Désolée, je mets du temps à poster, encore et toujours les devoirs... Mais voici votre chapitre 11, fait avec amour comme toujours ! :) lol
Chapitre 11 :
Repudiated
- Ron ! Ron ! appelait Harry un peu au hasard.
Entrant dans un couloir désert, il entendit résonner des bruits sourds dans une salle de classe censée être vide. Il ouvrit la porte et y découvrit Ron, le visage rougit par la rage, lançant des sorts explosifs à travers à travers la salle. Aveuglé par la colère, il ne vit ni entendit Harry arriver.
- Heu... Ron ? répéta Harry.
Ron fit volt-face et pointa sa baguette sur lui.
- Fait un pas de plus Harry et je te jure que je te lance un maléfice.
- Ron, calme-toi...
-Me calmer ?! Me calmer ?! Ce que je me demande c'est pourquoi ce n'est pas toi qui est dans cet état là moi !
Que veux-tu que j'y fasse ? Ça ne me ravit pas mais j'ai vu de moi-même que Malefoy avait changé et si c'est lui que Hermione veut, je ne suis pas assez fou pour m'y opposer
-Mais tu ne vois pas que ce n'est qu'un jeu ? Il fait semblant ! Et puis d'abord, pourquoi lui ? Elle peut avoir qui elle veut dans cette école et elle choisit le pire ! Après ce sera qui Voldemort ?
Harry haussa les sourcils, surpris d'entendre Ron prononcer le nom de Voldemort sans sourciller tant il était énervé.
- Ron qu'est-ce qui te gêne vraiment ? Que Malefoy soit complice d'un meurtre ou que ce ne soit pas toi qu'elle ait choisi ?
Surpris par sa question, Ron s'arrêta soudain de bouger, comme si il venait de percuter un mur invisible.
- Pourquoi...
- Tu as fait la même chose quand il s'agissait de Krum et je sais que tu n'as jamais cessé d'avoir des sentiments pour Hermione depuis, ça se voit.
- N'importe quoi, je suis sorti avec Lavande alors...
- Oh pitié Ron, on sait tous les 2 que ça ne signifiait rien.
- Et alors ? répliqua Ron, buté. Quel rapport avec Malefoy ?!
- Et bien tu as toujours traité Hermione l'an dernier et que tu l'aies toujours repoussée ou du moins ignorée sur ce point fait que maintenant qu'elle à l'occasion de connaître un nouveau Malefoy, qui s'intéresse à elle et la traite comme elle le souhaites, et bien elle passe à autre chose.
Même si Hermione ne lui avait jamais vraiment dit tout ça d'elle même, il était sûr de ce qu'il avançait, il connaissait son amie et il lui suffisait de la regarder pour voir qu'elle n'avait jamais été aussi heureuse. Il avait beau toujours en vouloir à Malefoy pour tout ce qu'il avait pu faire dans le passé, il lui serait toujours reconnaissant d'avoir durablement rendu le sourire à Hermione.
Ron fit une grimace de dégoût, puis têtu, lui répondit:
- Je ne compte jamais lui pardonner ce qu'il à fait, sois-en certain ! Ne me demandes pas de faire amis-amis avec lui, c'est au-dessus de mes forces.
- Je sais, répondit Harry en réprimant son envie de lever les yeux au ciel. Mais s'il-te-plait, cesse de t'en prendre à Hermione, elle n'a rien demandé.
- On verra ça, bougonna Ron.
De son côté, Hermione tempêtait toujours contre Ron, l'insultant de tous les noms, claquant les portes et posant violemment tout ce qui lui passait sous la main. Drago ne savait que dire, alors il préférait rester silencieux, de peur d'être lui aussi victime de la rage de la Gryffondor. Une grande partie de lui était ravie d'avoir vexé Weasley et ressentait une certaine satisfaction, et une sentation de pouvoir, et une autre partie de lui qu'il ne se connaissait pas se sentait mal d'être indirectement ce qui causait à Hermione tant de peine. Bien qu'au vu de la trace rougeoyante avec laquelle Weasley était reparti, elle n'avait nul besoin de qui que ce soit pour défendre ses intérêts. Il ne savait que faire car l'affectino qu'il avait pour Hermione était d'un genre nouveau. Jamais il ne s'était réellement préoccupé de savoir comment se portaient ses conquêtes. Il les voulait, les avait, puis s'en débarrassait une fois ennuyé d'elles. Comment diable la Gryffondor avait-elle réussit à le changer autant ? Il l'observait qui faisait des allers et retours entre sa chambre et leur salle commune et il la trouvait étrangement belle dans sa rage. Soudain, il senti bouillir en lui une étrange colère qu'il réprima aussitôt. Il enviait Ron. Que ce soit le rouquin qui avait réussi à mettre Hermione dans un tel état alors qu'autrefois il en était presque toujours responsable. Bien sûr elle s'énervait de temps en temps contre Weasley, mais à sa connaissance, rarement à ce point. Lui trouvait cela très divertissant, regrettant malgré tout que ça lui cause tant de souffrance.
Mais au bout de quelques temps, elle finit par s'asseoir près de lui et comme si elle venait de se souvenir de sa présence, elle se tourna vers lui et lui demanda:
- Comment peux-tu rester si calme après ce qu'il a dit de toi ?
Drago le regarda perplexe et changeant légèrement de position, il lui répondit :
- Weasley n'en vaut pas la peine. Il est stupide et jaloux, ça lui passera
- Jaloux ?
- Granger, si brillante et si bête à la fois...
- Ce n'est vraiment pas le moment Drago, lâcha-t-elle sèchement.
- On appelle ça détendre l'atmosphère, j'aurais pourtant bien cru que c'était le moment propice, dit-il sans expression.
- Et bien c'est un échec. Quand je pense à toutes les horreurs qu'il à dites ! Reprit-elle. Merlin, j'aurais dû lui lancer un maléfice, ça ne lui aurait pas fait de mal !
- Hermione, dit Drago en la retenant par l'avant-bras alors qu'elle allait se relever. Oublie-ça. J'aurais toujours droit à ce genre de choses, même si je tue Tu-Sais-Qui de mes propres mains. J'ai fait des erreurs, je dois juste les assumer. Weasley ne me pardonnera jamais de toute façon, têtu comme il est.
Drago leva les yeux au ciel, puis finit par la lâcher, la laissant se remettre sur ses pieds.
- Tu as raison. Je susi désolée de t'avoir mis dans cette situation...
Drago me regarda, interloqué. Il est mit debout à son tour et se mit en face d'elle.
Hermine le vit la dévisager quelques secondes puis soudain, sans dire quoi que ce soit, il s'approcha si près de son visage que le bout de leurs nez se touchaient presque. Les sourcils froncés, il lui dit :
- Tu ne m'as pas mis dans cette situation. Je m'y suis mis tout seul. J'ai fait de mauvais choix, et j'en ferais de bons. Tu n'as fait que m'aider depuis mon retour. Et...
Il voulut la remercier de le pousser dans la bonne direction, et de prendre sa défense dès qu'elle le pouvait ( même si il estimait qu'il n'avait pas besoin de son aide) mais il ne réussit pas à formuler sa pensée comme il le voulait. Il baissa les yeux vers sa bouche et déglutit difficilement. Ses lèvres roses, charnues et humides le déstabilisaient profondément. Il sentait son souffle sur son visage et s'approcha encore de quelques centimètres. Après quelques secondes d'hésitation, il préféra l'embrasser juste sur le coin des lèvres, à moitié sur sa joue.
La respiration d'Hermione s'arrêta pendant quelques secondes et reprit lorsque Drago se recula, brisant son contact avec elle. Elle pensait réellement qu'il allait l'embrasser cette fois, et elle ne pouvait pas nier qu'elle aurait beaucoup aimé qu'il le fasse. Ressentir quelque chose pour Drago lui paraissait complètement contre-nature et pourtant, son instinct lui disait que c'était une bonne chose. Elle voulait explorer ce côté inconnu d'elle-même, peut importe ce que Ron ou quiconque en penserait. Il avait changé, c'était évident et la nouvelle facette qu'il montrait de lui le rendait particulièrement fascinant tant elle contrastait avec son ancienne personnalité. De plus, il avait les attentions que personne n'avait eu pour elle jusque là. Même Ron de qui elle avait attendu le moindre signe pendant si longtemps. Et là, sans le vouloir, sans le chercher et sans le demander, elle obtenait tout cela de la personne de laquelle elle s'y attendait le moins ! Drago Malefoy ! Si on lui avait dit un jour que la situation dans laquelle elle se trouvait aujourd'hui avec Malefoy allait arriver, elle aurait tout de suite conseillé à la personne d'aller se faire interner à Ste Mangouste au plus vite ! Mais là voila bel et bien là, presque tremblante, la sensation des lèvres de Malefoy encore sur la sa joue. Inconsciemment, elle porta ses doigts à son visage, juste la où il l'avait touchée, incrédule.
- Drago..., murmura-t-elle, levant les yeux vers eux.
Satisfait de son petit effet, Drago lui fit un léger sourire en coin et la laissant là, lui disant simplement qu'il allait prendre l'air, avant de disparaître à travers le passage dissimulé.
-Merlin, il va me rendre folle..., souffla Hermione.
Une fois qu'il avait réussi à calmer Ron qu'il avait réussi à calmer Ron, Harry le laissa pour aller retrouver Eryn dans la librairie, où elle devait déjà l'attendre depuis un moment. Quand il arriva, il la trouva plongée dans un gros livre poussière, ses cheveux ramenés sur son épaule gauche, cachant le visage de la jeune femme comme un épais rideau noir. Il sourit en la voyant si concentrée, et s'assit à côté d'elle sans rien dire. Elle ne sembla pas s'apercevoir de sa présence, alors après l'avoir observée pendant en poignée de secondes, il écarta ses cheveux et lui dit :
- Hey, qu'est-ce que tu lis ?
- Oh Harry, sursauta-t-elle. C'est juste un manuel sur le contrôle de la magie sans baguette. J'ai oublié l'heure, tu es là depuis longtemps ?
Non ne t'inquiètes pas je viens d'arriver, sourit Harry amusé par sa réaction si similaire à celle de sa meilleure. J'ai été... retardé.
- Que s'est-il passé ? demanda Eryn après avoir soigneusement marqué sa page.
- Et bien... il semblerait que Mal...Drago et Hermione se soient... rapprochés. Ce que Ron n'a pas du tout apprécié.
- Ah bon ? Mais pourquoi ? Je croyais que Ron avait décidé de faire une trêve, de bien s'entendre avec Drago...
- C'est Ron... Mais Hermione a géré ça seule, probablement pas de la meilleure manière, mais Ron s'en souviendra.
- Comment ça ?
- Il a hurlé que Hermione nous trahissait, commença Harry sans regarder la Serpentard, gêné. Que Drago était un meurtrier et que... Tu veux vraiment que je raconte tout ça ? demanda Harry mal à l'aise, levant les yeux vers elle.
Elle avait soudain le visage fermé et ne le regardait plus. Le regard fixé sur son livre, elle semblait bouillir de l'intérieur.
- Ecoute, Hermione ne l'a pas laissé faire, elle à même finit par le gifler, on voit encore la marque de ses doigts sur la joue de Ron. Je suis en retard parce que je suis allé le raisonner.
Il attendit quelques instants pour voir si elle réagissait, mais elle ne dit toujours rien. Elle finit par se lever et commença à ranger ses affaires.
- Eryn qu'est-ce que..., commença Harry en se levant à son tour.
- A quoi bon Harry ? A quoi bon s'efforcer d'être des gens bien, de prouver au monde que nous ne sommes pas comme nos parents, pour qu'au final on soit traités tout aussi mal ? Personne ne nous acceptera. Si Drago et Hermione ne peuvent pas être tranquille et sont attaqués par votre meilleur ami , qu'est-ce que tu crois qu'il vont penser de l'Élu avec une fille de Mangemorts ? Hein ?
Surpris, Harry ne répondit pas immédiatement, trop perturbé par ce qu'il venait d'entendre.
- C'est bien ce que je pensais, dit-elle amèrement tentant de passer à côté de Harry pour quitter la librairie.
- Eryn ! la retint Harry. Mais qu'est-ce que ça peut bien me faire ? J'ai passé la majorité de mes années ici à être regardé comme un bête curieuse où détesté ! En 1ère année, j'étais l'Élu qui entrait à l'école, un événement. 2ème année, on me prenait pour l'héritier de Serpentard qui lâchait un basilic sur les Nés-Moldus de l'école. 3ème année, j'étais celui qui s'évanouissait à la vue des détraqueurs, super pour ma virilité, merci Drago. 4ème année, celui qui avait réussi à s'inscrire au Tournoi des 3 Sorciers à 14 ans au lieu de 17. 5ème année, le menteur qui prétendait que Voldemort était de retour. 6ème année, j'ai lancé un maléfice à ton cousin qui aurait pu le tuer et Ginny et Hermione trouvaient que j'avais une relation malsaine avec mon manuel de Potions ! Alors franchement, tu crois vraiment qu'être avec toi sera la pire chose qui soit arrivée à ma réputation ? C'est Poudlard, c'est comme ça que les choses se passent, il suffit de les ignorer.
- Je ne veux pas être au milieu de tout ça, répondit Eryn sans le regarder. Je ne peux pas...
- Mais...
- Je t'apprécie vraiment beaucoup Harry, mais je ne veux pas être responsable de ce qui est arrivé à Hermione et qui t'arrivera à toi. Je dois aller avoir coment va Drago, dit-elle avant d'essayer à nouveau de passer.
Une nouvelle fois, Harry la retint, mais cette fois en la prenant dans ses bras.
- Ce que les autres pensent je m'en fiche royalement. Tu es une Serpentard, tes parents étaient des Mangemorts, et alors ? Tu ne te résumes pas à ça et c'est ce qui m'importe. J'ai faillit finir à Serpentard à mon arrivée au château. Quelques choix différents et j'aurais certainement le meilleur ami de Drago en première année et aujourd'hui je serais probablement en train de joyeusement détruire le monde aux côtés de Voldemort. Un grand sorcier m'a toujours dit que ce qui nous définissait c'était nos choix. Alors si on se retrouve ensemble aujourd'hui, j'en déduis qu'on est pas si différents toi et moi.
Harry desserra son étreinte et la tenant par la taille d'une main et ayant l'autre sur son épaule, il lui dit avec un sourire:
- Tu es quelqu'un de bien meilleur que quiconque ici. Je n'ai aucun doute là-dessus peu importe que ce les autres en pensent.
Elle le regarda les sourcils haussés, marquant son étonnement, et à court de mots, Eryn lâcha son sac et son livre, qui tombèrent avec un bruit sourd, prit le visage de Harry dans ses mains et l'embrassa avec passion. Harry fut surpris de sa réaction mais resserra son étreinte autour de sa taille en répondant à son baiser. Mais presque aussitôt, une voix se fit entendre derrière Harry.
- Ah ! Ouvrage dégradé, détérioré, abandonné ! Sacs d'hormones incontrôlables, dehors ! Dehors ! s'écria Madame Pince qui venait de surgir de derrière une étagère.
Pouffant de rire, Harry et Eryn ramassèrent le livre et le sac de la Serpentard et s'enfuirent de la bibliothèque main dans la main avant que la bibliothécaire décide de leur donner une retenue. Une fois à bonne distance, ils s'arrêtèrent pour reprendre leur souffle toujours hilares.
- Tu vois ce que tu raterais sans moi ! ironisa Harry. Ne laisse pas les autres te culpabiliser de quoi que ce soit.
- D'accord, accepta-t-elle avec un léger sourire.
Puis se remettant à rire il reprit sa main et l'entraîna à sa suite, pour enfin avoir l'après-midi qu'ils avaient prévu d'avoir.
