Chers lecteurs et lectrices,
Voici un nouveau chapitre, que j'espère vous apprécierez.
Un grand merci pour toutes vos reviews, mise en fav et en alerte.
Merci également à ma Ninie pour sa correction.
Bonne lecture et rendez-vous en bas.
Bye,
CHAPITRE 11 : Retour aux sources
EPOV
La journée de la veille avait été éprouvante pour mes nerfs. Swan avait bien failli avoir raison de ma santé mentale. Avec cette femme, je ne savais pas sur quel pied danser. Elle soufflait le chaud et le froid avec moi, et ça me rendait littéralement dingue.
J'avais eu envie de la plaquer contre le mur de la cuisine, lorsqu'elle s'était collée à moi, après m'avoir renversé mon café dessus. Mon corps avait instinctivement réagi à son contact, quand elle avait essayé de détacher ma chemise, déclenchant une nouvelle érection. J'avais l'impression de me retrouver à l'époque de mes 15 ans, comme un ado pré-pubère gouverné par ses hormones.
Moralité de l'histoire, pour éviter toute nouvelle situation potentiellement gênante, j'avais fui à la vitesse de l'éclair, et j'avais passé le reste de ma journée enfermé dans mon bureau.
Vraiment mature comme comportement, Cullen ! C'est certainement pas comme ça que j'allais arriver à lui faire quitter le cabinet.
Bien évidemment, ce matin, en arrivant, j'avais encore eu droit à un accueil en musique. C'était les Beatles, qui résonnaient dans le cabinet. Elle le faisait exprès, c'était clair. Bien évidemment, je m'étais gardé d'aller dans son bureau pour lui passer un savon. La vision d'Isabella Swan à demi nue avait déjà hanté mes rêves la nuit dernière, je n'avais donc pas besoin d'en rajouter une couche.
J'optais pour une autre tactique. J'allais lui adresser un email de remontrance, pour lui faire voir que je ne lâchais rien. Hors de question qu'elle ait le dernier mot.
Comme je pouvais m'en douter, Swan campait sur ses positions. Pour toute réponse à mon email, elle s'était fendue d'un « Mon cher Edward, la musique adoucie les mœurs, et je pense que vous en avez furieusement besoin, à voir vos manières. ». Elle continuait de se foutre ouvertement de moi et de me tenir tête. Fallait qu'elle soit sacrément culottée pour me dire ça à moi, qui jouais du piano depuis mes 5 ans. Un temps, j'avais même envisagé de faire une carrière professionnelle dans la musique.
Comme la veille, j'avais décidé d'éviter au maximum de croiser Swan, toutefois, sur mon secrétaire trainait toujours le dossier que Swan m'avait remis, pour la rédaction de son foutu article, pour le Yale Law Journal. Dès que mon regard se posait sur cette pochette, je me sentais mal à l'aise. Travailler en direct avec Swan, ça ne pouvait déboucher sur rien de bon pour moi. Trois jours à peine qu'elle était là, et déjà elle avait tout bouleversé.
Je ne lui avais pas encore donné ma réponse et j'hésitais encore, j'étais continuellement à peser le pour et le contre, sans arriver à trancher.
Une chose me semblait néanmoins certaine, je devais me décider vite, car elle reviendrait certainement à la charge, rapidement.
BPOV
L'incrédulité, c'était le sentiment qui prédominait chez moi, depuis mon réveil.
Je n'en revenais pas, j'avais rêvé de Cullen, cette nuit, et il ne s'agissait pas d'un songe innocent. C'était en fait un fantasme des plus torrides, dans lesquels nous étions les principaux protagonistes. En buvant mon premier café de la journée, des images des plus osées envahissaient mon cerveau. Je le revoyais distinctement me plaquer contre le mur de mon bureau et s'enfoncer durement en moi après m'avoir arraché mon tanga.
Rien que d'y repenser, je sentais une légère humidité se former entre mes cuisses. J'avais l'impression de m'être fait attraper à mon propre piège. A n'en pas douter, ce rêve érotique devait grandement à ma conversation avec Angie. Tu parles d'une amie… Elle m'avait farci la tête de ses conneries à propos de Cullen et de son sex-appeal.
Evidemment, que j'avais bien remarqué que tout dans ce type était un appel au sexe. D'ailleurs, quelque chose me disait que sous ses airs de maniaques du contrôle, se cachait un coureur de jupons invétéré. Si comme le pensait Angie, Cullen avait été vexé par mon rejet, c'est qu'il devait ne rechercher chez les femmes que des faire-valoir. Très peu pour moi, merci.
J'avais déjà suffisamment donné avec Alec. Il m'avait promené dans un nombre incalculable de d'évènements mondains. J'avais été de toutes les soirées de la jet-set newyorkaise, pendant 3 ans il y avait aussi eu les week-ends dans les Hamptons en été, les semaines de ski à Aspen, l'hiver, et c'était sans compter les vacances aux quatre coins du globe, dans les plus beaux palaces.
Le pire de tout avait été le voyage qu'Alec et moi avions fait à Paris, pour la dernière fashion week. J'avais toujours rêvé de Paris, de ses musées, de son architecture, de ses jardins, de ses ruelles atypiques… Son projet m'avait séduite, ça semblait tellement romantique. En réalité, j'avais passé cinq jours à alterner entre défilés et fêtes, jusqu'au bout de la nuit, le tout encerclé par des brindilles de 16 ans, qui rêvaient de mettre mon fiancé dans leur lit. Même si Alec ne m'avait jamais donné de raison de ne pas lui faire confiance, ça n'était pas vraiment l'idée que je me faisais de vacances Au final, je n'avais rien vu de Paris et j'étais repartie encore plus frustrée qu'avant.
Aujourd'hui, si on m'entendait parler comme ça, on pourrait croire que je crachais dans la soupe. En réalité, je n'avais jamais été à l'aise dans le monde de strass et de paillettes dans lequel évoluait Alec, mais je pensais être amoureuse. L'accompagner dans tous ces endroits, me semblait faire partie du package de la parfaite petite amie. Une part de moi pensait également que c'était le moyen de le remercier, de tout ce qu'il avait fait pour moi. Certainement enfin, que la partie la moins charitable de mon être se délectait d'être sous les feux des projecteurs, alors que j'avais été pendant si longtemps le vilain petit canard, qui n'intéressait personne.
Ça faisait à peine quatre mois que j'avais quitté Alec et New-York, et pourtant, j'avais l'impression que j'avais connu tout ça dans une autre vie. Le plus curieux c'était que tout cela ne me manquait absolument pas.
J'abandonnais ces pensées sombres, en montant à bord de ma voiture, je devais impérativement me concentrer en prévision de mon entrevue avec Sam. Il fallait que je le convainque de m'aider, en dépit du peu d'éléments dont je disposais concernant les magouilles des Volturi.
Ayant besoin de me détendre, j'avais donc opté pour les Beatles, ce matin. Les premières notes de Penny Lane, avait un pouvoir hallucinant sur mon état d'esprit.
Curieusement, Cullen n'avait pas déboulé dans mon bureau, comme un chien enragé. Peut-être que ma petite séance d'hier, avait finalement porté ses fruits. Cette réflexion avait été bien vite interrompue, par un bip émis par mon ordinateur. « Vous avez un nouveau message »… Cullen évidemment… Il m'adressait une injonction écrite de stopper ma musique… J'aurais dû m'y attendre… Ce mec était un vrai trou du cul. Je lui adressais une réponse sarcastique, c'est tout ce qu'il méritait, et encore…
Contrairement à la veille, la matinée, passa extrêmement rapidement. A l'heure de rejoindre Sam, je me demandais encore comment aborder le problème Volturi avec lui, surtout après toutes ces années de silence.
Arrivée au restaurant, il n'était plus vraiment le temps pour moi de tergiverser. Sam était déjà installé à table, lorsque je franchis la porte. Dès qu'il m'aperçut, il se leva pour me saluer, par une brève accolade. Malgré moi, je souriais, Sam n'avait pas vraiment changé, sauf peut être quelques petites rides au coin des yeux et sur le front. C'était normal, à près tout, à l'époque il prenait constamment soin de nous et maintenant, de par son métier, il veillait sur beaucoup plus de monde.
- Ça faisait longtemps ma belle, alors, qu'est-ce que tu deviens ? Charlie raconte partout que tu t'étais installée à Seattle. Il est littéralement fou de joie.
- Ça ne m'étonne pas de Charlie. Il avait fait la même chose quand je lui avais dit que j'allais revenir habiter avec lui à Forks.
- Il est très fier de toi, tu sais.
- Je sais, je sais. Dis-je sans entrain. Comment va Emily ?
- Aussi bien qu'on peut aller quand on vient d'accoucher de jumelles, je crois.
- Quoi, mais c'est maintenant que tu me dis ça ! M'emportais-je faussement. Tu as des photos de tes merveilles ? Comment s'appellent-elles ?
- Lucy et Molly. Tiens regardes comme elles sont belles. Dit-il en me tendant son téléphone portable.
- Elles sont fabuleuses, aussi jolies que leur maman. Il faut absolument que tu me donnes les coordonnées de ta femme, pour que je la félicite de vive voix.
Après avoir commandé des coupes de champagne pour fêter la nouvelle et avoir longuement discuté des joies de sa nouvelle paternité, Sam lança un pavé dans la mare.
- Bells, je suis vraiment heureux que tu m'aies appelé, mais je me doute qu'il ne s'agit pas seulement de dire bonjour à un vieil ami, je me trompe ?
- Hélas, non, Sam, même si j'aimerais prétendre le contraire… J'ai besoin de ton aide Sam…
- Tu sais que tu pourras toujours compter sur moi Bells. Me rassura-t-il en posant sa main sur la mienne.
- Je dois te prévenir tout de suite, Sam. Ça peut s'avérer dangereux.
- Tu me fais peur Bells, accouche. Me pressa-t-il, un peu plus.
- Si j'ai quitté New-York, c'est en partie parce que j'ai découvert un secret sur la famille de mon ex-petit ami. Avouais-je en parlant à voix basse. Quelque chose d'illégal…
Au fur et à mesure de mon récit, je commençais à me détendre. Je n'avais pas pris conscience, à quel point ce secret me pesait. Garder ma découverte pour moi avait inconsciemment fait de moi une sorte de complice des activités criminelles des Volturi. Me confier à Sam me soulageait énormément.
A la fin de mon histoire, Sam me regardait avec un air ahuri.
- Bells, c'est incroyable. Tu as toujours le chic pour te fourrer dans les ennuis. Certaines choses sont immuables, faut croire.
- Une chose est sûre, Sam, je ne peux pas les laisser continuer à exploiter des gens. Il faut faire cesser ça, mais hormis ce que j'ai entendu et les quelques infos louches que j'ai dénichées, je n'ai aucune preuve. C'est là que tu interviens, si tu veux bien m'aider évidemment.
- Je ne te laisserais jamais tomber Bella. Je peux essayer de me renseigner, voir ce que je trouve sur les Volturi, peut-être qu'ils font l'objet d'une enquête. Laisse-moi une semaine, pour que je prenne quelques contacts et on fait le point. Ça te va.
- Sam, je ne sais pas comment te remercier. On dit qu'on se voit ici à la même heure, mercredi prochain.
- A mercredi, Bells. En attendant prends soin de toi.
- Toi aussi Sam et embrasse les femmes de ta vie pour moi.
De retour au bureau, Alice me donna toute une liste de gens à rappeler. Et dire que je n'étais partie que deux heures… J'allais avoir de quoi m'occuper avec ça tout l'après-midi.
La fin de ma première semaine au sein du cabinet arriva assez vite, je croulais littéralement sous le travail. Le vendredi, Alice avait prévu un déjeuner entre fille avec Rosalie et moi. Elle avait l'intention d'instaurer cette tradition, afin de rééquilibrer les forces au sein de Cullen et associés, nous avait-elle annoncé très solennellement.
Alors que nous savourions un verre de vin en attendant que les salades que nous avions commandées arrivent, notre démon de la mode préféré dissertait sur le retour au printemps prochain des imprimés seventies et programmait déjà une virée shopping. Je n'étais pas trop d'humeur.
Depuis ma rencontre avec Sam, je comptais les heures qui nous séparaient de notre prochain rendez-vous, en espérant qu'il me fasse part d'éléments intéressants.
Je me trouvais dans l'obligation de remettre les projets d'Alice à plus tard, étant donné que je projetais de rendre visite à Charlie ce week-end, afin de profiter un peu de mon père, que je n'avais pas revu depuis mon retour.
Avant de rentrer chez moi, et de préparer mes bagages en prévision de mon départ pour Forks, j'avais encore une petite chose à faire. Une petite chose certes, mais fort déplaisante, en réalité. Depuis le numéro que je lui avais servi mardi, je n'avais aperçu Cullen qu'entre deux portes, et encore. Il me faisait mariner, l'ordure. Il ne m'avait toujours pas répondu pour la rédaction de l'article. Au début, il ne s'agissait que d'un prétexte, mais au final, écrire dans le Yale Law Journal, était une superbe opportunité et un bon moyen de rabattre son caquet à mon pseudo associé.
Après avoir vérifié avec Alice que son cher frère était disponible, je prenais une profonde inspiration avant de frapper à la porte du petit fils de Satan.
- Edward, puis-je vous déranger ?
Pour toute répondre, j'eus droit à un grognement, que je décidais d'interpréter comme un oui.
- Vous avez réfléchi à ma proposition ?
- Laquelle ? Répondit-il sans un regard pour moi, les yeux rivés sur ce que je devinais être des bilans comptables.
Je me retenais mentalement pour ne pas le traiter de « connard ». Laquelle ? Il se foutait de moi. Depuis mon arrivée, je lui avais fait une seule et unique proposition et je doutais qu'il souffre déjà d'un Alzheimer précoce.
- Edward… Edward. Répétais-je plus fermement afin de lui faire lever la tête.
- Quoi ? S'énerva-t-il, en rivant son regard au mien.
- Ça n'arrivera pas.
- De quoi vous parlez encore, j'ai dû oublier mon décodeur ce matin ?
- Vous pouvez continuer de me faire mariner et attendre une décennie entière avant de me répondre, mais ça n'arrivera pas…
- …
- Je ne vous supplierais pas de coécrire cet article avec moi. Mon offre expire dans 20 secondes, le temps que je quitte cette pièce. Si vous ne voulez pas travailler avec moi, j'écrirais seule et bien sûr le nom du cabinet ne sera pas cité… Terminais-je en me dirigeant vers la porte.
- Ok.
- Excusez-moi, j'ai dû mal entendre. Dis-je ironiquement, en savourant ma victoire. Ça veut dire oui.
- Oui. Grogna-t-il. Maintenant, si vous voulez bien me laisser, j'ai du travail à finir.
- A mardi, Edward.
Comment Cullen faisait-il ça ? Ça me laissait perplexe. Son comportement m'énervait au plus haut point et en même temps cette petite confrontation avait illuminé ma fin de semaine, et c'est avec le sourire aux lèvres que je quittais le bureau.
Pour éviter que Charlie me fasse une crise cardiaque, j'avais laissé ma moto au garage. Je profitais de la traversée de l'Olympic Park, pour rouler vitres ouvertes. L'air chargé de l'odeur de la forêt m'avait étonnement manqué. Dire que lors de mon retour à Forks, j'avais pesté contre ça. Je me disais que tout était trop vert. Comme quoi, quelques années à respirer la pollution newyorkaise, vous changeaient une femme.
En me garant devant la maison de Charlie, je me rendais compte que rien n'avait changé. Il me semblait qu'il avait repeint les volets, mais il avait gardé exactement la même teinte de bleu, que celle qu'il avait choisie avec ma mère lors de leur emménagement.
Certainement, alerté par le bruit du moteur de ma Mercedes, Charlie se matérialisa sur le pas de la porte, à peine avais-je coupé le contact.
Après une brève mais chaleureuse étreinte, Charlie me fis pénétrer à l'intérieur, afin que nous puissions déjeuner.
- Vu les parfums qui embaument ta cuisine, je me doute que Sue est passée par là, je me trompe.
Le léger rougissement de Charlie me confirma mon intuition. J'avais fini par comprendre au détour de nos conversations téléphoniques que mon père sortait depuis quelques temps avec la femme de son ami, Harry Clearwater. Le décès d'Harry, il y a maintenant deux ans, avait causé énormément de chagrin à Sue qui s'était beaucoup appuyé sur Charlie. Ils s'étaient énormément rapprochés dernièrement, à ma plus grande joie, même si mon père n'osait pas officialiser les choses.
J'avais travaillé avec Sue dans son restaurant, pendant mes années de lycée, et je connaissais toutes ses qualités, c'était vraiment quelqu'un de bien et j'espérais qu'elle et Charlie trouveraient un nouveau bonheur côte à côte.
Après un excellent déjeuner, nous partîmes pour la Push, où Charlie avait rendez-vous avec son meilleur ami Billy, pour une de leur interminable partie de pêche. De mon coté, j'avais prévu de rendre visite à mon ancienne bande.
Quil et Embry n'avaient pas beaucoup changé, ils étaient continuellement en train de se quereller. Quil était devenu un menuisier de talent, c'est d'ailleurs à lui que je devais les magnifiques bibliothèques en chêne massif, qui trônaient dans mon salon et Embry, lui était devenu, éducateur sportif. Seth, quant à lui, avait remplacé son père au restaurant familial. La plus grande surprise, venait de Jacob, qui après avoir empoché son diplôme de mécanique avait racheté un petit garage de fil en aiguille il était aujourd'hui à la tête d'une dizaine de concession dans tout l'état. Il avait bien été aidé par Leah et son diplôme en comptabilité et gestion, dans cette ascension fulgurante. Elle avait su canaliser le talent de Jake et le faire fructifier.
J'avais un peu appréhendé de les revoir tous, mais les choses s'étaient faites plus naturellement que ce à quoi je m'étais attendu. Très vite Quil et Embry s'étaient remis à me chambrer et Jacob et Seth m'avaient chaleureusement serrée dans leurs bras. Seule Leah s'était montrée un peu froide et avait fait quelques remarques sarcastiques, mais au bout d'une heure, l'atmosphère entre nous s'était détendue. Au final, j'avais passé une excellente journée avec eux. Nous avions beaucoup ri autour d'un feu de camp et ça faisait du bien de se sentir aussi léger et insouciant. J'avais l'impression de retrouver l'époque bénie de mes 16 ans, avec mon entrée prématurée en fac.
Le dimanche, j'avais profité de l'absence de pluie, pour aller faire un long footing en forêt afin de m'imprégner de l'odeur apaisante des sapins. Une fois revenue, j'avais fait quelques étirements, avant de pénétrer dans le garage de Charlie, pour mettre mes affaires à laver. J'étais soudain tombée nez à nez avec mon vieux sac de frappe. En haut d'une étagère métallique, j'avais mis la main sur mes gants et je ne pu résister bien longtemps à l'envie de me défouler en imaginant la tête de Cullen, à la place du punching ball.
Au bout d'une demi-heure, j'étais trempée de sueur, et je décidais de jeter l'éponge, pour me précipiter sous la douche.
Pour déjeuner, Charlie m'avait emmenée déjeuner chez Sue. Je souriais à les voir évoluer tous les deux, ils se jetaient de petits regards, pensant que personne ne les voyait.
- Papa, tu sais que je n'ai plus 10 ans. Lâchais-je alors que nous savourions une part de crumble aux fruits rouges.
- Pourquoi tu dis ça, ma Puce.
- Tu ne crois pas qu'il est grand temps de me présenter officiellement ta petite-amie.
Ces mots sonnaient tout de même légèrement bizarres dans ma bouche. A peine avais-je terminé ma phrase, que je vis Charlie, manquer de s'étouffer avec son dessert.
- Que… Mais… Heu… Quoi… Je, je, ne vois pas de quoi tu parles… Tenta-t-il de se reprendre.
- Arrête Papa. Y a pas mort d'homme. Je suis ravie pour toi et Sue.
- Mais, heu… Qui t'a dit ?
- Pas besoin d'être devin, tu sais, nous autre les femmes, on a un 6ème sens pour ces choses là. D'ailleurs, si j'avais encore eu des doutes avant ce week-end, je n'ai eu qu'à voir l'état de la maison et le contenu de ton frigo. Il y avait forcément une femme là-dessous, et Sue est la seule dont tu me parles au téléphone.
- C'est vrai, ça ne te pose pas de problème ?
- Pas le moins du monde, au contraire. Je suis vraiment heureuse pour vous deux, vous le méritez.
Finalement Sue vint diner avec nous le dimanche soir. Peut-être allais-je avoir bientôt une belle-mère. Il était grand temps, Charlie était quand même divorcé depuis plus de 20 ans.
Le lundi matin, je pris un petit déjeuner avec Charlie, avant de reprendre la route de Seattle. J'étais vraiment ravie de mon week-end à Forks. J'avais réussi à renouer des liens avec mon père et mes amis. Charlie et moi avions longuement parlé avant mon départ. Il m'avait dit être content de ma décision de quitter New-York, selon lui j'avais l'air plus épanouie. Je ne savais pas si c'était vrai, mais en tout cas j'y travaillais.
J'espère que vous avez aimé, comme d'hab, pour les remarques ou les critiques, passez par la case review.
A la semaine prochaine !
