Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas

Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.

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Chapitre 11

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Le bruit caractéristique d'un homme marchant avec des béquilles résonna dans la pénombre du couloir.

« Que faites-vous ici ? »

La question avait été posée d'une voix plate et atone.

Sandy s'écarta légèrement.

Randall lui tendit sa plaque, son arme et le portable.

« Il faut que nous parlions, c'est important. »

Gibbs ignora ses affaires.

« Je n'ai pas envie de vous parler. Sandy fermez la porte.»

Randall bloqua la fermeture avec son pied.

« Je ne vous ai pas viré, c'est vous qui êtes parti. »

« Vous m'avez menacé d'appeler la sécurité. »

« Vous interfériez dans mon enquête, me donniez des ordres. »

« Vous savez fort bien pourquoi. »

Sandy intervint doucement.

« Parlez moins fort vous allez le réveiller. »

Trop tard. Tony apparut derrière Gibbs.

« Que ce passe-t-il ? Qui êtes-vous ? »

Randall observa le jeune homme, en retrait, il le rencontrait enfin celui qui faisait l'objet de tant d'attention, source inépuisable de soucis.

« Je suis un agent du NCIS. »

« C'est faux Tony, il t'a remplacé, et maintenant il est à la tête de notre ex-équipe. »

Randall soupira.

« Vous tenez vraiment à rendre les choses plus difficiles qu'elles ne le sont ? »

« Ce n'est pas moi qui suis responsable de la situation. »

De gros nuages commençaient à s'accumuler au-dessus de leurs têtes.

« Ne pourrions-nous pas continuer cette conversation à l'intérieur ? »

Tony prit conscience brusquement de l'animosité sous-jacente que se vouaient les deux hommes. Une étrange lueur traversa ses yeux clairs, Sandy s'en aperçu immédiatement, ainsi que Gibbs, qui réagit à temps.

« Passons au salon. »

Randall posa les affaires de Gibbs sur un meuble dans le couloir.

Les deux hommes s'installèrent autour de la petite table basse, Tony les rejoignit rapidement, mais resta appuyé dos au mur.

« DiNozzo ! Que fais-tu ici ? »

Le jeune agent sursauta, surpris par le ton de la question.

« Je suis avec toi… »

La remarque fit sourire Gibbs.

« Je n'ai pas besoin de protection. »

Mais Tony ne bougea pas, continuant à fixer Randall intensément, cherchant à savoir d'où il le connaissait.

« DiNozzo. »

« Je veux rester. »

« Si nous avons besoin de toi nous t'appellerons. Va aider Sandy.»

Le jeune agent sortit de la pièce à contre-cœur.

« Vous vous en sortez bien avec lui. »

« On va dire comme cela. Pourquoi êtes-vous là Randall ? Vous savez que ma réponse est non, je ne reviendrai pas dessus. »

« Gibbs inversez les rôles, que feriez –vous à ma place ? Nous avons besoin de cette information rapidement. »

« Pas à son détriment. »

« Ce sera fait sous assistance médicale. »

« Sa santé mentale est encore trop instable. Trouvez un autre moyen.»

« Ne serait-ce pas à lui d'en décider ? »

« Tony n'est pas en mesure de prendre une telle décision. »

Randall était un fin psychologue, il tenta une approche différente, sincère, la seule qui pourrait atteindre l'agent du NCIS.

« Si vous ne le faites pas pour moi, faites le au moins pour lui. »

« Que voulez-vous dire ? »

« Vous souvenez-vous de Kristie Newton ? »

Bien sûr que Gibbs s'en souvenait, comment aurait-il pu oublier ?

« Où voulez-vous en venir ? »

« Tony fait des bâtons, Kristie prenait des douches, peut-être plus de 20 dans la journée. Je n'ai pas besoin de vous dire pourquoi ? »

La gorge de Randall se serra à l'évocation des souvenirs pénibles, il pouvait à peine parler, pourtant il continua, son récit.

« J'ai tout fait pour l'aider, après sa première tentative de suicide, les médecins voulaient la mettre dans une institution, j'ai refusé. J'ai continué à travailler mais elle ne restait jamais seule. Elle était comme Tony ne se rappelant de rien, ou si peu. Elle suivait un traitement pour les nerfs, je cachais ses médicaments, elle ne les trouva jamais, jusqu'au jour, où. Je revenais du travail, le tant que je prenne une douche, le mal était fait. Elle s'était ouverte les veines dans la salle de bain à quelques centimètres de moi. Elle est morte dans mes bras, en me reprochant de ne pas avoir retrouvé ceux qui lui avaient fait ça. »

« Vous ne les aviez pas tous arrêté ? »

« Il en restait un : le chef. Ironie du sort, alors que l'ambulance emportait le corps de Kristie je recevais un message de Guido Carmetti : il venait de l'arrêter. »

« Tony ne ferait jamais une chose pareil ! »

« En êtes-vous sûr ? »

Tout à coup Gibbs ne fut plus sûr de rien. Il se leva.

«Je dois réfléchir. Restez dîner nous en discuterons ensuite. »

« Gibbs vous savez fort bien qu'en laissant Tony ici, même sous surveillance, Kaddour le trouvera, quelque part il sert d'appât. Vous en êtes conscient autant que moi. »

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Gibbs sortit de sa maison, immédiatement un agent de surveillance s'approcha.

« Je vais juste faire un tour, me changer les idées..»

« Je vous accompagne. »

Gibbs ouvrit sa veste.

« Ce n'est pas la peine, je suis armé. »

« Ce sont les ordres. »

Comment réfléchir alors que ses pas seraient couverts par d'autres, comment s'isoler, alors qu'il entendrait la respiration de son « garde du corps » ? Comment faire le point alors qu'il avait toujours en tête les mots prononcés par Randall ? Comment raisonner avec objectivité alors que Randall venait de l'accuser de se servir de Tony comme appât pour piéger leur plus implacable ennemi ? Comment… Tout en réfléchissant Gibbs avait parcourut une certaine distance, et franchissait à présent les grilles d'une roseraie. Avec le changement de saison les fleurs commençaient à redécouvrir le printemps, renaissaient. Quelques unes ; jacinthes ou autres se fanaient déjà, pourtant leur parfum remplissait encore l'air d'une odeur enivrante.

Gibbs venait rarement dans cet endroit, trop de souvenirs y étaient enterrés. Des pensées agréables, celle de sa femme, de sa fille ; d'un passé heureux. Au milieu du parc émergeait le temps de quelques mètres, une rivière « souterraine », avec le temps elle avait creusé un petit lac, où canards, cygnes et autres volatiles venaient se reposer, ou même pécher quelques rares poissons.

A cette heure tardive, personne n'était assit sur un des rares bancs bordant le plan d'eau.

Gibbs ramassa un galet plat, puis un second, ainsi de suite, et commença à faire des ricochets.

Perdu dans ses pensées il ne prêta pas attention aux bruits de lutte à quelques mètres de lui, au pire il les aurait associés à une quelconque bataille entre « résidants » du parc.

Le coup qu'il reçu sur la nuque, quant à lui était bien réel, il tomba évanoui, la tête la première, dans le lac.

Son « assaillant » empoigna sa veste, sa chemise, et le sortit de l'eau. Tout en marmonnant :

« Finis les hors d'œuvres. Maintenant passons au plat principal. »

L'homme débarrassa Gibbs de son arme, son insigne, sa montre, son portable, jeta le tout à l'eau, ainsi que les béquilles. Il porta le corps inerte sur ses épaules jusqu'à un pick-up « chevrolet » couleur bleu marine, quelques minutes après l'homme du NCIS était rejoint par l'agent de sécurité. Lui n'avait eu pas malheureusement la chance où la malchance d'avoir l'obligation de rester en vie.

A l'endroit qu'ils venaient de quitter :

dr… la fin de la sonnerie se perdit au fond de l'eau.

Il aurait pu découvrir : vous avez un nouveau message – lire : Kaddour est à Washington.

L'avertissement arrivait trop tard. ..

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Dans le(s) prochain(s) chapitre(s)

Face à face entre Gibbs et Kaddour

On découvrira l'auteur du message

Et surtout ce qui va advenir de Tony