Bon il n'y a pas beaucoup de Harry Draco dans ce chapitre (désolée mais il en faut pour tout le monde...) J'espère que vous aimez toujours, je n'ai vraiment pas beaucoup de reviews (toute tristounette moi...) Je travaille sur le chapitre 15 qui sera probablement le dernier, l'heure des révélations approche, j'espère que vous ne serez pas déçue. Je vais probablement faire un ultime chapitre qui n'en sera pas un pour remercier tout le monde. D'ailleurs j'en profite pour remercier ceux qui m'ont mis dans leurs favoris.
Si vous avez le temps et que vous aimez les snarry, je coécris avec une amie Hamelina et nous avons ouvert un compte commun, la fic s'appelle Lui est Moi, ce sont des pov alternées de Harry et Severus, elle écrit sur Harry et j'ai choisi Severus.
biz à tous! (y'aura peut-être un chapitre de poster lundi pour me faire pardonner le peu de Harry et Draco...)
Chapitre 11: Les mots qui blessent
Ron se dirigea vers les tours de Gryffindor en titubant quelque peu. Lorsqu'il pénétra dans la salle commune, il fut accueilli par une Hermione folle d'inquiétude.
- Ron! Mon Dieu tu vas bien!
Elle se jeta violemment dans ses bras et Ron serra ce petit corps fragile contre lui.
- Tout va bien, Hermione! Rassura-t-il.
- J'étais tellement inquiète je ne sais pas ce que j'aurais fait si je t'avais perdu toi aussi!
Il l'étudia quelques secondes. Il n'avait jamais reparlé de ces trois mots désespérés qu'ils s'étaient hurlés la veille de la bataille qui aurait du être finale, onze mois et ni l'un ni l'autre ne s'étaient risqués à franchir la barrière symbolique qui les retenait sournoisement entre ces liens de culpabilité et de remords.
Flashback
- RONALD! C'EST ABSURDE! JE NE RESTERAI PAS EN RETRAIT! JE NE PEUX PAS CROIRE QUE TU OSES ME LE DEMANDER!!! Beugla-t-elle folle de rage.
- JE TE LE DEMANDE PARCE QUE JE T'AIME! Hurla-t-il avant même de pouvoir retenir les traîtres qui éructèrent de sa bouche contre son grès.
- JE T'AIME AUSSI MAIS JENE T'AI RIEN DEMANDE MOI!!! S'insurgea-t-elle.
Un long silence suivie cet intermède alors qu'ils s'observaient haletant, les joues rougies par la colère et l'embarras.
Puis Ron pris soudain la parole, hésitant mais résigné:
- Si tu m'aimes, murmura-t-il, sois prudente.
Puis il quitta la pièce sans un regard pour son amie.
Fin du flashback
- Tout va bien. Répéta-t-il.
Elle se dégagea de lui et l'observa.
Il était très pâle et même s'il sortait d'un semi coma, il avait ses ombres profondes sous les yeux, le dos un peu voûté, il ne porterait bientôt plus tout ce poids qu'il s'entêtait à prendre sur lui.
♦♦♦
Trois coups secs résonnèrent sur la lourde porte du directeur de Hogwarts, celui-ci arqua un sourcil surpris: depuis quand frappait-on à sa porte?
Il prit un plaisir malsain à prononcer le mot qui le rappelait à sa position de directeur:
- Entrez.
Il vit Blaize se planter devant lui insupportablement impassible comme à son habitude mais ses mots tranchant le firent grincer des dents.
- Il avait tort Snape!
Il aurait pu le gratifier de sa longue tirade méprisante sur le fait qu'il était Directeur Snape ou Professeur Snape mais il savait qu'avec Blaize c'était peine perdue.
Il planta ses yeux noirs et brillant dans ceux du jeune homme:
- Et vous allez m'expliquer ou vous préférez qu'on joue aux devinettes? Cracha-t-il.
- Mad-Eye, il a dit que ce n'était qu'une théorie mais il avait tord. Et vous n'y avez même pas pensé! C'est pourtant vous l'expert en magie noire non? Railla-t-il.
- Venez-en au fait avant que je vous fasse découvrir dans quel autre domaine je suis expert Zabini! Siffla-t-il.
- Toujours aussi aimable! Ricana-t-il.
- Toujours aussi insupportable! Rétorqua Snape.
- Comment des fragments d'âmes après avoir été violemment séparés peuvent-ils se ressouder? Demanda-t-il.
Snape le considéra un instant, il semblait être dans l'une de ses intenses réflexions que personne n'osait déranger… excepté Blaize.
- Alors?
Snape le toisa du regard et articula lentement:
- Effectivement, seriez-vous moins stupide que vous en avez l'air Zabini?
- Mais peut-être que c'est vous qui l'êtes plus que vous n'osez l'admettre, Professeur. Insista-t-il vicieusement.
Les yeux de Snape se révulsèrent presque de rage mais la maîtrise qu'il affichait était dérangeante.
- Mais quel intérêt de détruire les horcrux lui-même puisqu'il en connaît les conséquences c'est comme s'il se tuait un peu? Demanda Blaize surpris.
- L'orgueil Zabini.
Blaize regarda Snape impassible.
- S'il doit être affaibli ou mourir ce sera de sa propre main et certainement pas celle de Potter!
- C'est probablement la grande logique des psychopathes, vous avez l»air de bine la connaître. Se moqua Zabini.
Mais Snape préféra ne pas relever la boutade.
- Il s'est simplement débarrassé des objets qui le rendaient dépendant, il veut être autonome, il veut se suffire à lui-même, il n'a besoin de rien ni de personne, la dépendance est une entrave à la grandeur, au prestige mais surtout au pouvoir. Le pouvoir, Mr Zabini, réside dans le simple fait que l'on dépende de vous. Voldemort n'avait plus le pouvoir avec les horcrux, du moins le pensait-il, sa seule erreur probablement.
Blaize écoutait Snape avec intérêt et curieusement ses paroles prenaient tout leur sens.
Mais il ne put s'empêcher de se demander si Voldemort avait tout appris dans le manuel du parfait psychopathe.
- Alors s'il ne possède plus ses horcrux pour le rendre immortel, il suffit juste de lui lancer l'avada! Conclue Blaize.
Snape afficha un rictus malveillant.
- Ne vous faîtes pas plus naïf que vous ne l'êtes Zabini! Vous savez très bien que même sans être immortel, il est l'un des plus puissant sorcier du monde magique.
- Vous devez reprendre l'entraînement avec Potter! Dit-il sur un ton impérieux.
- Aux dernières nouvelles Severus Snape dirigeait Hogwarts et non Blaize Zabini!
- Alors Severus Snape ferait bien d'accélérer les choses avant que Blaize Zabini ne s'en charge! Rétorqua-t-il.
- Et pourquoi feriez-vous cela? Demanda Snape intrigué.
- Question de sécurité. Répondit-il sèchement.
- Pour Hogwarts?
- Non pour Potter.
Snape l'étudia un moment, il semblait ne pas comprendre mais Blaize n'allait rien lui dire, puisqu'il se pensait intelligent, qu'il le prouve!
♦♦♦
- Draco! Appela Harry timidement en entrant dans leur chambre.
Il trouva Draco assis sur leur lit, les mains jointes entre ses genoux, la tête baissée.
- Draco… il soupira… je comprends. Je ne te demande pas de… j'ai juste…
Mais il ne put terminer sa phrase.
- Je dois partir. Chuchota Draco dans un souffle.
Harry écarquilla les yeux d'horreur, ce qu'il redoutait depuis si longtemps s'était produit, Draco s'en allait, Draco le laissait, Draco ne voulait plus de lui, Draco le tuait.
Mais son regard bienveillant se posa sur Harry lorsqu'il réalisa que Harry avait mal interprété ses mots.
Il se leva pour lui faire face et prit son visage entre ses mains:
- Le Maître m'appelle, idiot, à quoi tu pensais encore?
Harry ne put retenir un soupir de soulagement et afficha un petit sourire contrit et Draco contint avec beaucoup de peine cette envie qu'il avait de réconcilier leurs corps.
- Ne m'attend pas ce soir.
- Je vais aller voir Rémus je pense.
Draco hocha la tête et l'attira à lui pour le prendre dans ses bras. Ce geste émut profondément Harry car il savait apprécier le peu de geste tendre que Draco avait encore pour lui.
Il murmura dans son cou qu'il devait être prudent et Draco transplana alors que Harry resserra son étreinte sur le vide qui remplaçait cruellement Draco.
Harry se dirigea alors vers la porte bien décidé à rendre visite à Rémus qui lui manquait tant mais la porte s'ouvrit sur l'abject Maître des Potions.
- Professeur? Interrogea Harry.
- Suivez-moi Potter. Dit-il sèchement lui tendant son bras pour qu'il transplane.
- Mais où ça?
Snape ne prit même pas la peine de répondre.
- Je n'ai pas prévenu Draco, il faut que je…
- J'ai dit: suivez-moi Potter. Articula Snape venimeux.
Harry obtempéra et ils se retrouvèrent tous deux dans le bureau de Snape à ceci près qu'il avait changé, il n'était plus qu'une gigantesque…
- Crucio.
A peine eut-il lâché le bras de Snape que le sort tomba. Harry se tordait de douleur en gémissant sur le sol, ses jambes l'ayant trahi au premier signe de douleur.
Il ne sait combien de temps Snape maintint le sort mais il l'entendait crier contre lui:
- DEBOUT POTTER! MONTREZ MOI QUE VOUS SAVEZ SURVIVRE!
Harry hurlait presque de douleur. Et Snape mit fin au sort alors que Harry n'était plus qu'une masse informe recroquevillée sur le sol et Snape pouvait l'entendre gémir:
- Arrête Draco, je t'aime.
