Chapitre 11
Jour 82
Note : Merci à Nimk-chan pour ses deux dernières reviews !
La traversée avait durée à peine une journée. Malgré la mer agitée j'avais réussi à rejoindre l'île suivante sans aucun problème. Mais l'arrivée au port avait été plus que mouvementée. Il s'avère que cette île est une base très importante de la marine qui y occupe plus de la moitié du territoire. L'immense base sert principalement à la formation de nouveaux gradés, ceux qui viennent d'être mutés dans le Nouveau Monde. La transition Grand line-Nouveau Monde pouvant être rude, la majeure partie des officiers se forment pendant plusieurs semaines sur cette base. Cependant, l'île est tout de même accessible aux citoyens, à condition que l'on ne vienne pas trop fourrer son nez dans les affaires de la Marine.
Ce qui m'avait troublé lors de mon arrivée était le comportement d'un des vice-amiraux, je ne saurais pas vraiment dire qui il était, je n'ai aperçu que son manteau de fonction. Je venais à peine de poser pied à terre, l'île baignait dans la lumière du couché de soleil et une vive explosion retentit, brisant le calme de l'île. Nous avons tous été surpris au port. Un feu a commencé à consumer les arbres de la forêt, faisant fuir tous les oiseaux. Et parmi ces oiseaux, je pourrais jurer avoir reconnu mon phœnix… Le feu a été très vite maitrisé par les soldats, ne causant que de légers dégâts à la forêt, pendant que le vice-amiral qui sortait des bois à son tour semblait se faire engeuler par son supérieur, via escargophone.
« La prochaine fois ne les ratez pas ! Nous avons besoin de savoir ce qu'ils font ! »
[…]
Le journal ce matin était franchement inquiétant. Depuis plusieurs semaines d'ailleurs. Cette fichue guerre avait décidément retourné le monde entier. Les pirates s'en donnaient à cœur joie, autant sur Grand Line que dans le Nouveau Monde, et les marines semblaient complètement dépassés. Et étrangement, Marine Ford se vantait de la disparition de l'équipage du chapeau de paille, même s'il semblait clair que ce n'était pas grâce à eux mais encore dû à une action dans l'ombre du gouvernement.
Je me rallongeais dans mon lit, balançant le journal au sol. C'était vraiment déprimant. Au moins cette île grouillait de Marine ce qui était plutôt réconfortant. Quelqu'un toqua à la porte.
« Mademoiselle, j'ai votre petit-déjeuner ». L'homme qui tenait l'auberge ouvra la porte grâce à son trousseau de clé. Il pénétra dans la chambre, un grand sourire sur les lèvres et posa le plateau sur le petit bureau à ma droite. Il repartit sans parler, son immense sourire toujours pendu à ses lèvres, un billet de Berrys sortant de sa poche.
L'odeur des croissant chaud et du café me fit sortir du lit sans peine. Je commençais à déguster les pâtisseries quand on frappa de nouveau à la porte. Peut-être a-t-il oublié de me donner quelque chose ? Je m'approchais de la porte pour laisser l'homme rentrer de nouveau. A peine eu-je le temps de me lever que la porte explosa en mille morceaux. Un homme d'une carrure impressionnante déboula dans la chambre, un immense sourire bêta sous sa moustache.
_Mais vous êtes qui vous ? Hurlais-je, mettant mes bras contre mon corps par automatisme.
L'homme, qui devait bien mesurer dans les 3 mètres s'approcha, ses épées claquant contre le mobilier.
_Salut princesse, le commandant a oublié de te donner ça ! Il est parti tellement vite hier que je n'ai même pas réussi à le suivre haha ! Fit-il de bon cœur, cherchant quelque chose dans les poches de son pantalon.
Je n'eus pas le temps de répondre qu'il prit de nouveau la parole.
_Bon ce n'est pas tout ça, mais j'ai la Marine qui me colle aux fesses, salut princesse !
Et sur ceux il repartit dans un énorme fraqua, me piquant un de mes croissants.
Je restais bête un instant, contemplant les dégâts qu'il avait causés et le café qui avait coulé sur le reste de ma nourriture.
Le pirate avait déposé dans ce capharnaüm deux petits papiers sur le bureau qui avait résisté aux coups d'épées : une minuscule vivre Card et un numéro.
Je compris immédiatement. Je courais m'emparer de l'escargophone qui dormait dans la table de chevet et composa le numéro rapidement. Il sonna, sonna et resonna dans le vide pendant de longues minutes. Finalement quelqu'un décrocha.
_Allo ? Fis-je hésitante.
La réception semblait brouillée, comme lointaine.
_Jane ? Ah Vista a réussi à passer !
J'aurais pu reconnaitre cette voix entre mille.
