Et enfin, voici l'apparition du tueur de Komaki, le moment que les Royai redoutent tant. Moi aussi, mais pas pour les mêmes raisons. Je ne sais pas du tout comment l'assassin va entrer en scène. Et comme c'est moi qui écrit, c'est vraiment dommage.
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-Bravo. C'était magnifique.
"Magnifique de te voir enfin clouer le bec à tous ces imbéciles". Riza comprit très bien et lui répondit, un grand sourire aux lèvres :
-N'est-ce pas ?
Ses yeux se mirent à pétiller lorsqu'il lui sourit. Leur montrer qu'elle était capable de réussir quelque chose, même si elle réduisait considérablement ce qu'elle avait fait, la rendait très joyeuse. Elle rouvrit la bouche pour parler mais n'en eu pas le temps.
-Riza !
Yuuma arrivait vers eux.
-Ça ne m'étonne pas que tu tiennes une boutique, rit-il. Ce métier te va très bien ! Je n'ai aucun mal à t'imaginer en vendeuse.
Le regard insistant de Yuuma dérangeait Riza, qui lui lança un sourire forcé. Soudain, quelque chose lui revint en tête.
-Au fait, Yuuma… Comment as-tu eu mon adresse ?
Le sourire de Yuuma se figea. Il n'aimait pas cette question. Il humecta ses lèvres. Puis, la voix de M. Satô se fit entendre.
-Yuuma Kato !
Le sexagénaire lui fit signe de le rejoindre en souriant.
-Désolé, on dirait qu'on m'appelle. A plus tard !
Et il fila. Mustang et Riza se regardèrent, intrigués et inquiets. Mais leur priorité était l'assassin, pas l'ex petit ami bizarre, alors ils écartèrent le problème de leur esprit (au fait, pour les bonnes âmes qui s'inquiètent pour Fuery : non, il n'a pas disparu, il est à l'écart pour surveiller les sorties à la place de ses supérieurs !)
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La soirée était bien avancée. A 23h, le tueur ne s'était toujours pas manifesté. Mustang était las de l'attention exagérée de toutes les idiotes du village. Même celles qui étaient mariées ! Là ça commençait à faire beaucoup !
Fuery était coincé avec un groupe d'adolescentes qui l'avait trouvé "trop mignon" et l'avait encerclé, pépiant des tas de questions auxquelles il n'avait pas le temps de répondre.
Riza, elle, restait dans un coin où elle voyait aisément les deux sorties, croisant les doigts pour que personne ne fasse attention à elle. Mais son souhait ne fut pas exaucé. Elle vit soudain une femme blonde d'une quarantaine d'années se diriger vers elle. Chika Onishi, qui avait toujours joyeusement participé à son harcèlement.
-Hawkeye, demanda-t-elle d'un ton traînant, comment as-tu su pour la fête ? Nous avions pourtant fait attention de ne rien t'envoyer…
-Yuuma m'a prévenue et m'a demandé de venir, bafouilla Riza.
Elle bouillait mais devait rester dans son personnage. Si elle avait pu, elle aurait volontiers envoyé son poing dans le ventre de cette gourde. Impuissante, elle dut se résoudre à la fuite. Elle capta le regard de Mustang et lui enjoignit silencieusement de surveiller les sorties à sa place. Puis, laissant Chika plantée là, elle alla prendre l'air. De plus, elle ferait une cible plus facile pour l'assassin, qui ne l'attaquerait pas aux yeux de tous.
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Mustang parcourut la salle des yeux et son regard s'arrêta sur Hawkeye. Il hocha la tête et reporta son regard sur la sortie principale. Il se demanda subitement où était passé Yuuma. Il le chercha un instant et le vit, discutant avec une personne qu'il n'arrivait pas à voir. Rassuré -il ne pouvait pas aller déranger Riza- il se retourna vers les sorties, apercevant au passage Fuery. Il failli éclater de rire mais se maîtrisa. Il l'embêterait avec ça plus tard. Il sentit brusquement une main attraper son bras et retint une grimace. Nachi Aoki. Il se tourna vers elle.
-Oui ?
-Roy ! Tu sais, à l'époque, je ne savais pas pourquoi tu m'avais quittée, et je t'en voulais beaucoup. Mais maintenant que je vois ta carrière, je comprends parfaitement, et… Et je voulais te dire que… Tu sais, je ne te dérangerai pas dans ta carrière. Je ne serai pas une petite amie chiante, qui râle parce que tu rentres tard parce que tu as du travail. Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour ça.
Une minute… Elle venait de parler au futur ? Roy était abasourdi. Elle croyait vraiment qu'il allait sortir avec elle de nouveau ? Et puis quoi encore ?
-Hum… Oui… Mais non. Je ne m'inquiète pas, et cela pour la simple et bonne raison que je ne compte pas sortir avec toi. Pas le moins du monde.
-Hein ? Quoi ? Mais…
-Désolé. Je dois y aller.
Il s'éloigna et soupira. Cette femme avait vraiment un problème.
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Encore beaucoup de travail. J'ai encore beaucoup de travail pour toutes les tuer. Et quand j'aurai fini, ce sera leur tour, à eux. Ils n'avaient pas le droit. Ils n'avaient aucun droit de faire ça, aucune raison. Mais ils le faisaient. Et elle souffrait. Ils la faisaient souffrir. Et ils paieront. Ce sera long. Mais ils mourront, tous ! Et je pourrai lui annoncer, qu'enfin, elle a été vengée. Meurs, Satoko Ikeda !
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Marchant dans l'ombre, Riza déambulait sans bruit autour de la vieille école. Un voile noir était tombé sur Komaki, et le froid qui l'accompagnait faisait frissonner la déesse de la forêt. Un bruit sourd la fit se retourner vivement. Elle se dirigea silencieusement vers l'origine de ce qui semblait être le son d'un corps heurtant un mur. Dissimulée dans les ténèbres, elle se figea. Devant elle se déroulait une scène qu'elle ne savait comment interpréter. Un homme avait plaqué une femme contre un mur et l'empêchait de bouger. Elle identifia immédiatement la femme, Satoko Ikeda, mais l'homme était caché par l'obscurité. Elle ne sut si elle devait intervenir ou les laisser tranquille. Mais le couteau qu'il sortit et appuya contre la gorge de Satoko écarta tout doute. Riza sortit le Astra M4000 qu'elle avait emporté, le pointa sur le tueur et lança d'une voix forte et claire, méconnaissable :
-Lâchez immédiatement votre arme !
Seule son arme était éclairée par la faible lueur du réverbère. Le reste était camouflé dans la pénombre. L'assassin ne la reconnut pas et fit un pas, découvrant ainsi son visage. Riza pâlit.
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Quand j'ai expliqué à une de mes amies (pour ne pas utiliser son prénom, je l'appellerai MLD) ce que j'allais faire à la fin du chapitre, elle m'a dit que j'étais vraiment une connasse de vous laisser comme ça. Merci MLD. Ça fait toujours plaisir…
Sinon, j'ai encore changé de bêta-lectrice… La première (disons Kamichoko) a trop de travail pour pouvoir m'aider… Donc merci beaucoup Morgana, mais n'espère pas que tu pourras connaître la suite avant que je ne l'écrive… Et n'essaye pas de demander à Kamichoko !
Et… désolée pour l'anachronisme… La fanfic a lieu vers 1925 (c'est approximatif, hein) et l'Astra M4000 n'existe que depuis 1955… C'est pas le même monde, mais quand même… Il y a une raison, je vous rassure, je n'aurais pas fait un anachronisme comme ça si l'autre nom de l'Astra M4000 n'était pas "Falcon".
