre ou ma chambre ?

- Comme tu veux, les deux ont été nettoyées. Aucune ne pue le sexe débridé.

- Eh Drago, je ne suis pas qu'un sexe sur patte.

- Non, tu as aussi un très joli cul qui vient compléter le tout.

- Pervers !

- Toi-même d'abord !

Nous explosons de rire et nous affalons sur le canapé, vautrés l'un contre l'autre. Drago se relève quelques minutes après pour nous servir des verres et ramener la bouteille. Nous restons silencieux un moment, moi faisant un bilan de ma soirée et aussi de ma vie de couple tandis que Drago se contente de fixer le feu.

- Alors, finit-il par me demander, s'impatientant devant mon mutisme. Si tu me racontais ce qu'il s'est passé que je puisse répondre à tes questions.

- Comment sais-tu que j'ai des questions ? m'étonnai-je.

- Harry, je te connais depuis si longtemps et en plus, tu ne sais pas vraiment cacher tes pensées.

- Alors à quoi je pense là ?

- Tu repenses à la pipe qu'il t'a faite. Par contre, toi tu n'as pas osé, tu n'es pas encore prêt pour ça. Donc je suppose que cette forte odeur de lubrifiant à la fraise qui émane de toi provient du fait que, d'une, tu n'as pas pris de douche avec Liam, pas bien, c'est dégoûtant… et que de deux, c'est toi qui l'a pris. Pour les détails après, je suppose qu'il s'agissait d'une levrette et, à voir l'expression sur le visage de ton partenaire, tu as été plutôt bon.

Ma bouche est restée ouverte pendant tout son speech, s'ouvrant à son maximum au fil de ses déductions.

- Et là, tu te demandes comment je peux deviner tout ça rien qu'en te regardant. L'expérience, Harry, l'expérience. Ça fait dix ans que je m'envoie en l'air avec des mecs, je connais donc ce que les uns et les autres aiment faire, la levrette est une position qui, pour un novice, est plus simple, Liam semble sucer et je ne te voyais pas le lui faire dès votre première nuit. Et, pour ton information, sache que, malgré ton absence de question, j'ai couché avec Kameron.

- Ça, par contre, ce n'est pas un scoop. Il n'y a qu'à voir l'état de manque que vous affichiez pendant le repas et le calme d'après tempête quand il est parti pour le savoir.

- Eh bien, tu vois, tu t'améliores. Bon alors comment c'était ? Qu'est-ce que tu as ressenti ? C'était différent par rapport à un rapport hétéro ?

- Tu sais très bien que c'est différent. Tu as déjà couché avec des filles toi aussi.

- Une seule, ma femme et crois-moi que je ne pensais pas vraiment à elle sans quoi, je n'aurai jamais pu bander.

- Tu n'as jamais couché qu'avec une seule femme ? Mais alors, toutes les nanas à Poudlard qui ont dit qu'elles avaient passé la nuit dans ton lit ?

- Potter, je ne laissais même pas dormir mes amants, pourquoi me serais-je encombré de filles ? Elles ont toutes menti, fin de l'histoire.

- Tu t'es fait des gryffondors pendant Poudlard.

- Quelques uns.

- Des personnes proches de moi ?

- On peut le dire…

- Des noms, imposai-je.

- Je ne trahirai aucune de mes conquêtes.

- Allez, Drago, s'il te plaît…

- Harry, quand je dis non, c'est non. J'ai couché avec pas mal de mecs au collège dont certains gryff mais tu n'en sauras pas plus.

- S'il te plaît, s'il te plaît, s'il te plaît, l'implorai-je, me tournant vers lui.

J'en profite pour lui saisir les mains.

- Harry, je crois que tu es trop bourré.

- Non, c'est toi qui a trop bu, tu me fais des cachotteries alors que tu étais censé être honnête avec moi, ça faisait partie du marché.

Pour exprimer pleinement mon mécontentement, je m'assieds à califourchon sur lui, remontant ses mains au-dessus de sa tête.

- Harry… gronde-t-il.

- Non, Drago, tant que tu ne répondras pas à ma question, je ne bougerais pas.

- Et que dois-je faire si je veux me débarrasser de toi sans te révéler mon secret ?

- Tu ne peux pas, je veux savoir.

Je vois Drago tenter de se redresser et d'échapper à mon étreinte.

- Je peux savoir ce que tu essaies de faire, l'interrompai-je, faisant bien peser tout mon poids sur lui.

- J'essaie de me débarrasser de toi, stupide gryffondor.

- Dommage, je me trouve assez bien ici moi.

Drago fronce un sourcil et me regarde, interrogateur.

- Tu te sens bien, ici, sur moi, à califourchon ?

- Qu'est-ce qu'il y a de mal à ça ?

- Le mal qu'il y a ? Le mal qu'il y a, soupire-t-il. Potter, réfléchis deux secondes. Tu sais très bien le genre d'activité que nous faisions tout à l'heure, chacun de notre côté, non.

- Oui, lui répondai-je sans comprendre où il veut en venir.

- Eh bien dans les positions possibles pour jouer, il y a exactement celle dans laquelle tu te trouves. De plus, tu ne cesses de remuer et mon hum se réveille. Or il est hors de question que je joue avec toi, Potter.

- Et pourquoi tu ne pourrais pas jouer avec moi ? Je ne suis pas assez sexy peut-être…

- Potter, Potter, Potter… Ne crois pas que c'est parce que tu n'es pas assez sexy parce que ce pantalon, dit-il tout en se mordant la lèvre inférieure, te fait une silhouette plus que… tentante.

- Alors répond à ma question et je me hâterai de descendre de ton corps.

Drago semble réfléchir de longues secondes et dit.

- Je ne trahirai pas un tel secret, je préfère t'endurer avec sagesse.

Je me renfrogne. Maintenant que je lui bloque les mains au-dessus de la tête, je ne peux pas non plus les utiliser mais j'ai soif. Bon, d'accord, je sais que ma conscience me dit que ce que je fais est mal, que je ne devrais pas être assis là, sur les genoux de mon ancien ennemi, devenu un très bon ami avec lequel j'entretiens depuis ce week-end une relation plus que bizarre.

- Harry, je commence à avoir mal aux bras et tu me serres les poignets trop forts.

- Pardon. Je commence à avoir soif aussi.

Je lâche ses poignets et me penche un peu en arrière pour récupérer nos verres. Après avoir légèrement massé ses poignets, il se saisit de son verre et nous trinquons au soir de beuverie entre potes à condition que Théo ne soit pas avec nous, bien sûr. Quelques minutes passent, silencieuses. Nous sommes tous deux plongés dans nos pensées. Sa main gauche, libre, caresse distraitement ma cuisse tandis que ma main libre est appuyée sur son épaule. Sa main profite de mon inattention pour monter et descendre le long de ma jambe. La mienne, en réponse consciente ou inconsciente, vient jouer avec les petites mèches de sa nuque.

Il me semble que le temps est figé, comme si le monde autour de nous retenait sa respiration. Mon bras prend place autour de son cou, me rapprochant inexorablement de lui. Drago remonte son regard vers moi, ses yeux pétillent à la lueur du feu. Je cherche dans ses orbes la confirmation de mon vœu muet. N'y percevant aucun refus, sentant mon cœur battre à tout rompre, je comble l'espace vide entre nos deux corps et mes lèvres se posent enfin sur les siennes.


Et voilà, un nouveau chapitre fini. A plus tard.