Whaouu ! J'ai été agréablement surprise de lire tous ces reviews qui m'attendaient ! Je vous adore ! Voici la suite :)
POV Damon
- Tu t'es enfin décidé à l'embrasser... C'est un bon choix, vu que tu l'aurais probablement frappée.
Je me retournai vivement. Abigail me faisait face et semblait réfléchir, un doigt posé sur son menton.
- Qu'est-ce que tu fous ici ? Laisse tomber, tu n'es qu'une illusion de toute façon.
- Tu penses ? Moi je dis que tu te trompes.
- Non. Je t'ai tué, grinchai-je entre mes dents.
Elle me scruta attentivement en abordant une expression impassible.
- Tu m'as sauvée. C'est complètement différent.
Je roulai les yeux.
- Je t'ai tuée pareil, Abi.
- On peut dire ça comme ça.
- Et comment tu sais que j'ai failli frapper Elena ?
Elle se mordit la lèvre inférieure en se trépignant sur ses pieds.
- C'est top secret.
- Sérieusement ? Demandai-je, exaspéré.
- Oui, monsieur Salvatore, plaisanta-elle.
- Merde, Abi ! C'est la deuxième fois que je te vois depuis presque cent ans, alors fais pas chier !
Elle fronça les sourcils.
- Damon, crois-moi, j'aimerais bien t'en parler. Comme avant, dit-elle en faisant un petit sourire triste. Mais tu devras le découvrir par toi-même. Vous devrez le découvrir. Ensemble. Peut-être avec mon aide... Sourit-elle.
- Quoi ? Qui...
Elle haussa les épaules. Je secouai la tête... Elle n'avait toujours pas apprit à mentir.
- Tu le sais, l'accusai-je.
- Oui.
Elle se tourna et commença à s'éloigner.
- Attends ! Criai-je.
- Vous allez me revoir, monsieur Salvatore. N'aillez crainte, souffla-t-elle sans se retourner.
Elle me disparut aussi vite que l'autre fois. Putain. J'étais certain qu'elle parlait d'Elena.
POV Elena
J'ouvris la porte de la maison et entrai dans ma chambre. Bon. Il fallait que je passe en revue tous les évènements qui s'étaient passés. Je commençai donc à marmonner en me laissant tomber sur mon lit.
- Damon m'a embrassée. Oh mon...
Un petit rire cristallin résonna à mes oreilles. Je me relevai d'un bond, prête à courir le marathon. Je n'étais pas seule. J'inspectai rapidement la pièce d'un regard circulaire en n'apercevant rien d'inhabituel. J'étais pourtant sûre d'avoir entendu une femme rire.
- Hum... Par ici, s'éleva la voix.
Je me retournai et poussai un petit cri. Un semblant de lutin tiré d'un conte de Noël était aisément allongé à l'endroit où j'étais il y a cinq minutes. Je pris la brosse à cheveux qui traînait sur la table de chevet et la dirigeai vers le lutin en signe de défense.
- Hé ! Du calme, Elena, dit la créature.
Je fronçai les sourcils en reculant de quelques pas.
- Qui êtes-vous ? Comment me connaissez-vous ?
Elle fit traîner une de ses petites mains dans sa chevelure rousse et me sourit.
- Abigail. Abigail Rose.
- Vampire ?
Abigail hocha la tête en signe de négation et plissa les yeux.
- Loup-garou ?
- Essaie encore.
- Vous êtes une sorcière ?
Elle leva les yeux au ciel, ce qui me fit penser aux mimiques de Damon.
- Vous êtes un lutin, non ?
Ses yeux noirs s'agrandirent. Oh oh. Je l'avais vexée.
- Non, Elena. Je ne suis pas un elfe, ni un lutin. Ça n'existe pas. Je suis un fantôme.
- Ce qui explique l'arrivée sans que je ne m'en rende compte.
Ses lèvres se retroussèrent lentement.
- Désolée de t'avoir fait peur. Et pour répondre à ta deuxième question, je suis une amie de Damon. Enfin, j'étais une amie de Damon, rectifia-t-elle.
Son regard descendit sur la brosse que je tenais fermement dans ma main.
- Je ne suis pas dangereuse. Je suis venue pour vous aider.
- Nous ? Moi et Damon ?
- Oui.
- Raconte, soupirai-je en laissant tomber mon arme sur le tapis.
- Tu serais mieux de t'assoir, m'avertit-elle.
Je m'assis sur le rebord de mon lit en ne lâchant pas Abigail du regard en ayant la décence d'être méfiante. Elle fixa un point imaginaire au plafond, complètement perdue dans ses pensées.
- C'était il y a longtemps. En 1864.
- Attends... Katherine était là ? Tu la connais ?
- Ouais. J'étais la femme de ménage de la famille Salvatore depuis l'âge de quinze ans. J'étais orpheline, mes parents avaient été victimes d'un incendie à ma naissance. J'avais seize ans lorsque Damon et moi avons commencé à nous côtoyer.
À la simple mention de la dernière phrase, une bouffée de jalousie me traversa. J'essayai de ne rien laisser paraître.
- Nous partagions tout, il est vite devenu mon unique et seul ami, continua-elle. Il n'y avait pas de sentiments déplacés. Je ne l'aimais pas comme un éventuel prétendant, c'était juste mon meilleur ami. Mais Katherine ne voyais pas les choses ainsi. Elle était de plus en plus jalouse de notre relation dépourvue de mensonges. Damon m'avait révélé sa vraie nature, j'étais d'autant plus méfiante.
Son visage se tordu en un rictus mauvais.
- Je ne l'ai jamais aimée. Elle ne me disait rien de bon, en plus de manipuler Damon. Je voyais bien son petit manège. Un jour, Damon et moi nous baladions dans le jardin quand mademoiselle Pierce nous a rejoints en criant. Elle était furieuse. Elle avait découvert que Damon m'avait révélé son secret.
Abigail frissonna à ces souvenirs.
- Tout s'était passé très vite. Je n'arrive plus à
me souvenir parfaitement de ce qui est arrivé, mais j'en garde encore des séquelles. Elle m'a transformée.
- En vampire ? Mais tu m'as dit que tu n'étais pas un vampire !
Elle sembla ne pas m'entendre, comme dans un autre monde.
- Je me suis réveillée durant la nuit, complètement confuse. Ma gorge me brûlait. J'en savais suffisamment au sujet des vampires pour comprendre qu'il me fallait du sang, et vite. Mon instinct m'a entraîné au village en moins de quelques secondes. C'était calme, les villageois dormaient... J'ai entendu les battements du cœur d'une petite fillette qui provenaient d'une maison à quelques mètres de moi. Je suis grimpée par la fenêtre et j'ai atterris dans une chambre. Je me suis ruée vers le corps allongé sur la couette. Tu peux deviner la suite.
Elle se leva et marcha en rond dans ma chambre sans arrêter de parler :
- Damon est arrivé. Il était à bout de souffle et s'est jeté sur moi pour essayer de me faire lâcher prise. Je voulais lâcher prise. Mais j'en étais incapable, l'appel du sang était trop fort. C'était comme si je ne contrôlais pas mon corps, comme regarder un film défiler devant mes yeux. J'ai supplié Damon de mettre fin à mon calvaire. Il m'a enfoncé un pieu dans la poitrine.
Abigail s'arrêta devant moi et me regarda droit dans les yeux.
- Il m'a sauvé de cette existence et a sauvé la petite fille. Je lui en suis beaucoup reconnaissante.
- Il ne m'en a jamais parlé, soufflai-je.
- Je sais. Mais je ne suis pas venue ici dans le but de te raconter mon histoire. C'est bien plus que ça, et ça ne peut pas attendre.
Alors, l'histoire d'Abigail ? Son lien avec Damon ? Que pensez-vous qu'elle est venue faire ? Bisous
