Chapitre 11: Tout à une fin
Agenouillée devant Voldemort, je fixais les Mangemorts regroupés autour de l'estrade.
- Je te repose encore une fois la question Granger, où se trouve Potter ?
Harry et Ron m'avaient abandonnée, laissée à mon sort voilà bien longtemps, comment pouvais-je savoir où ils se trouvaient.
Voldemort ne semblait pas satisfait de mon ignorance.
Mon corps fut secoué de spasmes violents suite au doloris, mon cri de douleur fut couvert par le rire des Mangemorts.
- Ma patience est à bout Granger.
Aucun de mes muscles ne répondait plus à mes sollicitations suite aux nombreux doloris qui avaient parcouru mon corps.
- Je vous en supplie... arrêtez...
Voilà à quoi j'en étais réduite, moi la fière Hermione Granger à supplier mon bourreau.
Il rit :
- Navré ma chère ; mais tu ne m'es plus d'aucune utilité. Je pensais que tes amis en apprenant ta capture n'hésiteraient pas à venir à ton secours. Il faut croire que tu ne leur es pas si précieuse que ça !
J'aurais tant aimé ne pas l'écouter et pourtant il avait raison.
Harry et Ron avaient dû apprendre ma capture alors pourquoi n'avaient-ils rien tenté ?
- C'est compréhensible Granger, après tout pourquoi deux Sang Purs fréquenteraient une Sang-de-Bourbe ? Ils ont eu pitié, mais maintenant qu'ils sont débarrassés de toi, ils n'ont plus de raison de faire semblant !
Non c'était impossible !
Ron et Harry étaient mes amis, après tout ce que nous avions traversé ensemble pouvaient-ils m'abandonner comme une vieille carte de chocogrenouille.
Quelle raison avais-je de lutter contre mon destin si je n'avais plus aucune raison de me battre ?
Je pleurais, les larmes dévalant mes joues, je levais la tête vers Voldemort qui m'observait.
- Je te proposerais de rejoindre nos rangs si ton sang n'était pas si impur !
Je baissais la tête acceptant mon triste destin mais au combien chaleureux comparé à l'attente dans laquelle je vivais.
- Malefoy prouve-moi une bonne fois pour toute que l'on peut compter sur toi. Tue-la.
Je devinais les pas de l'ancien Serpentard qui nous rejoignait.
- Montre-nous à quel point ton père peut-être fier de toi ! Tue-la ! l'encouragea Voldemort.
La respiration de mon bourreau ralentit alors que d'une voix ferme il lançait le sortilège impardonnable :
- Avada Kedavra.
Contrairement à ce que l'on dit, je ne vis aucun de mes souvenirs heureux défilés devant moi, peut-être n'en avais-je pas tout simplement.
J'entendis le souffle du rayon avant qu'il ne m'atteigne.
Aucune douleur simplement le noir : la mort.
