N/A : Je pense que c'est l'avant dernier chapitre.. Et le suivant est très court... ^^" Bref, j'espère que vous allez apprécier.


Ils restèrent comme ça plusieurs heures ce soir-là, juste l'un contre l'autre. John resserrai son étreinte de temps en temps comme pour s'assurer qu'il ne rêvait pas. Puis la fatigue se fit sentir et bien qu'à grand regret, John se déplaça pour aller se coucher. Enfin… prendre un morceau, et dormir ensuite. Les jours qui suivirent, John avait l'impression qu'ils étaient plus proches qu'avant. John revit Greg et ils discutèrent de « leur Holmes » respectif. C'était amusant comme situation ! Visiblement, Greg avait vraiment du mal à obtenir quoi que ce soit d'encourageant de la part de Mycroft ! En fin de semaine, John reçut une visite inattendue : devant chez lui, la dernière personne qu'il espérait voir ces derniers temps : Harriet. Elle était en train de sonner chez lui, il hésitait à repartir simplement d'où il venait pour juste l'éviter mais, connaissant Harry elle allait certainement se débrouiller pour aller jusqu'à l'appartement, or dans l'appartement, il y avait Sherlock. Alors il s'avança. « Bonsoir Harry, tu viens me gâcher la journée ? Comment as-tu su que j'habitais ici ?

-Tu n'as pas à savoir comment ! Comment ça se fait que tu ne m'ais pas prévenue que tu avais déménagé ? Ca fait longtemps ?

-Mes raisons me regardent. Pourquoi es-tu là ? Tu as bu ? » John était sur la défensive depuis qu'il l'avait aperçue, il ne voulait pas qu'elle atteigne Sherlock, comme si elle était l'ouragan qui risquait de ruiner tous ses efforts. « Mais ça va oui, qu'est-ce qui t'arrive ce soir ? Je viens rendre visite à mon cher frère, tu ne me fais pas visiter ?

-Non. Je préfèrerai qu'on discute en ville. » C'est à ce moment que Mrs Hudson sortit et Harriet en profita pour forcer le passage et monta en trombe, suivie de près par John. « Harry, non ! Reviens ! » Mais trop tard, elle avait ouvert la porte de l'appartement et était déjà entrée.

Sherlock était tranquillement entrain de s'ennuyer quand la porte s'ouvrit brusquement pour faire apparaitre une femme. Blonde. Aux yeux bleus. Qui n'avait absolument rien à faire là. Il semblait qu'elle avait couru et il avait entendu la voix de John, qui rentrait. Harry. « Alors, 'Harry', on écoute pas son frère et on entre chez lui sans son consentement ? »

Harry fronça les sourcils. « Vous êtes qui, vous ? »

Sherlock lui fit un grand sourire, se leva, sa robe de chambre volant devant lui et tendit la main. « Sherlock Holmes. Colocataire de John. Il m'aide aussi avec mon travail. »

Elle jeta un coup d'œil dédaigneux à ses vêtements. « Colocataire, c'est ça ? Et vous croyez que je vais vous croire ? »

Elle se tourna vers l'escalier et dit, pour que John l'entende. « Tu sais John, si tu voulais pas que je vois ton petit-copain, t'aurais pu me le dire ! J'aurai pas été vexée ! »

« C'est pas… » Il entra et ferma la porte avant de continuer « Sherlock, je suppose que tu as compris à qui tu avais affaire. Harry, on n'entre pas comme ça sans permission car oui, je partage l'appartement avec quelqu'un d'autre. Et ce n'est pas mon petit-ami ! Pardon Sherlock. »

Sherlock sourit. Et décida d'embarrasser John. Il s'approcha de lui et posa son bras sur ses épaules. « Comment ça ? » Il fit semblant de froncer les sourcils, riant intérieurement.

John sursauta et se tourna vers Sherlock « Quoi comment ça ? »

Il fit comme s'il était peiné. « Pas ton petit-ami ? » Il recula, blessé. Enfin... « D'accord. » Il tourna son regard sur le sol.

John paniqua un instant, sachant qu'Harry était là, elle avait l'air de s'amuser d'ailleurs. « Comment ça 'd'accord' ? Qu'est-ce qui t'arrive, ne fais pas ça alors qu'Harry est là, elle va me pourrir la vie après ! » Il aurait eu beaucoup de choses à dire mais il était pieds et poings liés avec sa sœur dans les parages. Il tentait de rester ferme mais il devait tout de même avoir un certain air désespéré.

Sherlock paru blessé. Paru, seulement. « Je comprend. Tu aurais préféré garder ça secret. »

John compris qu'il se moquait de lui et il lui lança un regard blessé. « Sherlock, laisse tomber s'il te plait. Harry, tu vas rester là ou quoi ? Qu'est-ce que tu veux ?

-Je venais te voir, parce que je ne comprenais pas que tu ne m'ais pas dit pour ton déménagement mais je comprends mieux maintenant ! A présent je peux partir. Allez, bon courage pour le récupérer hein ! » Sur ce, elle partit en riant, sûre d'avoir fichu des ennuis dans le couple de son frère.

Sherlock se sentit vraiment blessé quand il comprit que John l'était. Quand Harry fut partie, il essaya de s'expliquer. « John, je ne voulais pas me moquer de toi. Je... ne croyais pas que ça te blesserai à ce point... Je suis désolé, John. » Il examina ses pieds, mal à l'aise.

John prit sur lui, de toute façon ça n'était évidemment qu'un jeu pour lui. « Ne t'inquiète pas, ce n'est pas grave. » Il tentait de se montrer calme et neutre mais de toute façon c'était déjà trop tard puisque Sherlock avait dit « je ne croyais pas que ça te blesserai à ce point » c'est qu'il avait vu et compris… même s'il n'avait pas compris le pourquoi ça l'avait tant touché. Il alla se faire à manger, pour s'occuper, mais il n'avait plus faim. Il n'avait plus envie de grand-chose. Ce soir, il avait un peu perdu espoir.

Sherlock se sentit mal de voir que John n'allait pas mieux. Du tout. Ill s'approcha de lui. « Johhnn, vraiment... je... Je suis vraiment désolé... On... peut regarder un de ces programmes totalement dénué d'intérêt ensemble, si tu veux. Et je promets de ne pas me plaindre... »

John hésita à craquer, Sherlock était vraiment irrésistible… mais cette fois il avait besoin d'air. Pas de fausse compensation puisque quoi qu'il se passe entre eux, John savait que Sherlock ne voulait pas de ses sentiments. « Non merci Sherlock, pas ce soir. J'ai une longue journée qui m'attend demain, je vais juste… manger ça et aller dormir. » Il emporta le sandwich salade/tomate qu'il s'était fait et alla vers sa chambre « Bonne nuit Sherlock. »

Sherlock rattrapa John par le bras, le sandwich tomba. « John. S'il-te-plait. Ne fait pas semblant de rien. Je veux t'aider John, vraiment. » Il le regarda dans les yeux. John devait comprendre ce qu'il disait. Il le devait. Pourquoi l'évitait-il ? Il lui cachait quelque chose, c'était plus qu'évident. « Que me caches-tu, John ? » Il posa simplement la question.

Pour une fois dans sa vie, c'est John qui regardait Sherlock de son air de Sherlock-tu-es-un-idiot « Non, je doute que tu veuille vraiment savoir. Et moi non plus je ne veux pas que tu saches. Et puis pourquoi on en parle d'ailleurs ? » *n'espère pas comprendre, tu es étranger à ce genre de choses* pensa-t-il. John pensait fataliste pour ne pas espérer trop. Avec Sherlock, il avait appris à s'attendre au pire !

Sherlock fronça les sourcils. « John, tout ce qui à attrait à toi m'intéresse. Et je t'assure que je veux savoir. » Sherlock ne comprenait absolument pas ce qu'il se passait dans la tête de John, mais il devait lui manquer quelques neurones pour qu'il ne sache pas ça. Avec John tout était différent, et il voulait savoir ce qu'il se passait dans sa tête pour qu'il veuille l'éviter. « Je ne veux pas qu'il se passe la même chose. Je ne veux pas que tu repartes et recommence à m'éviter, John. Je ne le supporterai pas. Encore moins que la fois dernière. »

« Et tu supporterai des sentiments Sherlock ? » John était acculé, il ne pouvait plus faire autrement que d'aller droit au but… tant pis pour les conséquences, de toute façon il fallait bien que ça arrive un jour. Seulement c'était trop tôt, et John haï sa sœur pour ça !

Sherlock se figea, surpris. « Je... Peut-être... » Il ne s'attendait pas à ça. Il savait qu'avec John s'était différent, mais les sentiments... Etaient différent aussi. Il resserra son étreinte sur le bras de John, voulant lui prouver sa bonne foi.

« Malheureusement, je préfèrerai t'en parler quand tu sera passé de 'peut-être' à 'bien sûr'. Je ne veux pas te faire de peine, ni te mettre au pied du mur. Même si là maintenant c'est moi qui semble l'être… »

Sherlock soupira de manière audible. « John, je ne serais jamais sûr. Je n'ai jamais rien ressenti pour personne, à part de la haine ou de l'irritation. Mais avec toi c'est différent. Si tu n'es pas capable de comprendre ça, John, alors je suppose qu'on va tous les deux souffrir dans nos coins. »

A John de soupirer, cette fois, il n'avait vraiment plus le choix. « J'ai réagis comme ça Sherlock, parce que ce que tu as suggéré, c'est ce que moi j'aimerai. Vraiment ! » Il le regardait droit dans les yeux, pour que Sherlock déduise tout ce qu'il voulait mais surtout qu'il était sincère.

Sherlock le regarda, hésitant. « Il faudrait faire un test... Je ne peux être sûr de rien avant ça... J'aimerai t'embrasser. » Il le regarda, déterminé, cette fois. S'il voulait être sûr de ses sentiments, et de ce qu'il supporterait, il devait tester.

John écarquilla les yeux une seconde. *es-ce que j'ai bien entendu ?* En bon soldat qu'il était, il allait droit au front, et cette fois, le front était tellement plus qu'attirant…il n'eut aucune peine à s'y jeter ! Il embrassa Sherlock, doucement pour ne pas le brusquer. Et cette fois, tout soldat qu'il était, il ne pu s'empêcher de frissonner.

Sherlock sentit tout ses sens se pétrifier, son cœur s'accéléra, et son souffle devint haché. Il bougea ses lèvres contre celles de John. Même s'il ne croyait pas ça possible, son cœur s'accéléra encore plus. Il se sentait... bien. Son cœur semblait bondir de joie, et même si ses capacités intellectuelles l'abandonnaient, il se sentait bien.

John prit sur lui et n'alla pas plus loin, trop conscient que tout cela était vraiment nouveau pour Sherlock. « Ça va ? » Il lui demanda ça dans un souffle, les lèvres entrouvertes, désireuses de retourner là où elles semblaient à leur place. Son cœur semblait faire ce qu'il voulait et il avait un peu perdu notion de tout ce qui l'entourait.

Sherlock garda ses yeux fermés. Il hocha la tête. « Oui. Oui, ça va. » Il réfléchit quelques instants, le souffle de John s'écrasant sur ses lèvres, lui coupant la moitié de ses fonctions cognitives. « John, je crois que... mon cœur a une vie individuelle de mon corps... »

John ne fut retenir un petit rire « C'est normal Sherlock, ça me le fait aussi. » Il lui semblait que l'expérience précédente lui avait sapé ce qui lui restait de raison, il serra Sherlock contre lui. « Finalement si c'était pour en arriver là, je suis content qu'Harriet soit passé ! » C'était plus une pensée à voix haute qu'une phrase destinée à Sherlock. Se souvenant soudain de ce qui avait provoqué ça il demanda « Es-ce que le test a été concluant ? »

Sherlock resta contre John, les bras ballants. « Oui. Il l'a été. » Il l'enlaça et le serra contre lui.

Pour le coup il s'écarta et embrassa à nouveau Sherlock, allant plus avant, invitant son ami à faire de même. Il voulait lui montrer ce que ça pouvait impliquer, et soyons franc, il voulait aussi en profiter.

Sherlock l'embrassa en retour. Il bougea sa main sur jusqu'au cou de John et joua avec les petits cheveux qu'il y avait là.

John y alla franchement et l'embrassa encore en encore, mettant ses mains autour du visage de Sherlock. « Alors ça me va ! » Il souriait, trop heureux, croyant à peine à ce qui venait de lui arriver.

Sherlock sourit en retour, un peu plus retenu. Il l'embrassa intensément, suçant sa lèvre inférieure, puis supérieure.

John répondit en jouant avec la langue de son 'colocataire' et ne pu retenir une main baladeuse se dirigeant lentement mais surement vers le bas.

Mais Sherlock stoppa la main qui se baladait et s'écarta brutalement.

Prenant conscience de ce qu'il avait manqué de faire, il s'excusa immédiatement « Pardon Sherlock, je... comme tu l'as dit, je crois que le corps agit parfois indépendamment du reste. » Il s'assit sur les marches, tentant de se remettre et fuyant un peu le regard de Sherlock.

Sherlock hocha la tête et alla s'assoir sur son sofa.

John ne savait plus trop quelle démarche adopter. « Que veux-tu faire ? » Il lui demandait par là s'il voulait qu'ils restent ensemble ou s'il voulait qu'il le laisse seul. Puis il décida de ne pas lui laisser le choix et de mettre les choses au clair directement, il s'avança vers le sofa « Ce que j'ai fait ne se reproduira pas de mon côté, pour le reste je dois être sûr que tu accepte vraiment… Sherlock, veux-tu être mon petit-ami ? » John aimait faire les choses dans les formes, surtout si, comme c'était le cas ici, il était vraiment amoureux de la personne en face.

Sherlock sourit. « Je pense que je le veux, John. »

John sourit à son tour, il était le plus heureux ce soir. Il était tard et il devait dormir mais ce soir, cette fois, il pouvait faire ce dont il rêvait depuis des semaines, il s'avança vers Sherlock pour l'embrasser doucement et dit juste « Bonne nuit Sherlock ». Tout simplement, le sourire toujours aux lèvres. C'était bien vrai qu'on trouvait son bonheur dans les choses simples…

Sherlock ferma les yeux et suivit ses lèvres alors qu'il se reculait. Il se recula à son tour et rouvrit doucement les yeux. « Bonne nuit, John. »