Note de l'auteure M : En ce jour de fête, car j'ai enfin fini mes partiels (comment, j'avais déjà dit ça ? Eh ben en fait j'en avais encore DEUX ! Compatissez avec moi :'( ), voici un autre chapitre… où vous n'allez rien comprendre, nyah nyah, nyah. Mais n'hésitez pas à formuler des hypothèses, celui qui gagne aura droit à... quelque chose. (suspense bis) Quant à ce qui arrive à ce pauvre innocent et si vulnérable Alphonse parti tout seul dans le vaste monde sur les traces d'un psychopathe... Vous allez devoir attendre pour le savoir, car nous sommes diaboliques. Nous avouons que je nous ne nous étions pas attendues à ce que son sort vous inquiète tant. ^^'' Désolées.

W : Mais à part ça, nous vous remercions tous et toutes pour vos commentaires ! À Matsuyama : notre thèse est qu'Edward est certes aveugles mais cela ne l'empêche pas d'avoir des sentiments de romantique désespéré paersuadé que sa dulcinée ne l'aimera jamais en retour... Et pour le coup de la vis, peut-être le gag en question a-t-il eu un rôle inconscient, nous n'en savons rien.

M : À Sabine02 : Tu verras ce qui arrive à Al, oui... Dans longtemps en fait. Nous l'avons dit, nous sommes diaboliques ! Et encore de rien pour la review, contente de savoir que l'histoire ne risque pas de ne jamais finir comme ça arrive si souvent ^^

W : À Resha Tsubaki : Oui, le médecin voit son automail, mais c'est également le cas dans le film, donc nous nous sommes dit que ça allait aller, surtout si Al était encore là pour faire des yeux de chat abandonné en disant « ne dites rien à personne, s'il vous plaîîîît... » Quant à Wenda entendant parler de Winry... Eh bien tu vois... 8D Tu verras plus tard !

M : À Naemir : de plus en plus longs tes commentaires ! Ça nous fait de la lecture, oué ! Et oui, Ed a quelques tendances suicidaires se traduisant dans sa tendance à ne ne pas prendre soin de lui alors que certaines personnes voudraient qu'ils le fassent. Que veux-tu... * soupir navré *

W : Mais ne nous attardons pas plus, voici le chapitre, tous chaud tout beau (enfin, façon de parler...). Enjoy !


Elle les détestait.

Elle les détestait tous.

Elle les détestait, tous ces gens, tous ces adultes qui lui avaient dit que sa maman n'était plus là, et qu'elle allait devoir vivre avec tous ces autres enfants dans cette grande maison froide qui ne sentait pas bon le parfum et la cuisine.

Ils essayaient de lui faire croire qu'elle n'avait pas de maman, mais elle, elle savait que c'était faux, elle savait qu'elle avait une maman, une vraie maman qui lui souriait, cuisinait bien et lui chantait des chansons le soir dans leur lit, celui qui était dans le coin de la pièce, près du poêle, là où il faisait plus chaud. Ils espéraient sans doute qu'elle allait oublier parce qu'elle était petite, si petite par rapport à eux, parce qu'elle était toute seule.

Mais non. Elle se souvenait, elle voulait se souvenir pour toujours.

Elle les détestait aussi, tous les autres enfants dans cette trop grande maison aux murs trop longs et trop blancs. Ils jouaient, ils riaient, ils étaient plus grands qu'elle et en profitaient, ils étaient méchants ou bien ils l'ignoraient. Elle ne savait pas quel était le pire.

Ils n'avaient pas l'air de penser aux parents qu'ils avaient, ils imitaient les adultes et lui répétaient qu'elle n'avait plus de maman, ou bien ils restaient dans leur coin, ne pensant qu'à elle ne savait quoi. Eux, c'étaient peut-être les meilleurs. Ils lui ressemblaient un peu. Peut-être qu'ils pensaient à leur maman, se répétaient tout le temps qu'il ne devaient pas oublier, pour être sûrs.

Elle les détestait, ces femmes qui essayaient de jouer les mamans, mais qui étaient trop jeunes ou trop vieilles, qui faisaient semblant ou qui en faisaient trop, qui l'obligeaient à se lever le matin comme elles le voulaient, à s'habiller comme elles le décidaient, qui l'emmenaient dans une grande salle pleine de grandes tables et non près du poêle chaud pour manger, qui lui disaient de faire plein de choses, comme de se coiffer et de les accompagner, qui la contraignaient à écouter leurs chansons le soir, des chansons qui n'étaient pas bien chantées, mettant des accents et intonations n'importe où, pensant que cela ne servait à rien d'ajouter de vraies notes toutes chaudes d'amour.

Elle les détestait tous.

Et elle s'était enfuie.

Personne ne l'avait cherchée, et s'ils l'avaient fait, elle se serait cachée. Et ils ne l'auraient pas trouvée.

Maintenant, elle n'avait qu'elle pour survivre, elle et tout ce qu'elle avait déjà observé. Qu'il y avait des endroits, des heures et des personnes à éviter. Qu'il y avait des avantages à tirer de sa taille et de sa petite bouille. Qu'il y avait certaines maisons qui lui rappelaient presque la sienne, où certaines personnes étaient presque heureuses de la voir, la prenaient en pitié et lui donnaient parfois quelque chose à manger, si elle n'y venait pas trop souvent.

De ces maisons, elle en avait tout un réseau dans toute la ville, elle connaissait toutes les rues, les pauvres comme les riches. Elle était une ombre si petite que nul ne la remarquait, capable de se faufiler dans les coins, capable de se fondre dans celle des autres.

Car cela surtout, elle l'avait compris. Qu'il y avait certaines personnes qui ne savaient pas se garder en un seul morceau. Qui n'étaient jamais tout à fait à l'endroit où elles se trouvaient, toujours préoccupées par quelqu'un d'autre, par un avenir, par un passé, par ces pensées qu'elle avait appris à faire taire en elle-même. Qui semaient derrière elles sans s'en rendre compte une foule de petites choses qui n'étaient pas que leur temps ou leur attention. Qui ne se rendaient pas compte qu'elle était juste derrière pour les ramasser, pour survivre essentiellement grâce à elles. Qui finissaient toujours par disparaître, ne regardant pas en traversant une rue, ne soignant pas un rhume un peu grave, ne parvenant pas à garder leur argent, ne préservant pas leur magasin de la faillite, ne retenant pas leur famille qui partait.

Il fallait en changer souvent. Il suffisait juste de savoir comment les repérer. Au milieu d'une foule, voir celui qui ressortait, celui qui avait un certain regard, une certaine posture, qui n'était pas tout à fait présent dans ce monde, comme s'il appartenait à un autre.

Elle était devenue très douée, pour les remarquer, avec son regard perçant, derrière ses airs doux et juvéniles, très rapidement.

Grâce au dernier, elle avait survécu pendant tout l'hiver.

Pas lui.

Elle devait maintenant en trouver un autre.

Aussi, quand elle l'avait aperçu, lui, lui qui ressortait avec ses cheveux trop vifs, son regard trop chargé, sa démarche légèrement irrégulière, son livre qui ne le distrayait même pas, ses pensées trop nombreuses qui tournoyaient tout autour de lui, elle s'était tapie à l'ombre d'un arbre, elle avait épié, elle avait attendu, comme un chien de chasse à l'arrêt. Elle avait observé, flairant la piste.

Il était resté longtemps, seul sur ce banc, avec un air légèrement abandonné, un air de reproche, un air d'inquiétude, un air étrangement différent de tout ce qu'elle avait vu jusqu'alors, comme s'il était vraiment d'un autre monde que celui-ci, essayant de suivre par l'esprit quelqu'un qui n'était pas là. Elle le sentait.

Puis cela avait été trop, il s'était levé, il s'était éloigné.

Mais il avait laissé l'écharpe sur le banc.

Même s'il revenait la chercher, il ne la retrouverait jamais.

En un clin d'œil, elle avait bondi.

Désormais, il ne s'agissait plus que de suivre, de ne plus lâcher, jusqu'à ce que l'un d'entre eux deux disparaisse. Au fond d'elle-même, elle se doutait que ce ne serait pas elle, comme d'habitude.

Elle avait trouvé sa proie.


à suivre...

Si vous voulez en savoir plus, laissez une review ! ^^