Hello !

Désolée pour le retard, mais les cours sont vaches cette année :s Mais pour me faire pardonner un très long chapitre :)

ALLER ECOUTER CETTE CHANSON == Dr House de Washing Tones... Les paroles sont extras !


Le silence perdurait, même Rachel avait cessé de faire des petits bruits et fixait son regard sur House. Tout les deux étaient très gênés, ne sachant pas comment lancer la discussion. C'est finalement Cuddy qui brisa ce silence :

- Ca va ? demanda-t-elle, se traitant mentalement d'idiote.

- Très bien, et ... toi ? hésita-t-il, devait-il rester dans un moment intime en la tutoyant, ou la vouvoyer et revenir dans un semblant de relation platonnique?

- Ca va, merci... Ecoute, je... je ne sais pas comment dire...

- On est deux dans ce cas ! dit-il, puis, après quelques secondes de calme, Cuddy, je veux juste savoir si pour toi, cette nuit - et quelle nuit! s'exclama-til - était une simple erreur d'un soir ou si ça signifiait quelque chose ? lacha le diagnosticien de but en blanc.

La jeune mère resta face à lui, immobile, bouche bée, n'arrivant pas à assimiler ce que cet homme venait de lui dire. Lui qui évitait toujours les conversations de ce genre, parce qu'il savait qu'il ne maîtrisait pas pleinement la situation. Mais surtout parce que dans ce genre de situation, il se retrouvait forcé de faire face à ses sentiments et de les montrer un minimum, il devait se dévoiler, et il détestait ça habituellement.

- Je vais rentrer chez moi, dit-il, déçu, au bout de cinq minutes sans obtenir de réponse.

House ne lui laissant pas le temps de réagir, il enfila rapidement sa veste et partit le plus vite qu'il pu malgré sa jambe. Il devait s'éloigner de cette maison, il démarra en trombe et se mit en route pour l'hôpital, rien ne pouvait être pire qu'ici. Il avait passé une nuit fantastique avec la femme la plus magnifique à ses yeux, mais la réaction, ou plutôt le manque de réaction de cette femme lui avait fait comprendre que le sentiment n'était pas partagé. S'il était enfin prêt pour essayer de s'engager dans une realtion plus ou moins stable avec elle, ce n'était plus son cas. Cette révélation lui fi plus de mal qu'il n'aurait dû. Le médecin arriva à l'hôpital, ignora l'infirmière qui l'appela pour lui rappeler qu'il devait encore faire des consultations cette semaine, et monta directement à son étage pour se cloîtrer dans son bureau. Il n'était que 7h45, donc ses employés n'étaient pas encore arrivés, tant mieux! Il alla allumer son ordinateur pour jouer à un jeu de guerre en ligne pour adolescent, il avait besoin de se défouler... Comment avait-il pu être aussi bête? Il n'aurait jamais dû accepter d'aller chez elle pour commencer ! Il ne regrettait pas de lui avoir parler si ouvertement, il avait confiance en elle, elle n'en parlerait à personne et elle ne lui rappelerait pas le fait qu'il se soit montré faible... S'il était franc, il avouerait que ça lui avait fait du bien de se confier, de parler sans honte ni barrières. Mais il aurait dû savoir que ça ne pouvait pas aller plus loin entre eux. Elle avait un enfant à charge maintenant, elle ne pensait plus qu'à elle. House la connaissait suffisemment pour savoir que sa patronne ferait passer les besoins de sa fille avant les siens. Cuddy voulait une relation stable avec un homme sain d'esprit qui se soucierait de son bien et de celui de sa fille. Un homme sérieux qui n'aurait pas peur de s'ouvrir à elle et de s'occuper de Rachel. Et lui, qu'est-ce qu'il était au juste ? Un vieux con boiteux au coeur misanthrope. Un pauvre mec misérable, puéril et égocentrique. Qui voudrait d'un homme comme lui ? Bien sûr il était surprenant, extrêmement intelligent et il s'y connaissait dans ce qu'il faisait. Mais au niveau privé, il ne savait pas s'occuper de lui correctement, il était drogué et alcoolique, qui accepterait de vivre avec lui? House était mal, il n'en parlerait à personne, surtout pas à Wilson, mais le rejet de Cuddy l'avait blessé profondément ! Il avait besoin de se vider la tête, de ne plus penser à son père, à Cuddy et surtout, à la nuit passée à ses côtés. Et le moyen le plus efficace restait la moto. Pour la deuxième fois en moins d'une heure, le docteur House se pressa pour enfiler sa veste et quitter la pièce précipitemment. Il traversa la hall d'accueil de l'hôpital sans se soucier de personne. Il ne remarqua donc pas Wilson et Brenda qui étaient en pleine conversation appuyés sur le comptoir des infirmières arrêter de parler en le voyant. Ils regardèrent le diagnosticien se diriger vers la sortie à grand pas et tous deux se demandèrent ce que pouvait bien faire House à cet heure au travail, mais surtout pourquoi il repartait si vite, avec sa tête des mauvais jours. House, lui, était content qu'il y ait un magasin de moto non loin de l'hôpital. Il y alla à pieds, espérant que ça le calmerait un peu.

Wilson fit une entrée fracassante dans le bureau de sa patronne, une entrée à la House. Cuddy, en sursautant, avait souhaité que ce soit lui, lais quand elle vit son chef de département d'oncologie, et surtout sa tête, la surprise fût de taille. Il avait sa tête de détective, on aurait pu lire sur son front : "Je compte bien découvrir ce que l'on me cache".

- Que s'est-il passé hier soir avec House ? demanda-t-il de but en blanc, sur un ton assez brusque.

- Pourquoi ne suis-je pas étonnée qu'il soit allé vous parler ? souffla-t-elle, mal à l'aise.

- Non, justement ! Il est 8h et je viens de voir mon meilleur ami, qui soit dit en passant n'est jamais debout avant 9h30, sortir de cet hôpital, et croyez-moi, il avait l'air vraiment contrarié. Il n'a même pas fait attention à ce qui l'entourait, il ne m'a même pas vu !

- Et naturellement vous en avez déduit que j'avais quelque chose avoir là-dedans ?

- J'ai eu Chase au téléphon, il m'a répété ce que cous leur aviez dit hier dans votre bureau, comme de quoi vous vous occupiez de House. Donc oui, je suppose que vous êtes impliquée dans l'histoire... répondit James, baissant d'un ton devant l'air stricte et intransigeant de Cuddy.

- En effet, j'ai retrouvé House et nous avons longuement parlé, mais ça ne vous concerne en rien ! De plus, il a dû se rendre compte qu'il était bien trop tôt pour commencer sa journée puisqu'il est reparti... Autre chose ? Ou bien je peux retourner à mon travail, chose que vous devriez faire ? s'énerva la doyenne, qui ne désirait qu'une chose en cet instant : parler avec son diagnosticien.

- Euh... Wilson était scotché par la répartie de Cuddy, il l'avait déjà vu énervée, mais jamais contre lui. Non... finit-il par lâcher, tout bas, de peur de déclancher l'ire de sa patronne.

- Bien ! Maintenant, veuillez m'excuser, mais j'ai rendez-vous avec un donateur important. Bonne journée docteur Wilson.

Sur ces dernières paroles, Cuddy sortit demander à sa secrétaire de faire du café pour son futur rendez-vous et elle.

Wilson était stupéfait, complètement muet devant l'agressivité de Lisa concernant ce qu'il avait pu se passer la veille. Cependant, lorsqu'elle revint à son bureau, il comprit qu'il n'avait plus rien à faire là. L'oncologue se dirigeait vers la clinique pour faire une petite heure de consultation avant de voir Madame Clark, une femme atteinte d'un cancer des poumons. Il allait devoir lui annoncer qu'il n'y avait plus rien à faire, qu'elle était en phase terminale. James adorait son métier, mais devoir dire à une mère de trois jeunes enfants et mariée depuis dix ans qu'elle allait mourir dans les trois prochains mois, alors qu'elle n'a que 35 ans, c'était la partie de son boulot qu'il détestait par-dessus tout. Il était en chemin pour la clinique quand il fût stoppé dans son élan.

- Docteur Wilson ? Vous allez bien ? l'interpella Brenda, visiblement surprise par le manque d'attention de son ami à son égare alors qu'ils parlaient il n'y a pas un quart d'heure.

- Vous êtes sûr ? Vous n'avez pas l'air dans votre assiette...

- Ne vous inquiètez pas... Je me fais juste un peu de soucis pour House, il me cache quelque chose. Je pense d'ailleurs que Cuddy n'est pas toute blanche dans cette histoire. Et quand House me fait des cachoteries, ça à tendance à mal finir pour lui.

- Sérieusement James, s'indigna l'infirmière. Arrêtez de vous en faire pour ce type. J'estime que, s'il a des problèmes, il est assez grand pour les règler sans demander de l'aide à personne.

- Ecoutez Brenda, j'apprécie de passer des moments avec vous, j'aime parler avec vous, mais la-dessus rien ni personne ne pourra me faire changer d'avis. Je connais House depuis maintenant douze ans et jamais je ne me suis arrêté de m'en faire à son sujet, j'ai même divorcé deux fois, plus ou moins, à cause de lui ! C'est mon ami, et il peut être un bien meilleur ami que moi, et c'est important pour moi. De plus, avec la mort récente de son employé, il ne va pas vraiment bien, donc je m'inquiète. Oui, c'est un con cynique et arrogant au possible, mais c'est mon meilleur ami et il est vraiment important dans ma vie. Mais interdiction d'en parler, il me ferait regretter ces paroles s'il en avait connaissances...

- Encore un tout grand merci monsieur Smith, dit Cuddy, un sourire à moitié forcé sur le visage.

J'aurais les zigomates foutues d'ici la fin de la journée à cette allure ! Mais bon, Robert Smith venait de faire un don de 50000$ pour du nouveau matériel. Elle pouvait donc faire un effort pour paraître heureuse de se retrouver en face d'un homme de 66ans, libidineux, qui n'arrivait pas à fixer ses yeux dans ceux de la femme. La directrice pourrait jurer qu'il n'avait pas la moindre idée de ce à quoi servira son argent.

- Mais c'est tout à fait naturel docteur Cuddy. Après tout, on n'a jamais vu un coffre-fort suivre un corbillard ! Et je pense que placé cet argent dans les bien-faits de la sciences n'est pas une mauvaise idée.

L'homme finit par quitter le bureau, pour le plus grand plaisir de sa propriétaire. Enfin ! Elle salua le donateur et se dirigea d'un pas vif vers le comptoir des infirmières, où se trouvait Wilson en grande conversation avec sa meilleur infirmière... Brenda.

- Docteur Wilson, l'interpella-t-elle, pourrais-je vous parler deux minutes, ordonna-t-elle plus qu'elle ne le demanda.

James s'excusa auprès de son amie et suivi sa patronne un peu plus à l'écart. il était assez mal à l'aise suite à ce qu'il s'était produit dans le bureau de Cuddy une heure plus tôt.

- Je tenais à m'excuser pour tout à l'heure. Je n'avais aucune raison de m'en prendre à vous de cette façon, ce n'était pas professionnel de ma part, s'excusa la jeune femme, sincèrement désolée et honteuse de son comportement presque injustifié avec son employé.

- Il n'y a pas de mal, Cuddy. Pour ma part, je n'avais pas à entrer dans votre bureau et vous questionner de la sorte.

Cuddy allait répondre quelque chose lorsqu'ils entendirent le son d'une canne qui claque sur le sol. Ils virent House se diriger vers les ascenseurs, un grand sourire aux lèvres, jouant avec une clef, mais pas une clef de voiture...

- Ne me dis pas que tu as fait ça ? cria l'oncologue, surprenant la doyenne à ses côtés.

- M'engueule pas s'teuh plaît ! s'amusa House, jouant le gamin prit en faute. J'te jure que je serais très prudent, continua-t-il, se dirigeant vers son ami.

Toutes les personnes travaillant dans le hall se retournèrent vers eux, se demandant ce qu'il pouvait bien encore se passer entre ces trois-là.

- Dans mon bureau, siffla Cuddy, espérant qu'ils seraient moins espionnés par ces employés.

House, dont le comportement avait changé du tout au tout dès que sa patronne avait parlé, et Wilson, la suivirent dans son bureau. Le visage du diagnosticien s'était entièrement fermé, plus de sourire, il était complètement impassible. Ce changement brusque de comportement surpris Wilson. Pourquoi House parraissait-il si réticent? Il s'interrogeait toujours sur les évènements de la veille entre ses deux amis, surtout depuis que Brenda lui avait dit ce qu'elle avait vu. Cuddy, elle, était blessée, elle se sentait également coupable, persuadée de ne pas être innocente à ce changement d'attitude.

- Bon, puis-je savoir ce qu'il vous a prit ? Qu'est-ce qui a bien pu vous mettre dans cet état, Wilson ? interrogea-t-elle, essayant de ne pas trop fixer son regard sur House.

- Mais qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête bon sang ? s'exclama Wilson, ignorant royalement sa patronne.

- Oh ça va Wilson ! Je suis majeur et vacciné, je fais ce que je veux, s'emballa le diagnosticien, ne désirant que quitter cet endroit hostile à ses yeux. Je n'y étais pour rien dans l'accident, et même si ça avait été le cas, ça ne m'aurait pas arrêté !

- Vous vous êtes acheté une nouvelle moto ? s'écria Cuddy, faisant le lien des informations reçues. Vous êtes complètement inconscient !(*)

- Qu'est-ce que ça peut vous faire ? s'emporta House, dur et froid. Arrêtez de m'emmerder ! La moto fait partie de ma vie, que vous le vouliez ou non ! J'en ai besoin...

- Qu'est-ce que ça t'apporte ? C'est une machine à tuer ! A chaque fois que je t'imagine sur cette moto, j'ai peur de recevoir un coup de fil comme il y a 2 semaines! Et puis franchement House, quand je vois un handicpé drogué, qui n'a pas peur de la mort, sur un engin aussi rapide, je me dis qu'il ne peut y avoir qu'une fin dramatique...

- Lâche-moi Jimmy ! Je n'ai peut-être pas peur de la mort, mais ça ne veut pas dire que je serais assez inconscient pour mettre d'autres personnes en danger ! Je suis plus prudent sur une moto qu'en voiture!

- Mais bien sûr, ironisa la doyenne, c'est pour ça que vous avez eu un accident grave il y a deux semaines.

- Ce n'était pas ma faute, hurla House, tremblant de rage, faisant se reculer les deux personnes dans la pièce. James et Lisa étaient petrifiés, incapable de comprendre l'accès de colère de House. Vous ne pouvez pas m'emmerder tout les deux, n'est-cepas ? Je suis peut-être un con qui se fiche de sa vie, mais ma moto c'est ma liberté ! Je ne suis pas fou au point de foncer dans un mur à 250km/h ! Vous êtes dans ma tête ? Vous savez comment j'agis sur une moto ? Ce que je pense quand je roule ? NON! Alors foutez-moi la paix ! Sur ce, je vous laisse, je n'ai plus rien à faire ici, dit-il en se calmant légèrement.

-Non! s'interposa Cuddy, Wilson, vous pourriez nous laisser, s'il vous plaît? insista-t-elle face à la réticence de l'oncologue.

James Wilson quitta le bureau de sa patronne sous les regards peu amènes et peu sûrs de ses amis. Nom de Dieu, qu'est-ce qu'il a bien pu passer entre ces deux énergumènes?

Dans le bureau, ils n'en menaient pas large, aucun des deux. L'un étant mal à l'aise et en colère contre lui, mais aussi contre la personne en face. L'autre était également mal à l'aise, mais elle se posait aussi beaucoup de question. Cuddy essayait de déchiffrer les émotions qui passaient sur le visage de l'homme, debout et tendu, devant elle... Depuis ce matin, elle ne cessait de se demander ce qu'il s'était passé dans la tête de son diagnosticien pour qu'il quitte la maison aussi vite, sans un mot.

Quant à lui, House essayait de ne rien laisser transparaître des sentiments qui le traversaient depuis qu'elle lui avait parlé dans le hall. C'était assez facile tant que Wilson était présent, sa colère pouvait être mal interpretée. Mais maintenant qu'ils étaient seuls, il ne devait pas laisser sa peine et sa rage se lire sur son visage. House ne voulait pas qu'Elle sache que son rejet l'avait blessé bien trop profondément.

- Alors, se lança-t-il, las du silence, je vais avoir droit à un discours sur la moyenne de mort lors d'accident de moto ? Trouve une excuse et barre-toi de ce satané bureau !

- Non ! répondit-elle avant d'enchaîner rapidement pour ne pas lui laisser le temps de trouver une solution pour fuir, que s'est-il passé ce matin ? Pourquoi être parti si précipitemment ? lui demanda-t-elle, tentant de ne pas lâcher son regard perçant.

- Désolé, mais quand, au bout de cinq bonnes minutes de silence face à ma question je n'ai toujours pas de réponse, j'ai tendance à partir. J'ai cru comprendre que je n'avais plus rien à faire dans cette cuisine ! dit-il, blasé et essayant de ne pas paraître blessé.

- Tu n'as rien compris du tout ! s'exclama Cuddy, retenant difficilement un fou rire. Je ne t'ai pas répondu, non pas parce que je voulais que tu partes, mais parce que j'étais sous le choc ! Et franchement, il y a de quoi! Grégory House, qui a plutôt tendance à fuir toue discussion sérieuse, venait de me poser une question pour se lancer dans une conversation dont il ne métrisait pas le contenu, à propos de sentiments !

Cuddy ne pu retenir plus longtemps son fou rire, elle se libérait de toute la tension nerveuse accumulée depuis ce matin. House, lui, resta bouche bée devant cette femme exceptionnelle, avant de sourire discrètement, content. Cependant, toutes sortes de questions lui passaient par la tête; qu'est-ce qu'il devait faire maintenant ? Qu'est-ce que ça signifiait pour eux ? Face à la tête interrogative de House, Cuddy décida de continuer :

- House, cette nuit était tout sauf une erreur à mes yeux... Mais ce matin, je m'attendais à un violent rejet, à ce que tu partes sans un regard. Que tu fasses une remarque déplacée comme " J'ai eu ce que je voulais, je m'en vais!" Ou encore que tu nies ce qu'il s'était passé, bref, je m'attendais à recevoir une douche froide ! Et au lieu de ça, quand j'arrive dans la cuisine, je te trouve avec ma fille dans les bras...

- Tu pourrais pas oublier ce détail, n'est-ce pas ? remarqua-t-il sarcastiquement.

- N'y compte pas ! lui sourit-elle. Et encore, avant que je n'arrive, je t'ai entendu parler avec ma nounou, continua-t-elle.

- Tu m'as entendu ? s'inquièta-t-il, effrayé à l'idée qu'elle ait compris.

- Pas de panique, le rassura-t-elle, je ne parle pas espagnol, je n'ai aucune idée de ca que vous vous êtes dit. J'aimerais bien le savoir d'ailleurs... dit-elle, les yeux pleins d'espoirs.

- Rêve toujours ! J'ai une réputation à tenir moi, Lisa Cuddy, plaisanta-t-il, enfin, à moitié, il tenait à conserver une certaine image de lui! En parlant de ça, ça fait un quart d'heure que je suis dans ce bureau, et aucun de nous n'a l'air d'avoir envie de tuer l'autre, ça va éveiller des soupçons chez les comères ! Je vais donc m'en aller..

- Attends ! ordonna la doyenne, l'obligeant à tourner les talons pour la regarder. On n'a toujours pas parlé de cette nuit et de ce que ça allait impliquer..

- Cuddy, souffla-t-il, gêné. Je ne pense pas que ca soit l'endroit idéal pour en parler. Premièrement parce que les infirmières nous surveillent, dit-il, désignant du doigt les trois femmes qui les regardaient peu discrètement malgré ce qu'elle pensait. Deuxièmement, je préférerais être sûr que personne n'intervienne pendant qu'on en parle hors, nous nous trouvons dans le bureau de la directrice d'un hôpital qui ne peut fonctionner sans elle. Et troisièmement, nous nous trouvons sur le lieu de travailde James Wilson, l'homme qui ne peut s'empêcher de se mêler de ma vie privée et qui n'hésiterait pas à trouver le moyen de nous surprendre, nous écouter ou autres... Je passerais chez toi aux alentours de 18h30, ç a te va ?

- Bien sûr ! répondit la doyenne euphorique à l'odée que House accepte de parler de l'évolution, qui à plutôt l'air favorable, de leur relation aussi facilement.

Plongée dans ses pensées, elle ne vit pas son employé profité de son absence pour filer en douce. Peu importe se dit-elle. Il avait accepté de lui parler de ce qu'il s'était passé à la place de nier les faits et de fuir comme il l'a toujours fait. Elle perdit subitement son sourire en réalisant qu'il allait disposer d'une journée entière pour réfléchir à la situation et prendre une décision, mauvaise à son goût, pour le soir. Cuddy craignait d'être rejetée par l'homme qu'elle aimait tant. Il ne fallait pas se voiler la face, House avait beau être exceptionnel, doté d'une intelligence à couper le souffle. Il était sûrment le seul homme à la mettre en émoit en un seul regard, à pouvoir la faire sortir de ses gongs en un rien de temps pour l'instant d'après la faire rire et lui faire oublier toute colère. Seul House arrivait à la flatter en lui faisant des remarques salaces... Grégory House était la seule et unique personne à lui faire ressentir des émotions contraires en même temps. Là où un homme ne faisait que loucher sur son décolleté ou son fessier, ajoutant l'une ou l'autre remarque graveleuse, elle serait excédée, dégoutée ! Cuddy aurait l'impression de n'être qu'un morceau de viande à leurs yeux, ne voyant que de la perversité dans leurs comportements... Alors qu'au contraire, quand c'est House qui a cette attitude, elle se sent contrariée qu'il ne voit que ça, mais en même temps heureuse... Ses regards, ses remarques ne sont rien d'autres que des compliments masqués. Elle adore l'entendre lui dire ce genre de remarques, car elle sait que c'est sa façon de lui dire qu'elle lui plaît, plus que pour une histoire de sexe, du moins elle l'espère... Cuddy aime le voir contrarié lorsqu'elle se montre plus charmeuse envers des donateurs potentiels pour mettre toues les chances de son côté, jaloux de les voir la regarder comme lui la regardait. Elle apprécie sa façon, bien à lui, d'être présent pour elle. Quand elle ne va pas bien, il la harcèle et fait tout ce qui est en son pouvoir pour découvrir ce qu'elle a. Même si il disait n'avoir envie que de satisfaire une curiosité malsaine. Cuddy savait pertinemment que c'était sa manière de s'inquièter pour elle et de toujours être au courant de ce qu'il lui arrive. Il s'arrangeait toujours pour la distraire, lui faire oublier ses problèmes. Quand il savait être le problème, il la laissait tranquille. Lorsque Cuddy avait besoin de soutien moral, il a toujours su la faire rire, lui faire penser à toutes autres choses. House avait beau clamer à tout le monde qu'il voulait seulement la faire enrager et lui faire oublier son existence, Cuddy savait très bien que c'était une façon, particulière, de la préserver. Malgré tout ça, il n'en restait pas moins un handicapé des sentiments, préférant rester seul plutôt que de montrer une part d'humanité. Mais ce que Lisa aimait le plus chez cet homme, c'était l'étincelle qui brillait dans son regard quand il avait une révélation, quand toutes les pièces d'un pizzle s'assemblent de manière incongrue dans sa tête et qu'il comprenait tout. Prenant tout le monde de court, leur coupant le souffle par sa présence d'esprit et son intelligence. Il arrivait à faire le lien entre des éléments futiles, aux yeux de tous, avec l'importance d'un problème, résolvant une équation que personne à part lui ne comprenait. Durant ces instants, il était heureux, enfin, pas heureux, mais moins malheureux. Il se détestait moins, étant fier de lui, et quand ça arrivait, il pouvait se montrer plus agréable et "poli" envers elle. Il lui arrivait même de sourire, rendant son regard encore plus beau qu'il ne l'était. Cet homme de cinquante ans pouvait faire croire à tout le monde qu'il n'était qu'un salop qui se fichait royalement de ce qui l'entoure et de la vie de ses patients, elle savait que ce n'était qu'une image. Il est vrai que House pouvait être un enfoiré et qu'il se moquait des personnes qui l'entourent, sauf Wilson, ses employés et elle. Mais Cuddy pouvait mettre sa main au feu, le médecin désirait vraiment sauver ses patients. Sinon, pourquoi usait-il de moyens peu orthodoxes pour convaincre ses patients de faire des examens qui s'avéraient dangereux, de prendre des traitements risqués et surtout, pourquoi se sentirait-il si mal lorsque le diagnostique est fatal pour le patient ? Il affirme que seul le diagnostique l'intérresse, cependant, quand il est posé, il fait tout pour que le patient prenne le traitement. Cuddy fut prise d'horreur lorsqu'elle se rendit compte qu'il était bientôt 11 heures, elle était restée là, à ne rien faire pendant plus d'une heure. Elle pensait tellement à son employé qu'elle ne voyait plus le temps passé. La directrice était toute stressée , elle avait un conseil d'administration au sujet des finances de l'hôpital dans l'après-midi, et rien n'était encore prêt. Se giflant mentalement pour son comportement, elle se plongea corps et âme dans le dossier financier.

Du côté de House, les employés étaient revenus bredouilles, aucun cas des urgences n'était assez intéressant pour leur patron. Ils étaient donc là, affaler sur leur siège, à ne rien faire lorsqu'il vîrent House arriver dans son bureau.

- Il a l'air d'être d'une humeur de chien aujourd'hui, remarqua TAUB.

- Il est toujours comme ça, répliqua THIRTEEN, ne rêvant que d'une chose; rentrer chez elle.

- TAUB a raison, dit FORMAN suspicieux, il est souvent de mauvaise humeur, mais là c'est différent. Il s'isole encore plus, il était là à l'heure, et on dirait qu'il cherche à éviter Wilson et Cuddy! Il se passe quelque chose, et je suis presque sûr que ça un lien avec sa disparition d'hier. Mais c'est House, faut pas chercher à comprendre son esprit tordu.

-Attend ! Tu ne vas pas chercher à savoir ce qu'il se passe ?

- Ca ne sert à rien Rémy ! Quoiqu'il arrive on ne saura pas la vérité, il s'arrangera pour qu'on trouve un truc situé à complètement à côté de la plaque. De toute manière, je n'ai pas la tête à deviner ce qu'il se passe dans son esprit torturer.

- Et à quoi as-tu donc la tête ? s'exapéra la jeune femme.

- Tu tiens vraiment à parler de cela maintenant ? demanda Forman narquois.

Enervée, Thirteen sorti précipitamment de la pièce en claquant la porte. Qu'est-ce-qu'il pouvait l'énerver ! Rémy n'en pouvait plus de sa prétention. Il clamait Haut et fort qu'il ne voulait pas être comme House, mais il était exactement pareil. Eric pouvait même se montrer pire que son patron... Le docteur Hadley alla s'enfermer dans les toilettes du personnel pour se calmer. Elle était excédée se sentant oppressée dans cette relation, elle avait limpression que plus sa relation avec Forman avancait dans le temps, plus il voulait la contrôler. Thirtee savait que le neurologue voulait toujours tout gérer, mais là, il allait trop loin. Il s'impliquait dans sa vie, sa maladie, désirant l'obliger à suivre son avis. Eric voulait qu'elle lui obéisse, persuadé qu'elle ne faisait pas les bons choix pour soigner son Hungtinton.

- He ben alors Blanche-Neige, votre nain est contrarié ? se moqua House en arrivant dans la salle de différentiel.

- Bonjour House, Rémy va très bien, merci de vous en soucier, ironisa Forman.

- Oulà, Blanche-Neige est devenue le grand méchant loup ! Problème au lit ? continua House, vous n'avez qu'à acheter des capotes... Bien que le Hungtinton ne soit pas une MST. Mais bon, pas de Durex, pas de sexe !

Forman, exaspéré par l'attitude de son employeur sortit sans un mot du bureau. Quant à lui, Taub retenait difficilement un sourire face au rabaissement de Forman, qu'il avait du mal à supporter.

Le diagnosticien regarda sa montre, l'heure du déjeûner avait sonné... Ce qui signifiait que s'il voulait manger aux frais de son ami, il allait devoir affronter sa curiosité. Il se doutait qu'il allait subir un interrogatoire en règle sur son comportement des deux derniers jours. Mais House était aussi persuadé que l'oncologue allait lui faire tout un spitch moralisateurs sur les dangers des deux roues. Mais bon, il savait comment dévier la conversation en sa faveur, après tout, le sujet "Brenda" devenait plus intérressant. Il se dirigea donc vers les ascenseurs, direction la cafétaria. Le médecin arriva dans la cantine quelques secondes avant que Wilson n'arrive, sa tête de détective en chasse.

Il ne voulait qu'une chose depuis ce matin, savoir ce qu'il s'était passé entre ses amis. C'est pour cette raison qu'il fût content d'apercevoir son ami dans la file de la cafétaria.

Ils ne se parlèrent pas jusqu'au moment où House mis son repas sur le compte de son ami, qui lui fit une remarque comme de quoi ça commençait à bien faire.

Quand ils s'assirent à table, Wilson décida de lancer son investigation :

- Alors, que s'est-il passé entre Cuddy et toi ? demanda-t-il excité comme un gosse devant le jouet de ses rêves.

House lui raconta une partie de son altercation avec son père, le fait qu'il ait eu un différent avec Cuddy, puis il dévia intelligemment la conversation sur l'infirmière que fréquentait Wilson...


Alors ?

Une review please :)

Harmonie