Bonjour à toutes !
Voici donc un nouveau chapitre. J'espère qu'il vous plaira ! Un immense merci à Louise Malone pour son aide pour une partie bien précise ! Merci aussi à Evy pour son aide, et à puceron52 pour sa collaboration !
Précision : au chapitre 10, Alice a murmuré quelque chose à l'oreille d'Emmett qui l'a fait accepter de faire de réels efforts pour accepter Bella. La réponse sera au chapitre 12, mais une lectrice a trouvé !
Disclaimer : les personnages ne m'appartiennent pas ! Je joue avec !
Bonne lecture !
Chapitre 11
Pov Edward
Nous avions passé un très bon après-midi, à nous balader sur la plage, manger, et s'embrasser. C'était bizarre d'embrasser cette jeune fille aux cheveux blonds et aux yeux verts, mais ses lèvres restaient toujours aussi douces, une sensation que j'espérais ne jamais oublier. Bella semblait avoir une attirance irrésistible pour ma bouche, cependant je devais avouer que je n'aimais pas trop que ce soit elle qui soit à l'initiative de nos baisers, parce que j'avais l'impression d'être dominé par elle, et en tant qu'homme, c'était vraiment dérangeant. Nous avions aussi beaucoup parlé de nous, et je lui avais menti en lui avançant que je ne voulais pas d'une relation compliquée, et que je ne coucherais pas avec elle avant sa majorité. Elle avait bien boudé un peu face à mes réticences, mais je la protégeais contre elle-même, parce que personne d'autre ne pouvait le faire. Quelque chose me disait que j'allais souffrir, mais j'étais majeur et vacciné, et j'assumais ma décision.
Un peu après notre "repas", nous avions vu arriver les indiens de la réserve qui venaient se baigner.
-Ils ont l'habitude de se baigner, quel que soit le temps et la température de l'eau. A croire qu'ils ne ressentent pas le froid.
Bella avait regardé longuement les jeunes indiens Quileutes jouer dans l'eau, plonger de la falaise, se couler entre eux. Je lui promis de lui présenter les quelques jeunes hommes présents.
-Tu les connais ? M'avait-elle demandé.
-Comme tous les ados, ils se battent, et finissent parfois aux urgences. Durant mes gardes, il n'est pas rare que j'en voie un ou deux pour des blessures bénignes.
Je ne les appréciais pas tous, mais ceux que j'aimais bien avaient ma confiance, et si un jour, un cas d'extrême situation devait arriver, alors je n'hésiterais pas à solliciter leur aide en leur demandant de cacher Bella en sécurité à la réserve Quileute.
La pluie s'était mise à tomber, nous incitant à rentrer. Le temps d'arriver à la voiture, nous étions tous deux trempés, pire que des serpillières. Bella riait, insouciante. Elle secouait la tête, et ses cheveux envoyèrent valser des gouttes d'eau partout dans l'habitacle de la voiture. Je mis le moteur en marche et nous ramenai rapidement à la villa, où je préparai deux cappuccino pour nous réchauffer que nous dégustâmes tranquillement devant la télé.
Nous ne nous étions plus embrassés de la soirée, mais le repas se déroula dans une ambiance chaleureuse. Nous discutâmes de tout et de rien, puis j'allai me coucher tôt, vu l'heure à laquelle je devais me lever le lendemain matin.
Le réveil sonna bien trop tôt à mon goût, mais je ne trainais pas sous la douche, que je pris, encore une fois, très froide, parce que comme souvent, je rêvais de Bella, et ces rêves impliquaient généralement un lit, une table, ou même une fois un ascenseur. Deux cafés et une pomme plus tard, j'étais dans la voiture, prêt à passer vingt-quatre longues heures de garde à l'hôpital. Je fus accueilli avec beaucoup de soulagement par la précédente équipe de garde, qui ne demanda pas son reste pour laisser leur place après que nous ayons effectué les transmissions.
Pov Bella
Edward était parti de bonne heure ce matin-là, aussi me préparai-je rapidement pour aller en ville avec Alice. Celle-ci arriva vers dix heures, fraîche et pimpante. Son étreinte était chaleureuse, et elle me réconforta, parce que l'absence d'Edward avait créé un léger malaise. Quand je lui montrai ma petite liste préparée la veille, la sœur du docteur éclata de rire.
-Je sens que ça va devenir très intéressant ! Rit-elle en se dirigeant vers la voiture tandis que je verrouillais la porte.
-Et encore, tu ne sais pas le meilleur, dis-je lentement, sachant pertinemment comment allait réagir la jeune femme.
-Quoi, il t'a embrassée ? S'écria-t-elle en bondissant sur le siège, faisant quelques écarts sur la route.
-Eh bien... Non seulement il m'a embrassée plusieurs fois, mais il accepte de pousser jusqu'à la deuxième base !
Alice poussa un cri aigu en tapant des mains sur le volant, avant de retrouver son calme.
-Waouh ! Si ce n'est pas une déclaration pour Edward, alors je suis la reine d'Angleterre !
Nous papotâmes jusqu'à Port Angeles, Alice ayant dévié le sujet sur sa relation avec Jasper. Elle m'expliqua qu'il l'avait courtisée de manière démodée, mais ça ne l'avait pas dérangé. En plus, comme elle le connaissait depuis des années (Edward et lui avaient fait l'école de médecine ensemble), qu'ils finissent en couple avait été plus qu'une évidence.
Nous commençâmes par nous arrêter au Wal-Mart, pour acheter ce qu'il me fallait pour l'exécution de mon plan « faire succomber Edward », puis nous passâmes à la librairie. Alice me harcela pour que je fasse acquisition du fameux Kamasutra, qu'elle pourrait m'emprunter à loisir, mais rien que penser à ce que ce livre renfermait fit chauffer mes joues à tel point qu'on pourrait y faire cuire un œuf ! Nous nous dirigeâmes ensuite vers l'hôpital, où Alice me conduisit jusqu'au service des urgences. La salle d'attente était pleine de patients, certains silencieux, d'autres hurlant, pleurant ou criant, les couloirs étaient encombrés de personnel qui s'agitait dans tous les sens, ainsi que de patients cherchant des médecins, des infirmières, ou tout simplement qui attendaient qu'on s'occupe d'eux. Alice évoluait comme quelqu'un qui connaissait parfaitement les lieux, et c'était sûrement le cas puisqu'elle m'amena jusqu'à une salle de repos vide. La sœur d'Edward se planta devant un grand tableau en liège sur lequel étaient placardés de nombreux documents, puis elle revint vers moi qui me dandinai, mal à l'aise, sur le seuil.
-Il n'est visiblement pas en pause, alors on va aller demander à Abby où il se cache.
Je ne dis rien, mais la suivis tout de même jusqu'au comptoir d'accueil. La dénommée Abby salua chaleureusement Alice, et la félicita pour son diplôme. Celle-ci en profita pour laisser ses références et coordonnées, au cas où l'hôpital serait intéressé par son projet de travail avec les enfants.
-Edward est en radiologie, mais il ne devrait pas tarder à revenir. Attendez-le en salle de repos.
Retour donc dans la salle que nous venions de quitter, dans laquelle je commençai à faire les cents pas, essayant de me détendre en examinant chaque détail des murs, des tableaux d'affichage... Sur un en particulier, il y avait des photos d'hommes et de femmes de toutes les ethnies en blouses, blanches, bleues, roses. Parmi elles, il y en avait plusieurs d'Edward, sur lesquelles il souriait, cependant je pouvais reconnaître des sourires forcés sur deux des sept photographies.
-Il aime bien le service des urgences, me confia Alice que je n'avais pas entendu arriver. Quand il y a peu d'affluence, que c'est calme, ils s'amusent comme des gamins ici.
Une des photos me marqua, parce qu'une grande femme blonde avait son bras sur l'épaule d'Edward, provoquant en moi une jalousie irrationnelle.
-C'est Kate sur la photo. Elle court depuis des années après Edward, mais elle fait partie de celles qui n'ont pas eu l'honneur de coucher avec mon frère.
Le ton de sa voix, et ses propos surtout, me choquèrent. Alice le vit très bien.
-Il y a eu un temps, quand il était en fac de médecine surtout, où Edward était un homme à femmes, et il profitait de l'attrait de la future blouse blanche pour piéger ses nanas. Il a changé maintenant, mais il a fait ses expériences, et il a compris en vieillissant qu'il avait besoin d'une vraie relation, aussi cherche-t-il la perle rare. Je crois qu'il l'a trouvée. Ne laisse jamais le doute s'installer Bella. Edward est encore fragile suite à son histoire avec Tanya, il a besoin qu'on croie en lui, en la sincérité de ses sentiments. Si quelqu'un te fait douter de lui, parles-en à Emmett, parle-moi. Mais s'il te plaît, ne pars pas.
Je m'étais tournée vers elle, et ses yeux brillaient de plus en plus. Je compris que toute la famille avait souffert de cette histoire, ce qui m'amenait à comprendre le comportement d'Emmett à mon égard. Je promis à Alice de ne jamais baisser les bras, juste au moment où une vieille infirmière noire entrait pour se servir une tasse de café en soupirant. Elle s'assit en grommelant sur les ivrognes et le delirium tremens qui pouvait en découler. Elle nous invita à nous servir en café, ce que nous fîmes avec plaisir.
-Alors Licy, il parait que tu es diplômée ?
-Oui ! J'ai hâte de travailler maintenant, mais ça va prendre du temps pour trouver un boulot.
Edward arriva sur ces entrefaites, un sourire radieux aux lèvres. Il salua sa sœur d'une étreinte chaleureuse, avant de me serrer dans ses bras, me volant un baiser furtif, ce qui fit glousser Alice.
-Bella, tu veux que je te fasse visiter ?
J'acceptai avec plaisir, aussi Edward se fit-il un devoir de me montrer les lieux où il évoluait lors de ses gardes. Il me proposa de faire la même chose pour son service de pédiatrie, mais ne put prolonger la visite des urgences parce qu'il fut interrompu par l'arrivée d'une ambulance, requérant son aide. Je lui souhaitai bon courage, puis suivis Alice jusque dehors.
-Edward est différent quand il travaille, n'est-ce pas Bella ? Me demanda Alice tandis que nous retournions à la voiture.
-Oui, peut-être, réfléchis-je tout haut. Plus sérieux, c'est sûr, il a une grande confiance en lui, je comprends qu'il soit bon. Ça me plairait de l'aider.
-Tu aurais le droit de travailler ?
-Je pense. Il devrait suffire d'être vigilant, mais noyée dans la masse, je suis moins voyante. J'appelle l'agent Appledown dès que nous sommes rentrées à la villa. Et ensuite... On met au point plusieurs stratégies pour faire succomber Edward !
Je me frottai presque les mains le long du chemin du retour, tout en passant en revue les moyens et les nouveaux accessoires que j'avais à ma disposition pour réussir. Alice ne resta pas après m'avoir déposée, aussi décidai-je de me lancer dans la pâtisserie. J'étais presque choquée de voir à quel point Edward me manquait vite, à quel point nous étions proches, alors qu'un mois venait à peine de passer depuis notre rencontre, et quelle rencontre ! Pour un peu, je pourrais dire que j'étais contente que Laurent ait croisé ma route. D'un drame mortel, ma vie s'était orientée vers le bonheur, en la personne d'Edward et de sa famille.
Je n'entendis pas la sonnette, pas plus que la porte d'entrée s'ouvrir ou se fermer. C'est pourquoi je poussai un cri lorsque la voix douce de Rosalie me parvint.
-Mhh ! Que ça sent bon ! Edward a bien de la chance ! Oh pardonne-moi de t'avoir fait peur, s'excusa-t-elle en me voyant me soutenir pour ne pas tomber. Je me suis permise d'entrer quand j'ai vu que tu ne répondais pas. Est-ce que ça va aller ?
Je hochai la tête, puis lui proposai un thé et des cookies tout chauds. Elle refusa de me laisser faire le service seule, tenant absolument à m'aider.
-Je ne suis pas en sucre ! Grogna-t-elle. Emmett semble lui aussi avoir peur de me casser ! Sauf pour un sujet, bizarrement...
Elle me fit un clin d'œil, déclenchant notre rire.
-Est-ce qu'Emmett est déjà passé te voir depuis ma dernière visite ? S'enquit-elle lorsque nous fûmes calmées.
-Non, pourquoi ?
-Il doit passer pour faire la paix avec toi, et fier comme il est, il repousse cette rencontre de jour en jour. Je pense qu'il viendra quand tu seras seule, parce qu'il n'aime pas s'excuser, alors imagine si son frère le voit en train de demander pardon !
Notre fou-rire reprit, puis je lui racontai les derniers rebondissements de ma relation avec Edward.
-J'en connais qui ne vont pas apprécier, fit remarquer la belle blonde. Si tu reçois des menaces de te défigurer à vie, ce sera obligatoirement Tanya, ou ... Bella, est-ce que ça va ?
Elle m'observa trois secondes avant de comprendre sa méprise. Avant même qu'elle ne s'excuse, je pris la parole.
-Non, ne dis rien. Jasper dit que je dois travailler sur moi, pour ne pas penser à l'épisode de San Francisco. Je suppose qu'il a raison quand il m'assure que je dois voir quelqu'un.
-Jasper est le meilleur pour ça, demande-lui de t'aider si tu le souhaites. Et je sais qu'il le fera avec grand plaisir. Et si tu veux te confier... Nous sommes tous là. Je sais ce qu'est la peur. Notre père, à Jasper et moi, était alcoolique, et quand il avait bu, il était violent, même avec nous. Personne ne s'est demandé d'où venaient nos bleus, personne n'était là pour nous écouter. Mon frère s'est promis d'aider le plus d'enfants et de femmes battues possible, tout en aidant aussi les autres, tous ceux qui ont besoin de se confier à une personne neutre.
-Je ne savais pas. Jasper a l'air d'être quelqu'un de bien.
-Il l'est, assura Rose.
Je souris, avant de raconter succinctement ce qui m'était arrivé lorsque Laurent m'avait attrapée, le jour où Edward m'avait découverte sur le bord de la route.
-Waouh, comme à la télé !
-Ouais, mais la balle et les coups n'ont pas été factices, je peux te l'assurer !
-Je vais devoir partir, m'avertit Rosalie finalement. Tiens-moi au courant de l'évolution de votre relation, à Edward et toi. N'hésite pas à passer au garage !
Tandis que je l'observais s'éloigner sur le petit chemin, un mouvement dans les arbres attira mon attention. J'eus beau plisser les yeux, je ne distinguai rien, et même en avançant de quelques pas, plus rien ne bougea. Je repoussai le mauvais pressentiment qui m'étreignait en me serinant que je ne devais pas voir un truand derrière chaque arbre, et que la forêt était tout de même le royaume des animaux.
XXXXXXXXXXXXXXXX
Edward avait terminé sa garde ce matin-là. De retour à la villa, il avait rapidement été se coucher, puis avait émergé en début d'après-midi, les cheveux encore plus en bataille que d'habitude, grognant comme un homme des cavernes qu'il avait faim. Ces quelques syllabes, le son rauque de sa voix encore ensommeillée, son regard intense... Je dus m'appuyer sur le plan de travail, derrière moi, pour ne pas perdre l'équilibre, et essayer de ne pas serrer les cuisses sous l'impulsion d'une douleur au bas-ventre. Une douleur presque agréable, chaude, qui m'obligea à fuir la cuisine dès qu'il fut servi. Plus le temps passait, plus j'étais attirée par Edward, excitée par un son ou un détail de son physique. En bref, j'étais de plus en plus frustrée, et je détestais ça. Je le laissai manger en paix, préférant m'adonner à la contemplation d'un documentaire animalier sur le Bernard l'Hermite afin de réorganiser mes pensées.
Cependant, plus j'essayais de me concentrer sur le documentaire, moins j'y arrivais. J'entendis parfaitement le moment où Edward eut fini de manger, le moment où il remonta à l'étage, malgré tous mes efforts pour ne pas me focaliser sur lui. Et quand je songeais à ce qu'il allait faire ensuite... Enlever ses vêtements, entrer dans la douche, allumer le jet d'eau, l'eau qui ruisselait sur lui... Ce fut trop pour moi, alors je pris l'initiative de partir à la recherche d'Edward. Ne le trouvant pas dans sa chambre, je passai dans chaque pièce de la maison, tentant d'ignorer ma culotte de plus en plus mouillée. Après cinq minutes de recherche, j'eus l'idée d'aller voir dans la serre s'il y était, avec succès. La veille, j'avais appelé l'agent Appledown pour lui poser une question que je jugeais très importante : quel âge serait-il pris en compte en cas de relation avec quelqu'un de majeur ? L'agent fédéral avait éclaté de rire en m'assurant que je pouvais sortir avec Edward sans qu'il soit poursuivi à cause de mon âge. C'était donc rassurée pour mon magnifique docteur que j'étais allée à sa rencontre.
Edward tenait le tuyau d'arrosage à la main, l'air concentré, s'appliquant à arroser un plan de marguerites de toute beauté. Esmee savait comment s'occuper des fleurs ! A pas feutrés, je m'approchai par derrière et, innocemment, lui demandai d'une voix retentissante si je pouvais l'aider, le faisant sursauter. Il se retourna vers moi, pour me sourire, les joues un peu plus roses que d'habitude.
-Ne t'en fais pas, je maitrise la situation ! Fit-il avec assurance.
-J'aimerais bien le faire, en fait...
Mon sourire sembla le troubler quelque peu.
-Oh, dans ce cas !
Il me tendit le tuyau, que je pris en lui souriant. Mon beau docteur ne paraissait pas pouvoir me refuser grand-chose. Sauf ce dont j'avais le plus envie d'avoir, et ce pour quoi j'allais me battre. Ses joues rosirent encore un peu plus, tandis que ses yeux s'assombrissaient. J'inondai un pot de gardénia avant de passer à un autre parterre. Ce faisant, j'arrosai légèrement Edward au passage, l'air de rien, presque comme par accident... Récoltant un cri de surprise, ce qui me fit éclater de rire. L'eau sortant du tuyau dessina un arc de cercle et trempa Edward qui essaya de s'enfuir, mais le jet était puissant et surtout facilement maniable : il n'était pas facile de m'échapper.
Mon hôte avait cependant plus d'un tour dans son sac et je criai à mon tour quand il s'empara de l'arrosoir de sa mère qu'il me déversa dessus. Sous l'effet de la surprise, je laissai tomber le tuyau qu'il s'empressa de ramasser et en quelques secondes je me retrouvai encore plus mouillée qu'Edward. Mon short en jean était dégoulinant, tout comme mes cheveux. Quand à mon débardeur blanc, il ressemblait à une serpillère. Edward cessa subitement de rire et j'ouvris les yeux, repoussant les mèches de cheveux trempés qui devaient me faire ressembler à un cocker mouillé. Il fixait ma poitrine, la respiration haletante, et en baissant les yeux sur mon torse, je me rappelai brusquement que je n'avais pas mis de soutien-gorge. Mes seins étaient visibles comme si je n'avais pas de vêtements et les mamelons dardaient, durcis au contact de l'eau froide. Je me sentis rougir mais la voix d'Edward me fit relever la tête :
-Tu es belle tu sais...Tellement belle...
XXX LEMON (pour celles qui veulent passer ce passage) XXX
J'avais la conviction que son idée stupide de deuxième base était parti aux oubliettes, et je me félicitai d'être aussi têtue. Les hommes sont faibles finalement ! Je le détaillai sans vergogne, comme il le faisait avec moi. Son tee-shirt blanc était tout aussi trempé que le mien, épousant son torse et ses bras, soulignant son ventre musclé. Son bermuda de coton gris clair était moins mouillé, mais il tombait bas sur ses hanches et surtout le fin tissu ne cachait rien de l'anatomie d'Edward, laissant apparaître une bosse, mu par l'érection de son propriétaire. Je m'approchai d'un pas et il m'ouvrit les bras, laissant tomber à terre le tuyau d'arrosage dont il venait de couper l'arrivée d'eau. Je lui sautai au cou, le déstabilisant un peu mais il eut tôt fait de nous redresser. Tout de suite, mes mains agrippèrent son cou et les siennes se placèrent sur mes hanches, m'attirant à lui.
Nos lèvres se trouvèrent et le baiser qu'il initia n'eut rien de doux ou de tendre, nos corps étaient comme électrisés par le contact intime que nous avions enfin. Je me frottai sans pudeur contre son sexe tendu et sa réaction dépassa toutes mes espérances. Ses mains quittèrent mes fesses qu'il avait commencé à peloter, pour venir soulever mon tee-shirt. Je n'eus pas le temps de souffler que déjà sa bouche s'emparait de mon mamelon droit, l'aspirant et le mordillant, et ses mains tiraient à présent mon short, m'obligeant à reposer les pieds au sol pour enlever le vêtement. Je ne portais plus que mon string, qu'il déchira presque en me le retirant avec empressement, et une fois nue, je le repoussai vivement. Il eut l'air surpris et déçu mais si je n'avais pas l'intention d'en rester là, je ne voulais pas non plus le laisser mener la danse. Je plaçai mes mains sur ses hanches, les laissant glisser vers le bas, et tout en lui souriant, je baissais son bermuda et son boxer d'un même mouvement. Il enleva son tee-shirt et enjamba ses vêtements, tout aussi glorieusement nu que moi désormais.
Je n'eus pas vraiment le temps de regarder son membre, mais le peu de temps que je le vis me suffit pour être certaine que j'allais le sentir passer... Il m'avait déjà reprise dans ses bras et nous nous embrassâmes à nouveau, de plus belle.
Nos gestes étaient brusques, empressés : nos corps devenaient incontrôlables tant notre désir l'un pour l'autre était virulent à force d'avoir été trop longtemps bridé. La dureté et la grosseur de son pénis contre mon ventre, au lieu de m'affoler, faisaient au contraire croître mon désir pour lui et je glissai une main le long de son torse, puis de son ventre et allai prendre sa verge entre mes doigts. Je commençai à le caresser de bas en haut, essayant de lui faire du bien. Je dus y parvenir, car il rompit brusquement le baiser et ses mains quittèrent mes seins pour passer entre mes cuisses. Je sentis ses doigts caresser ma fente puis l'écarter et enfin un doigt me pénétra.
-Oh Bella, tu es tellement mouillée... Je n'en peux plus, j'ai trop envie de toi !
-Alors ne lutte plus !
Son doigt quitta ma féminité et je gémis de frustration, mais il saisit ma main et m'entraîna vers le coin détente installé dans la serre. Nous nous laissâmes tomber sur le canapé de rotin, moi sous lui, et malgré mes velléités de domination, j'étais parfaitement d'accord avec ça... Sa bouche rejoignit à nouveau la mienne tandis que nos mains caressaient le corps de l'autre, avidement. Finalement, quittant mes lèvres, il passa ses mains sous mes fesses et les souleva, me faisant écarter les cuisses par la même occasion. Je m'ouvris à lui autant que je le pus et je gémis en sentant ses doigts me caresser, exactement là où la brûlure menaçait d'éclater. Visiblement, Edward s'était enfin libéré de ses scrupules, oubliant sa culpabilité relative à notre différence d'âge. Il me pénétra enfin, difficilement, et je soufflai pour tâcher de me détendre. Il ressortit de moi en s'excusant et enduit son sexe de salive, avant de recommencer la manœuvre. Cette fois, la tentative réussit et je le sentis coulisser en moi. Il m'emplissait totalement, me donnant le sentiment d'être comblée de la plus délicieuse des façons. Mais nos corps étaient en transe, incontrôlables, et il s'allongea sur moi, tandis que je ramenai mes jambes repliées vers ma poitrine, lui donnant tout le loisir de me prendre à sa guise. Je ne pensais pas qu'il soit possible de m'envahir davantage, mais il posa ses mains sur mes cuisses, les poussant encore plus vers moi, il m'embrassa à pleine bouche et je le sentis alors pousser plus fort, plus vite, plus durement et mon corps lui répondit en s'humidifiant davantage à chacun de ses coups de reins. Il butait désormais contre le col de mon utérus à chacune de ses intromissions en moi et je sentis son rythme s'accélérer. Il n'était visiblement plus maître de lui-même et en quelques minutes notre rapport fut à son apogée : il éjacula en moi en gémissant mon prénom.
XXX FIN DU LEMON XXX
Je n'avais jamais ressenti autant de désir, ni autant de plaisir, mais j'étais physiquement au bord de quelque chose que je n'avais pas réussi à atteindre. Néanmoins, j'exultais mentalement : j'avais fait l'amour avec Edward Cullen ! ENFIN ! Pourtant lui se releva pour s'asseoir, l'air heureux mais embarrassé. Je compris qu'il avait des remords et craignis sa réaction, mais ses regrets n'étaient pas ceux auxquels je m'attendais.
-Je suis désolé Bella, je n'ai pas pu t'attendre... J'avais trop envie de toi, et c'était tellement bon...
Je caressai sa joue et il se pencha pour frotter son nez contre le mien. Nous restâmes un moment inconfortablement enlacés sur le canapé de rotin, à nous embrasser et à reprendre notre souffle. Cependant, au bout de quelques minutes, Edward recommença à me caresser de façon plus érotique, plus suggestive.
-Ferme les yeux bébé...
XXX RETOUR DU LEMON XXX
J'obéis, me concentrant sur la douceur de ses lèvres, tandis qu'il m'embrassait sur les joues, puis dans le cou, longuement, avant de glisser le long de mon épaule et de venir gober mes seins, l'un après l'autre, et de les téter longuement. Cette fois-ci, nous prenions notre temps, soucieux de bien faire les choses. Edward descendit encore, titillant mon nombril du bout de sa langue, me faisant rire au passage, puis il parsema mes cuisses de baisers doux et rapides et, finalement, il vint poser sa bouche sur ma féminité. Se moquant visiblement totalement des nos sécrétions intimes mêlées l'une à l'autre qui s'écoulaient de ma fente, il entreprit de me lécher, avec une sensualité qui manqua me rendre folle. Mon clitoris s'épanouissait sous sa caresse experte et je me sentis à nouveau perdre pied, tellement proche de plus de plaisir...
Je grognai lorsqu'il cessa la caresse avant que je ne m'embrase, et il approcha de moi son sexe érigé, le regard quémandeur, tandis que les mots sortant de sa bouche me rassuraient :
- T'es pas obligée tu sais...
Sauf que j'en avais incroyablement envie : me redressant sur un coude, je pris son sexe dans ma bouche. Ma langue s'enroula autour du gland surchauffé et je la fis courir le long de sa hampe fièrement dressée. Il glissa sa main dans ma chevelure, guidant avec tendresse mes mouvements. Je me sentais si bien, si puissante, à lui administrer cette caresse intime, que je serais sans problème allée jusqu'au bout, et aurais avalé son sperme avec plaisir, mais il quitta ma bouche en soupirant, me donna un baiser rapide mais fougueux et reprit sa place entre mes cuisses.
Il me pénétra sans problème, cette fois-ci, et à nouveau il m'aida à m'ouvrir pour lui, et en quelques poussées à peine, il me prit entièrement. Son visage au-dessus du mien, me fixant de son regard vert étincelant, il commença à aller et venir, à un rythme intense, mais moins vigoureux que la première fois et je sentis à nouveau la brûlure du plaisir grandir dans mon ventre. Nous nous regardions toujours dans les yeux et je l'écoutais me parler, me laissant transporter par ses paroles.
-Je t'aime Bella, je t'aime tant et depuis si longtemps, la première fois que je t'ai vu... Je veux te faire du bien...
J'étais bien incapable de lui répondre, car ses mots décuplaient mon plaisir et très vite, je me mis à crier quand mon clitoris explosa en envoyant des ondes de plaisir dans tout mon ventre, puis tout mon corps et l'orgasme me faucha enfin, m'envoyant très haut dans le ciel, bien que je ne quitte pas les bras d'Edward. Il me laissa reprendre mes esprits, et quand je pus rouvrir les yeux, je le vis, toujours au-dessus de moi, allant et venant lentement mais très profondément en moi, un sourire de bonheur pur sur les lèvres.
-Viens bébé...
Il venait de quitter mon corps, et malgré mes jambes tremblantes, je réussis, grâce à son aide, à marcher les six pas qui séparaient le banc en rotin d'une fontaine d'intérieur. Il me fit poser les mains sur le rebord.
-Penche-toi bien, cambre-toi, creuse plus le dos... Oui voilà…
Dans cette position, j'étais totalement offerte à lui, complètement exposée, et lorsque ses mains écartèrent mes fesses, je sus qu'il ne pouvait plus rien ignorer de mon intimité. Mais cela ne me dérangeait en rien, bien au contraire et je frémis d'excitation en tendant les reins vers lui.
Aussitôt, je le sentis me pénétrer à nouveau et pour la première fois, je compris pourquoi tout le monde faisait tout un plat avec la levrette. Jamais rien n'avait été si agréable, si merveilleusement bon de toute ma vie. Je le sentais sur toute sa longueur, coulissant et glissant en moi avec une fougue maîtrisée, du moins au début... Nos gémissements grandirent au fur et à mesure qu'Edward perdait le contrôle des événements. J'adorais le sentir vibrer en moi, son pénis écartant si délicieusement mes parois intimes, qui se resserraient sur lui, le faisant gémir plus fort... J'étais à bout de souffle quand il accéléra encore, maintenant un rythme presque violent durant quelques minutes, au bout desquelles il jouit encore, en criant, puis gémissant mon nom, tandis que je criai le sien à mon tour, fauchée par un deuxième orgasme. Si j'avais su ce qui m'attendait, j'aurais sauté sur Edward bien avant !
XXX FIN DU LEMON POUR CE CHAPITRE XXX
Je me retrouvai allongée sur le canapé sans trop savoir comment j'y étais arrivée, enlacée avec lui, incapable de remuer, épuisée mais divinement bien. Sa bouche était tout contre la mienne et je sentais ses lèvres remuer contre les miennes quand il me parla.
-Je ne savais même pas que ça pouvait être si merveilleux de faire l'amour... Je n'avais jamais ressenti ça, avec personne…
Et pourtant, selon Alice, Edward avait connu beaucoup d'autres femmes. Surtout la fameuse Tanya…
-Moi non plus...Lui avouai-je. Je n'avais jamais eu d'orgasme lors d'un rapport.
Mon aveu était si facile à faire avec lui... Mais il reprit la parole, rompant le charme.
-Bella, je te le redis, je t'aime. Mais je suis trop vieux…
-Non Edward ! M'exclamai-je férocement en me relevant. Tu n'as pas à me dire si cet amour est autorisé ou non. Si nous avions été dans une situation plus … normale, peut-être que tout aurait été différent. Mais je ne suis pas dans une situation normale, notre rencontre ne s'est pas passée dans une situation normale ! Alors arrête de faire comme si rien de ce que j'ai vécu et de ce que nous vivons actuellement arrive à n'importe qui ! Et soit dit en passant, je t'aime aussi.
Je repris ma respiration, essoufflée par ma tirade. Un des coins de la bouche d'Edward se releva dans un sourire narquois, mais il eut la sagesse de ne rien dire : il s'approcha doucement de moi et m'embrassa tendrement, faisant passer un message silencieux.
-Je m'en doute un peu, que tu m'aimes, fit-il, moqueur. Mais tu as raison sur un point : je n'ai pas à te dicter ce que tu peux faire ou non, et je serais idiot de t'empêcher de faire ce dont tu as envie, surtout si j'en ai aussi envie que toi.
J'éclatai de rire, et nous repartîmes pour un nouveau round.
Des réactions à chaud ?
Merci encore à Louise Malone.
Je mettrai la suite dans deux semaines. Je vous souhaite un bon week-end !
