Un grand merci pour vos reviews ! Celles qui me connaissent savent que j'ai un sens de l'humour déplorable et ont donc pris ma note pour ce qu'elle était : une plaisanterie et non une menace. En tout cas, il est impressionnant de voir à quel point un lemon Cho-Harry vous effraie ! Blagues mises à part, ça serait super génial que vous ne perdiez pas totalement le rythme. Un petit mot doux de temps en temps, c'est sympa !

J'ai eu quelques remarques sur le fait que l'histoire avançait lentement, dont une qui trouvait que le scénario trainait en longueur. Je veux bien me remettre en question de temps en temps mais sur ce coup on ne peut pas dire que l'histoire manque d'action ou de rebondissement. Je pense que le problème c'est qu'il y a une histoire! Ce n'est pas un pwp mais bien une fic donc si c'est juste pour les lemons, revenez dans quelques semaines ou passez à une autre fic qui correspond davantage à vos attentes

Je ne sais pas si certaines d'entre vous ont lu la saga de la tour sombre de Stehpen king. Je me souviens d'une remarque de l'auteur à la fin, qui explique qu'il plaint ceux qui ne sont intéressés que par la fin du voyage sans même profiter du trajet. (c'était beaucoup mieux formulé) cette « critique » m'a beaucoup marquée parce que cela me décrivait exactement : lire la fin d'une histoire le plus vite possible quitte à zapper des détails importants. En fait ce qui est intéressant c'est l'attente, la construction des sentiments ou des relations. La fin n'est qu'un plus, pas toujours positif d'ailleurs. Enfin voilà, tout cela pour dire qu'il va falloir patienter avant que Tom et Harry se rapprochent (s'ils se rapprochent un jour), vous êtes prévenues.

Je finirai de répondre aux reviews dans la soirée.

Un grand merci à Louvy !

- Amber Mad (Merci beaucoup pour ces jolis compliments. J'essaye effectivement de reprendre un maximum de points de l'univers réel et notamment de laisser le caractère et le rôle des personnages. Enfin sauf pour Tom que je ne pouvais pas laisser en méchant mage noir psychopathe !)

- Louve (très bien, je crois que je vais essayer de m'abstenir de faire un lemon pour le moment ;-)

- Laura (j'espère que ta mini dépression passagère du à ton allergie à Cho est passée. Merci pour ton enthousiasme)

- Ivy (désolée d'avoir pourri ta nuit, enfin non ;-). Et je vais mettre cet accès de violence sur ton manque de sommeil…enfin à tout hasard, je viens de déménager et d'acheter un chien de combat)

- Gayel : merci pour ta review et désolée pour les cauchemars.

- Fleur92 : c'est gentil d'avoir laissé un petit mot, c'est surtout motivant pour « l'auteur » J. J'ai bien noté ta proposition pour Cho… je suis sure que Tom doit avoir ça quelque part !

- Néphéria4 : merci !

- Choupy : merci pour ta review. Je vais essayer de t'épargner ce spectacle alors

- Annaria : merci pour ton petit mot. Oui Harry est craquant mais il a quand même son petit caractère !

- Maoul92 : merci pour ta review. Comme je l'ai dit en préambule (puisque tu n'es pas la seule à avoir fait la remarque, la fic va durer un bon moment et l'évolution entre Tom et Harry se fera lentement. Désolée mais pour moi les choses ne peuvent pas aller trop vite.

- Cha910 : profite bien de tes vacances et merci pour le petit mot

- Julie : coucou ma belle, je suis contente de te retrouver ici et merci pour le petit mot.

- KS : et oui Tom est déterminé. Tu auras pas mal de réponses dans ce chapitre…enfin un peu.

- Camm : merci pour tes reviews régulières. Cette remarque ne t'étais pas du tout adressée (et la menace n'était qu'une plaisanterie). Les choses évoluent tout doucement et Tom change progressivement sa vision, même s'il ne l'admettra pas forcement.


- Mr Potter, je sais bien que ce cours n'est qu'une option pour vous, mais ce n'est pas la peine de venir si c'est seulement pour y dormir. Ayez au moins la politesse de respecter vos camarades de classe, même si certains semblent avoir le quotient intellectuel d'une huitre atrophiée et pourraient également me dispenser de leur présence.

Le brun se renfrogna. Certes, il n'avait jamais brillé dans cette matière, mais depuis que c'était Severus Rogue qui était en charge des cours, ses notes avaient clairement diminué. Et en plus, il n'arrêtait pas de se prendre des remarques désagréables. Cette fois, il en avait plus qu'assez. Il avait décidé d'attendre la fin des cours pour s'expliquer avec son pseudo professeur. Aussi, lorsque la sonnerie retentit, Harry ne bougea pas pendant que le flot des élèves se déversait en dehors de la salle. Draco Malfoy, avec qui il suivait ce cours, échangea bien un regard assez lourd avec son parrain, mais celui-ci se contenta de hausser les épaules pour signifier que non, il ne savait pas ce que voulait cet imbécile.

- Mr Potter, vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ? Ou plutôt d'un cours de rattrapage ?

- Je voulais juste savoir quel était votre problème, Monsieur ? Je ne suis peut-être pas le plus brillant dans votre matière, mais je fais mon travail correctement. Donc j'aimerais que vous arrêtiez de me traiter ainsi.

- J'ai des problèmes plus importants que de me préoccuper de vos petits états d'âme. Si vous pensez que je vais vous faire des faveurs parce que vous entretenez une relation avec mon patron, vous vous trompez.

- Je ne couche pas avec Riddle ! s'énerva Harry.

- C'est bien là qu'est le problème. Qu'attendez-vous de lui ?

Harry ne put qu'ouvrir et fermer la bouche à plusieurs reprises tant il était offusqué par cette question.

- Mais bon Dieu, je n'attends rien de lui ! C'est lui qui me harcèle et…

- Oui, comme il le fait avec chaque jeune homme correctement constitué. Mais vous, qu'attendez-vous pour accepter ?

- En quoi la vie sexuelle de votre patron vous regarde ?

- Elle me regarde parce qu'à cause de vos petites manières, lord Riddle est de mauvaise humeur, et donc forcément désagréable avec tous ceux qui l'entourent. Cela fait des siècles… enfin, cela fait très longtemps que je suis à son service, et peut-être que je suis trop vieux pour supporter encore cela.

- Et c'est pour ça que vous êtes désagréable avec moi ?!

- Non, c'est juste que… Laissez tomber, Potter, et dégagez d'ici ! grogna Severus Rogue.

Le brun se leva et se rapprocha de son professeur, jusqu'à se retrouver devant le bureau qu'il occupait et sur lequel il frappa.

- Non, je ne laisserai pas tomber ! Si vous avez un problème, on en discute maintenant ! Je n'ai rien fait de mal et…

Lorsqu'il leva la tête pour terminer sa tirade, il vit que le regard de son professeur avait viré au rouge. Et si cet éclat était inquiétant chez Tom, il était carrément terrifiant chez cet homme. Harry resta pétrifié sur place en voyant l'homme se redresser, puis contourner le bureau pour s'approcher de lui.

Il était comme paralysé, et n'avait fait aucun mouvement alors qu'il était conscient du danger. Danger qui sembla finalement se concrétiser lorsque des crocs apparurent dans la bouche du professeur de biologie. Harry reprit enfin ses esprits et se dépêcha de reculer. Il jeta un coup d'œil vers la porte.

Ouf, elle est ouverte ! pensa-t-il en se précipitant vers elle. Mais une ombre passa furtivement, et la silhouette de Rogue sembla se matérialiser devant lui. Ok, maintenant Harry allait devoir accepter de croire à ces contes pour enfants. Ainsi, Albus et Sirius avaient raison : les vampires existaient bel et bien ! Et alors, cette histoire sur son oncle Rémus — un soi-disant loup-garou — était peut-être aussi réelle.

Le flot de ses pensées s'interrompit quand il sentit une main l'agripper par le cou et le planter contre le mur. Le ténébreux professeur se rapprocha de lui et pencha sa tête dans son cou. Son nez l'effleura légèrement, et Harry sentit l'homme frissonner d'anticipation. Mais quand il sentit des lèvres lui caresser la peau, il recommença à se débattre.

- Professeur ! Arrêtez ! Vous n'avez pas le droit ! cria-t-il en tentant de faire lâcher la poigne de fer. Et vous savez vous contrôler ! ajouta-t-il en repensant à ce qu'avait dit Lucius Malfoy dans la voiture. Reprenez vos esprits !

Mais quoique que le brun puisse dire, rien ne semblait pouvoir arrêter Severus Rogue, dont les crocs appuyaient maintenant contre sa carotide. Harry tremblait de peur, imaginant la douleur qu'il allait ressentir lorsqu'ils déchireraient sa peau. Il était étonnant comme ce même geste réalisé par Tom Riddle avait pourtant pu être une source de plaisir.

L'étudiant ferma les yeux, attendant son sort, mais un bruit sonore les lui fit rouvrir, accompagné de la disparition des mains de son professeur sur son corps. C'est ainsi qu'il découvrit Draco Malfoy debout devant lui, une chaise à la main. En baissant les yeux, il put voir le corps de son professeur à terre.

- Bouge, Potter ! Il ne va pas rester inconscient longtemps.

Le corps remua aussitôt, et Harry se dépêcha de sortir. Arrivé à la porte, il se retourna vers Draco.

- Et toi ?

- Ne t'inquiète pas. Je vais juste me faire passer un savon, mais il ne me fera rien.

Devant l'air incertain du brun, Draco rajouta :

- Attends-moi dans les toilettes de la section mythologie. Il n'y a jamais personne là-bas, on pourra discuter.

- Celles où il y a soi-disant une fille qui s'est suicidée ?

- Oui, celles-là. Mais s'il-te-plait, ne parle de cela à personne pour le moment.

- Si tu n'y es pas dans 10 minutes, je vais voir Dumbledore, menaça Harry.

Le blond acquiesça avant de se pencher vers la forme qui remuait de plus en plus.


Harry avait l'impression de faire les cent pas depuis des heures dans ces toilettes. Elles semblaient d'ailleurs un peu étranges, comme d'un autre temps, avec ces grandes vasques en pierre à l'effigie d'un gigantesque serpent mythologique. Un Basilic, si la mémoire de Harry était bonne.

Il regarda sa montre une dernière fois ; cela faisait 15 minutes. Il devait aller voir Albus. Si jamais il arrivait quelque chose à Draco à cause de lui, il ne se le pardonnerait pas.

Il ouvrit la porte, pour trouver le blond de ses pensées juste derrière.

- Ah, enfin ! Mais où étais-tu passé ? s'écria le brun.

- Je suis allé me faire un sandwich et racketté un ou deux premières années, répondit la voix trainante de Draco.

- Très drôle ! Je m'inquiétais !

- Oh, comme c'est mignon ! Tu t'attaches à moi, Potty ?

- N'exagérons rien. Mais disons que je commence à avoir quelques dettes envers toi, alors j'aimerais autant que tu restes en vie, le temps que je les paye.

- Je t'ai dit que je ne risquais rien.

- Mais enfin, ton parrain, c'est un… euh…

- Vampire ? Oui.

- Et toi ?

- Non.

- Donc tu étais bien en danger ! Tu n'aurais jamais dû intervenir ! Et puis, il ne faut pas le laisser avec des élèves, il pourrait essayer de les mordre eux aussi, et…

- Assieds-toi et je t'expliquerai.

Harry hésita un instant puis obtempéra. Il se laissa glisser le long du mur, vite rejoint par le blond. Il eut un petit sourire en pensant que Ron trouverait cette scène surréaliste. Eux qui n'avaient fait que s'insulter depuis qu'ils se connaissaient, ils étaient maintenant assis l'un à côté de l'autre, discutant calmement.

- Sev' sait très bien se contrôler mais…

- Ah ouais, j'ai bien vu son contrôle ! ne put s'empêcher de s'exclamer Harry en se relevant brusquement.

Le blond balaya l'objection d'une main.

- Tu veux que je t'explique ou pas ?

Le brun se laissa retomber à côté de Draco et hocha la tête.

- Severus Rogue est un vampire assez ancien. Il sait donc en principe se contrôler parfaitement, comme chacun d'eux apprend à le faire le plus tôt possible. Contrairement à certaines légendes urbaines, ce ne sont pas des tueurs assoiffés de sang. Certes, ils en ont besoin pour vivre, et ce sont des prédateurs… mais ils peuvent se contrôler.

- Alors que s'est-il passé ?

- Mon parrain subit une espèce de punition, et il n'a pas eu le droit de se nourrir depuis plusieurs jours, ce qui le rend un peu… sensible.

- Mais c'est horrible ! Pourquoi… ? Oh… C'est à cause de moi ? C'est pour cela qu'il m'en voulait ?

- Oui et non. S'il a été puni, c'est parce que le maître n'a semble-t-il pas apprécié qu'il ne fasse pas son travail correctement, en ne se rendant pas compte de ta « situation familiale ».

- Mais c'est injuste ! Personne ne pouvait le savoir !

Le blond ricana.

- Le maitre n'est pas connu pour son esprit de justice et d'équité, et Severus en a fait les frais une fois de plus. Je crois qu'il commence à avoir vraiment assez de cette situation.

- Et pourquoi est-ce que vous l'appelez comme cela ? « Maître »…

- Lord Riddle est en quelque sorte notre prince, le premier vampire. La légende veut que s'il meurt, tout le clan disparaitra avec lui. Donc on a beau parfois détester sa façon d'agir, il faut faire avec.

- Vous êtes en quelque sorte ses esclaves ? s'exclama Harry, choqué.

- Je n'irai pas jusque-là. Certains d'entre nous se sont émancipés et sont indépendants, mais nous lui devons tous le respect.

- Et donc vous êtes obligés de tout accepter parce qu'il est intouchable ?

- Oh, tout le monde ne croit pas en cette légende, et les tentatives de révolte ont été nombreuses. Mais même s'il est dur et parfois injuste, Tom Riddle est un bon maître. Il ne peut juste pas mener autant de personnes avec des caractères aussi forts sans se montrer ferme.

- Et ce qu'il a fait à ton parrain, tu trouves ça normal ? Et s'il m'avait tué à cause de cette perte de contrôle ?

Le blond frissonna.

- Heureusement que je suis arrivé à temps. S'il t'avait tué, jamais le maitre ne l'aurait épargné. Tu sembles être une obsession pour lui.

Harry rougit devant cette nouvelle réflexion.

- Ouais, ben il n'a qu'à se trouver d'autres obsessions. Je ne sais pas… Il a déjà essayé de se mettre au Rainbow Loom ? Ça devient vite addictif, et ça lui occupera les mains un moment, et…

- Je pense qu'il préfère occuper ses mains autrement, ricana Draco.

- Et ton parrain, tu en as fait quoi ? demanda Harry en faisant semblant de n'avoir rien entendu, même s'il ne put s'empêcher de rougir un peu plus encore.

- Je lui ai donné une de ses mixtures qui permet de remplacer le sang pour le calmer un peu.

- Et il ne risque pas de sauter sur quelqu'un d'autre ?

- Non. Il semblerait que ton odeur, ou plutôt celle de ton sang, soit assez attirante pour les vampires. Et tu as en plus un don particulier pour énerver Severus, ce qui augmente encore sa soif.

- Je savais déjà que j'étais un aimant à problèmes, mais maintenant à vampires aussi, soupira Harry.

- Allez, Potty, tu survivras.

- Et pourquoi tu me racontes tout cela ? demanda soudain le brun. Tu n'as pas peur que je divulgue votre secret à tout le monde ?

- Et à qui veux-tu parler de cette histoire sans passer pour un fou ? De toute façon, Severus t'effacera la mémoire s'il a le moindre doute.

- Il peut faire ça ? s'étonna Harry.

- Chaque vampire possède des capacités spécifiques en fonction de son âge et de son talent.

- Et… ?

Une sonnerie retentit.

- Je sens que tu as encore pleins de questions. On pourra en discuter plus tard, mais là j'ai cours. Et hors de question de faire baisser ma moyenne, mon père me tuerait.

- D'accord, mais…

- Une autre fois, Potty ! lança le blond avant de se relever.

Juste avant que la porte ne se referme, il se retourna une dernière fois.

- C'est sympa d'avoir quelqu'un avec qui en parler. Je me sens un peu moins seul… lâcha-t-il dans un murmure avant de disparaitre, laissant un Harry légèrement hébété.

Le brun se releva à son tour et recommença à tourner en rond.

Depuis qu'il avait intégré son premier internat et fait la connaissance d'Albus Dumbledore, le vieil homme n'avait pas arrêté de le bercer de toutes ces histoires sur la magie, avec les créatures monstrueuses qui en étaient nées et qu'il fallait combattre. Pour le tout jeune homme qu'il était alors, si magie il y avait, elle était en chaque chose, en chaque pierre, et il ne voyait aucune raison de lutter contre. Encore moins quand la seule raison avancée pour combattre ces créatures était la différence. La différence était une belle chose, elle était même essentielle. Ainsi Harry avait-il toujours manifesté son désaccord sur les idées de son mentor.

Et puis, en grandissant, il avait fini par tout simplement rejeter l'existence de ces créatures magiques. Il vivait dans un monde réel, où aucun prince charmant ne viendrait le délivrer de son placard sous l'escalier — et encore moins un demi-géant sur sa moto magique, s'il utilisait les images que lui décrivait Albus.

Mais maintenant, la situation était différente. S'il avait pu éviter de voir les signes avec Tom, ils étaient maintenant clairs avec Severus Rogue, et ce dernier semblait dangereux. Certes, Draco lui avait dit que les élèves ne risquaient rien, et il ne voulait surtout pas trahir la confiance du blond. Mais il ne voulait pas non plus faillir à son devoir…

Son devoir… Dès qu'il l'avait rencontré, Albus lui avait parlé de sa croisade contre les créatures magiques — et plus particulièrement contre les vampires, ces êtres assoiffés de sang qui ne respectaient rien ni personne. Il lui avait aussi parlé d'une prophétie qui prévoyait que c'était lui qui détruirait ces monstres en tuant leur chef. Que c'était pour cela que ses parents étaient morts : parce qu'ils embrassaient cette cause, et que ce chef les avait probablement assassinés à cause de cela. C'est là qu'il avait appris la façon dont ses parents étaient morts. Et par la suite, quand il avait eu connaissance de l'existence de son parrain, pourquoi il avait été emprisonné — Albus avait tout essayé pour le faire libérer de cette condamnation injuste, mais en vain.

Harry se secoua. Le problème actuellement, c'était qu'il allait devoir prévenir Albus, mais sans que cela ne porte préjudice ni à Draco, ni à Tom — l'homme l'agaçait prodigieusement, mais il ne lui avait jamais fait de mal, alors il souhaitait le protéger.

Soudain, une lumière se fit dans l'esprit de Harry : Draco lui avait dit que leur maître, celui de tous les vampires, était Tom Riddle… Donc cela voulait dire que cet homme était peut-être celui qui avait tué ses parents ! Le brun se rappela la photo mentionnant le nom « Voldemort », cela faisait beaucoup trop d'indices convergents pour que cela soit une coïncidence et cela lui faisait peur. Ainsi c'était Tom que la destinée devait l'obliger à tuer ?

C'était trop d'informations. Il avait besoin d'en discuter avec quelqu'un, mais il ferait en sorte de tenir la famille Malfoy en dehors de tout cela — et si possible, Tom également.

Lorsqu'il arriva devant la porte du bureau du recteur, il ne frappa qu'une seule fois avant de disparaitre à l'intérieur. Dissimulé dans sa petite alcôve, Draco souffla quand il le vit pénétrer dans l'antre de Dumbledore. Il se dépêcha alors de faire demi-tour pour rejoindre le bureau de Severus Rogue. Celui-ci leva la tête quand son filleul entra.

- Alors ?

- Il vient d'aller pleurer dans les jupes de Dumbledore, c'est donc que tout a dû bien fonctionner.

- Parfait.

Draco entreprit de lui raconter leur petite conversation qui sembla laisser le professeur de biologie dubitatif.

- On dirait qu'il ne connait vraiment rien sur nous. Il ne doit pas être une des pièces de Dumbledore comme je l'ai cru. Et puis, il ne semble même pas savoir qu'il a des capacités spéciales puisqu'il peut nous résister. Mais tu aurais dû t'abstenir de lui parler de notre maitre.

- Oh c'est bon, tu peux toujours lui effacer la mémoire si cela ne te convient pas, grogna Draco.

- Ce n'est pas qu'aux pouvoirs du maitre mais également aux miens qu'il semble insensible. Je ne pourrais donc pas altérer sa mémoire. Je suis sûr qu'il joue la comédie et qu'il le sait parfaitement !

- Oh ça, aucune chance. Je connais saint Potter depuis des années, et il ne sait absolument pas mentir.

- Cela ne nous donne pas beaucoup plus d'informations, mais il devrait pouvoir faire passer quelques messages en discutant avec Dumbledore. Je parie que celui-ci ne va pas tarder à me contacter pour voir si je suis prêt à changer de camp.

- Et… euh…

- Ne soit pas idiot, Draco. Jamais je ne trahirai le maître.

- Mais tu tiens le coup ? s'inquiéta le blond.

- Je pense plus prudent de suspendre les cours pendant quelques temps. Je ne veux pas prendre le risque de faire du mal à l'un de mes étudiants. Pour le reste, c'est juste un mauvais moment à passer. Le lord comptait sur moi, je comprends sa déception. Merci d'avoir été là au bon moment, Draco. Je ne suis pas sûr que j'aurais réussi à me maitriser. Et si j'avais tué ce petit morveux…

- Au moins, on aura réussi à tirer le meilleur parti de cette situation.

- Oui, jusqu'à ce que le lord découvre que j'ai failli toucher à son protégé.

- Pourquoi le découvrirait-il ?

- Potter ne m'apprécie pas vraiment. Pourquoi se retiendrait-il de lui en parler ?

- Tu sous-estimes le complexe du héro de Harry. D'après toi, pourquoi est-ce qu'on le surnomme Saint Potty ?

- L'avenir nous le dira…


L'homme âgé et le plus jeune étaient assis l'un en face de l'autre. Une table basse les séparait, garnie de gâteaux et de deux tasses.

- Encore un peu de thé, Harry ?

- Non merci, Albus. Alors ? Que pensez-vous de ce que je viens de vous raconter ?

Le brun avait peu ou prou raconté les événements des dernières semaines, édulcorant certains passages — comme le fait que Rogue avait perdu absolument tout contrôle et que Malfoy avait dû intervenir. Dans sa nouvelle version, le professeur de biologie avait seulement sorti les crocs avant de se calmer. Tout comme sa relation avec Tom Riddle, qui avait été presque réduite à une amourette d'adolescent, et certainement sans aucune des caresses brulantes qu'ils avaient pu échanger.

- Et bien, je vois que tu as enfin admis que je ne te racontais pas que des fables.

- Je ne suis pas là pour que vous me fassiez la morale, mais pour que vous m'aidiez à prendre les bonnes décisions, grommela le jeune homme.

- Calme-toi, Harry, répondit doucement le vieil homme. Je comprends tes craintes, mais j'étais déjà au courant pour Severus Rogue.

- Vous saviez que c'est un vampire, et vous le laissez quand même travailler ici ?! s'écria le jeune homme.

- Comme tu l'as dit, il sait se maitriser, donc les étudiants ne risquent rien. Et comme cela, je peux garder un œil sur lui. Par contre, ce que tu me dis est très intéressant : il ne serait peut-être pas contre un changement de camp, et cela pourrait s'avérer bénéfique pour nous.

- Je croyais que toutes ces créatures devaient être éradiquées…

- Oh, mais elles le seront si on coupe la tête !

- Vous voulez donc proposer à Rogue de se joindre à nous, tout en sachant que nous finirons par le tuer d'une manière ou d'une autre ? Mais c'est horrible !

- En temps de guerre, tous les coups sont permis.

Le brun s'était relevé, prêt à sortir.

- Et toi, Harry ? Que seras-tu prêt à faire dans cette guerre qui nous oppose à celui qui a tué tes parents… à ce Tom Riddle… ou plutôt Voldemort ?

Le brun se stoppa et ferma les yeux. Et voilà, il y était. Il n'avait jamais voulu être un assassin, mais s'il devait en plus tuer quelqu'un qu'il connaissait… Il ne pensait pas en être capable. Oui, mais il avait tué ses parents, murmura une petite voix dans sa tête. À cette pensée, son cœur se serra. Il ne savait plus quoi faire, mais ne pouvait pas non plus trahir le souvenir de ses parents.

Il fit demi-tour et se rassit en face de l'homme âgé, qui cacha son sourire de satisfaction derrière ses mains croisées.

- Très bien, qu'attendez-vous de moi ?

- Il semblerait que Tom Riddle éprouve une certaine affection pour toi. Profites-en, passe du temps avec lui, et n'hésite pas à te montrer… disons… « conciliant ».

- Vous voulez dire quoi, par là ? rougit Harry.

- Oh, et bien les vampires sont beaucoup plus enclins à se détendre et se laisser aller quand ils ont mangé.

- Vous voulez que je le laisse me mordre !? s'offusqua le brun en portant machinalement sa main à son cou.

- Oh, juste une fois, cela devrait suffire, répondit le vieil homme.

- Oh… Et bien dans ce cas, ma mission est déjà remplie, rougit le jeune homme.

Pour une fois, le masque d'impassibilité du vieil homme se fissura, et il sembla chercher ses mots pendant quelques instants.

- Il y a longtemps ? demanda-t-il d'un ton plus brusque qu'à l'accoutumée.

- Quelques jours, répondit le brun, légèrement interloqué par cette véhémence.

- C'est trop long, cela devrait déjà avoir fait effet… murmura le recteur, comme pour lui-même.

Il commença à tourner en rond en marmonnant dans sa longue barbe blanche. Ce comportement étonna Harry autant qu'il l'inquiéta. Le vieux professeur d'habitude si enjoué, quelles que soient les circonstances, semblait soudain si agacé.

- Bon, très bien… Harry, mon garçon, tu vas donc te contenter de rester en contact avec lui, de te rapprocher encore plus. Essaye de récolter le maximum d'informations, et nous verrons ce que nous pourrons en faire.

Puis il se détourna de Harry, terminant ici leur conversation.

Le vieil homme semblait presque avoir oublié son existence, perdu dans l'admiration du tableau qui trônait derrière son bureau, celui d'une magnifique jeune femme. Harry le salua sans être sûr qu'il l'entendait, et sortit.

Il devait en principe se rendre à la bibliothèque pour travailler, mais il n'avait pas l'esprit à cela. Il savait qu'avec tout ce qu'il venait d'apprendre, il serait incapable de se concentrer. Aussi prit-il un chemin différent, certainement un chemin qu'aucun autre étudiant ne prendrait avec lui : celui de la plus importante prison de Londres.


Premier tête à tête entre Harry et Tom dans le premier chapitre… Ainsi qu'une petite visite à une vieille connaissance … juste pour vous mettre l'eau à la bouche

Est ce que vous avez des propositions pour le nom du manoir?