MD11
Lorsque nous retournâmes à la maison de Bella, je l'aidai à sortir de la voiture. Je lui demandai d'attendre un instant pendant que je fouillais dans le sac pour en retirer quelques affaires. Je lui présentai les deux roses blanches, à présent dans le vase sec.
« S'il te plait, garde ses quelques indignes fleurs comme un témoignage de mon affection » plaisantai-je prétentieusement. « Et aussi, tu peux prendre également le reste de cookies. On en a un million à la maison, malgré qu'Emmett ait vite fait de réduire le stock. Et enfin, en dernier, mais pas des moindres, le chocolat. Connaissant Alice, elle a probablement dû prendre un vol pour la Belgique pour les acheter, alors, s'il te plait, prends-les et savoure-les, » terminai-je en tendant à Bella le sachet décoré. Bella les accepta, mais ne se retourna pas pour s'en aller.
Je m'étais garé devant la maison, même si l'allée était inoccupée. J'avais espéré que l'absence de la voiture de patrouille de son père ne voudrait pas dire qu'il n'y avait aucune supervision parentale pour les projets, quels qu'ils soient, de Bella pour la soirée. Mon cerveau avait commencé à fonctionner plus normalement, cette fois-ci, donc je me mis à formuler ce que je pensais être une méthode discrète d'interrogation pour aborder le sujet.
« J'espère que je ne t'ai pas mise en retard pour tes engagements de ce soir, » dis-je alors que nous traînions devant chez elle, la tension était malheureusement assez évidente dans ma voix.
« Quels engagements ? » Demanda Bella confuse.
A présent, c'est moi qui commençai à me sentir confus et idiot, plutôt.
« Heu, en étant assis juste à côté de toi en biologie, je n'ai vraiment pas pu m'empêcher d'entendre que tu as refusé l'invitation de Newton pour aller au bal. Peut-être que je fais erreur, mais je pense que tu as dit que tu avais des projets pour ce soir. »
« Ben, en réalité, j'avais des projets, » rit-elle, (« Merde ! »), « mon projet est de ne pas aller au bal avec Mike ou avec qui que se soit d'autre. Il s'agissait en fait d'un pieux mensonge pour éviter de heurter ses sentiments. Les bals d'école ne sont pas... ma tasse de thé. »
Le soulagement me remua complètement, me laissant presque affaibli durant un court instant. Le monstre s'écroula à genoux.
« Donc, tu n'as pas pris d'engagement pour la soirée ? »
« Non, je suis désolée de t'avoir induit en erreur, mais c'est ce qu'on récolte quand on épie les gens, » rigola Bella, visiblement pas en colère après moi, « Aimerais-tu entrer chez moi ? »
« Ah, bien sûr, pourquoi pas ? »
Je suivis Bella jusqu'à l'entrée de sa maison et l'observai quand elle récupéra sa clé et déverrouilla la porte. Le monstre se mit en biais pour entrer et se précipita à l'intérieur de la plus impolie des manières dès que la porte fut ouverte.
Nous entrâmes dans la cuisine, passant auprès du monstre qui se tenait en bas des escalier, gémissant et montrant l'étage de la pointe de son doigt.
« Où est ton père ? » M'informai-je, ma curiosité n'étant pas entièrement sans fondement.
« Il est à la pêche... encore, » répondit Bella avec un soupir. « Dieu, je suis fatiguée de manger du poisson. Mais c'est le truc qu'il aime le plus pratiquer au monde. En général, il ne revient pas avant que la nuit de l'y force, » ajouta-t-elle en me regardant du coin de l'œil.
Etait-elle en train d'essayer de me dire que nous avions quelques heures devant nous à être seuls ici ? A l'évidence, ma queue le voyait ainsi. Le monstre bondissait comme un fou depuis sa position en bas des escaliers, en pointant toujours l'étage du doigt, de façon significative.
« As-tu faim ? » Me demanda Bella soudainement. « Il me semble que ça fait des heures que nous avons mangé, mais je ne suis pas certainement qu'aucun de nous n'ait fait autre chose que picorer la nourriture, aussi délicieuse qu'elle ait été. »
« Oh, je suis affamé, c'est vrai... »
« Heu, non, merci, » répondis-je.
« Peut-être que tu voudrais voir ma chambre alors ? » Demanda Bella avec désinvolture.
« Voir ta chambre ? Putain, j'aimerais même bien y emménager... »
« Heu, certainement, » répliquai-je, la nervosité perçant dans ma voix.
Le monstre courut joyeusement devant nous. Bella mit un peu d'eau dans le petit vase et l'emporta avec elle et je la suivis dans les escaliers, savourant juste en plein dans mon champ de vision son joli cul qui se balançait. Je pouvais sentir que je commençai à transpirer, bien que, paradoxalement, ma bouche s'asséchait. J'allais bientôt voir l'endroit où j'avais expérimenté... heu.. fantasmé, la plus incroyable de nos rencontres sexuelles.
Je jetai un coup d'œil dans la pièce lorsque nous y entrâmes. C'était simple et propre. Il y avait un bureau avec quelques documents étalés dessus et un ordinateur tellement vieux qu'il pourrait seulement encore servir en tant que bloque-porte. Une étagère contenait une modeste collection de livres, chacun d'entre eux adorablement usé. Une petite collection de CD était nettement empilée à côté. Je tentai à mort d'ignorer le lit une place recouvert d'un simple édredon, mais ma bite s'agita comme une baguette de sourcier qui avait détecté un point d'eau. Le monstre s'allongea sur le lit, croisa les jambes et se mit à faire les yeux de l'amour à Bella.
Autant j'avais vraiment envie d'être là avec Bella, autant je commençais à penser que se serait une bonne idée de me tirer d'ici. L'indicateur métrique de danger oscillait entre « Perte-de-contrôle » et « humiliation-probable ». Bella s'installa au bord de son lit et je me tournai pour lui faire face. Je la dévisageai pendant un instant, mes mains posées sur mes hanches, essayant d'ignorer par respect, mais sans succès le point de vue avantageux que j'avais sur ses atouts. Le besoin de jouer au billard de poche s'intensifia quand mon jeans devint de plus en plus inconfortable à chaque instant.
« Bien, ce n'est pas grand chose, mais c'est chez moi, » annonça-t-elle en faisant un geste englobant la chambre.
J'arrachai mon regard de son corps et tentai de faire la conversation.
« Est-ce que tes amis de Phœnix te manquent encore ? »
Je savais quelle réponse je voulais entendre.
« Je n'avais pas vraiment beaucoup d'amis à Phœnix. Ma maman était mon amie la plus proche. Cela doit te paraître terrifiant ? » Dit Bella en baissant la tête.
Quelque chose dans le ton de sa voix me tirailla le cœur. Avant même que je ne réalise que j'avais bougé, je me retrouvai assis auprès d'elle sur le lit.
« Je suis choqué. Il y a tellement de... gens ici, rivalisant pour... être en ta compagnie. »
« Tous vils, pervers têtes de nœuds qui veulent juste avoir accès à l'intérieur de ta culotte... » Le monstre commença à les compter sur ses doigts.
« Oui, je ne comprends pas vraiment pourquoi, d'ailleurs, » répondit-elle avec sincérité. « On m'a plus demandé un rendez-vous depuis que je suis arrivée à Forks que dans toute ma vie complète d'avant. »
Elle secoua la tête avec incrédulité. Une partie de ce qu'elle venait de dire commença à s'insinuer dans mon esprit.
« Es-tu en train de dire que tu n'as jamais eu un petit ami avant aujourd'hui ? » Demandai-je perplexe. « Les mecs de Phœnix doivent être de sacrés imbéciles. »
Les sourcils du monstre remontèrent jusqu'au plafond. Bella sourit timidement et se tourna de côté pour me regarder.
« Es-tu en train de me dire que maintenant, j'ai un petit ami ? »
Le monstre acquiesça énergiquement. Je continuai de lutter entre ma peur de toucher Bella et un désir impérieux de contact physique. Je fis un compromis et pris une de ses mains dans la mienne.
« J'aimerais vraiment beaucoup être en mesure de pouvoir dire cela. Mais il n'y a que toi qui puisse me donner la permission de le faire. »
Je retins ma respiration, pendant que le monstre, qui dramatisait toujours trop, comme d'habitude, se baissa pour se mettre sur un genou.
« J'aimerais beaucoup ça aussi, » dit Bella doucement.
La joie m'envahit. Un moment comme celui-ci ne pouvait pas ne pas être célébré. Alors que je me penchai pour embrasser Bella, elle me rencontra impatiemment à mi-chemin. Elle noua ses bras autour de ma nuque et enfouit ses mains dans mes cheveux. Cette fois-ci, ce fut sa langue qui trouva la mienne. Elle avait un goût merveilleux. Je m'y perdis, bordel !
Mes bras encerclèrent son corps et je me laissai aller en arrière sur le lit, entraînant Bella à moitié sur moi. Je me saisis à pleine main de sa chevelure pour garder sa bouche verrouillée à la mienne. Mon autre main vagabondait littéralement de haut en bas sur son corps, dessinant la ligne de ses côtes et effleurant les côtés de ses seins. La tentation de sentir cette chair souple emplir ma main devenait accablante. Je résistai pour le moment, je descendis temporairement ma main à l'arrière de sa cuisse et remontai en tirant le haut de sa jambe pour qu'elle repose sur mon corps.
Je voulais, j'avais besoin, de me retrouver sur Bella et il y avait juste assez de place sur son lit pour que nous roulions dessus. A présent, j'étais allongé entre ses jambes écartées, et c'était comme si j'étais mort et que je me retrouvai au paradis. Je repris possession de sa bouche avec un grognement affamé et l'embrassai férocement, ma langue se battant avec la sienne. Ma respiration devenait difficile et laborieuse, alors que je m'abandonnai dans la sensation de ses douces courbes capturées par la dureté de mon propre corps.
Les petits cris de plaisir de Bella ne firent qu'ajouter de l'huile sur le feu. Je fis glisser mes lèvres dans son cou et j'y plantai des petits baisers pour la provoquer pendant que je murmurai son prénom d'une voix enrouée contre sa peau. Vicieusement, j'ignorai la petite voix qui se mit à résonner dans ma tête. Elle n'arrêtait pas de me dire d'arrêter, que ce n'était pas bien, que Bella était innocente et que cela ne devait pas se passer de cette façon. Mais le monstre avait pris le contrôle, et ses rugissements de triomphe dans mes oreilles noyaient les mots de la raison.
Bella était tellement réceptive. Elle me rendait mes baisers avec une ferveur égale à la mienne. Ses mains vagabondaient sur mon corps à volonté, marquant seulement une petite pause pour tirer sur mon tee-shirt à l'arrière de mon jeans, gagnant ainsi un accès à la peau nue de mon dos. Ses explorations me rendaient fou. Et mes hanches se mirent à faire des va-et-vient instinctivement contre son bas-ventre, elle gémit de délice et s'arqua contre moi. Ma queue palpitante était si dure que mon besoin d'une libération devenait un tourment.
Je continuai à tracer des baisers et des petites morsures tout le long de son cou, m'arrêtant à la jonction de son épaule pour appuyer mes dents contre la peau sensible. Un frémissement courut au travers de tout son corps et elle gémit très fort. Je repoussai les bretelles de son débardeur et ma bouche trouva sa voie le long de son épaule en la caressant. Sous l'impulsion du monstre, mon attention se reporta plus bas, prenant le chemin du galbe de son sein, tandis que mon autre main approcha lentement du même but, mais de l'autre côté. Et là, ce fut le désastre...
« Bells, je suis rentré ! »
Ce cri absolument mal venu nous parvint, indiquant que quelque chose avait pénétré mon esprit embrumé de désir. Je me glaçai en haletant toujours sauvagement.
« Mon père, » murmura Bella hors d'haleine.
« Oh putain ! Ohputainohputainohputain ! » Le monstre toute bravoure envolée instantanément, commença à se montrer lâche.
« Qu'allons-nous faire ? » Chuchotai-je à mon tour, me sentant complètement vidé.
Je serais volontiers descendu faire face au problème, mais c'était l'affaire de Bella.
« Reste juste tranquille quelques minutes. »
Bella semblait, notai-je, étrangement calme étant donné les circonstances. Elle se leva du lit et lança à l'adresse du rez-de-chaussée :
« Je suis en train de me changer, papa. J'arrive tout de suite. »
Elle attrapa le sweat à capuche blanc qui était posé au pied du lit et l'enfila. Elle se tourna vers moi avec un regard plein de regrets.
« Il va falloir que je descende pendant un moment et que je prépare quelque chose à manger à mon père. Il n'y en aura pas pour longtemps. Reste ici, mais essaye de ne pas trop faire de bruit. »
« Mais... » commençai-je dans un murmure pressant.
Bella fit le tour du lit, là où j'étais assis et me donna un rapide baiser.
« Ne t'en fais pas, laisse-moi gérer ça ! »
Elle avait l'air tout à fait à son aise. J'acquiesçai, affectant d'avoir un comportement aussi calme que le sien, jusqu'à ce qu'elle quitte la chambre. Puis, je paniquai. Merdemerdemerde. Pourquoi étais-je tombé amoureux d'une fille dont le père porte un flingue ? Le monstre enfila un gilet pare-balles.
Je me dirigeai lentement et sans bruit vers la fenêtre pour évaluer mes chances d'y grimper et d'en sauter. C'était plus haut que ce que j'avais cru. J'eus la vision fugitive de ma personne gisant au pied de la façade, me tordant de douleur avec les deux jambes cassées. Pas moyen de s'échapper par là.
Je revins m'installer prudemment sur le lit, cette fois-ci, en m'asseyant du côté le plus proche de l'armoire – juste au cas où. Je me demandai ce qui pouvait bien se passer en bas. Je pouvais les entendre parler tous les deux, mais je ne pouvais pas comprendre leurs paroles.
Finalement, alors que rien de plus ne se passait, je parvins vraiment à me calmer. Il ne semblait pas y avoir de danger immédiat. Je réalisais, à présent, l'état de ma condition. L'inattendu et instantané… dégonflage de mon érection m'avait laissé les boules atrocement douloureuses. Putain, j'avais vraiment besoin de rentrer à la maison et de me prodiguer quelque… satisfaction. Pendant combien de temps allais-je être emprisonné ici ? Je tentais de détourner mon attention vers d'autres pensées, ignorant du mieux possible la suggestion du monstre que je me plonge dans le tiroir à sous-vêtements de Bella.
Les choses entre Bella et moi étaient trop rapidement devenues hors de contrôle. Seigneur, je n'avais même pas un seul préservatif dans la poche – à quoi donc est-ce que je pensais ? Avec quoi donc est-ce que je pensais ? Au regard de son… enthousiasme, ce n'était pas bien. Ce n'était pas de cette façon -à que je voulais que ça se passe. Quand… Si… nous faisions l'amour, je voulais que tout soit parfait. Elle était beaucoup trop spéciale pour tirer un coup précipitamment et maladroitement. Je veux dire, pour la première fois.
Je me jurai à moi-même que je ne laisserai plus ce genre de chose arriver. Je garderai en permanence le contrôle de moi-même et, si j'avais suffisamment de chance pour faire un jour l'amour à Bella, cela se passerait dans des conditions idéales, de préférence dans un environnement atrocement romantique, lorsque tous les deux nous serions près et préparés. Et clairement, je ne l'étais pas. Je n'avais pas fait l'amour à Bella j'avais pris possession d'elle, plus concerné de satisfaire mon désir que d'apporter du plaisir à Bella. Je ne ressentais rien d'autre que de la honte. Oh, et aussi ce truc absolument intolérable de douleur dans mes parties.
Le monstre fit la moue comme un gosse de 2 ans.
Je sursautai comme un diable hors de sa boite lorsque Bella entra dans sa chambre. Elle me sourit et toute mon anxiété s'évapora. Je lui adressai un regard interrogateur.
« Charlie a dévoré son dîner et c'est installé devant la télé, il regarde un match, » souffla-t-elle.
« Alors, quel est le plan ? Aucune chance de s'échapper ? Dois-je commencer à creuser un tunnel ? »
« A-t-il au moins déchargé son arme ? »
Bella rigola doucement, puis redevint sérieuse.
« Je suis tellement désolée, Edward. Tout ceci est entièrement de ma faute. Jusqu'à maintenant, il n'était jamais revenu à la maison après une journée passée à la pêche avant qu'il ne fasse nuit noire. »
Elle hocha la tête consternée et reprit :
« Je n'en ai vraiment rien à faire de ce que Charlie peut me faire il peut bien me consigner pour toujours. Mais cela rendrait les choses plus difficiles pour nous à l'avenir s'il commence d'abord par te haïr. »
« Eh, nous sommes là-dedans ensemble, Bella ! S'il te plait, ne te reproche rien ! Dis-moi simplement ce que tu veux que je fasse ! »
« Et fais-le vite parce que je meurs littéralement du besoin de me branler… »
« Je pense que le mieux serait que nous restions simplement dans ma chambre jusqu'à ce que Charlie aille se coucher. Une fois qu'il a commencé à ronfler, tu pourrais conduire un camion à travers la maison qu'il ne se réveillerait même pas. Ensuite, tu pourras te glisser dehors. »
« Bella, qu'en est-il de ma voiture ? Elle est garée juste devant ta maison. »
Il ne me paraissait pas imaginable qu'un flic ne remarque pas un véhicule étranger garé juste devant chez lui.
« Oh, je me suis déjà occupée de ça. J'ai dit à Charlie que toi et moi étions sortis ensemble cet après-midi, mais que ta sœur Alice avait eu besoin de toi pour aller quelque part avec elle, et que, comme elle était pressée, elle était passée te chercher ici parce que c'était sur son chemin., » expliqua Bella.
Le monstre montra à Bella ses deux pouces.
« Tu lui as fait avaler ça ? » demandai-je dubitatif.
« Quand on parle à Charlie, le moins est toujours le mieux. Il prend généralement toute explication raisonnable pour argent comptant. En d'autres termes, il est dans le déni total, » admit Bella.
Elle devait avoir anticipé ma prochaine question.
« Ne t'inquiète pas, il ne vient jamais dans ma chambre. Je pense qu'il a peur d'entrer au mauvais moment. »
Je tressaillis. J'avais juste à suivre les conseils de Bella en l'occurrence. J'espérai à mort que Bella avait raison.
« Donc, je vais aller prendre une douche et me préparer pour aller au lit, puis j'irai dire bonne nuit à Charlie. Je vais lui raconter que je vais lire dans ma chambre jusqu'à ce que je m'endorme. Puis nous n'aurons plus qu'à attendre que tu puisses sortir. »
Je me retins de pousser un grognement. Il semblerait bien que j'allais être coincé ici encore une paire d'heures. Le monstre se saisit de ses boules et miaula piteusement.
Bella attrapa quelques affaires et quitta la chambre. Peu de temps après cela, j'entendis couler la douche. Seigneur Dieu, c'était une pure torture !
Bella était seulement à quelques mètres de moi, complètement nue, l'eau coulant en cascade tout le long des parfaites courbes de son corps. Simplement le fait d'avoir cette pensée me rendait si… assoiffé. Je tentais vraiment, mais alors vraiment, de détourner mon attention, mais je ne pouvais pas empêcher ces images d'envahir mon esprit. Bella, debout dans la douche, ses bras au-dessus de sa tête alors qu'elle shampouinait sa chevelure, ses seins tendus en avant, comme une invitation alors qu'elle arquait son corps sous le jet d'eau bouillonnant. Bella savonnant son corps, ses mamelons durs et érigés, sa main descendant pour atteindre les doux plis de sa chair si féminine. Bella se penchant en avant pour se saisir du gel douche posé sur le bord de la baignoire, son dos courbé de manière tentatrice.
Putain ! J'étais à nouveau dur. Une fois de plus, je devais résister à la violente envie de soulager ma souffrance en imaginant qu'on me retrouvait mort avec ma queue à la main. Seulement cette fois-ci, c'était le révolver de Charlie qui avait fait le boulot. J'étais certain que Charlie n'aurait aucun mal à justifier son tir sur un étrange garçon pervers retrouvé inexplicablement à s'exposer ainsi dans la chambre de sa fille…
J'aurais dû savoir que mon agonie allait être encore pire. Peu de temps après, la douche s'arrêta – merci mon Dieu ! – et Bella revint dans sa chambre. Je fis courir une main nerveuse dans mes cheveux espérant que mon érection se dissiperait. Alors, Bella retira son peignoir.
Ok, bon, il n'y avait rien d'intrinsèquement sexy dans sa tenue pour dormir. Elle portait un pantalon de coton et un débardeur, mais elle avait toujours l'air aussi séduisant dans ces vêtements. Le pantalon était un de ces trucs taille basse et il semblait bizarrement assez étroit pour un pyjama. Une partie tentante du ventre de Bella était visible. Et j'étais pratiquement certain qu'elle ne portait pas de soutien-gorge, mais là, je supposai que ça ne devait pas être très confortable à porter pour dormir. L'idée de ses seins, libérés et vulnérables, me rendait fou de désir.
Bella s'approcha et s'assit à côté de moi sur le lit, et par à côté, je veux dire tout contre moi. Je pouvais sentir la chaleur qui irradiait de son corps. Cela devait être la raison pour laquelle je me mis à transpirer de nouveau. Le monstre, théâtralement, s'essuya les sourcils.
En vue de m'en tenir à ma précédente résolution, je me promis de ne plus la retoucher. Enfin, pas avec mes mains. Mais je ne pus m'empêcher de caresser un peu son cou avec mon nez, inhalant son odeur fraîche et délicieuse, parsemant d'un baiser ou deux sa mâchoire, et de remonter vers son oreille. Bella frissonna de délice et je me reculai pour résister à la tentation.
« Comme c'est agréable, » murmura Bella rêveuse.
« Je pense que je dois m'arrêter maintenant, Bella. Tu es beaucoup trop tentante. »
Bella leva les yeux au ciel. Et le monstre aussi.
« Je suis désolé pour tout à l'heure. Je n'aurais pas dû… t'attaquer ainsi. Cela n'arrivera plus, » promis-je. Le monstre fronça les sourcils en me regardant.
« Ne t'excuse pas. Je ne pense vraiment pas que tu sois à blâmer, Edward, » dit Bella généreusement. « Je suis pratiquement sûre d'avoir été une active participante. » Elle bailla soudain.
« Tu es fatiguée, » en conclus-je. « Pourquoi ne te mettrais-tu pas dans ton lit ? »
« Et tire les couvertures sur toi afin de couvrir ses seins tellement appétissants… »
Je me relevai de manière à ce que Bella puisse soulever la couverture et je la regardai grimper dans son lit. Le monstre se lova tout contre elle. Je m'assis à nouveau sur le côté du lit le plus proche de l'armoire.
« Merci pour aujourd'hui ! C'était tellement mieux qu'un bal de l'école, » déclara Bella.
Elle attrapa une de mes mains et commença à caresser mes doigts. Ce fut mon tour de frissonner. Je babillai nerveusement.
« Je ne peux pas te dire à quel point j'étais jaloux lorsque Newton t'a demandé de sortir avec lui. J'ai cru que j'allais le frapper. Et en même temps, je n'étais même pas sûr de savoir pourquoi j'étais si enragé. Il m'a fallu un moment pour comprendre. La jalousie est quelque chose que j'ai seulement lu dans les livres jusqu'à maintenant. Ça m'a pris complètement par surprise quand je me suis rendu compte que je l'expérimentais par moi-même, » confessai-je.
« Tu n'as vraiment pas de quoi te sentir jaloux. Je n'ai jamais été intéressée par Mike. Je penser que c'est un garçon sympa, mais je trouve que sa persévérance est… lourde. »
Je levai la main de Bella pour la porter à ma bouche et embrassai sa paume. Le monstre posa une main sur son coude. Bella bailla à nouveau.
« Pourquoi est-ce que tu ne dormirais pas un peu, mon petit cœur ? » Suggérai-je.
Elle sourit à ce petit mot doux.
« Ce n'est pas juste, pour moi, de dormir pendant que tu es assis ici, piégé dans ma chambre. »
« Ben, la vie n'est pas juste, » répondis-je intelligemment. « Tu dors ça ne devrait pas prendre longtemps, j'en suis sûr. Ensuite, je sortirai en douce et tout ira pour le mieux. »
« Et espérons que ce spectacle d'horreur de torture sexuelle prendra fin… »
Bella s'endormit en quelques minutes. Elle avait l'air d'un ange. J'alternais entre regarder son visage et vérifier l'heure sur le réveil toutes les cinq minutes.
Un court instant plus tard, Bella prononça mon prénom tout haut. Je réalisai qu'elle parlait dans son sommeil. Dieu, pouvait-elle être encore plus adorable ? Et apparemment, elle rêvait de moi. Mon cœur prit son envol. Elle était tellement mignonne ! Ou peut-être pas. Juste quand je commençais à penser que j'allais vraisemblablement survivre au neuvième cercle de l'enfer, elle se remit à parler.
« Ohhhh, Edward ! » Gémit doucement Bella.
« Putain de merde ! » D'autres mots émergèrent encore. « Attends, est-ce qu'elle ne vient pas tout juste de dire : 'Edward, touche-moi ?' Non, je dois m'imaginer des choses ! »
Bella s'étira et s'agita, débitant un flot de parole à présent. Les seuls qui furent cependant clairement intelligibles furent « Edward » et « Prends-moi ».
« Je vous en prie, dites-moi que ce n'est pas ce qu'elle a dit… »
Je devais en conclure que Bella était en train de rêver qu'elle pratiquait le sexe avec moi. La façon dont elle gémissait et dont elle se tortillait sur son lit semblait renforcer cette idée. Ah par l'enfer, non, la main de Bella ne venait-elle pas juste de caresser son propre sein ? Cela ne pouvait être qu'une coïncidence. « Mets ta main à la place de la sienne ! » me hurlait le monstre.
Un geignement m'échappa. Ma queue se raidit encore une fois ma énième érection de la journée. Bordel, il fallait que je sorte absolument d'ici, avant que je viole tous les principes moraux dans lesquels j'avais été élevé et en lesquels je croyais. Est-ce que ce cauchemar de souffrance et de frustration se terminerait jamais ?
Je m'appuyai silencieusement contre l'armoire ouverte quand j'entendis des pas monter l'escalier. Les prochains bruits vinrent de la salle de bain. Il semblerait finalement que Charlie avait décidé d'aller se coucher. J'attendis sur des charbons ardents de voir si j'aurais besoin de me cacher.
Finalement, les bruits de mouvements cessèrent. Et Bella avait raison : après un court instant, j'entendis des ronflements suffisamment sonores pour faire trembler la charpente. J'attendis encore quelques minutes, regardant encore un peu mon ange qui dormait tranquillement. Après un rapide baiser sur son front, je sortis sans un bruit de la chambre. Je descendis prudemment les escaliers et m'échappai de ma prison.
En roulant vers chez moi, je fus certain de trois choses. Je voulais Bella Swan plus que mon dernier souffle. A un certain niveau, mais je ne savais pas encore à quel point, Bella Swan me voulait aussi. Et quand je serai rentré à la maison, j'allais me la secouer jusqu'à ce que je tombe dans les pommes.
