Voici le dernier chapitre ! Bonne lecture !

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Si Draco avait trouvé le temps long depuis sa fuite de Poudlard, cette fois-ci, le temps lui paraissait suspendu. Plus rien ne venait égailler ses journées, toutes les conversations qui se déroulaient autour de lui ne l'intéressaient plus, toutes les activités lui semblaient insignifiantes. Les repas n'avaient pas de gout et le soleil était toujours sans chaleur. Draco était témoin de la vie qui se déroulait autour de lui. Il ne prenait plus d'initiatives dans quoi que se soit. Alors que tous les septièmes années se donnaient du mal en révisant nuit et jour pour leurs ASPIC, Draco lui ne s'en souciait guère, après tout sa voie était déjà toute tracée non ? A quoi lui servirait ses ASPIC ? S'ils ne les avaient pas Voldemort le renverrait-il ? Non, évidemment que non… la seule activité que s'autorisait Draco, c'était de fuir dans ses pensées. Il passait des heures entières le regard dans le vague a consumer les souvenirs qu'il avait de Harry. Puis il se rongeait les sangs avec ses sempiternelles questions : « Où est Harry ? », « Que fait-il ? », « Est-il malade, blessé ? », mais surtout : « Pense-t-il encore à moi ? ».

Sur ce point oui, Harry pensait à Draco, plus qu'il ne l'aurait souhaité… plus qu'il ne l'aurait voulu. L'image de Draco, avec son visage si pâle, ses yeux si vides et ses mains devenues presque transparentes, hantait les nuits de Harry. Il n'arrivait pas a s'en détacher. Durant la journée il repoussait dans fond de son esprit tout ce qui touchait à Draco, mais la nuit, Draco revenait encore plus fort. Harry se demandait si Draco était bien traité par Voldemort, s'il ne subissait aucun châtiments… Draco avait permis à Harry et ses amis de prendre la fuite, Harry s'imaginait Draco mort et alors il ne dormait plus. Ses jours il peaufinait le plan de l'attaque de la banque et le soir il cauchemardait sur Draco. Pourtant la rage le gagnait toujours quand il voyait ce souvenir celui où Draco courait à toutes jambes suivit de Rogue… Draco avait tenté de tuer Dumbledore, il avait renoncé et il avait baissé sa baguette, mais Rogue… Draco avait du avoir pour mission de tuer Dumbledore sous la contrainte, surement celle de tuer sa famille… et pourtant il en avait été incapable. En baissant sa baguette il avait condamné ses parents. Harry n'oublierait jamais son geste, même s'il l'avait trahit une fois encore, Draco n'était pas devenu l'assassin de Dumbledore.

Pour Harry le temps filait trop vite, il lui semblait que cela ne faisait que deux jours qu'il était à la chaumière aux coquillages et pourtant le lendemain il mettrait son plan a exécution. Pour être sûr de faire une bonne nuit il tenta de vider son esprit comme lorsqu'il prenait des cours d'occulmencie. Néanmoins l'image de Draco revint encore plus forte battre dans sa tête et dans son cœur et sa nuit fut courte.

Le matin du 1°er mai Draco s'était levé comme tous les autres jours, sans entrain sans excitation d'aucune sorte. C'était un samedi, aussi Draco n'eut pas a revêtir l'uniforme du collège, il se contenta d'un pantalon noir et une chemise assortie, il soigna comme toujours sa coiffure et descendit dans la Grande Salle. La journée aurait put être tout ce qu'il y avait de plus banal, cependant en milieu d'après-midi Draco, Goyle et Crabbe furent convoqués dans le bureau du directeur Rogue. Il leur apprit alors quelque chose qui fit étinceler le regard de Draco : « Harry Potter pourrait se présenter à Poudlard en fin de journée… ». Soudain Rogue avait toute l'attention de Draco.

- Pourquoi ? demanda-t-il la gorge sèche.

- Il cherche un Diadème, continua Rogue assit derrière l'imposant bureau.

- Un Dieu-dame ? reprit Crabbe sans comprendre.

- Le Seigneur des Ténèbres l'a caché dans la Salle sur Demande… Si jamais Potter y entre, Il veut que vous interceptiez Potter et que vous lui rameniez le Diadème…

- Pourquoi nous ? se risqua Goyle avec un sourire mauvais.

- Malfoy connait bien cette salle non ?

Draco acquiesça.

- Et votre récompense sera sans limite.

Crabbe et Goyle se fendirent dans un sourire de plus en plus mauvais et sinistre, Draco se contenta de plonger sa main droite dans sa poche et de serrer la baguette que sa mère lui avait donné.

C'est ainsi que les trois jeunes serpentards se rendirent dans un tumulte grandissant au septième étage. Ils se cachèrent et attendirent. Le cœur de Draco cognait de plus en plus fort contre sa poitrine, Harry allait venir ?

Crabbe et Goyle chuchotaient en imaginant ce que le Seigneur des Ténèbres pourrait leur offrir en récompense. Draco se sentait loin de leurs préoccupations sordides. Lui il voulait juste Harry. Mais le Seigneur des Ténèbres le voulait pour lui tout seul et surtout, il voulait le tuer…

Sans qu'il s'en rende compte le temps avait passé, Harry, Ron et Hermione arrivèrent devant eux. Harry passa trois fois devant la porte invisible, puis celle-ci se matérialisa et ils pénétrèrent dans la Salle sur Demande. Le simple faite de voir Harry redonna à Draco une bouffée d'oxygène. Il se sentait plus léger, puis il se rappela sa détestable mission. Crabbe et Goyle étaient comme fou de joie ! Draco plus anxieux que jamais lança le sort de désillusion et ils entrèrent à la suite des Gryffondor.

Draco avait remarqué que Harry avait un peu grandit, ses cheveux étaient un peu plus longs et son visage plus halé… mais ses yeux étaient toujours animés de ces vert brillant. Tremblant il suivit l'écho des paroles de Harry et alors que celui-ci allait s'élancer dans une allée encombrée d'objet et de bric-à-brac :

- Pas si vite Potter.

Harry s'arrêta net, il dépara légèrement sur le sol en pierre et se retourna avec appréhension. Draco apparut alors entre les deux montagnes qu'étaient devenus Crabbe et Goyle. Il essaya de graver une expression narquoise sur son visage.

- C'est ma baguette que tu as là, Potter.

Il aurait tellement préféré chuchoter « Harry »… Harry lui serra ses doigts autour de la baguette de Draco et répliqua qu'elle n'était plus à Draco. Draco se moquait éperdument que Harry ait récupéré sa baguette. Au contraire, le faite que Harry ait gardé sa baguette, lui donnait l'impression que Harry avait conservé une part de lui. Draco n'écouta presque pas la conversation qui s'engagea entre Harry et les deux autres serpentards, lui il dévorait des yeux Harry.

Soudain la bagarre s'engagea. Malfoy retint Crabbe se faire écrouler une étagère sur Harry, Harry tenta durant un court laps de temps de se ruer sur le diadème, mais Crabbe jeta maladroitement en doloris, qui rebondit sur un buste en pierre.

- STOP ! hurla Draco.

Il avait eut si peur que Crabbe atteigne vraiment Harry. Et devant le regard d'incompréhension de ses deux acolytes Draco se justifia par un : « Le Seigneur des Ténèbres le veut vivant. ». Tout s'emballa brusquement ! Les sots fusaient de toutes parts, Malfoy perdit sa baguette dans l'affrontement.

- NE LE TUEZ PAS ! cria Draco paniqué.

Draco se réfugia impuissant derrière une armoire à trois pieds, puis Crabbe lança un sort de feu… Draco contempla avec terreur le sort de Feudeymon prendre de l'ampleur et commencer a ravager la Salle sur Demande. Harry disparut de son champ de vision . Draco saisit Goyle dans ses bras, il avait été stupéfixé et tenta de se réfugier dans les hauteurs. Il savait que son salut ne pourrait venir que des hauteurs. L'air était irrespirable, Draco toussait, crachotait, le feu brulait tout. Il grimpa en entraina Goyle le plus haut possible. Il n'avait plus de baguette et Goyle avait perdu la sienne. Draco se savait condamné. Un mort terrible l'attendait : mourir asphyxié et brulé… Que n'aurait-il donné pour vivre un dernier instant de bonheur avec Harry ! Ses yeux étaient devenus rouges, sa gorge brulait, il avait tout perdu et il allait mourir. Plus rien n'avait d'importance. Soudain, Harry lui apparut au milieu de la tempête de flammes grondantes. Il était sur des balais ! Harry sembla soulagé et plongea vers lui, Draco tendit sa main moite et serra son emprise sur Goyle. Harry attrapa la main de Draco, mais elles glissèrent. Draco aurait voulu crier, lui dire des derniers mots… rien ne franchissait ses lèvres. Ron et Hermione arrivèrent eux aussi sur un balais, ils firent monter Goyle toujours inconscient et Draco put monter avec Harry. Draco passa ses bras fébriles autour de Harry et se laissa voler. Harry plongea dans une pirouette acrobatique folle pour saisir le diadème et fila ensuite vers la sortie. Lorsque, quelques instants plus tard, Draco pantelant, couvert de suie et secoué de haut-le-cœur, comprit que Harry venait de le sauver, il trembla d'avantage. Harry était penché vers ses amis. Draco se redressa tant bien que mal. Harry lui tournait le dos.

- Harry.

Draco n'arrivait pas a reconnaitre sa voix, elle était déformée par la trop grande quantité de fumée qu'il avait avalé dans la Salle sur Demande. Harry tressaillit légèrement et se tourna vers Draco. Leurs yeux entrèrent en contact. Draco aurait pu rester a jamais en train de fixer Harry. Il aimait Harry, mais n'était pas digne de cet amour, il avait bafoué a deux reprises l'amour de Harry, aussi honteux, il baissa la tête.

Harry se détourna de lui, mais pas sans douleur. Il avait cru Draco mort pendant quelques instants et cela lui avait semblé impossible à vivre ! Cependant il n'avait pas le temps de s'apitoyer sur ses sentiments et il s'éloigna de Draco en sentant son cœur tomber. Peut-être Draco, sans arme serait tué dans l'affrontement. Cette possibilité le heurta de plein fouet et il fit vole face, sous les regards choqués de Ron et Hermione. Harry courut jusqu'à Draco.

Draco fixait de nouveau Harry dans les yeux, ils étaient face à face à quelques centimètre l'un de l'autre. Draco sentait le souffle précipité et chaud de Harry sur lui.

- Ne te fais pas tuer, dit Harry en sentant sa gorge se serrer.

- Toi non plus, répondit Draco en soutenant son regard de plus en plus grave.

- On a besoin de parler toi et moi quand tout sera fini…

- Harry…

- Pas maintenant.

Harry repartit en courant tentant de retenir ses larmes. Draco accablé saisit Goyle dans ses bras et courut se réfugier plus loin. Un instant après Draco était dans la Grande Salle, Harry fixait la famille Weasley où Fred trônait, mort. Draco voulu approcher Harry, mais, il avait disparut. Il demeura alors seul de nouveau. Seul dans cette salle remplie de morts, de malades et de gens en larmes. Il décida d'aider du mieux qu'il pouvait.

Les mangemorts remontaient la pente douce qui menait au château, à leur tête Voldemort et Hagrid qui tenait dans ses bras Harry… Draco était sur le haut des marches et il sentait son cœur sombrer.

- NONNNN ! Pas Harry ! s'étrangla Draco en se ruant en avant.

Il fut retenu par des condisciples. Son cœur battait à tout rompre. Harry était mort. Harry était parti… Draco était seul, terriblement seul ! Il voulait hurler ! Il voulait réclamer le corps de Harry ! Il voulait gouter encore ses lèvres, toucher ses cheveux ! Aucunes larmes ne parvint a couler, sa peine était tellement plus infinie que les larmes. Une nouvelle bagarre éclata, Draco fut emporté malgré lui dans la Grande Salle. Il voulait mourir ! Il voulait se faire tuer ! Aussi il se jeta en avant entre deux mangemorts, il espérait de toute son âme qu'ils le tueraient ! Il voulait rejoindre Harry… même s'il savait cela impossible, il voulait au moins arrêter de souffrir. Mais il ne fut pas tué. Les eux mangemorts étaient ses parents !

Les Malfoy se ruèrent sur leur fils en le protégeant de sorts mortels et le serrèrent dans leur bras.

- Harry, Harry, gémit Draco alors que sa mère le plaquait contre elle.

- Il n'est pas mort, chuchota sa mère tremblante.

- …

Draco interdit fixa sa mère.

- Pas… mort ? demanda Draco d'une voix blanche.

Un faible espoir naquis, peut-être devenait-il fou ?

Au même instant un silence assourdissant envahit la Grande Salle, Harry venait de réapparaitre, bien vivant au milieu du tumulte. Les jambes de Draco se dérobèrent, son père le rattrapa de justesse. Puis…

- Avada Kedavra !

- Expelliarmus !

Harry avait vaincu le Seigneur des Ténèbres… Tout le monde courrait vers lui à présent. Une foule en liesse ! Draco comprit. Jamais personne ne pourrait accepter que le Survivant aime quelqu'un comme lui… accompagné de ses parents il quitta l'effervescence de la Grande Salle. Il retrouva plus rapidement qu'il ne l'aurai cru son manoir et partit s'enfermer dans sa chambre. Il ne voulait voir personne, ni son père au regard lourd, ni sa mère qui tremblait encore sous le coup de l'émotion. Je jour était levé, mais pour lui, c'était comme si les ténèbres n'étaient jamais parties. Il s'allongea dans son lit et se laissa sombrer dans un profond sommeil.

Une semaine entière s'écoula avant que Draco ne daigne sortir de sa chambre. Il faisait nuit, son père dormait dans le sofa du grand salon, sa mère était déjà couché. Il se rendit à la cuisine vida d'un trait un verre d'eau fraiche. Il regarda le domaine par la fenêtre. Les paons dormaient sous une haie, un léger vent faisait danser la cime des arbres. Il reposa son verre dans l'évier. Il retourna se coucher avec toujours cette même boule au ventre. Tôt le matin il se réveilla, il avait décidé de se rendre au chemin de traverse pour s'offrir une nouvelle baguette. Ollivander venait de rouvrir son échoppe depuis a peine quelques jours et l'affluence était déjà record. Draco voulait donc s'y rendre tôt. Une fois son achat fait, il rentra rapidement au manoir. Il transplana devant les grilles, sortit sa nouvelle baguette et la testa en projetant du gravier en l'air. Satisfait, il franchit les grilles de chez lui. Il s'enferma de nouveau dans sa chambre, cependant, cette fois, il n'était pas seul. Harry était assit sur son lit.

- Potter ? s'étrangla Draco devant la surprise que lui causait la présence de Harry.

- Désolé de venir sans prévenir…

Draco n'en revenait pas: Harry était chez lui, en jeans t-shirt sombre, assit sur son lit...

- Mes parents t'ont vu entrer ?

- Non, ils étaient dans le parc quand je suis arrivé…

Malgré tout ce qui le séparait de Harry, Draco sentait son cœur battre de plus en plus vite. Draco espérait… mais quoi au juste ? Que pouvait-il espérer ?

- Pourquoi es-tu là ?

Harry parut surprit.

- Nous devions parler, il me semble.

Draco s'approcha méfiant.

- Il menaçait tes parents ? C'est pour ça que tu as essayé de le tuer, que tu as fait entrer les mangemorts dans Poudlard, que tu t'es enfuie et…

- Tu ne pourras jamais me pardonner, trop de choses se sont passés entre nous, trop de haine, trop de rage…

Harry se redressa face à Draco. Draco s'interrompit, troublé par le regard vert brillant de Harry.

- Tu m'as menti, encore une fois…

- …

Draco baissa le visage. Il s'était attendu à cette vérité. il était honteux, Harry avait toute la raison du monde de la haïr, pourtant:

- Pourtant tu m'as sauvé, deux fois. Une fois dans ce manoir et une fois dans la Salle sur Demande… tu m'es resté « fidèle » en quelque sorte. Et j'ai compris que… je ne pourrais jamais cesser de t'aimer Draco. J'ai eu beau essayer de t'oublier pendant des mois, il m'était impossible de te chasser complètement de mon esprit, de mon cœur.

Draco tremblait, ses yeux croisèrent a nouveaux ceux de Harry et il y lu… de la reconnaissance, de la joie, de l'amour et de la peur. La peur que Draco le rejette.

- Mais je croyais que, tu ne voudrais plus de moi, que…

- Ne crois jamais penser à ma place Draco. Quand j'ai cru te perdre dans la Salle sur Demande, j'ai cru que je perdais ma vie…

Draco esquissa un sourire sarcastique.

- Tu dramatises non ?

- Juste ce qu'il faut pour qu'un serpentard tombe sous mon charme, à nouveau…

- Je n'ai jamais cessé de l'être, sous ton charme.

Draco s'approcha de Harry, sentant son corps parcourut de millier de courant électrique et lorsque leurs lèvres se redécouvrirent, le monde autour d'eux s'estompa. Sans que Draco saisisse l'enchainement de mouvements, ils se retrouvèrent allongé l'un contre l'autre dans son lit, enlacés. Leur baiser se prolongea, tantôt langoureux tantôt fougueux. Draco n'en revenait pas de son bonheur. Le gout des lèvres n'avaient pas changé, cependant il sentait sa technique plus sûr et la puissance du corps d'un homme sous les vêtements de Harry. Harry ressentait-il ses différences ? Draco trouvait cela encore plus excitant, comme de redécouvrir l'amour avec une nouvelle personne.

- Draco mon chéri le repas est prés… rejoins-nous, si tu en as envie.

La mère de Draco les avait interrompu si brusquement qu'ils en avaient sursautés. Comme si on crevait une bulle de savon, leur intimité s'effaça. Certes elle n'avait parlé de que l'autre coté de la porte, cependant la magie de leur retrouvaille était rompue.

- Harry, je t'aime toujours, et toutes ces paroles sont bien jolies, mais… personne ne comprendra que tu m'aimes après tout ce que j'ai fais, après tout ce que ma famille a fait… L'Elu qui fraternise avec les mangemorts…

Harry qui s'attendait à ce genre de phrase se redressa et répondit avec fermeté.

- Personne… personne ne peut comprendre ce qui nous unis. Personne ne peut comprendre que je t'aime Draco. Et encore une fois personne n'a le droit de juger ce que je dois ou non faire. Si je décide que ma vie est avec toi, alors je resterai avec toi.

- Harry, tu es le symbole du monde magique… moi j'en suis la déchéance… Mon nom sera frappé d'infamie.

- Alors on part.

- On part ? reprit surprit Draco.

- Oui on part, on fuit…

- Toi fuir ?

- On disparait quelques temps…

- Mais tout le monde compte sur toi pour reconstruire le monde magique.

- Je ne veux pas être une mascotte toute ma vie… Ils pourront vivre sans moi. Mais moi je ne pourrais plus vivre sans toi… alors ?

Draco lu dans les yeux de Harry toute la force de sa détermination.

- On va où ?

Harry sourit, il avait gagné.

- Prends ce que tu peux d'affaire, laisse un mot à tes parents et on transplane sur-le-champ n'importe où !

- Tu es célèbre dans le monde !

- Dans le monde magique, rectifia Harry sournois.

- Tu veux aller dans le monde moldu ? questionna Draco choqué alors qu'il préparait un sac de voyage.

- Pourquoi pas ?

Draco se mordit la lèvre, après tout, lui aussi serait tranquille, personne ne l'importunerait avec ses anciennes activités de mangemorts.

- Allons-y ! dit Draco une fois ses affaires prêtes et le mot rédigé.

- Je t'aime Draco.

Draco soupira d'aise, il n'avait jamais été aussi sûr de sa vie.

- On pat où ? demanda Draco en souriant.

Le poids qui avait pesé sur lui depuis des mois s'était subitement retiré. Seul Harry comptait à ses yeux.

- C'est une surprise !

Draco saisit sans la moindre hésitation la main que lui tendait Harry. Il savait que dés qu'ils auraient transplané une nouvelle vie s'offrirait à eux et qui sait alors où elle pourrait les mener… peut-être reviendraient-ils au monde magique ? Tout ce qui était sûr c'est que désormais sa vie était liée à tout jamais à Harry quoique l'on en dise, quoique l'on en pense, ils s'aimaient et le monde était à eux !

Chers parents je pars,

je prends ma vie d'Homme en main.

Je ne m'enfuis pas…

Je pars, mais je vous aime.

Votre fils, enfin heureux.

Draco.

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Voilà ma fic est finie ! Dites-moi si elle vous a plu !

A bientôt !

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