Salut à tous! Quel jour on est? Lundi? Bientôt mardi... Ah oui... C'est que j'ai été très occupée à dire au revoir à plein d'amis qui partent continuer leurs études à l'étranger, où à l'autre bout de la France... Les jours ont passé vite... Mais vous vous en fichez! Pour que vous ne m'en vouliez pas trop, la suite sera postée... Demain!
Merci beaucoup beaucoup à tous pour vos gentilles reviews que j'aime toujours autant, même si pour une fois je ne prends pas le temps de vous remercier individuellement. Je vous laisse découvrir la suite :)
Gwen et Sasha, je suis contente de vous avoir donné envie d'aller lire la suite et découvrir la "version originale". J'espère que vous prendrez quand même plaisir à continuer à lire la "version française". Et c'est l'occasion pour moi de vous demandez si vous trouvez ma traduction fidèle à la "vo"?
Bonne lecture et vive les reviews!
Scene eleven - Apology (excuses)
Am I on my own today (Suis-je seul face à moi-même aujourd'hui)
all alone with nothing left to say (Tout seul avec rien à dire)
Can it all go back the way it used to be (Les choses ne peuvent-elles pas redevenir ce qu'elles étaient)
when you were here with me (Comme quand tu étais là avec moi)
But if you ask me I will go (Mais si tu me le demandes je partirai)
anything for you (Je suis prêt à tout pour toi)
But if you ask me I will go (Mais si tu me le demandes je partirai)
cause baby I need you (Mais Bébé j'ai besoin de toi)
Ducky et Gibbs furent surpris, c'est le moins que l'on puisse dire, quand le lendemain matin ils entrèrent dans la chambre de Ziva et découvrirent que Tony se trouvait dans le lit d'hôpital aux côtés de la jeune femme. Ses bras étaient fermement enroulés autour du corps maigre de Ziva, dont la tête reposait sur son épaule. Il ne fallait pas avoir beaucoup d'imagination pour comprendre que Tony s'était faufilé dans la chambre la nuit dernière alors que Ziva dormait. Mais comment exactement avait-il fini dans le lit avec elle?
Tony sursauta quand Gibbs le frappa à l'arrière de la tête. Ce soudain mouvement réveilla Ziva, qui chercha automatiquement son arme, bien qu'elle ne l'ait pas à portée de main.
- Aïe... Gibbs... murmura Tony alors qu'il descendait maladroitement du lit. Il frotta l'arrière de sa tête puis s'étira. Ziva cligna des yeux une ou deux fois, visiblement désorientée.
- Qu'est-ce que...
Ses yeux se posèrent sur Tony. Pendant une courte seconde les trois hommes présents dans la pièce virent plusieurs émotions se bousculer derrière ses yeux acajous. Elle baissa aussitôt la tête, rougissant.
- Salut Ducky, dit Tony, un peu trop fort. Patron.
- Dinozzo, le salua sèchement Gibbs. Bien dormi?
- Ah, tu sais... Commença Tony en haussant les épaules dans un rire nerveux. Je viens de passer un mois à dormir dans le lit pourri d'une planque du NCIS. N'importe quel lit serait plus confortable que ça...
Ziva fixait toujours les couvertures, bien décidée à ne croiser les yeux de personne. Tony ne pensait pas se tromper en supposant qu'il avait sa part de responsabilité dans ce fait.
- Je crois que je vais... euh... partir, murmura-t-il faiblement en faisant quelques pas en direction de la porte.
- Tu n'es pas obligé de t'en aller, on ne va pas rester longtemps, assura Ducky. On passait juste quelques minutes.
Tony porta ses yeux sur Ziva, qui évitait toujours de regarder qui que ce soit.
- Je ferais mieux de partir, reprit-il à regret. Il quitta la pièce avant que les autres n'aient le temps de répondre.
Une fois Tony parti, Gibbs se tourna vers Ziva, qui releva les yeux pour regarder son patron.
- Comment vas-tu Ziva? Demanda Ducky pour rompre ce silence pesant.
Il fallut à Ziva plus de temps qu'elle ne l'aurait cru pour parvenir à admettre la réponse à cette question.
- Je vais... bien, finit-elle pas avouer. La douleur est supportable, même si je suis sûre que les médecins vont encore vouloir me garder quelques jours pour je ne sais quelle raison...
Gibbs et Ducky échangèrent un regard entendu. Elle recommençait. Le contraire les aurait étonné.
Tony appuya sur le bouton de la machine à café avec un peu plus de force que nécessaire.
- La machine à café n'y est pour rien tu sais, lui lança une voix un brin amusée.
Tony tourna la tête pour apercevoir la jeune femme qui se tenait à l'entrée de la salle d'attente, et qui souriait doucement.
- Cassie.
L'agent sénior de l'équipe de Conrad entra dans la pièce.
- L'Agent McGee m'a dit que je te trouverais ici, expliqua-t-elle, en réponse à la question que Tony lui avait silencieusement posé.
- Qu'est-ce que tu veux? Demanda Tony, un peu trop durement.
Cassie haussa les épaules.
- Parler, c'est tout. Dire bonjour.
- Ouais, et bien ton patron a quasiment foutu toute ma vie en l'air, alors excuse moi si je ne suis pas des plus amicales, répondit Tony en attrapant son café. Il en but une gorgée et afficha un air de dégoût. Beurk. Digne d'un café d'hôpital.
- Ecoute Tony, je ne vais pas te mentir, on savait tous que David allait de plus en plus mal et ne parvenait pas à accepter l'idée que tu sois mort, soupira Cassie.
- Oh très bien, vous saviez.
Cassie préféra ignorer le grognement de colère qu'émit Tony.
- Et si on te l'avait dit, qu'aurais-tu fais?
- Je serais rentré chez moi!
- Exactement. Ton équipe a été surveillée pendant des semaines après ce qu'il s'est passé. Si tu étais revenu, ça aurait tout gâché, en particulier pour Alex. On ne pouvait pas prendre ce risque.
- Alors à la place vous avez juste laissé Ziva se tuer à petit feu? Demanda Tony énervé.
- C'était pour le bien de tous.
- Pour le bien de tous? Quelle connerie merde... Cria Tony en envoyant balader son gobelet de café encore plein. Rien ne vaut la douleur que vous lui avez fait subir.
Il s'en alla sans un mot de plus pour Cassie, manquant de bousculer Gibbs et Ducky alors qu'il quittait la pièce. Il les remarqua à peine.
Ziva baissa les yeux dès que Tony refit un pas dans sa chambre.
- Tu m'en veux toujours, devina-t-il, sa colère s'évaporant subitement pour être remplacée par un sentiment de déception.
- Je ne t'en veux pas, Tony, dit-elle d'une voix fatiguée face à l'air déçu qu'affichait Tony.
Il eut un mouvement de surprise avant d'avancer doucement vers elle.
- Je n'ai jamais voulu que tout cela arrive, dit-il après un moment. Il avait l'impression d'implorer son pardon.
- Tony...
- Tu ne devais pas être blessée, se dépêcha-t-il de dire avant qu'elle ne l'empêche de continuer. C'est ça le pire, dans tout ce qu'il s'est passé. Tu étais censée t'en tirer. Les choses n'étaient pas censées tourner si mal, je te jure que...
- Tony! Déclara Ziva en relevant les yeux à la recherche de son regard. Tais toi. Je ne veux pas parler de ça. Alors tais-toi.
Tony resta un moment à la regarder, un peu surpris.
- Je... Ziva...
- S'il te plait.
Ce simple mot était empli de tant de douleur qu'il fit à Tony l'effet d'une bombe.
- Je suis désolé, souffla-t-il après un moment. C'était tout ce qu'il pouvait dire.
- Ne jamais dire qu'on est désolé. C'est un signe de faiblesse.
Ces quelques mots bien connus lui apparurent comme un mur entre eux deux. Ziva ne voulait pas entendre ses excuses. Que voulait-elle l'entendre dire dans ce cas? Il n'en n'avait aucune idée. Il n'y avait rien qu'il ne puisse dire, rien qu'il n'ait envie de dire, qui pourrait les ramener six semaines en arrière, avant le début de toute cette histoire.
Elle ne voulait visiblement pas l'entendre s'excuser.
Ziva détourna ses yeux du regard perçant de Tony, essayant d'ignorer l'impression qu'elle avait qu'il détaillait le moindre de ses traits. Ce n'était pas comme si Tony n'avait jamais eu cette étrange habilité à deviner la moindre pensée qui lui passait par la tête. C'était un ennuyeux talent pour lequel elle lui en avait voulu plus d'une fois.
- Qu'est-ce que je peux dire? Demanda finalement Tony, se battant pour que sa voix ne tremble pas. Parce qu'il devait bien y avoir quelque chose qu'il pouvait dire qui ne la mettrait pas en colère, quelque chose qui les aiderait à reconstruire ce lien qui les avait uni et qui avait été détruit.
- Rien.
Entendre ça ne faisait pas du bien, c'était certain.
- Je ne veux pas que tu dises quoi que ce soit Tony. Je... Laisse tomber Tony.
Un faible, triste sourire étira le coin des lèvres de Tony.
- Tu la maîtrises bien cette expression, dit-il dans un petit rire.
Ziva le regarda d'un air lasse, incapable de formuler une réponse correcte suite à ce commentaire.
Abby arriva environ une heure après que Ducky et Gibbs soient partis, et resta auprès de Ziva quasiment toute la journée. Ziva profita de son arrivée pour gentiment faire sortir Tony de la pièce. Elle lui demanda d'aller chercher de la nourriture, un Caf'Pow, quoique ce soit pourvu qu'il s'en aille. Cette pauvre tentative ne trompa personne, bien sûr. Cependant Tony fit ce qui lui avait été demandé, dans le but de ne pas dégrader davantage leur semblant de relation.
- Vous avez parlé un peu? Demanda Abby alors que Tony venait pour la quatrième fois de la journée de quitter la chambre pour aller lui acheter un Caf'Pow. Ziva tourna la tête vers la fenêtre et regarda le ciel qui avait pris une couleur rose-orange en cette fin de journée.
- Non, finit-elle par admettre, incapable de trouver un échappatoire à cette question.
- Tu ne crois pas que vous devriez?
Ziva soupira doucement. Elle n'allait pas pouvoir repousser cette conversation indéfiniment. Elle allait devoir finir par s'expliquer avec Abby sur la façon dont elle s'était comportée avec Tony. Abby avait un fort caractère. Contrairement à Tony elle ne craignait de blesser Ziva en la forçant à avoir cette conversation.
- Ce n'est pas quelque chose dont j'ai envie de parler maintenant Abby.
- Il y a beaucoup de choses dont tu sembles ne jamais vouloir parler, l'informa Abby d'un ton dur. Ton passé, ta famille, la Somalie... Tu te contentes de tout enfouir bien profondément. Et on te laisse faire, ce qui est une grosse erreur de notre part. Tu ne peux pas continuer à agir comme ça, même si on te laisse faire. Tu ne peux pas ignorer les récents événements Ziva. Car une fois de plus tout à changé.
- Rien n'a changé, rétorqua Ziva. C'est vrai, on croit que les choses ont changé, mais au final tout est à sa place. Tony est en vie. Dès que je sortirai de l'hôpital, tout pourra reprendre comme avant, et on n'aura plus jamais à reparler de ça.
- Ce que tu viens de dire c'est exactement ce qu'il ne pourra pas se passer! Insista Abby. Ziva, tu ne peux pas simplement ignorer ce qu'il s'est produit. Pendant plus d'un mois nous avons cru que Tony était mort, ça t'a complètement détruite. Tu ne peux pas prétendre que ça n'a pas existé.
- ça n'a aucune importance.
Abby secoua doucement la tête, incapable de trouver la meilleure réponse à cette affirmation. Elle savait qu'il était impossible d'avoir une discussion avec Ziva quand elle campait ainsi sur ses positions. Mais Abby ne pouvait pas refuser d'abandonner si facilement le sujet.
- Tu disposes d'une seconde chance Ziva. Tu devrais la saisir.
- Il n'y a aucune chance à saisir Abby.
Sur ces derniers mots, Abby sut que la conversation était terminée.
Tony s'assit en soupirant. Il savait qu'il finirait par regretter de passer ses nuits à l'hôpital. Il aurait peut-être dû accepter quand Abby lui avait proposé de le reconduire jusque chez lui.
Mais il n'était pas encore tout à fait prêt à laisser Ziva.
La jeune femme en question dormait à présent. Son visage affichait un air reposé comme il ne lui en avait pas vu de la journée. Tony prit sa main dans la sienne et la serra légèrement.
J'aurais aimé savoir quoi dire, se surprit-il à penser. Je sais que tu es en colère, et je ne t'en veux pas de l'être. Penser qu'une personne à laquelle on tient est décédée fait déjà suffisamment souffrir. Alors découvrir que tout n'était que mensonge... oui, je crois qu'à ta place je serais bien énervé aussi. Je ne sais pas ce que je pourrais dire pour arranger les choses. Je sais qu'il n'existe pas de mot magique qui ferait disparaître ces six dernières semaines, mais ce serait plutôt cool non? Mais une telle chose est impossible. Et tu ne veux pas me laisser m'excuser. C'est à peine si tu acceptes que je reste seul avec toi. Tu ne veux pas que je m'explique, tu ne veux pas que je m'excuse. Alors qu'est-ce que je peux dire Ziva? Comment est-ce que je peux t'aider?
Tony frotta ses yeux de sa main libre en respirant profondément. Il n'avait jamais cru qu'il devrait faire face à un tel bazar quand il reviendrait de sa mission. Ce n'était pas juste.
Tony était toujours bien éveillé, à s'en vouloir sur la manière dont il avait tout gâché, quand un grognement rauque de douleur attira son attention. Il tourna ses yeux vers Ziva, qui remuait dans son sommeil, l'expression reposée qu'elle affichait un peu plus tôt s'étant transformée en un air de détresse.
- Ziva...?
Il s'approcha de la jeune femme mais elle se retourna pour s'éloigner de son emprise. Un son étouffé, à mi chemin entre une toux et un sanglot, s'échappa de ses lèvres.
- Non, murmura-t-elle soudainement, surprenant Tony. Non, pitié non... Tony...
- Ziva, réveille toi.
Tony la secoua doucement, sachant que d'habitude cette légère secousse suffisait à la sortir de son sommeil léger. Mais cette nuit son sommeil empli de cauchemars était plus profond et ce geste de Tony ne suffit pas.
- Tony...
- Ziva! Tony ne s'était pas attendu à parler si fort, même s'il l'avait voulu.
Ziva ouvrit brutalement les yeux, sa respiration était laborieuse et irrégulière. Tony posa une main sur sa joue et y sentit la fine couche de transpiration qui recouvrait sa peau. Avec ce geste il réussit à attirer son attention. Il lui fallut encore quelques secondes pour revenir à la réalité. Dès que ce fut le cas elle s'éloigna brusquement de Tony. L'italien serra les dents et ramena sa main sur ses genoux, essayant de ne pas être vexé par son comportement.
- C'est pas grave. Dit-il après un moment, surtout pour combler ce silence embarrassant.
Le regard que Ziva lui lançait était celui qu'il recevait habituellement quand il avait touché une corde sensible et l'avait percée à jour quand elle s'y attendait le moins, quand elle en était profondément gênée et se demandait comment régir. Un mélange d'un brin de surprise, une peur qu'elle tentait de cacher, et un trouble évident. Il détestait ce regard. Il détestait la culpabilité qu'il ressentait dans ces moments.
- De... de quoi est-ce que tu rêvais?
Vlan. Tony pouvait presque entendre claquer les portes derrière lesquelles Ziva s'enfermait.
- Rien, répondit-elle instantanément.
Elle réajusta son dos contre l'oreiller et ferma les yeux. Tony n'aurait sûrement pas dû être surpris par sa réaction. Il n'était pas surpris. Mais ça ne le rendait certainement pas plus heureux.
- Si ça n'avait rien été tu n'aurais pas grogné et presque crié mon nom dans ton sommeil, l'informa-t-il durement. Elle rouvrit les yeux, mais plus lentement cette fois. Le regard qu'elle lui lança aurait pu le tuer sur place.
- Ce n'était rien, reprit-elle durement. Sa voix était si froide qu'il eut le sentiment qu'il se rappellerait toujours de ces quelques mots.
- En parler pourrait aider, suggéra-t-il faiblement. Il avait su avant de finir sa phrase que ces mots ne serviraient à rien.
- Je ne vois pas comment, reprit immédiatement Ziva sur le même ton.
- Tu ne sauras jamais, si tu n'en parles pas.
Tony savait qu'il ferait mieux d'arrêter d'insister sur ce sujet s'il tenait un tant soit peu à sa vie. Mais il ne pouvait pas ôter de sa mémoire l'image de Ziva se tordant dans son sommeil, clairement angoissée. Presque brisée.
- Allez, Ziva.
Ces trois simples mots faillirent faire perdre pied à Ziva. Pendant un court instant ses souvenirs l'avait ramenée dans cet entrepôt, où environ cinq mois après son retour de Somalie, Tony avait essayé de la faire parler de cette épreuve. A l'époque elle avait su rester évasive et rapidement changer le sujet de la conversation. Elle pouvait faire pareil aujourd'hui.
- Tony, tu n'as vraiment nul part où aller à cette heure?
- Non, prit le temps d'articuler Tony.
Ziva soupira, énervée. Elle détourna son visage et porta ses yeux sur le ciel noir qu'elle apercevait de l'autre côté, au travers de la fenêtre de sa chambre d'hôpital. Tant qu'elle ne le regarderait pas, que toutes ses pensées ne seraient pas concentrées sur sa présence dans la pièce, elle réussirait à rester forte. Elle ne craquerait pas et ne lui raconterait pas tout ce par quoi elle était passée pendant son absence. Elle ne donnerait pas ce plaisir à son ego.
Il lui avait fallu quasiment une heure pour réussir à se rendormir. Après quelques minutes, Tony avait remarqué qu'elle était toujours éveillée. Comment l'avait-il deviné, alors qu'elle avait fermé ses yeux? Ziva ne savait pas. Mais il s'était approché et s'était saisi de sa main. Il avait doucement entremêlé ses doigts aux siens et les avait serrés. Pendant un temps elle avait considéré l'idée de le repousser et de le forcer à sortir immédiatement de la pièce. Mais Tony avait de plus en plus tendance à ne pas faire ce qu'elle lui disait. Alors elle avait abandonné, et l'avait laissé tenir sa main alors qu'elle replongeait peu à peu dans l'inconscience.
