Note Auteur: Il n'y avait probablement pas 6 milliards d'humains sur terre à l'époque où se déroule l'histoire, mais j'ai la flegme de chercher, donc j'ai marqué 6... ^^ Et d'accord, le chien que je donne en exemple arrive à une époque différente aussi... mais comme on a remonté le temps, les dieux se rappellent toujours de ce qui a existé dans ce futur qui ne sera pas le même maintenant.
P.S: Fin des votes (j'ai mis du temps lol) pour la mise en couple de Harry dans cette histoire: Gagnant = Avec une elfe (à moi de voir sa personnalité)
La nouvelle poll (enquête devrait être en ligne bientôt)
ATTENTION: Allusion à un film quelque part ^^
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Chapitre 11: Le génie du dieu du chaos!
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Le Dieu Du Chaos était vu par beaucoup pour un créateur d'embrouilles. Machiavélique, joueur,blagueur, vif, fier, rieur, cruel, agaçant, et tant d'autres.
Pourtant s'il était une chose que les membres de la communauté divine savaient, c'était qu'il ne fallait jamais toucher à ses enfants. Blesser un enfant du chaos était l'équivalent d'un crime condamné à mort. Car à la différence d'autres dieux et déesses, Le Dieu Du Chaos n'avait jamais créé un être qui n'aurait eut comme existence que celle d'un pion à manipuler. Tout enfant du chaos était précieux à ses yeux. Il y avait bien quelques personnes voulant s'approprier les pouvoirs du chaos et qui priaient par exemple le dieu Janus... mais ça n'avait rien de commun avec ceux qui naissaient du chaos. Il y avait d'un côté les individus de pouvoir ayant quelque affinité avec le chaos, et d'un autre les enfants du chaos qui étaient les enfants du dieu lui-même.
Cela pouvait sembler compliqué mais pour bien comprendre il fallait savoir qu'au contraire de tous les autres dieux, Chaos ne pouvait pas avoir d'enfant divin. Aucune chance pour lui d'avoir un bébé un jour comme Aphrodite et Ares avaient eu Cupidon. Pour compenser, la nature de son pouvoir avait fait naître des individus qui n'auraient jamais vu le jour sans ce pouvoir. Ce don Du Dieu Du Chaos s'était accroché à la trame de vie et destinée pour trouver les étincelles de vie qui pourraient être le centre d'un chaos sans nom.
Et ce chaos n'était pas une série de catastrophe ou de mauvaise chance, mais bien un chaos de bouleversement et changement. Au centre de la trame, ces quelques étincelles précieuses pouvaient modifier le cours du temps. Elles étaient nombreuses, et le dieu s'était régalé à les faire naître. S'attachant à chacune comme à un enfant né de son sang. Il aimait que des humains aient une affinité au chaos, mais ces quelques créations étaient bien plus que ça. Dans leur première vie et toutes celles qui suivraient, elles seraient ses enfants, son cadeau à la terre, son plus grand espoir et sa plus grande joie.
Bien sûr ces 'quelques' individus avaient passés le cap du millier depuis longtemps. Après tout, n'y avait-il pas plus de six milliards d'humain sur terre? Sans compter les créatures intelligentes et magiques, et celles plus communes au monde non magique. Il y avait si la mémoire est bonne, un chien qui se nommait Bheetoven et qui avait était le centre d'un chaos innommable.
Mais passons...
Il était seulement bon de savoir que ce dieu particulier n'était pas que jeux et chaos, mais aussi amour. En fait, son coeur était si grand et rempli de tant de ce sentiment, que ses frères et soeurs divins craignaient le voir un jour brisé de douleur à la perte de l'un ou plusieurs de ses enfants. Et si sa capacité à les faire naître venait à disparaître... et qu'il ne restait plus aucun de ses enfants vivants sur terre, le monde n'y survivrait pas.
Heureusement ce n'était qu'une possibilité que tout dieux s'efforcerait d'éviter.
En cette seconde précise, le Dieu du Chaos était dans sa base d'opération, dans les sous-sol de l'école pour sorciers d'Angleterre. Sa main reposait légèrement sur la tête penchée de l'un de ses enfants. Et il y avait dans ses yeux une tendresse qu'il réservait à ses créations du chaos.
"N'ait crainte petit fantôme. Tout ira bien."
La tête éthérée d'une jeune fille se leva vers lui, affichant une profonde douleur malgré le léger sourire qu'elle lui donnait.
"Même si c'est mon idée... c'est plus difficile que je croyais."
"Tout était différent tant qu'il dormait sous mes ordres." Dis le dieu. Puis une lueur d'humour passa dans son regard. Il se redressa joyeusement, s'étira langoureusement et fis un pas en arrière. Un signe de sa tête fit comprendre à la jeune fantôme de le rejoindre dans l'ombre. Une fois camouflés par les ténèbres et le pouvoir du chaos, le dieu s'accroupit et claqua des doigts avec un grand sourire sur le visage. Puis d'une voix très... enfantine, il chantonna:
"Ici petit petit! Sors de ton antre mon mignon."
Sa jeune charge fantôme le regardait avec de grands yeux ronds. Elle serait toujours surprise par son étrange père. Elle était tellement ahurie que toutes ses frayeurs étaient oubliées. Et lorsque l'objet de tous ses plans et peurs apparu, elle ne sursauta même pas. En fait... à voir la créature glisser sur le sol, son long corps vacillant de droite à gauche sous l'effet hypnotique de la voix du dieu, Mimi se sentit comme détachée de ce qui arrivait. Comme hypnotisée elle même par la vision qui se présentait à elle.
"Tu as faim n'est-ce pas mon tout petit?" Fit la voix cajolante du dieu. Et en réponse, la créature sembla trembler sous leurs yeux. "Tu as dormi si longtemps. Tu dois vraiment avoir très faim. Mais ton maître n'est pas là pour te nourrir. Il ne sait pas que tu t'es réveillé."
'Il ne ssssait pas...' Résonna le sifflement du roi serpent. 'Je sssssuis ssssseul. J'ai faim.'
"Si tu trouve ton maître, il pourra te nourrir. Parce que tout ce que tu chasseras par toi-même avant de l'avoir retrouvé, aura le goût de cendres et laisseras ton ventre vide et froid." Annonça le dieu. Usant de son pouvoir pour ensorceler le serpent.
'Je dois trouver mon maître.' Fit le serpent.
"Il ne sait pas que tu sorti de ton hibernation. C'est à toi d'aller à lui. Vas.. sens son aura dans l'air, suis la trace de sa magie et de son sang."
'Ouiiiiiiii.' Répondit un sifflement. Et puis le son du glissement d'écailles sur le sol. Le bruit du mouvement et de l'éloignement, tandis que le dieu du chaos regardait avec amour la jeune fantôme à ses côtés.
C'était la toute première fois que Mimi voyait le basilic dans toute son effrayante splendeur. Elle n'avait eu de sa mort que la mémoire de ces grands yeux qui avaient pris sa vie. Mais là elle avait pu le voir, immense dans son domaine. Et elle avait sans s'en apercevoir, sans aucune crainte, plongée son regard dans celui meurtrier de l'animal. Et elle n'en était ni morte, ni pétrifiée, protégée par le dieu qui la gardait. Dans cet état second, elle avait affronté sa plus grande peur et en était ressortie plus forte. Enfin, la jeune adolescente était libérée de sa prison fantôme. Elle ne pensait pas hanter à nouveau son ancienne résidence. Elle n'avait plus à craindre d'ouvrir la porte de ces toilettes où elle était morte, ni à pousser par s a présence les étudiants à fuir les lieux. Mimi n'avait plus à les protéger de ce danger qu'elle avait été la seule à affronter. Les toilettes n'avaient plus besoin de leurs gardiens.
Car l'entrée de la chambre des secrets... ne laisserait plus jamais sortir le roi serpent. Le danger n'assombrirait plus les couloirs de l'école après cette nuit.
Et le poids se souleva des frêles épaules, et cette fois les larmes étaient réelles. Ou aussi réelles qu'elles le seraient jamais pour un fantôme. Perles brillantes et irréelles sur la peau transparente.
Mimi sentit les bras de son père l'entourer et la sensation d'être transportée par sa magie. Ouvrant des yeux qu'elle n'avait pas réalisé avoir fermé, elle observa la scène qui se dévoilait à elle.
Le temps qu'elle avait passé à penser, le basilic s'était glissé dans les longs couloirs déserts, passant devant les portraits endormis qui ce soir ne verraient rien. Il était arrivé dans un large corridor, et s'était enroulé sur lui-même, incertain de ce qu'il devait faire. Comment retrouver son maître? L'école était remplie de sa présence, à cause de toute la magie que Poudlard absorbait de ses résidents durant leurs études. Même lorsqu'ils partaient, une trace d'eux restait. Et cela perturbait la recherche de la créature.
Le basilic n'avait en tête que le désir de retrouver son maître. Se déroulant de sa position, le corps sinueux s'avança... à la troisième longueur qui se dépliait, une porte apparut dans l'un des murs. Pas une porte humaine mais une gigantesque arche par laquelle le basilic, curieux de la soudaine apparition et attiré par quelque chose qu'il reconnaissait vaguement, se faufila.
La créature vacilla à l'entrée d'une pièce sans fond, entièrement vide, du moins de ce que ses yeux pouvaient en voir, à part pour un unique objet posé dans un coin. C'était de cette chose que le sentiment de familiarité venait.
'Maître?' Siffla le serpent. 'Maître est là?' Et pourtant ses yeux ne voyaient aucune forme humaine, ni ses sens ne sentaient aucune chaleur ou présence qu'il aurait reconnu. Son maître n'était pas là... mais il était là... ce que la créature n'aurait su expliquer.
Le basilic se glissa vers l'objet pour mieux le sentir. La présence du maître était comme prisonnière de l'objet, enfermée à l'intérieur et attendant d'être libérée. Peut-être le maître était-il resté bloqué là tout ce temps? Cela expliquerait sa longue absence et la solitude à laquelle le basilic avait été forcé. Comment le grand serpent pouvait-il aider son maître?
Et puis, comme inspiré, il pencha sa tête au-dessus de l'objet et mordit. Les dents plantées dans le précieux métal, il sentit la trace de son maître quitter sa prison. Le basilic vit un filet de noirceur s'élever devant lui et relâcha sa prise avec joie. Ses yeux se posèrent sur l'image vacillante de son maître, pensant qu'il avait réussi...mais la vague forme noire s'estompa comme un nuage dispersé par le vent.
Que s'était-il passé? Avait-il commis une erreur? Son maître avait-il était détruit par sa tentative de le sauver? Non! Cela ne pouvait être vrai!
Sentant l'air avec une vigueur renouvelée, le roi serpent se balança de gauche à droite durant de longue minute avant de trouver la minuscule trace magique qu'avait laissé le nuage noir disparu. Le basilic ne pouvait pas suivre une piste qui n'existait pas mais il pouvait enregistrer avec ses sens les particularités de la magie qu'il venait de détruire. Ainsi que l'empreinte d'énergie corrompue que son maître semblait à présent posséder, si différente de ce dont il se rappelait de l'année de leur rencontre. Il pourrait maintenant reconnaître ces objets prisons qui voulaient emprisonner son maître, et il ferait en sorte de tous les annihiler afin que son maître ne courre plus aucun danger.
Voilà une noble mission pour un noble serpent. Et avec de la chance il trouverait une nouvelle trace de son maître pour pouvoir le rejoindre.
Délaissant la carcasse vide de l'objet, le basilic quitta l'immense salle et poursuivit sa route dans les couloirs vide de Poudlard. Il était décidé à quitter ce qui avait été sa seule demeure depuis sa naissance. Il en connaissait tous les recoins, se rappelait avoir glissé sur ces mêmes sols lorsqu'il était nouveau né aux côtés de son père Salazar. Le sorcier lui avait fait tout apprendre de ces lieux et ces connaissances lui servaient à nouveau.
Il fut étrangement facile pour la créature de sinuer à travers les corridors, indétectée par ceux qui habitaient le château même lorsqu'il était vide de ses jeunes visiteurs annuels. C'était comme si un voile s'était posé tout autour du serpent, cachant ses actions de la vue de tous.
Il n'y avait que trois personnes conscientes de ce qui se déroulait: Le Dieu du Chaos, Mimi, et la muse qui avait inspiré le basilic au bon moment.
Mimi se tourna vers son père et murmura, une fois Poudlard totalement libre de l'immense danger qui avait dormi entre ses murs durant des siècles:
"C'était un bon plan."
"Un excellent plan." Affirma le dieu.
Mimi sourit. Son plan à elle avait été choisi et était en bonne voit de porter ses fruits. Elle se sentait revigorée d'une nouvelle raison d'être. Elle pouvait encore aider ce monde qui était le sien.
"Comment trouvera-t-il les autres horcruxes?" Se demanda-t-elle. Le nom étranges sur sa langue, n'ayant découvert l'existence de ces choses que récemment.
"Un peu de chance par-ci par-là et hop!" S'exclama le dieu.
Mimi traduisit automatiquement par: 'la déesse chance va lui donner la chance de tomber sur les bons endroits où se trouve les bons objets et... hop! Le tour est joué'.
Elle haussa ses épaules transparentes et sourit un peu plus. Il y avait des avantages à être un dieu qui connait tous les autres dieux. On pouvait leur demander un coup de main pour accomplir le plus fou des plans.
"J'ai une question." Annonça-t-elle soudainement. Avec un rien d'assurance qui n'avait pas été là avant les évènements de cette nuit.
Le dieu lui fit signe de continuer.
"Vous êtes un dieu, pourquoi n'allez-vous pas simplement où se trouvent les horcruxes pour les faire disparaître d'un geste de main?" Demanda-t-elle.
"Ah..." Murmura le dieu du chaos. "Il y a plusieurs raisons. Mais commençons par la plus importante: Les humains ont l'idée que leur dieu, quel qu'il soit, leur a offert le libre arbitre. Le libre arbitre est cependant bien plus que ça. C'est le nom que fut donné à la barrière séparant Dieux et mortels. Les dieux auraient pu créer ce monde et y vivre pour l'éternité, usant de leurs pouvoirs à tout va sur cette terre. Mais cela aurait bloqué l'évolution humaine. Car les mortels auraient réalisés qu'ils n'avaient aucun moyen de protester les décisions de leurs dieux. La peur de répercussions s'ils essayaient, avec raison car les dieux seraient intervenus, aurait causé en eux un repli tel qu'ils seraient restés centrés sur leurs petites vies. Ils auraient vécus pour dormir, manger et travailler. Il n'y aurait eu aucune des révolution artistiques, technologiques, scientifiques qui ont transformé la planète. Les mortels n'auraient plus été que des fourmis accomplissant des actions répétées jours après jours. Tout au plus certains auraient formés des armées pour leurs dieux, et les dieux auraient usés d'eux dans de grands jeux militaires sans queue ni tête. Les humains seraient devenus des pions sans esprit, des objets à utiliser puis à jeter."
"Alors vous avez créé le libre arbitre?" Questionna la jeune fantôme.
"Nous avons formé une barrière à l'aide de nos pouvoirs combinés. Tous les dieux du monde, de tous les panthéons, ont participé. Quelques uns ont aidé dans le seul but de poser quelques trous dans cette protection, afin de mieux pouvoir se faufiler à travers plus tard. Nous le savions tous, comme nous savions que quelques uns de ces dieux seraient nécessaires pour maintenir un semblant d'ordre sur terre. Le principal était qu'il y ait quelque chose pour séparer mortels et dieux. Pour que les dieux ne puissent pas faire de la terre leur terrain de jeu. Nous avions déjà des terres pour vivre et évoluer alors nous pouvions laisser la Terre pour vous. Cette barrière fut appelée libre arbitre parce que sans notre présence les humains avaient le choix de leur avenir, de ce qu'ils pouvaient faire de leurs vies. Et cette séparation est la raison pour laquelle nous ne pouvons pas juste venir et agiter nos pouvoir dans tous les sens pour faire tout ce que nous voulons. Il y a des exceptions parfois, des choses qui arrivent parce que la barrière est plus faible à certains endroits ou moments... c'est ce qui cause certains miracles. Il y a aussi des conditions qui furent posées avec la barrière: des épreuves que nous avions le pouvoir de faire passer aux mortels et les conséquences autorisées à leurs échecs ou victoires."
Ayant compris ce qui venait de lui être expliqué, Mimi se rappela que son père avait parlé de multiples raisons: "Quelles sont les autres raisons?"
"Chaque dieu a un domaine attitré. Les autres dieux ne peuvent pas intervenir si un événement se produit dans le domaine d'un autre. En prenant charge de l'humanité j'ai gagné la liberté d'agir dans tous les domaines et de demander la participation de tous les dieux. Il reste tout de même un domaine qu'aucun de nous, même moi, ne peut toucher..."
"Lequel?"
"La mort." Répondit-il.
"Mais je suis morte et pourtant je vous aide." Protesta Mimi.
"Tu es un fantôme. Tout fantôme est créé par le chaos, mon domaine. C'est un hic dans la machine de la mort, une erreur causée par l'imprédictibilité du chaos. Quelque chose d'assez exceptionnel. Et les fantômes sont des personnes décédées transportées 'en dehors' du domaine de mort. Puisqu'ils ne sont pas vivant mais existe dans le domaine de vie. Ils m'appartiennent donc en raison de leur existence improbable."
Il pencha la tête, essayant de trouver un moyen d'expliquer ce qu'il voulait. "Les horcruxes sont des objets. Non vivants mais liés à la mort par l'usage qui en est fait. Ils peuvent donc être détruits par l'intervention d'un dieu hors du domaine de la mort. Les morceaux d'âmes qu'ils contiennent ne sont pas considérés comme une âme mortelle, qui tomberait sous le domaine de mort. Des morceaux d'âmes sont vus comme des objets, des choses sans vie véritable dont n'importe quel dieu peut s'occuper. Parmi les objets sur Terre, seuls quelques uns créés par la mort elle-même sont intouchables. Tout autre objet, malgré les liens possibles au domaine de mort, sont des objets créés dans les autres domaines des dieux. Par exemple une épée tombe dans le domaine d'Héphaïstos, dieu du feu des forges et des volcans. Si une épée est utilisée pour créer un horcrux, Héphaïstos ou tout dieu qu'il souhaitera s'en chargera. Je ne peux pas mieux expliquer l'intricacité de nos domaines. Est-ce que cela réponds à ta question?"
"Oui." Répondit Mimi tout simplement. Elle avait compris ce qui comptait et c'était le plus important. "Que faisons-nous maintenant?"
"Nous allons planifier un peu plus. J'ai tellement de projets et si peu de temps!" Se plaignit le dieu du chaos. "Mais avec l'aide de mes assistants tout est possible." Et il se mit à rire à gorge déployée.
Parfois Mimi pensait qu'il était effrayant, mais dans un bon sens. Machiavélique pour de bonnes raisons. Elle appréciait les possibilités qu'offrait le dieu du chaos. Plus que tout elle aimait le sens de famille qu'elle avait à ses côtés, une famille qui grandissait à chaque nouvel assistant qu'il choisissait.
Le dieu du chaos observa sa jeune charge avec amour. C'était la première fois de toute son existence qu'il pouvait toucher, parler, vivre avec l'un de ses enfants. Jusqu'à ce récent retour dans le temps il n'avait pu les voir que de loin, leur donner des idées et les regarder vivre leurs vies. C'était une chance pour lui d'avoir ses enfants auprès de lui, de vraiment pouvoir être un père pour eux. Tout l'amour qu'il possédait et n'avait pu donner totalement avant ce jour, était comme libéré d'un très long sommeil. Son coeur n'était plus fermé, silencieux, secret. Il pouvait afficher ses sentiments, les diriger vers ses enfants. C'était bien plus que la vague sensation de chaos qu'il avait pu leur faire parvenir depuis des millénaires. Et il était heureux.
Son esprit se tourna un instant vers l'un des horcruxes qu'il voulait anéantir. C'était l'un des rares objets créé par la mort. Un qu'il ne pouvait toucher. Le basilic ne pourrait même pas en trouver la cachette. A moins que les dieux du domaine de mort n'interviennent... le plan de Mimi ne serait qu'en partie accompli.
Il soupira. Ils verraient bien plus tard ce qu'il adviendrait. Au pire il trouverait un moyen de détruire le corps de Voldemort et d'enfermer ce qui lui restait d'âme dans... oh! Il venait d'avoir une idée. En s'arrangeant pour manipuler les pouvoirs du Lord noir... de façon à ce qu'il ne puisse les utiliser que d'une seule manière et avec des restrictions précises... ouep! Ça devrait pouvoir marcher.
Le dieu du chaos laissa son petit fantôme en charge de la table des plans (immense table couverte de plans et de parchemins vierges attendant de recevoir ses nouvelles idées). Et disparu de ce qu'il considérait être son petit coin de paradis.
Il réapparut dans un grand zouk égyptien. Il lui fallait juste trouver... Ah! Ce serait parfait si la chance était de son côté et si ce particulier étalage contenait ce dont il avait besoin.
Dame Chance se tenait en effet à côté de l'étalage avec un grand sourire aux lèvres...
Le vendeur, un homme d'une cinquantaine d'année, tourna son attention et celle de son jeune apprenti (son petit-fils de 14 ans qui reprendrait sa place le temps venu) vers le client qui approchait leur stand. Il y avait du pouvoir chez cet individu étranger dont il n'aurait su définir l'apparence. Le vendeur se prit à penser que la vente à venir serait la plus importante de sa vie.
Affichant un doux sourire, les yeux scintillant à l'idée du marché qu'il allait pouvoir négocier, le vendeur annonça: "Salam'alikom, vous trouverez ici votre bonheur pour éclairer vos nuits." Et en effet, des dizaines de lampes de toutes sortes et de toute beauté s'étalaient sur de larges présentoirs autour de lui. Même abrités sous une tente, les rayons du soleil matinal se posaient légèrement et faisaient scintiller ces trésors. Le jour commençait à peine là ou la nuit n'était pas tout à fait finie en Angleterre.
"Salam'alikom, je cherche une lampe toute particulière."
"Bleu nuit, dorée comme un soleil, petite ou grande, pour séduire ou pour détendre. Nous avons de tout."
L'étranger sourit joyeusement: "Mais avez-vous des lampes pour enchanter?"
Le vieil homme se redressa derrière son étalage et regarda l'étranger avec de nouveaux yeux. Il avait été introduit au monde sorcier quand son fils s'était révélé être des leurs, et avant cela il avait eu un aperçu de cette société cachée. Comme tout égyptien la magie et les pouvoirs anciens faisaient parties de leur héritage. Ce que d'autres verraient comme superstition de leurs parts, les égyptiens voyaient comme pure connaissance de leur monde. La magie était réelle et elle vivait dans l'ombre des pyramides. Les touristes ne pouvaient y avoir accès ou réaliser son existence que s'ils étaient eux-même sorciers.
Le vieil homme lui, avait à sa disposition un cadeau que son fils lui avait fait et qui lui disait qui était sorcier ou non. C'était un charme sous la forme d'une lampe qu'il portait en bracelet. Son petit-fils, qui n'avait pas hérité du don de sorcellerie, avait le même. Hors les deux charmes dévoilaient la même chose: cet étranger n'était pas sorcier, de cela il était sûr. Au sourire grandissant de l'inconnu face à lui, le vendeur compris que l'homme pouvait d'une manière ou d'une autre lire ses pensées. Le vieil homme frissonna: la vente allait être plus difficile à cause de ça.
Le dieu du chaos ricana. Le vendeur ne s'inquiétait pas de ce qu'il pouvait être puisqu'il n'était pas sorcier mais plus de l'avantage qu'il avait de pouvoir lire ses pensées. C'était très drôle.
"Pour enchanter? Qui voulez-vous enchanter?"
'Hum... quelqu'un qui aurait besoin qu'on l'éclaire sur la dure réalité de la vie." Répondit le dieu.
"Besoin d'un peu de sagesse ou..."
"Besoin d'un grand coup de pied au derrière." Rigola le dieu. "Mieux que cela, il faudrait de quoi arrêter ses explosions de stupidité. Je verrai bien... une belle prison dorée."
"Prison..." S'étonna le vieil homme. Il n'y avait qu'une sorte de lampe qui servait de prison. "Ces lampes là ont souvent plus de magie qu'un homme ne pourrait supporter."
"Et s'il n'était pas homme? S'il était quelque chose de plus?"
"Il pourrait l'allumer sans difficulté."
"Alors c'est ce qu'il me faut." Annonça le dieu, avouant discrètement qu'il était en effet plus qu'un homme. Et qu'il pourrait gérer détenir ce type de lampe très rare.
Le vendeur hocha la tête, arrivant à la logique conclusion que l'étranger avait du pouvoir. De toute manière la lampe qu'il voulait ne pouvait marcher que si vous aviez un peu de magie en vous. Et seul un grand pouvoir pouvait y enfermer quelque chose. Plus important encore, seuls ceux qui y étaient destinés pouvaient parler de ou posséder une telle lampe.
A ce moment-là, le vieil homme commença à parler prix... et le dieu commença à marchander.
Un temps indéfini plus tard... de nombreux clients ayant marchandé moins auprès de l'apprenti tandis que son grand-père s'amusait avec leur client inconnu... très très très longtemps après le début de cette matinée bien remplie...
Pour être plus clair: plusieurs heures plus tard...
Les deux hommes arrivèrent à un prix correct... c'est à dire que d'une façon ou d'une autre le vendeur se retrouva avec un prix plus élevé que celui de départ... vous ne rêvez pas, le prix était plus haut...
Et le dieu agrippa son nouveau trésor, salua son nouvel ami et sautilla joyeusement hors du marché, sous les yeux ahuris du vieil homme et de son petit-fils.
Le prix était vraiment plus élevé... mais vraiment, vraiment, vraiment... ce que vous paieriez pour un bijou unique d'un créateur de renommée mondiale, et milliardaire de surcroit. Le tout pour une lampe. Bon d'accord c'était une lampe tout aussi rare et tellement plus magique aussi. Mais quand même!
Le vieil homme se mit à rire. Il avait enfin trouvé quelqu'un capable de le surpasser au jeu du marchandage. C'était une superbe journée.
Le dieu du chaos quant à lui avait décidé de se promener un peu en Égypte pour la journée, le temps de trouver ce dont il aurait besoin pour enfermer Voldemort dans sa lampe pour l'instant très vide. Le processus pour créer un génie est après tout très compliqué et nécessite de nombreux ingrédients. De plus, le dieu ne pouvait pas directement faire le rituel, il devrait conduire l'un de ses enfants sur Terre à le mener à bien. Hors, seuls les égyptiens avaient le savoir et le pouvoir nécessaire et il n'y avait qu'un seul de ses enfants en Égypte. Un seul être capable de recevoir l'énergie du dieu du chaos qui seule pourrait limiter le pouvoir de Voldemort, en faire quelque chose comme: ne peux réaliser que les bons voeux, seulement un par maître et sans jamais pouvoir utiliser sa magie pour lui-même.
Ce serait encore plus précis que ça, un véritable contrat incontournable, mais pour l'instant c'était le plan général de ce qu'il voulait.
Peut-être qu'un jour, quand la mort ou ses dieux se décideraient à détruire la part d'âme enfouie dans la bague des Gaunt (l'une des Reliques de la Mort), le dieu du chaos pourrait finir Voldemort une fois pour toute. En attendant le sorcier noir ferait un génie parfait. Le dieu du chaos était certain de pouvoir en rire pour les siècles à venir. A condition de mettre en place les commandes de l'apparition du génie ou se qui s'appelait le protocole des génies: comment agir quand on apparaît devant son nouveau maître.
Le dieu du chaos commença une longue liste de protocole: se prosterner devant le nouveau maître, annoncer 'vos désirs sont des ordres', glorifier le maître, accomplir tous ses désirs à condition qu'ils n'aient rien à voir avec une possible libération du génie... et ainsi de suite.
C'était le meilleur plan qu'il ait jamais eu. Il avait toujours rêvé de créer un génie. Il y avait tant de chaos possible avec un génie dans la nature.
Le grand rire machiavélique qui parcourut l'Égypte fit frissonner des milliers de touristes. Les égyptiens eux sortirent toutes leurs protections et prièrent leurs dieux. Et s'ils eurent la chance de recevoir un sentiment rassurant de leurs dieux ce jour-là, c'est simplement que les dieux savaient déjà qui était la cible de ce rire et que cette cible ne se trouvait pas en Égypte. Pourquoi laisser leur peuple avoir peur quand il était si facile de leur murmurer que tout irait bien pour eux?
Par contre, il y avait une personne au monde qui aurait du s'inquiéter de ce qui lui était destiné.
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Note Auteur: J'avais un mal fou à écrire cette partie. J'avais le début du plan de Mimi mais le reste ne voulait pas sortir. Heureusement je suis tenace et veut finir cette histoire. Aussi longtemps que les blocages d'écritures durent, je poursuivrai mes efforts ^^. Donc ne vous inquiétez pas du temps qui passe entre les mises à jours. Ces fanfictions auront une fin un jour... Je sais, ce n'est pas très rassurant lol.
