Hello ami lecteur!
Me revoilà enfin avec the ultimate chapter!
Je l'avais promis à certains pour la fin de l'année, c'est sur le fil mais fait!
Merci à tous qui m'ont laissé des reviews, elles ont été nombreuses, que ce soit pour me faire des gentils compliments (yes!) ou pour me demander de poster au plus tôt (voire les 2!).
Chapitre 11 - Fight club: Ça bastonne sec entre vampires!
Bonne lecture!
Fight club
« Tu es sur de vouloir faire ça ? »
Le ton anxieux d'Hitsugaya n'échappa pas au rouquin.
« Si on se trompe… »
« Je ne me trompe pas. » Le coupa sèchement Ichigo. « Je suis certain qu'ils sont ici. Je le sens. Je le sais ! » Affirma-t-il avec force.
Le gamin hocha la tête en signe d'assentiment, stoppant ses remarques.
Ichigo se radoucit et prit son frère par l'épaule.
« Écoute - moi, tu n'es pas obligé de venir, tu sais. C'est une histoire entre Aizen et moi et je comprendrai... »
« C'est hors de question Ichigo. » Les yeux azurés étaient furieux. « Je ne te laisserai pas entrer seul dans ce nid de vipères. Inutile d'en discuter. »
Ichigo reporta son attention sur le château qu'ils apercevaient au loin.
« Combien penses-tu qu'ils soient ? » Questionna le petit vampire.
« Il est plutôt solitaire. Je ne pense pas qu'il ait beaucoup de vampires avec lui... A minima son second je dirai. Encore que c'est pas sur... »
« Donc, on table sur 5 vampires au minimum. Aizen, Hallibel, Ichimaru, lui et sa groupie ? »
« C'est ça. » La voix d'Ichigo n'était qu'un murmure.
Deux contre cinq. Et quels cinq.
Aizen et son hôte, le numéro un et le numéro deux de leur clan. Des vampires exceptionnels de force et de rouerie. Avec eux, même du deux contre un ne leur aurait pas garanti la victoire. Alors dans ces circonstances… Les chances de réussite lui paraissaient tragiquement faibles.
Mais il ne pouvait abandonner. Grimmjow était là, tout proche. Encore vivant, il en avait la certitude. Ils n'avaient pas fait tout ce chemin pour fléchir maintenant.
Mais un plan s'imposait.
« Bon, soyons réaliste. Une attaque frontale ne nous réussira pas. Ce qu'il faut, c'est récupérer Grimmjow et le mettre en sûreté. C'est-à-dire l'éloigner de telle manière qu'il sera impossible pour Aizen de retrouver sa trace. »
« Changer de continent… »
« C'est cela, changer de continent. »
« Donc, on va chercher Grimmjow et on prend la fuite en direction de la Sibérie. »
« Oui, mieux vaut mettre quelques centaines de kilomètres entre lui et nous avant de nous risquer sur la mer. »
Ichigo risqua un coup d'œil vers son frère.
« Pas très glorieux comme stratégie… » S'excusa-t-il.
Sourire narquois du frangin.
« Stratégie pragmatique. Et puis, où a-t-on vu que les vampires étaient des créatures héroïques ? » Se moqua-t-il avant de reprendre plus sérieusement. « Et sinon, on fait cela comment ? L'un de nous fait diversion, tente de les attirer dehors et pendant ce temps, l'autre va chercher Grimmjow ? »
Ichigo haussa un sourcil.
« Tu veux dire que TU sers d'appât pendant que JE vais chercher Grimm ? »
« C'est toi qui connais le mieux son odeur non ? »
« Même pas en rêve. Je ne vais certainement pas te laisser te faire courser par ces fous furieux pendant que je chercherai tranquillement Grimmjow. » Répliqua vertement le rouquin.
« Ce ne sera certainement pas 'tranquillement' si tu veux mon avis. »
« Non, on ne se sépare pas. On entre ensemble dans le château, on trouve Grimm et on s'enfuit, tous les 3. » Décida Ichigo en appuyant sur les derniers mots.
« OK. Alors, on est parti. » Lança négligemment le petit vampire.
Ichigo l'attrapa par la manche et le retint un instant.
« Toshiro… » Il s'arrêta, sélectionnant ses mots avec soin. « Ne vas pas te faire tuer. S'il te plait. Fais très attention. »
Un éclat fugitif passa dans les prunelles azures. Puis, l'étincelle moqueuse revint.
« On rentre à 2, on sort à 3. J'ai bien saisi le principe, ne t'inquiète pas. »
Dans le château
Toute la difficulté était de sortir sans se faire repérer. Pas facile quand d'une, on est un humain au milieu d'une horde de vampire puisque un simple souffle ou battement de cœur pouvait les attirer, et bien difficile également quand ce même humain avait passé les derniers jours ligoté, à servir de biberon géant à une sangsue dentue et qu'il était brisé de fatigue.
Mais il n'allait pas laisser tomber ! Ichigo n'était plus loin, il en était sûr, et viendrait lui porter secours une fois qu'il aurait quitté ce lieu maudit.
Il avait quitté sa cellule sans un regard pour le corps d'Ichimaru qui se décomposait lentement en cendres noires sur le parquet.
Il pestait intérieurement contre son cœur qui battait follement dans sa poitrine, se déplaçant aussi vite et silencieusement qu'il le pouvait. Rien de comparable hélas avec ce que pouvait faire un vampire en dépit de ses gênes de garou.
Il priait intérieurement pour ne croiser aucun des lugubres habitants du château, même son sauveur. Il n'avait pas la moindre idée de l'identité de ce vampire mais avait bien sentit qu'il ne valait mieux pas approfondir la question. Ce type était flippant. En même temps, il finissait par se demander si tous les vampires n'étaient pas comme cela !
Il avait fallu qu'il tombe sur le seul qui soit à peu près normal ! Les yeux dorés d'Ichigo, son sourire, son rire, les quelques jours de bonheur passés ensemble lui revinrent brutalement en mémoire.
Son vampire à lui. Se pourrait-il qu'il….
Un bruit le fit sursauter.
Il se dissimula dans l'embrasure d'une fenêtre mais c'était trop tard.
Approchant lentement, imprimant à chacun de ses pas un déhanché lascif, la belle Hallibel se tenait au milieu du couloir. Son visage magnifique était souriant. Pourtant Grimmjow y lut un présage de mort.
« Alors comme ça, on tente de nous fausser compagnie ? » Susurra-t-elle. « Ce n'est pas très courtois. »
Grimmjow ne répondit pas et serra les dents. C'était à cause de cette sale peste qu'il était dans cette galère. Il n'oubliait pas qu'elle avait œuvré à son enlèvement.
Ses manières suaves ne lui faisaient aucun effet, autre que celui de le répugner. Il n'aimait pas les femmes et ce n'était pas ce spécimen qui allait le faire changer d'avis !
Sale traitresse…
Voyant que son interlocuteur semblait peu enclin à disserter avec elle, la blonde changea de ton.
« Tu es le pire des idiots, humain. » Lâcha-t-elle avec dédain. « Voilà des jours que je cherche un prétexte pour t'éliminer et tu me l'offres sur un plateau. Je devrais te remercier… »
Son regard examina froidement l'homme qui se tenait debout devant elle, un peu tremblant.
« Mais en vérité, je ne ressens que du mépris pour toi. Pauvre et faible créature incapable de se défendre seule. Dépendante de la protection de son vampire. Rien d'autre qu'un animal de compagnie en somme. »
Grimmjow tremblait effectivement, mais de fureur. Il se contraint à la modération et répondit, acerbe.
« Parce que vous êtes mieux, vous, les vampires ? » Ironisa-t-il. « Vous, dont la vie dépend d'une source de sang fournie par nous autres, humains ? Je te signale que nous pouvons vivre sans vous. La réciproque n'est pas vraie. Alors, dis-moi, qui est le plus pathétique des deux ? »
Hallibel se mit à rire à gorge déployée, pas du tout sensible à ces arguments.
« Tu n'oublies qu'une chose. » Reprit-elle quand son hilarité eut disparue. « C'est que seuls les plus forts ont toujours raison. »
Son regard avait brutalement changé. Instinctivement, Grimmjow bondit sur le côté, présumant l'attaque. Ses sens ne lui avaient pas fait défaut, une seconde de plus et elle lui arrachait la tête d'un moulinet du bras.
Grimmjow aurait pu courir, tenter de fuir. Il n'essaya même pas. Poussé par sa colère, son indignation, il serra les poings et se prépara à combattre.
Un coin de son cerveau lui disait que c'était vain, qu'il devait sauver sa peau. Il n'en avait cure. Un frisson le parcourut des pieds à la tête. Jamais encore il n'avait été aussi furieux, aussi avide se battre. Il était prêt à en découdre avec ce satané vampire femelle et qu'importent les conséquences !
Il ne prit pas un instant de réflexion et se jeta dans la bataille, projetant son poing droit dans l'estomac d'Hallibel.
La stupeur et l'éclair de douleur qu'il lut dans ses yeux amenèrent un sourire carnassier sur son visage. La peste avait visiblement oublié son sang garou. Un avantage pour lui, même s'il ne lui en restait que très peu !
Poussant un rugissement, il poursuivit son assaut, frappant la blonde aussi rapidement qu'il le pouvait, cherchant à l'étourdir au maximum.
Il crut avoir gagné quand elle tomba à terre avec un cri de douleur. Rassemblant ses dernières forces, il lança de nouveau son poing droit vers la tête de la belle.
« ASSEZ ! »
Leurs regards se croisèrent furtivement et Grimmjow comprit qu'il avait eu tort. D'une main, elle attrapa son poignet et fit dévier son coup, faisant basculer l'humain vers l'avant. Du coin de l'œil, le bleuté vit une main blanche fuser vers lui. L'impact fut d'une violence rare, lui coupant le souffle. Il se sentit soulevé de terre. Comme au ralenti, il se fit survoler le couloir, tel un grotesque pantin ballotté au gré des vents, puis traverser la fenêtre dans un fracas de verre brisé.
Une chute de près de quinze mètres. Qu'il était haut ce château... Et comme le sol se rapprochait vite.
L'impact fut moins terrible qu'il l'aurait cru. En une fraction de seconde, il lui sembla qu'une presse géante lui écrasait tout le corps, l'anesthésiant sur le coup.
Il resta hébété, allongé sur les graviers de la cour. Le corps mou comme celui d'une poupée de chiffon, incapable d'esquisser le moindre geste. Incapable même de penser. Il voyait comme à travers le brouillard, subitement plongé dans un monde irréel, fait d'ombres chinoises et de lumière aveuglante.
Hallibel sauta gracieusement depuis la fenêtre de la tourelle pour le rejoindre. Un sourire suffisant fendait son visage qui avait retrouvé sa sérénité. Elle s'approcha sans crainte de l'humain immobile, nota le filet de sang qui coulait de la commissure des lèvres, l'angle étrange de sa jambe gauche. Son sourire s'élargit. L'humain allait mourir. Elle s'en serait débarrassée sans avoir à le tuer de ses mains. Juste un petit peu de patience. Et pourquoi pas, encore un petit peu d'aide si il le fallait.
Son crime resterait transparent aux yeux d'Aizen. C'était l'essentiel.
Elle le dévisagea pendant quelques minutes, attendant que son cœur cesse de battre, guettant le ralentissement de cet organe vital. Puis, fronçant les sourcils, elle soupira méchamment. L'humain était d'une constitution supérieure à la moyenne. Fichu garou ! Aussi pénible dans la mort que dans la vie.
Elle s'approcha vivement et s'accroupit aux côté de l'humain.
« Remercie moi gamin, je vais mettre fin à tes douleurs. » Murmura-t-elle en appuyant doucement sa main d'albâtre sur la tranchée du bleuté.
Grimmjow ne fit pas un mouvement. La pression sur sa gorge l'empêchait de respirer, augmentant ainsi son trouble, faisant danser les ombres, virevolter les nuages.
Quelque part au fond de lui, il sentit qu'il allait mourir. Mais il n'avait plus la force de lutter. C'était fini. Lui qui avait autrefois voulu mourir allait être servi. Un immense regret jaillit de son cœur. Quelle idée stupide il avait eu. Maintenant, il aurait voulu vivre. Car tant qu'il vivait, il avait l'espoir de le revoir. Son vampire.
Un voile noir se posa sur ses yeux, tel un crépuscule brutal.
Un grondement de fureur pure fit relever la tête à Hallibel, perdue dans la contemplation du spectacle de la mort. Elle fut violemment percutée et projetée à plusieurs mètres de là, allant rouler dans la poussière du chemin.
Elle n'eut qu'un millième de seconde pour reprendre ses esprits et constater que l'objet qui l'avait percuté n'était rien de moins qu'un Ichigo ivre de colère. A la vue du vampire roux, écumant de rage, bouillonnant de haine, aux iris sombres, pour la première fois, elle eut peur. Peur de ce gamin déjà habituellement si fort et qui paraissait transformé par l'envie de sauver son calice. Prodigieusement transformé. Elle se releva tant bien que mal. Si les coups du garou avaient été rudes mais néanmoins encaissables, celui-ci l'avait gravement atteinte.
Une lutte à mort allait s'engager.
Et pas question qu'elle soit la seule à y participer.
« AIZEN ! » Hurla-t-elle d'une voix si stridente que toutes les vitres du rez-de-chaussée et du premier étage explosèrent dans la seconde.
Une ombre blanche entra dans l'angle droit de son champ de vision. L'autre gamin, Hitsugaya, l'avait suivi. Pauvre idiot. Il allait devoir mourir lui aussi. Dommage, ce n'était pas le plus désagréable des colocataires.
Elle resta sur ses gardes, prête à bondir, attendant qu'Aizen et Ichimaru daignent se joindre à eux.
Son attente dura quelques secondes. Un instant de trop pour elle dont Ichigo profita pour l'attaquer avec rage.
Aizen sama ! Venez à mon secours !
A l'intérieur du château, au même moment
Le lugubre appel d'Hallibel n'avait pas échappé à Aizen. Du haut d'une tour du château, il regarda le champ de bataille.
Le calice agonisant, la présence d'Ichigo et d'Hitsugaya, la détresse d'Hallibel.
Il avait capté la scène en un instant.
« Ichimaru ! » Rugit-il.
Mais où est donc passé cet imbécile ? Jamais là quand on en a besoin !
Visiblement, il lui faudrait descendre et gérer ça lui-même. Mettre une bonne rouste à ces deux sales gosses. Ceci dit, il en rêvait depuis longtemps. Il serra furieusement les poings. Ce fichu garou ! Son sang ne lui avait rien fait, pas le plus petit effet.
Franchement ridicule ! S'il avait su, il l'aurait soumis à sa volonté bien plus tôt ! Histoire d'en tirer un maximum de profit…
Voilà une occasion manquée qu'il ferait chèrement payé au rouquin.
Il ôta prestement son pardessus et se dirigea vers le rempart extérieur, dominant la scène.
Il laisserait à Hallibel le soin de s'occuper d'Hitsugaya. Lui se chargerait personnellement d'Ichigo.
N'était-ce pas son rôle de père ?
D'un bond, il quitta le rebord de pierre et atterrit au milieu du parc, soulevant un nuage de poussière.
« Aizen-sama ! » Pleurnicha la blonde en s'approchant de lui.
« Tout doux Hallibel ! » Ordonna sèchement le brun. « Débarrasse nous du gamin, moi je m'occupe d'Ichigo. »
Bien que rebutée par la sentence abrupte, la présence de son leader et maître rasséréna la belle, qui se redressa et retrouva de sa superbe.
Ichigo et Hitsugaya échangèrent un regard en coin.
La situation se présentait à leur avantage, si désastreuse fut-elle. Deux vampires sur les cinq estimés. Ou pouvait donc être les trois autres ? C'était un point qu'il leur faudrait rapidement éclaircir, sous peine de se faire attaquer par derrière.
Les vampires n'ont vraiment aucun scrupule, hélas.
Ichigo se déplaça lentement, évitant de regarder au passage le corps inerte et sanglant de Grimmjow, étendu à quelques pas de lui.
Aizen paraissait follement décontracté, comme à son habitude. Ichigo réprima l'envie de lui fracasser la tête, histoire de faire disparaître ce sourire supérieur de sa figure. Il n'était pas bon de foncer tête baissée sur un vampire de la trempe de celui-ci.
Voyant les précautions du vampire roux, Aizen éclata de rire.
« Allons Ichigo, crois-tu réellement que te déplacer ainsi, à pas de velours, tout précautionneusement, va changer quelque chose à l'issue du combat ? »
« Et pourquoi pas ? » Répliqua ce dernier.
« Ce que tu es jeune, mon petit Ichigo. Il est vraiment temps que je t'apprenne les bonnes manières. J'ai vraiment failli à tous mes devoirs, avec toi. Ton éducation présente de vastes lacunes… Je crois que je n'ai pas été un père assez présent. » Expliqua-t-il, sarcastique.
« Ne recommence pas avec ca ! » Siffla le roux. « Tu n'es rien ! Comment as-tu pu t'en prendre ainsi à Grimmjow ! C'est mon calice ! C'est une pure infraction aux règles vampiriques ! Comment toi, soit disant chef de notre clan, soit disant mon père, as-tu pu te permettre cela ? »
« Arrête avec ta morale de bas étage ! Il est beau de se protéger derrière nos lois quand on les a défiées du tout au tout ! Le clan t'a ordonné de rendre ce calice à sa famille ! Et pourtant, tu n'as pas obéi ! Je ne suis pas un enfant comme toi, je sais très bien pourquoi vous n'êtes que deux ici aujourd'hui. Crois-tu vraiment que je pourrais être chef si je me laissais aussi facilement contredire ? »
« Peu m'importe le clan ! Peu m'importe les règles ! » Hurla Ichigo. « Je ne veux qu'une chose ! »
« Juste une. » Reprit-il en essayant de retrouver son calme. Toute ouverture à visée pacifique devait être saisie. Grimmjow avait besoin de soins. Il devait protéger Hitsugaya. Toute solution autre que le combat était à privilégier, même au profit de son honneur. « Je veux mon calice. Voilà tout.»
Aizne le regarda sans mot dire, narquois.
« Tu veux ton calice ? » Répéta-t-il lentement. « Mais que fera-tu d'un cadavre, mon pauvre Ichigo ? »
Ichigo ressentit alors comme une déflagration dans son crane, résonnant contre les parois de son être, lui vrillant le cœur. Lui faisant perdre toute retenue.
Il fonça alors, furieux, sur son adversaire, sans plus réfléchir, sans plus tenter de le raisonner.
« Il n'est pas MORT ! »
Il ne pouvait pas l'être ! Il ne devait pas l'être. Un point c'est tout.
« Crois-moi Aizen, je vais me débarrasser de toi et repartir avec Grimmjow. »
Il n'avait fallu qu'un instant à Aizen pour se mettre sur ses gardes. Il était peut-être téméraire, mais certainement pas fou. Ichigo était un rival à ne pas prendre à la légère.
L'onde de choc de leurs coups se répercuta au loin, résonnant lugubrement dans l'épaisse forêt qui entourait le château.
Les deux vampires s'engagèrent dans une lutte acharnée. Leurs mouvements s'enchainaient avec rapidité et précision, chacun esquivant les attaques de l'autre, présentant la puissance des coups.
Plusieurs minutes s'écoulèrent sans qu'il y ait une ouverture d'aucun côté. Il ne fallait pas faiblir, maintenir sa concentration.
Un combat à forces égales.
Momentanément.
Donnant un instant à Ichigo l'espoir de s'en sortir, de s'en aller avec Hitsugaya et son calice, ensembles et vivants.
Cela ne durant qu'un moment.
Bientôt, Aizen, plus fort, plus expérimenté et surtout mieux nourri, commença à prendre le dessus. Ichigo échappait aux coups de justesse, frôlant de plus en plus l'impact. Jusqu'à la collision.
Un uppercut violent mais encaissable. Puis un autre et un troisième. Ravivant sa rage de vaincre.
Aizen commença à encaisser lui aussi, découvrant la force de celui qu'il appelait son rejeton.
Malgré tous ses efforts, toute son envie de sauver Grimmjow, le vampire roux ne parvenait pas à dominer la bataille. Il pria intérieurement que la force mystérieuse, qui lui avait permis une fois déjà de secourir son humain, se manifeste à nouveau.
Mais rien ne se produisait. Il ne ressentait plus rien, l'âme du bleuté ne résonnait plus avec la sienne, il ne percevait aucune douleur, aucune rage de vivre. Aucun sentiment. Le calme le plus absolu.
De son côté, bien que désormais sérieusement amoché, le chef des vampires commençait à reprendre confiance. Il avait douté un instant. Mais le sang garou, à défaut de lui apporter la métamorphose tant attendue, le rendait plus vigoureux, plus résistant. Pas étonnant, c'était tout de même une race physiquement bien supérieure à celle des humains!
Hitsugaya s'aperçut que son frère était en danger mais la turbulente Hallibel l'empêchait de lui prêter main forte.
Il aurait aimé ne pas la tuer. Il détestait la violence. Il avait partagé la vie au manoir avec elle pendant de longues années. Sans être proches, ni même amis, ils n'avaient cependant jamais eu à se plaindre l'un de l'autre et la cohabitation s'était faite en bonne intelligence.
Rien n'aurait pu laisser présager cette lutte à mort.
« Écarte - toi Hallibel. » Lui intima Hitsugaya. « Je ne souhaite pas te détruire, ni même détruire Aizen. Tout ce que je veux, c'est protéger Ichigo et récupérer son calice. »
Cela eut le don de faire rire la blonde.
« Comme tu es gentil. Moi, ce que je veux, c'est faire plaisir à Aizen-sama. Et Aizen-sama n'a ni envie qu'Ichigo récupère son humain, même pour le peu qu'il en reste, ni que tu t'en ailles en un seul morceau. Sois sûr que je n'ai rien contre toi mon chou. Je t'ai toujours trouvé sympathique. Voire même… plutôt intéressant. » Précisa-t-elle d'une voix lourde de sous-entendus qui firent grimacer son adversaire. « Mais vois-tu, nos intérêts sont simplement antinomiques. »
« Comment peux-tu te rallier à cet enfoiré ? »
« Et toi, comment peux-tu être du côté d'un vampire qui trahi son clan pour un loup garou ? Ce n'est guère plus noble alors ne fais pas ton dégouté ! »
Il n'y avait rien à répondre à cela.
Hitsugaya reporta un instant son attention sur la bataille qui faisait rage à quelques mètres de là. Ça ne s'arrangeait pas. Vraiment pas.
« Je dois aller l'aider. » Siffla-t-il entre ses dents, tentant une ultime fois de négocier.
« Tu ne passeras pas. »
C'était ferme, définitif. Hitsugaya comprit que rien, en dehors d'un ordre direct d'Aizen, ne la ferait reculer.
Alors, il engagea le combat à son tour.
Ichigo tomba, posant un genou à terre. Il était accablé de coups et de meurtrissures. Sa vision se troublait, sa garde devenait de plus en plus fragile.
Il sentit que, d'une seconde à l'autre, le vampire brun percerait ses défenses et atteindrait son cou.
Qu'il briserait sans état d'âme, mettant fin à son existence.
Qu'avait-il fait ? Il repensa à la première fois où il avait vu Grimmjow, à cette soirée.
Grimmjow. Magnifique dans son costume sombre. Sûr de lui, avide de sexe et de débauche.
Plein de vie.
Incroyablement plein de vie et de santé.
Qu'avait-il fait ?
L'humain était désormais là, étendu, quasi mort, brisé de partout, probablement torturé par Aizen. Voire pire.
Et son frère, son pauvre petit frère… Il l'avait entrainé dans son sillage, lui qui aurait du le protéger.
Par sa défaite, il les condamnait tous les deux. Et il ne pourrait rien y faire.
Jamais il n'aurait du faire de Grimmjow son calice. Jamais.
S'il n'avait eu qu'un souhait à faire en cet instant, il aurait voulu que la providence lui accorde de remonter le temps, afin de ne jamais rencontré le bleuté.
L'intervention divine fut tout autre.
Dans son trouble, il vit Aizen bondir sur lui, un sourire diabolique aux lèvres, savourant par avance sa victoire totale et incontestable sur le roux quand une ombre apparut derrière lui. Le stoppant dans son élan.
Une intervention redoutablement efficace.
Aizen poussa un rugissement désespéré.
« Qu'est-ce que tu fous Ulquiorra ? » Cracha-t-il avec fureur.
L'autre ne prit pas la peine de répondre et fondit sur celui qui était le chef du clan.
Ou qui l'avait été.
Jusqu'à le mettre à terre, à sa merci.
« Pourquoi ? Pourquoi te rebeller contre moi ? » Un éclair de lucidité traversa Aizen. « Qu'as-tu fait à Ichimaru ? »
« Il est mort. Comme toi bientôt. » Répondit le vampire aux yeux verts.
« Espèce de traitre… » Gronda le brun. « Profiter ainsi de la situation… »
Ulquiorra haussa un sourcil.
« Hey quoi ? Tu ne pensais tout de même pas que j'allais t'inviter en duel ? A l'ancienne mode? » Il se pencha vers Aizen. « On m'a appris qu'un bon chef de clan ne jouait pas à la loyale. » Murmura-t-il tout bas à l'attention du brun.
« Et je suis bon élève, j'applique mes leçons. » Conclue-t-il en plantant un pieu dans le torse du vampire brun.
Qui se décomposa en cendres noires, le visage tordu dans une immonde grimace empreinte de fureur.
L' hurlement d'Hallibel fendit l'air comme le cri d'un animal blessé.
Le visage d'Ulquiorra n'exprimait toujours aucune émotion.
Ichigo n'en croyait pas ses yeux.
C'était inattendu.
Véritablement.
« Mais… »
« Ne cherche pas à comprendre Ichigo. Nous ne jouons pas dans la même cour toi et moi. » Expliqua Ulquiorra avec dédain. « Tu es encore jeune et tu crois en des valeurs humaines et vaines, comme l'amour ou même l'amitié.» Ces mots, sortis de sa bouche, n'auraient pas pu être dit avec plus de mépris.
« Mais tu verras qu'avec le temps, au fil des siècles écoulés, seule l'ambition vaut la peine de se battre. Le reste n'est que du décorum. »
Le vampire roux secoua la tête, abasourdi.
« Que veux-tu faire de nous ? »
Ulquiorra désigna le vampire blond de la tête.
« Elle, je m'en occupe. » Sans un mot, Tesla, son second qui venait de le rejoindre, se dirigea vers Hallibel qui hurlait à la mort, la tête entre les mains.
« Tu ne vas pas… Elle ne présente aucun danger pour toi.» S'étrangla Ichigo.
« Simple respect de son engagement envers mon prédécesseur. Il serait cruel de la laisser vivre encore, privée de son maitre, non ? »
Ichigo eut une grimace de dégout. Ce type était vraiment un enfoiré.
« En ce qui vous concerne… Vous pouvez y aller. »
« QUOI ? »
Pourquoi une telle magnanimité ?
Ulquiorra semblait lire dans ses pensées.
« J'ai dit pour cette fois. » Modéra-t-il. « Évidemment, considère que vous êtes désormais des ennemis du clan, et donc plus les bienvenus sur nos terres. Si jamais nous devions nous revoir, je ne serais pas aussi patient qu'aujourd'hui. »
« Pourquoi ? »
« Pourquoi j'ai trahi Aizen ? C'est ça ? »
Ichigo approuva de la tête. L'autre eut un infime sourire.
« Mais parce que tu m'as offert l'occasion rêvée. La possibilité de passer numéro un sans aucune contestation possible de la part des autres membres. »
« Comment cela ? » Il n'y comprenait rien. La politique n'avait jamais été son fort.
« Je l'ai tué parce qu'il pactisait avec l'ennemi, qu'il se livrait à des expériences désastreuses, projetant de capturer des garous pour boire leur sang, menaçant le pacte de non-agression millénaire entre nos deux espèces. Bref, j'ai délivré le clan d'un chef qui en menaçait la survie. Tout simplement.» Il en était presque rêveur.
« Non, vraiment Ichigo, tu ne pouvais pas m'offrir meilleur alibi. Ne pas te tuer ici et maintenant est en quelque sorte une façon de t'exprimer… ma reconnaissance. Veille à ne pas en abuser. »
Ichigo n'y comptait pas.
« Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai un clan à diriger. Je ne vous retiens pas. »
Ulquiorra lui tourna le dos sans plus d'égard et regagna le château.
« Ichigo ! »
C'était Hitsugaya, qui était agenouillé aux côtés de Grimmjow.
En un bond, il fut avec eux.
« Il vit encore. » Précisa le petit vampire. « Mais il a besoin de soins immédiats. Vraiment.»
Ichigo ne se le fit pas dire deux fois.
« On fonce. »
Tiens bon Grimm, tiens bon…
Ca ressemblait à une prière.
Le médecin qui les reçut n'avait jamais eu de patient dans cet état.
Hébété, il commença par dire aux deux hommes qui l'accompagnaient qu'ils devaient se préparer au pire mais un regard furibond l'empêcha de finir sa phrase.
« Faites votre maximum docteur. Je compte sur vous. » Murmura le plus grand d'une voix d'outre tombe, faisant frémir le praticien.
L'homme se mit alors à travailler avec acharnement. Il dut lui transfuser plusieurs litres de sang, puis redresser les fractures, commençant par les jambes puis le bassin. Enfin, il ré-emboita l'épaule et réaligna les phalanges de sa main droite.
Il s'attacha ensuite à laver le corps ensanglanté, désinfectant les plaies, cherchant à faire baisser la fièvre.
Plusieurs injections de pénicilline furent faites. Il utilisa tout l'onguent disponible, un vieux remède de sa grand-mère, pour panser les blessures. Il travailla sans interruption pendant plus de 24 heures avant de s'écrouler dans un fauteuil, épuisé.
« J'ai besoin… de repos… Je ne peux… rien faire de plus..» Haleta-t-il.
Les yeux noirs lancèrent des éclairs.
« Rien de plus ? »
Le pauvre homme secoua furieusement la tête.
« Non… plus d'onguent… ni d'herbes médicinales… » Plaida-t-il.
Ichigo attrapa un papier et un crayon.
« Faites-moi la liste. Immédiatement. »
Le médecin s'exécuta.
« Je reviens de suite avec tout ceci. »
« Mais.. j'ai aussi besoin de… » Bredouilla l'homme.
« De quoi ? » Le coupa sèchement Ichigo.
« Mais de manger… » Sa voix n'était plus qu'un faible piaulement.
« Je m'en occupe. » Murmura l'autre jeune homme.
Les deux étrangers quittèrent aussitôt la demeure du médecin qui dut d'éventer avec son carnet de prescription.
« Ho mon dieu… ce sont des démons… Protégez-moi Seigneur, protégez-moi. Et faites vivre cet homme. Si jamais il ne survivait pas, je ne donne pas chère de ma peau… »
Les deux monstres ne furent hélas pas absents bien longtemps, au grand dam de l'humain.
Les jours qui suivirent, ils ne quittèrent pas le chevet du blessé hormis pour réapprovisionner le cabinet en fournitures diverses et apporter des plats chauds au médecin. Ils empêchèrent même sa clientèle de pénétrer dans le bâtiment, ne se donnant pas la peine de prétexter quoi que ce soit.
Ils vont faire fuir tous mes clients, ces fous !
Le médecin se rongeait intérieurement les sangs mais se serait fait arracher la langue plutôt que de se plaindre ouvertement. Les deux hommes lui fichaient une frousse bleue.
Mais ses efforts furent payants. Dix jours plus tard, l'homme était toujours en vie alors que, à son arrivée, il aurait cru qu'il ne passerait pas la nuit.
« Comment est-il docteur ? » Questionna celui qui s'appelait Kurosaki.
« Mieux, mieux. Son état est stable désormais. »
« Peut-il supporter un voyage ? »
Le cœur du médecin manqua un battement.
« Mais - mais bien sur ! » Il n'allait pas laisser passer si belle occasion de se débarrasser d'eux.
L'autre n'était cependant pas convaincu.
« En êtes-vous certain ? »
L'homme s'essuya le front, mal à l'aise.
« Vous savez, dans le domaine de la médecine, on ne peut jamais avoir de certitudes… » Balbutia-t-il.
« Mieux vaudrait que vous en ayez Docteur, mieux vaudrait. » Remarqua lentement Kurosaki.
« Est-ce une menace ? » S'indigna vaguement le médecin.
« Vous croyez ? » Répliqua innocemment son interlocuteur.
« Et bien, je pense…. »
« Docteur. » Le coupa Ichigo en le saisissant délicatement par le poignet. « Ne pensez plus. Et faites en sorte qu'il survive au trajet. D'accord ? »
Les yeux noirs étaient hypnotiques.
« D-d'accord. »
Cinq jours supplémentaires furent nécessaires pour que le médecin autorise le voyage, en calèche, couché évidemment, et fragmenté en courtes étapes de 100 Km maximum par jour.
Ichigo serra longuement la main du médecin.
« Je ne saurai jamais assez vous remercier docteur. Votre dévouement et vos compétences ont sauvé la vie de notre ami. Ma dette envers vous est éternelle. »
Cette phrase, associée à une volumineuse bourse garnie d'or, amena les larmes aux yeux de l'honnête homme qui finit même par saluer le départ de la voiture d'un signe de la main.
Le voyage fut donc très long. Surtout pour des vampires en fuite. Mais les prescriptions du médecin furent respectées à la lettre. C'est ainsi que les deux frères et le convalescent passèrent la frontière seulement quatre jours plus tard, soit presque un mois après la fin d'Aizen.
Grimmjow n'avait toujours pas repris connaissance. Les drogues injectées pour atténuer la douleur le maintenaient dans une sorte de coma artificiel.
« Où allons-nous ? » Questionna Hitsugaya.
« Au Monténégro. Le climat sera idéal pour Grimm. Quand il ira mieux, nous verrons. »
Leur destination ne fut atteinte qu'un autre mois plus tard.
Ichigo loua une superbe demeure, en bordure de mer, dotée d'un jardin verdoyant. Il engagea une infirmière à temps plein pour s'occuper de Grimmjow. Hitsugaya et lui allaient chasser à tour de rôle, pour ne jamais le laisser seul même si ils n'avaient aucun signe des sbires d'Ulquiorra.
Visiblement, ce dernier ne comptait pas s'en prendre à eux. Il avait sûrement d'autres chats à fouetter.
Les forêts environnantes regorgeaient de chevreuils, et autres cervidés qui ne tardèrent pas à quasiment redonner aux yeux des deux vampires leurs couleurs originelles.
Hisagi les avait rejoints, au grand soulagement d'Hitsugaya, qui retrouvait enfin son calice dont il était privé depuis fort longtemps. Ichigo lui était reconnaissant au delà des mots. Sans lui, jamais il n'aurait réussi.
Une sorte de routine s'installa alors, la réalité étant comme suspendue au sommeil du bleuté.
Enfin, le médecin leur annonça que Grimmjow était prêt à se réveiller.
« Vous en êtes certain ? Il ne va pas souffrir ? » Demanda anxieusement Ichigo.
Le praticien se mit à rire.
« Ha ça ! Ça ne va pas être une partie de plaisir, c'est sûr ! Votre ami en a pour plusieurs semaines de rééducation. En dépit des soins quotidiens qui ont été appliqués à ses muscles, son corps doit retrouver sa souplesse et son tonus. Mais ne vous inquiétez pas. » Apaisa-t-il « Il a survécu à une sacré bonne chute, le pire est passé. C'est un battant vous savez ! »
Ichigo sourit, repensant à l'opiniâtreté de Grimmjow.
« Oui, je sais. Il ne lâche jamais rien. »
« Et bien voilà ! » Conclue l'humain, un tantinet débonnaire, avant de s'en aller. « Je repasse dans deux jours, pour faire un bilan ! »
Assis sur le rebord de la fenêtre, Hitsugaya, la tête posée sur son poing, dévisageait Ichigo.
« Combien de temps a-t-il dit qu'il faudrait pour qu'il reprenne conscience ? »
« Il n'a rien dit. »
« Bon, dans ce cas, tu ne m'en voudras pas mais je crois qu'une partie de chasse s'impose. » Marmonna le petit vampire en sautant à terre. « A plus ! »
Ichigo ne répondit pas, perdu dans la contemplation du visage de son calice.
Vas-y réveille toi….
Les minutes s'étirèrent en heures et Ichigo finit par s'assoupir, vaincu de fatigue. Ouvrant finalement les yeux, il constata que l'humain n'avait pas bougé.
Sa déception fut immense.
Et si jamais il ne se réveillait ? S'il restait plongé dans le coma ?
« Yo Ichi… »
Ichigo écarquilla les yeux.
Il n'avait pas rêvé ? Non, si ?
Un gargouillis, expression d'un rire, sortit de la gorge du bleuté.
« T'as une de ces tronches… »
Le rouquin ne trouvait pas les mots pour exprimer ce qu'il ressentait. Alors, il se contenta de serrer- mais doucement, très doucement!- les mains de son calice.
« Suis content… qu'on soit pas mort. » Murmura Grimmjow.
« Moi aussi Grimm, moi aussi… » Approuva Ichigo.
Il y avait des larmes dans sa voix.
Des larmes de joie.
Ils étaient vivants. Et ensembles.
Libres comme l'air.
Certes, il faudrait du temps pour que Grimmjow redevienne comme avant. Mais le médecin avait raison, c'était un battant, un vrai. Ichigo ne doutait pas que ses gênes de garou y soient pour quelque chose.
Ils avaient l'avenir et le monde devant eux désormais.
A partager, à deux.
Il n'aurait pu rêver mieux.
« Je suis vraiment très heureux qu'on ne soit pas mort. » Murmura Ichigo en souriant.
The end!
J'espère que la fin ne vous aura pas déçus! Encore une fic de terminée, ça fait toujours un peu bizarre...
Allez, je vous laisse ami lecteur! Et peut-être à bientôt, sur d'autres fics!
:-)
