Ouf ! Juste à temps !
DISCLAIMER : je ne possède ni ne gagne rien
Un merci toujours aussi grand à Lor'ella et SaraMikaelson ! Je vous aime comme ça ! (ça ne se voit pas beaucoup derrière un écran mais je montre une très grande distance entre mes deux mains en ce moment)
Sur ce, ENJOY !
CHAPITRE 11 : ÉLAN HÉROÏQUE
Le lendemain matin, Hermione réveilla son amie plus tard que d'habitude. Après qu'Hope se fut habillée dans un dortoir presque désert, les deux Gryffondors se rendirent en cours de Sortilège et Enchantements en grignotant des toasts qu'Hermione avait transporté de la Grande Salle jusqu'à la Salle Commune après les avoir soigneusement enveloppés dans des serviettes. En entrant dans la salle de cours, Hope salua Ron et Harry mais elle n'eut pas le temps de s'assoir à sa place habituelle car le professeur Flitwick vint à sa rencontre.
« Mademoiselle Mikaelson, Monsieur Weasley, vous êtes attendus dans le bureau du directeur. »
Les deux concernés s'échangèrent un regard apeuré, sentant leur cœur tomber jusque dans leur estomac. Ils savaient très bien pourquoi ils avaient ce petit rendez-vous... Et ça n'allait surement pas être plaisant. Le minuscule professeur de Sortilège tapota de sa baguette son presse-papier en forme d'aigle qui prit soudainement vie et, ignorant toutes les lois de la physique, souleva son lourd corps de pierre dans les airs en quelques battements d'ailes.
« Suivez-le, indiqua Filius, il vous mènera jusqu'au bureau du professeur Dumbledore. »
Ron et Hope remirent leur sac sur leurs épaules et quittèrent la salle de cours, sous les regards curieux de leurs condisciples. Depuis le début d'année, personne n'avait jamais été convoqué par le directeur. Dans le couloir, la jeune fille se tourna vers son ami :
« Ron… Je suis tellement désolée.
-Ce n'est pas grave, mais faut vite qu'on trouve quelque chose à leur raconter, on ne peut pas leur dire la vérité sur tes rêves, hein !
-Je ne comptais pas le faire. »
Mais l'inquiétude dans la voix de Ron surprit Hope.
« Pourquoi tu as l'air si angoissé à l'idée qu'ils sachent pour mes rêves ?
-Ils le verraient d'un très mauvais œil.
-Comment tu sais ça ? »
Ron regarda tout autour de lui, comme pour s'assurer que personne ne l'écoutait et il reprit à voix basse :
« Pendant les vacances, Harry a trouvé un miroir qui lui permettait de voir ses parents. Dumbledore lui a interdit de retourner le voir et a fait changer le miroir de place. Pour le coup, je suis plutôt d'accord. Ce n'est jamais une bonne chose de voir les morts et ce miroir rendait Harry malheureux. Mais toi, ce n'est pas pareil. Ton père est vivant et tu lui parles pour de vrai. Alors ce serait vraiment injuste que Dumbledore te fasse la même chose qu'à Harry. Après, peut-être qu'il ne le ferait pas pour toi, mais je pense pas que ce soit un risque que tu ais très envie de prendre. »
Hope hocha la tête. Evidemment qu'elle n'avait jamais eu l'intention de dire quoi que ce soit à Dumbledore, mais elle était reconnaissante à Ron de l'avertir. Et la jeune fille ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour Harry. Elle, au moins, elle allait revoir son père, un jour, et même si elle trouvait l'attente insupportable, il était important qu'elle n'oublie jamais que, finalement, elle n'avait pas le droit de se plaindre.
Au bout de quelques minutes, les deux élèves de Première Année s'arrêtèrent devant une gargouille où ils furent abandonnés par leur guide aigle qui se transforma en poussière avant se s'éparpiller dans les airs. Ils restèrent devant la statue de pierre, indécis.
« Euh, on fait quoi maintenant ?
-Je ne sais pas. Mais personnellement, je ne vais pas me plaindre d'avoir une excuse pour ne pas entrer dans ce bureau.
-Vu comme ça…
-Ah, vous êtes là ! »
Le professeur McGonagall venait de surgir derrière eux, un air impénétrable sur le visage. Hope baissa immédiatement les yeux, se rappelant de son comportement de la dernière fois. La vieille femme passa devant eux et se planta devant la statue.
« Chausson aux pommes. »
Des marches surgirent du sol à côté de la gargouille et le professeur de métamorphose indiqua à ses élèves de les gravir, ce qu'ils firent. Ils arrivèrent en haut de l'escalier en colimaçon et leur directrice de maison tapa à la porte qui leur bloquait à présent le passage. Un « entrez » étouffé les invita à ouvrir la porte et à s'avancer dans le bureau.
Il s'agissait d'une large pièce circulaire comptant un grand nombre de fenêtres. Dans tous les coins, des objets étranges se dressaient, bougeant, vibrant, bipant, hululant, sifflant, le tout produisant une étrange musique accompagnant une étrange chorégraphie. Face à l'entrée se trouvait un imposant bureau aux pieds en forme de serres. Derrière ce bureau était assis le professeur Dumbledore qui les accueillit avec un grand sourire sympathique. Etrangement, ce sourire eut l'effet surement escompté par son utilisateur puisque Ron et Hope sentirent la tension descendre d'un cran.
« Assoyiez-vous, je vous en prie ! » lança Albus sur un ton amical.
Ron et Hope regardèrent tout autour d'eux en quête de chaise mais ce fut finalement McGonagall qui les fit apparaitre d'un petit mouvement de baguette magique. Trois sièges en bois se trouvaient à présent devant le bureau du directeur et les invités y prirent place.
« Je pense que vous savez pourquoi vous êtes ici, reprit le directeur. Le professeur McGonagall m'a rapporté une scène très étrange dont elle a été témoin et nous aimerions tous les deux quelques explications.
-Oui, renchérit Minerva. Je croyais que vous étiez amis, tous les deux.
-Nous le sommes ! intervint immédiatement Hope. Ron est l'un de mes meilleurs amis. C'est juste que…
-C'est de ma faute, professeurs. »
Hope se tourna vers Ron, interloquée.
« Comment ça ? demanda McGonagall.
-J'ai embêté Hope à un moment où elle n'avait pas envie d'être embêtée. Je ne me suis pas rendu compte qu'elle ne trouvait pas ça amusant et qu'elle n'était pas d'humeur et je l'ai poussée trop loin. C'est pour ça qu'elle s'est énervée. Mais c'est de ma faute. »
Hope se mordit la lèvre. Elle ne voulait pas que Ron prenne l'incident sur lui, elle se sentait déjà assez coupable. Elle s'apprêtait à dire quelque chose quand Dumbledore intervint :
« C'est très courageux d'assumer votre part de responsabilité dans l'histoire…
-Mais il n'était pas seule, coupa Hope. Je veux dire, on est deux. Et, même si aujourd'hui je regrette, c'est moi qui l'aie poussé sous prétexte que j'étais en colère.
-Bon, fit le professeur McGonagall avec humeur, on ne va pas passer la journée à revendiquer la faute. Monsieur Weasley, pour avoir embêté votre camarade au point de la pousser dans ses retranchements, vous faites perdre cinq points à votre maison. Et vous, Mademoiselle Mikaelson, pour avoir usé de violence envers un camarade, je vous enlève dix points, plus dix autres points pour m'avoir désobéi et manqué de respect en partant alors que je vous demandais de revenir. Et vous aurez une retenue, tous les deux, samedi après-midi. »
Hope serra les mâchoires. A cause d'elle, Gryffondor venait juste de perdre vingt-cinq points, et Ron venait de recevoir une après-midi de retenue juste pour lui avoir tapoté l'épaule. Il fallut que Ron lui offre un discret sourire en coin pour qu'elle arrive à contrôler un peu son sentiment de culpabilité. De toute façon, si elle discutait la punition en essayant de dédouaner Ron, elle risquait de devoir répondre à quelques questions auxquelles elle ne se voyait pas donner une explication. Alors, malgré sa furieuse envie de raconter l'innocence de son ami, elle garda le silence.
« Bien, reprit Dumbledore. Je suis content de voir que tout s'arrange finalement, surtout entre vous deux. Nous nous inquiétons à l'idée de découvrir que quelque chose de grave se cachait derrière des comportements si étranges de la part d'élèves tels que vous deux et nous sommes soulager d'apprendre qu'il n'en est rien. Maintenant, Monsieur Weasley, vous pouvez retourner en classe. Nous avons encore quelques mots à dire à Mademoiselle Mikaelson. »
Ron jeta un regard désolé à Hope mais finit par se lever et par quitter le bureau. Anxieuse, la jeune sorcière garda le silence et les yeux obstinément fixé sur un coin du bureau, se demandant ce qu'on allait bien pouvoir lui dire qui ne demandait pas la présence de Ron.
« Nous voulions te poser quelques questions, si tu le veux bien, Hope. »
Hope hocha la tête à la phrase de Dumbledore.
« Tout d'abord, tout va bien à Poudlard ? reprit McGonagall. Vous me donnez l'impression de bien vous entendre avec vos camarades de classe et vous vous en sortez très bien en cours. Vos autres professeurs sont d'accord avec moi pour dire que vous êtes une élève très douée. Vous n'avez pas de problème, ici, si ? Qu'ils soient d'ordre scolaire ou personnel.»
Hope agita la tête de gauche à droite avant de se dire qu'il était surement plus poli et plus convainquant de répondre avec des mots :
« Non, tout va bien. J'adore le château, je suis très amie avec les autres Gryffondors, et particulièrement avec Ron, Harry et Hermione. Et les cours sont sympas. Plus que les cours moldus, en tout cas, et je ne crois pas avoir de difficultés particulières.
-Tant mieux, tant mieux ! fit McGonagall. L'autre question est un peu plus personnelle. Il y a certaines rumeurs dans la communauté magique. Des rumeurs… préoccupantes et nous voulions savoir si elles étaient en réalité un peu plus que de simples rumeurs. Peut-être qu'il n'en est rien et que tout ceci n'est absolument pas fondé, mais nous aimerions en avoir le cœur net. Evidemment, si vous n'étiez pas à l'aise avec le sujet, nous comprendrions.
-De quoi vous parlez ? demanda Hope curieuse. »
Les deux adultes affichèrent des mines un peu plus sérieuses alors que Dumbledore reprenait la parole :
« Nous ne savons pas exactement quel est la vérité dans ceci, mais il se dit de plus en plus au sein de la communauté magique que vos oncles et vos tantes seraient revenus à la vie.
-Ah ! comprit enfin Hope. Oui, c'est vrai. Enfin ils ne sont pas « revenus à la vie », mais l'idée est là.
-Et ils sont chez vous, en ce moment ? »
Hope ne put empêcher un peu de méfiance de naitre dans un coin reculé de son esprit. Quels pouvez bien être leurs intentions vis-à-vis de ces informations ? Peut-être qu'elle n'aurait pas dû affirmer si vite que sa famille était de retour…
« Pourquoi vous voulez savoir ça ?
-Vous n'êtes pas obligée de répondre, Hope, rassura le professeur de métamorphose sur un ton étonnement doux et bienveillant. Nous ne voulons pas tant savoir où ils sont aujourd'hui que savoir si tu les as rencontré.
-Oui, je les ai vus. Mais encore une fois pourquoi vous voulez savoir ça ? »
La méfiance commençait à la gagner de plus en plus. Elle n'aimait pas qu'on s'approche de sa famille, elle ne savait que trop bien à quel point ses parents avaient de ennemis partout. Cependant, elle se contrôla et déguisa sa crainte par de la simple curiosité.
« Eh bien, ces rumeurs ont commencé pendant les vacances et, depuis que vous êtes revenue à Poudlard, le professeur McGonagall…
-Pas seulement moi, mes collègues aussi.
-Vos professeurs ont noté des changements dans votre attitude.
-Vous semblez tenir à distance de vos amis, vous n'écoutez plus du tout en cours, et pour la première fois depuis le début de l'année, vous n'avez pas rendu un devoir.
-On se demandait si tous ces changements dans la sphère familiale ne vous auraient pas… affectée. Il faut que vous sachiez, en tout cas, que si vous avez besoin d'en parler, de ça ou d'autre chose…
-Ne vous inquiétez pas ! fit Hope, avec un grand sourire, soulagée de comprendre enfin où allait cette conversation. Oui, évidemment, ça m'a chamboulé mais en bien ! Et si j'ai besoin de parler, je peux leur parler à eux, à présent, puisqu'ils sont de retour. Je sais bien qu'ils ont une horrible réputation qui les dépeint comme des monstres, mais je peux vous assurer que tout le monde se trompe sur eux. Ce sont vraiment des gens bien !
-Je ne pense pas qu'il existe de monstres. Et je suis certain que vos oncles et vos tantes sont bien plus humains que ce que la plupart des gens aime à penser. »
La phrase de Dumbledore fit immensément plaisir à Hope, bien plus qu'elle ne l'aurait supposé.
« Et pour mon changement d'attitude, c'est juste que la séparation a été un peu dure. Ca fait neuf ans que je voulais les rencontrer, c'est normal que je n'avais pas envie de partir. Mais, en revenant ici, je me suis rappelée ce que j'aimais autant dans cette école et, à présent, ça va mieux. »
Il y eut un moment de silence pendant lequel les deux adultes jaugèrent l'enfant du regard. Hope se jugea elle-même plutôt convaincante et eut la confirmation de ceci quand Dumbledore lui sourit en hochant la tête.
« Tant mieux, alors, nous voilà rassurés. Nous n'allons pas vous retenir ici plus longtemps. Je suis sure que vous avez plein de choses passionnantes à apprendre, aujourd'hui. »
Hope hocha la tête, ramassa son sac et se dirigea vers la sortie.
« Mademoiselle Mikaelson ? »
Cette fois, Hope s'arrêta et se retourna pour faire face à McGonagall.
« Et n'oubliez pas que si vous avez le moindre problème vous pouvez et vous devez nous en parler. Nous sommes autant là pour vous instruire que pour vous protéger. »
La jeune fille ne répondit rien mais hocha la tête avant de quitter le bureau.
Les mois qui suivirent furent les plus merveilleux qu'Hope eut l'occasion de vivre. Elle passait ses journées avec ses amis, à apprendre des choses fascinantes en cours et à visiter ce château extraordinaire, et elle passait ses nuits avec son père, à chevaucher Paisible, à explorer des territoires fantastiques ou à simplement discuter. Hermione, Ron et Harry faisaient de leur mieux pour aider Hope, ce pour quoi elle leur en était vraiment reconnaissante. Elle avait retrouvé son niveau en cours et avait enfin trouvé un équilibre entre ses deux vies. Elle recevait également régulièrement des lettres de sa mère, qui la tenait au courant de ce qui se passait à la Nouvelle Orléans et des recherches que la famille menait pour retrouver Niklaus. Les nuits, elle rapportait toutes les informations à son père. Elle avait fini par lui avouer qu'elle ne voulait pas parler de la connexion qu'ils avaient tous les deux aux autres membres de la famille et, même s'il n'était pas d'accord avec elle, l'Hybride ne pouvait rien faire d'autre que d'accepter la décision de sa fille.
Par ailleurs, à Poudlard, elle ne passait pas autant de temps qu'elle le voulait avec ses amis, et elle devait sacrifier certaines aventures avec eux. Par exemple, vers le mois de mai, elle se réveillait tous les matins pour entendre les récits de ses amis à propos d'un certain dragon nommé Norbert. Mais, quelques semaines plus tard, elle se félicita de ne pas avoir pris part à cette aventure quand Harry, Hermione et Neville firent perdre cinquante points chacun à Gryffondor. Certes, Hope n'avait pas vécu ces histoires palpitantes mais, ainsi, elle avait indirectement fait gagner cinquante points à sa maison, qui auraient été enlevés si elle avait été avec Harry et Hermione cette nuit-là. Mais elle regretta de ne pas avoir pris le risque quand Harry revint de sa retenue pour leur raconter que Voldemort était non seulement de retour mais, en plus, qu'il vivait tranquillement dans la forêt qui bordait le château.
Hope sentait son cœur se serrer à chaque fois qu'elle imaginait ce qui aurait pu arriver à Harry s'il n'avait pas été sauvé par des centaures. La jeune sorcière avait grandi avec l'idée qu'elle était en danger et que de nombreuses personnes voulaient la tuer mais elle n'avait jamais vécu une situation similaire à celle dans laquelle avait été Harry, non seulement à être directement attaqué par son ennemi, mais en plus à devoir vivre et dormir à quelques kilomètres de lui.
Mais tout ça sortit de la tête de Hope quand elle se réveilla un matin pour se rendre compte qu'elle n'avait pas réussi à joindre son père cette nuit-là. Depuis le retour des vacances de Noël, c'était la première fois qu'elle ne le voyait pas la nuit. Elle passa la journée dans une angoisse profonde qui s'accentua quand, la nuit suivante, elle resta sagement dans son propre esprit. Dès le lendemain, elle essaya de rejoindre consciemment son père mais n'y arriva pas non plus. Elle fut cependant soulagée de découvrir sa « présence magique » au même endroit et dans le même état que d'habitude. Mais rien de ce qu'elle faisait ne lui faisait ouvrir son esprit. C'était comme si les défenses ne la reconnaissaient plus et la traitaient comme n'importe qu'elle autre attaque. Elle chercha longuement la raison de ce changement et finalement, ce fut Hermione qui lui donna l'explication la plus plausible.
« Tu lui as dit que les examens commençaient aujourd'hui ?
-Euh… oui pourquoi ?
-Eh bien peut-être qu'il veut que tu te concentres dessus pour que tu réussisses ton année. Si jamais tu continues à passer tes nuits avec lui, non seulement tu es moins reposée le matin, mais en plus tu te couches plus tôt et tu ne révises pas. »
Au début, Hope sentit une pointe de colère contre Hermione et son obsession pour les examens mais réalisa finalement que c'était une raison possible et que son père était bien du genre à prendre ce genre de décision s'il pensait que c'était mieux pour sa fille. Pourtant, le doute persistait, il devait y avoir autre chose… La jeune sorcière essaya de relativiser son problème. Elle avait une semaine d'examen, et après, elle retenterait de joindre son père. Si alors elle n'y arrivait toujours pas, là, elle s'inquiéterait. Mais malgré sa résolution, chaque soir elle réessayait de le contacter, au moins pour s'assurer qu'il était toujours là et en vie.
Mais finalement, ce qu'elle ne croyait pas possible arriva. Cette histoire lui sortit de la tête. Après une semaine d'examen, elle n'avait qu'une idée, c'était de recontacter son père, mais, juste après l'épreuve d'Histoire de la Magie, une crise survint qui lui occupa complétement l'esprit. Elle était allongée dans le parc, en compagnie de ses trois amis, quand Harry se leva d'un bond en soufflant qu'ils devaient impérativement voir Hagrid. Sans se poser de questions, les trois Gryffondors s'élancèrent à la suite de leur ami et ce qu'ils apprirent dans la petite cabane à la lisière de la forêt leur glaça le sang. Hagrid avait dit à un parfait étranger comment passer le chien à trois-tête. Les quatre Première Année repartirent dans l'autre sens et arrivèrent hors d'haleine au château. Ron et Hope montrèrent le chemin jusqu'au bureau de Dumbledore mais ils furent stoppés par McGonagall en cours de route qui leur apprit que le directeur n'était plus à l'école. Ils tentèrent de lui expliquer mais leur directrice finit par s'emporter en leur menaçant de leur enlever cinquante autres points. Les quatre Gryffondors rentrèrent donc bredouilles mais angoissés à leur Salle Commune.
« Ce soir, je vais essayer d'aller chercher la pierre avant lui ! souffla Harry, déterminé.
-Mais tu es fou, s'exclama Ron.
-Tu ne peux pas faire ça, renchérit Hermione. Après ce que McGonagall a dit. Tu vas te faire renvoyer.
-Harry a raison, intervint tout de suite Hope. On s'en fiche de se faire renvoyer. On parle de Voldemort, là ! Imaginez trois secondes qu'il revienne à la vie. Je ne pense pas qu'il aura beaucoup de sympathie pour le bébé qui l'a tué une première fois. Si on ne va pas chercher la pierre, Harry ne sera pas inquiété par le renvoi, c'est vrai. Mais pas parce qu'il aura obéit aux ordres, plutôt parce qu'il sera mort !
-Ne dit pas ça, murmura Hermione.
-Mais c'est vrai.
-Et il n'y a pas que ça, interrompit Harry. Vous savez encore mieux que moi comment c'était quand Voldemort était au pouvoir. On ne peut pas laisser ça arriver. On doit tout essayer pour empêcher Rogue de récupérer la pierre.
-Oui, vous avez raisons. Mais tu penses que la cape est suffisamment grande pour nous couvrir tous les quatre ?
-Tous les quatre ? répéta Harry.
-Bah oui, fit Hope. Tu ne crois quand même pas qu'on va te laisser y aller tout seul.
-Mais vous risquez de vous faire renvoyer ! »
Les trois autres Gryffondor rirent. Harry employait l'argument qu'il venait justement de réfuter. Hermione reprit avec un sourire :
« Si on se fait prendre, je pourrais peut-être m'arranger. Le professeur Flitwick m'a dit en secret que j'avais cent-vingt pour cent de bonnes réponses à son examen. »
Le soir même, ils attendirent tous les quatre que la Salle Commune se vide. Au moment de leur départ, Neville, qu'ils n'avaient pas vu, essaya de se dresser sur leur chemin mais Hermione usa de sa magie pour le ligoter et le bâillonner. Même si laisser un ami dans cet état ne lui faisait absolument pas plaisir, Hope était obligée de constater qu'Hermione était vraiment une sorcière brillante. La fille des Mikaelson était assurément plus puissante, mais son amie avait une maitrise de la magie qui l'impressionnait à chaque fois.
Protégez par la cape d'invisibilité, les quatre amis arrivèrent sans difficulté jusqu'au deuxième étage, seulement pour être accueillit par une porte entrouverte. Rogue était arrivé avant eux. Harry enleva la cape d'invisibilité et jeta un coup d'œil aux trois amis qui le suivaient.
« Allons-y. »
Voilà. Prochainement, la pierre philosophale. N'hésitez pas à commenter (en bien ou en mal) ça fait toujours plaisir et c'est instructif !
