Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à la BBC, j'ai fait de mon mieux pour ne pas les abîmer mais j'ai pas vraiment réussi. Seule l'histoire est de moi. L'univers appartient tout entier à la série Merlin.
Note : Suite de Balinor et Merlin … mais permettant de retracer la trame entre Hunith et Balinor.
Je remercie Angelyoru et Bernie Calling pour leur gentil commentaire. :)
Où sont donc passé tous les lecteurs ? Vacances ? ^^. Vous n'êtes plus très réactifs ces derniers temps. Je vous ai publié quelques OS pour vous faire patienter entre les chapitres mais … ^^. on dirait que ça ne vous intéresse pas. Je fais une dernière tentative. Envie d'un oneshot sur ce mystérieux Lancelot ? Et peut-être même Perceval qui sait ^^. À vous de me dire.
Bonne lecture.
Interlude 5 : Lancement des projets.
La jeune fille brune s'était réveillée courbaturée, mais nettement moins fatiguée que la veille. Elle sortit du lit et se rendit à la fenêtre, perplexe devant le décor qu'elle ne connaissait pas. Elle ne se retourna que lorsqu'elle entendit la porte grincer en s'ouvrant. Elle sourit en voyant Morgause entrer, une servante derrière elle avec un plateau contenant un bon repas.
- Je vous ai fait apporter un petit-déjeuner, ensuite nous nous occuperons de vous guérir convenablement, annonça la blonde.
La servante plaça le plateau sur la table, fit une profonde révérence et se retira rapidement. Morgause la suivit du regard jusqu'à ce que la porte soit refermée. Elle se tourna alors souriante vers Morgane.
- Il vaut mieux éviter de parler devant les serviteurs, on ne peut leur faire confiance, s'expliqua la prêtresse de l'ancien culte.
- Mmh … Je fais confiance à ma suivante … Guenièvre est … entama la brune.
- Tu ne devrais pas … Dès qu'ils peuvent ils se retournent contre toi, coupa sèchement Morgause.
- Mer … il sait pour ma magie … mais il ne m'a jamais trahie … sauf … J'aimerais comprendre … pourquoi m'empoisonner … maintenant … Ça n'a pas de sens il lui aurait suffi de me dénoncer.
- Sa parole n'aurait rien valu auprès du roi, fit Morgause en haussant les épaules, indifférente face à ce sujet.
- Mais Arthur aurait pu le croire, contredit la pupille d'Uther.
- Il n'avait pas de preuve … De toute manière on ne peut pas comprendre ce qui se passe dans la tête de ces gens …, dédaigna la blonde.
Morgane se tut, comprenant que Morgause ne devait pas avoir énormément d'estime pour les gens de cette classe sociale. Elle s'assit en grappillant dans l'assiette chargée de fruits qui se trouvait sur le plateau.
- Est-ce à ton goût ?
- Oui, très … Je ne mangerais peut-être pas tout … Je n'ai jamais très faim, mais c'est délicieux, répondit la plus jeune.
- Cenred a tout intérêt à se montrer généreux.
- Cenred, le roi Cenred ? s'étonna Morgane.
- Oui, nous sommes en sa demeure … en l'une de ses demeures, ce château se trouve encore assez près de la frontière de Camelot, raison pour laquelle il n'aime pas y habiter … il préfèrerait s'installer directement dans le château de Camelot, fit la sorcière alors qu'elle esquissait un sourire narquois.
- Mais ce trône ne lui revient pas …
- Bien sûr, mais il suffit de lui faire croire qu'il en aura les richesses pour qu'il nous aide efficacement, il sera toujours possible de s'en débarrasser plus tard.
Les yeux de Morgane s'ouvrirent un peu plus en entendant ses propos, mais elle ne dit rien … Morgause était la seule parente qui lui restait, inutile de lui faire remarquer qu'elle préférait éviter de verser le sang, enfin excepté celui d'Uther. Elle ne voulait aucun mal à Arthur ni aux gens qui vivaient à Camelot, mais il fallait supprimer Uther, si elle voulait vivre sans avoir peur de se faire tuer au moindre signe de magie.
- Tu ne sembles pas d'accord ? fit Morgause, notant son expression mitigée.
- Je … non … est-ce qu'Uther est mort ? Ou … je n'ai pas compris ce qu'il se passait.
- Nous avons failli réussir, nous aurions réussi sans l'intervention de ce lâche qui a voulu t'arracher à la vie, mais Uther s'en est sorti. Mais ne t'inquiète pas, dès que j'aurai fini de t'enseigner ce qu'il faut, nous tendrons un piège à Uther … grâce à l'aide de Cenred, bien sûr.
- Que se passera-t-il pour Arthur et le peuple ? s'inquiéta la jeune fille.
- Soit ils se plieront, soit nous devrons … nous en débarrasser. Il est important de comprendre qu'Arthur a été corrompu par les paroles de son père … J'ai cru qu'il pourrait nous aider … mais il ne s'est pas retourné contre lui … Il est trop tard pour lui … et sans Arthur … le peuple se soumettra sans souci.
- Sans doute, déglutit Morgane, incertaine. Vous parliez d'enseignement ?, éluda-t-elle.
- Il est dangereux pour toi de ne pas maîtriser tes pouvoirs, il est donc nécessaire que tu apprennes à t'en servir. Une année devrait suffire, tu es une jeune fille particulièrement intelligente, s'adoucit-elle en caressant ses cheveux bruns détachés.
Morgane sourit, et reporta son attention dans le geste de tendresse dont elle avait tant manqué ses derniers mois …
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L'aube se levait lorsque Merlin se réveilla, sa mère s'était allongée sur le matelas juste à côté de son lit et il pouvait voir la paillasse de son père installée près de la cheminée. Manifestement il avait le sommeil lourd. Enfin s'il se basait sur ses ronflements ! Quand il lui dira, ce sera très amusant … Merlin se réjouit du tour qu'il allait pouvoir faireet s'assit facilement la blessure tiraillait toujours, mais beaucoup moins. Il souleva délicatement la tunique et avisa que la blessure n'était plus gonflée et que les rougeurs étaient moins vives.
Le jeune magicien se tourna sur le côté pour essayer de se lever, ses jambes lui semblaient moins faibles que la veille. Il posa ses mains de part et d'autre de son corps et prit appui pour se mettre debout. D'abord timidement, puis enfin après une poussée plus forte, il parvint à son objectif. Ses jambes tremblaient un peu, mais elles ne semblaient pas prêtes à le laisser tomber. Le sorcier fit quelques pas sans problèmes, il sourit de soulagement et atteint le bout de son lit où il attrapa ses vêtements … Il allait enfin pouvoir aller aux toilettes seul.
Il prit son temps pour atteindre la porte et bénit le ronflement profond qui se soulevait dans le coin de la pièce. Il faisait suffisamment de bruit pour camoufler son avancée et le grincement de la porte. Ensuite il n'aurait qu'à atteindre le sous-bois à cinq mètres de là.
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Dès le lever du soleil, Guenièvre avait chargé les chevaux pour leur voyage et vérifié que rien n'avait été oublié. Lorsqu'Arthur descendit, six chevaliers étaient déjà prêts à partir et Gwen lui tendit les rênes de son cheval pendant qu'elle rejoignait le sien. Gaius lui fit un signe avec un sourire confiant, tandis que le prince lançait les éclaireurs en avant.
Arrivé à la lisière des bois, Arthur fit arrêter les chevaliers, divisa le groupe en 4 équipes de deux chevaliers … enfin sauf son groupe qui les comprenait lui et Gwen. Il envoya le premier au nord de la frontière avec le royaume de Cenred, le deuxième au Nord-Est et le troisième au Sud, se réservant le Sud-Est où se trouvait le village d'Ealdor. Le groupe se sépara et le couple lança ses chevaux au galop … en espérant arriver juste après la tombée de la nuit.
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Lorsque Hunith se réveilla, elle soupira de rire, et lança son oreiller sur le pauvre dragonnier qui se réveilla en sursaut.
- Hunith ! Sérieusement.
- Je n'y peux rien, j'ai cru qu'un porc était entré dans ma maison … fit-elle [1]
- N'importe quoi, rouspéta l'homme.
Il se leva, attrapa sa blouse et l'enfila avant de replier les couvertures et les déposer sur la table lorsqu'il se rendit compte que le lit derrière Hunith était vide …
- Où est Merlin ?
Hunith qui s'était assise pour attacher son turban le regarda, surprise par la question. Comme s'il venait de dire une parfaite stupidité. Elle se retourna pour lui indiquer gaiement le lit et son visage se décomposa en voyant les draps défaits.
- Merlin !, laissa-t-elle échapper avant de porter ses mains sur sa bouche.
- Ne t'inquiète pas, il ne peut pas être loin, lâcha-t-il, tandis qu'il regardait de l'autre côté du lit et qu'Hunith se levait difficilement.
Ils se regardèrent et sortirent en coup de vent en hurlant après Merlin …
- Hé ! …Je suis là, je ne suis pas sourd …
Il était assis en effet sur le banc, une couverture sur les genoux, en train de lire son ouvrage de magie … Hunith se laissa tomber près de lui et le serra dans ses bras jusqu'à ce qu'il grimace.
- Maman ! protesta-t-il vainement.
-J'ai eu tellement peur, pourquoi es-tu sorti comme ça ?, souffla-t-elle.
- Ben … je devais … allerauxtoilettes, mâchouilla le jeune magicien.
- Pardon ? Merlin je n'ai rien compris… demanda doucement sa mère.
- Je crois qu'il a été appelé par un appel de la nature, railla Balinor, un sourire narquois aux lèvres.
- Mmmhpff … Ou alors maman est peut-être devenue sourde sous le vacarme de tes ronflements, rétorqua le jeune homme … soucieux de faire oublier l'incident.
Balinor resta sans voix … tandis que Hunith commençait à rire doucement.
- Je pense que tu es bien mouché, laissa échapper Hunith avant de se lever, je vais préparer le petit-déjeuner … rentrez.
Balinor et Merlin la regardèrent entrer dans la maison avant que Balinor ne soupire.
- Avant tu te serais fait passé un savon … glissa Balinor.
- Mais, en fait elle préfère te passer un savon, ironisa le jeune sorcier.
- N'en fais pas trop …, fit Balinor et haussant les sourcils il ajouta, si je comprends bien tu n'as plus besoin d'aide pour marcher ?
- Euh … si je fatigue vite… mais j'arrive à marcher seul sur un petit bout de chemin, c'est pratique pour … les commodités, fit-il en détournant le regard.
Balinor secoua la tête, hésitant entre rire et soupirer de soulagement. Il se dirigea alors vers Merlin et l'emmena pour l'installer à table, tandis que Hunith préparait son infâme porridge.
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Il faisait beau mais heureusement le soleil ne tapait pas, grâce à l'ombre permanente projetée par les arbres de la forêt d'Ascétyr. Arthur et Gwen s'étaient arrêtés pour avaler en silence le repas qu'elle avait préparé avant de venir …
- Alors ? C'était une idée de Gaius ou de toi ?
- Pardon ?, sursauta la jeune fille surprise.
- J'imagine qu'on se dirige vers Ealdor pour que je puisse me reposer ?
- Disons que… on s'est dit que Merlin pourrait vous dérider …
- Huum … je vois, soupira-t-il.
- Arthur ?
- Rien, je devrais vous en êtes reconnaissant je suppose … mais quand je pense à Morgane, seule avec Morgause … qui sait ce qui peut se passer ? Et quand je pense que si elle n'avait pas été aussi effrayée par mon père … elle serait peut-être venue m'en parler … mais elle ne l'a pas fait, elle a cru que je la trahirais… J'ai perdu sa confiance sans le savoir … et même Merlin ne m'en a rien dit … enfin je peux comprendre qu'il ait gardé sa langue parce qu'elle s'était confiée à lui … mais je … suis comme un frère pour elle, murmura le prince.
- C'est une amie proche et elle ne m'a rien dit non plus … Mais Gaius a dit que peut-être le dragon pourrait nous aider à la retrouver …? Alors rejoindre Merlin et Balinor est la chose la plus utile que nous puissions faire pour le moment.
- Alors c'est pour ça que Gaius a amené mon père à s'intéresser au royaume de Cenred … pour pouvoir interroger le dragon ?
- Oui, acquiesça-t-elle.
- Et demander à Sir Léon de s'occuper de la reconstruction aussi ?
- Euh non, en fait … je connais bien Sir Léon, ma mère a travaillé dans sa famille, on a quasiment été élevé ensemble… Je savais qu'il m'écouterait et puis … cela aurait fait trop d'informations à glisser à votre père par le biais de Gaius. grimaça-t-elle.
- Astucieux…sourit-il, vous ne cessez de m'étonner … J'ai l'impression d'avoir raté beaucoup de choses.
- Disons qu'on veille au mieux de vos intérêts, fit la jeune fille en faisant la moue.
Arthur secoua la tête et son sourire s'élargit. Il se leva et lui tendit la main pour la relever. Ils se sourirent, complices, et enfourchèrent leur monture afin de reprendre leur route.
-0-0-0-
Merlin lisait son livre de magie soigneusement installé dans son lit, après une après-midi à essayer de comprendre comment son père sculptait ses animaux … Il avait essayé de commencer par un chat … dans l'idée de faire par la suite le Bastet mais ça ne ressemblait à rien … et Balinor riait sous cape à chaque grognement exaspéré du jeune homme. Il avait fini par lui montrer comment tenir correctement son morceau de bois, et comment le sculpter patiemment … petit morceau par petit morceau.
À présent son père était occupé à préparer de la soupe, il grimaçait intérieurement en pensant au résultat qui l'attendait. S'il cuisinait comme Gaius ou sa mère … brrr. Sa mère s'était installée sur une chaise basse près de la cheminée et tricotait des grenouillères pour un bébé qui venait de naître au village. Il était déjà tard, mais au moins l'odeur de la soupe semblait étrangement agréable … ce ne serait peut-être pas aussi horrible qu'il le pensait ? Sinon … il pourrait toujours dire qu'il n'avait pas faim ce que son ventre contredit bruyamment en grondant, faisant sourire les autres personnes qui se trouvaient dans la pièce.
Il fit la moue … mais son visage se fit plus inquiet lorsqu'il entendit des coups à la porte, il glissa le livre sous le lit, tandis que Balinor allait ouvrir et faisait entrer…
- Arthur ? Gwen ? sourit largement Merlin.
- Bonjour, on est venu voir si tu étais toujours vivant ou si tu étais mort, étouffé sous les couvertures, lança Arthur, en bien meilleure forme qu'à son départ.
- Ah tu vois Hunith, je ne suis pas le seul à le dire … tu utilises trop de couvertures !, se moqua Balinor.
- Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre, heureusement que tu as fait beaucoup de soupe ! Prince Arthur, si vous voulez vous asseoir.
La mère de Merlin avait secoué la tête en entendant Balinor et sortit une chaise qu'elle présenta au prince tandis qu'elle lui parlait. Arthur hocha la tête et s'assit, alors que Gwen déposait les paquets de nourriture sur la table.
Aussitôt, la maisonnée devint plus active, on organisa les lits à partager et on rangea la nourriture… tout en bavardant à qui mieux-mieux … tant ils étaient heureux de se revoir.
À suivre
[1] : j'ai pas pu résister … hommage à la série …lol
Voilà, j'espère que ça vous a plu. Vous êtes libres de commenter ou pas. Cela dit, ça me ferait plaisir.
Les commentaires sont vraiment utiles pour un auteur, pour avancer et progresser d'une part et d'autre part, cela sert à motiver. Et enfin et surtout : cela permet d'échanger entre lecteurs et auteurs - ce qui est ce à quoi sert fanfictionpointnet. ;)
À la semaine prochaine.
