Disclaimer : Je ne possède aucun droit sur les personnages, créatures ou lieux cités que vous reconnaîtrez.
Merci pour les reviews ! Désolée pour le retard (comme d'habitude). Mineko, merci pour le rappel _ J'avais en quelque sorte... dirons nous... oublié (?) ... l'existence de cette... fiction O_o (et du chapitre par encore relu mais bel et bien écrit qui traînait dans mon disque dur. Milles excuses ToT
Chapitre 10 : De nouveaux alliés et d'un Capitaine
Le matin suivant, alors que le jour poignait à peine sur les vergers de Marmoreal, Alice se rendit devant les portes de marbre du château. La reine l'y attendait, resplendissante dans le halo doré que l'aube déposait sur sa peau pâle. Elle était seule, mais elle accueillit la jeune fille avec ses manières habituelles.
« Il est temps pour toi de reprendre la route, murmura Mirana, je suis venue te souhaiter bonne chance.
-Comment puis-je retourner en Terre du Milieu ? Allez vous me donner une potion ?
-Je n'ai en ma possession aucun moyen de te renvoyer là-bas, mais tu n'as nul besoin de mon aide pour cela. »
Alice ne comprit pas ce qu'elle voulait dire par là, mais sa cohabitation avec les elfes l'avait habituée aux énigmes. Elle passa en revue tous les objets dont elle disposait, mais aucun ne lui parut utile dans sa situation.
« Tu penses peut-être que je suis la seule personne à connaître ce genre d'astuce, reprit Mirana, et dans ce monde, tu auras peut-être raison.
-Dans ce monde ? Vous voulez dire que l'existence d'Underland est connue aussi en Terre du Milieu ? Mais personne ne m'en a jamais parlé. Qui pourrait bien... Ah ! Dame Galadriel m'a montré des images de vous dans son miroir... Évidemment ! Le miroir ! »
La jeune fille fouilla dans ses nombreuses poches avant de retrouver le petit miroir d'argent que l'elfe lui avait offert à son départ de la Lorien. Malgré la poussière dans laquelle il avait traîné il reflétait la lueur colorée du petit matin avec un éclat rare.
« Pensez-vous que j'arriverai à retrouver mon chemin ? Demanda Alice d'une voix peu assurée.
-Aie confiance en ton destin », répondit la reine.
Cette dernière s'approcha d'Alice et attacha fermement la boucle de sa cape elfique. Puis, dans un sourire, elle fit demi-tour et se glissa sans bruit dans le château par la porte entrouverte. La jeune fille soupira longuement. Un rayon de soleil vint rebondir sur la surface lisse de son miroir, l'éblouissant l'espace d'une seconde. Alice eut le réflexe de cligner des yeux. Elle sentit une fraîche brise caresser son visage, et quand elle souleva ses paupières elle était de retour au fond d'un vaste terrier.
L'humidité la fit frissonner. En levant les yeux, elle remarqua instantanément l'épais couvert végétal qui masquait le ciel. Aucun doute n'était possible sur le fait qu'elle n'était pas revenue à son point de départ. Désorientée, mais résolue à en finir au plus vite, elle rangea le miroir dans une poche et s'extirpa tant bien que mal du terrier, s'agrippant aux herbes et aux racines saillantes. Elle finit les mains couvertes de terre et le nez dans l'herbe. Retenant un juron, elle releva la tête. Quelle ne fut pas sa frayeur quand elle se retrouva face à une longue épée tranchante pointée sur sa gorge. Par instinct elle sauta sur ses pieds, manquant de retomber dans le terrier, mais deux bras puissants la saisirent et la forcèrent à s'agenouiller. Alors que son ravisseur la maintenait fermement au sol, Alice en profita pour jeter un coup d'œil à ses agresseurs.
Ils formaient une petite troupe, elle n'en apercevait qu'une douzaine, mais d'après l'agitation qui régnait dans la forêt où elle se trouvait désormais, ils étaient certainement plus. Ils étaient tous des hommes, larges et bien bâtis, ce qui excluait l'hypothèse des elfes. De plus, ils étaient vêtus de légères armures de cuir portées sur des vêtements usés par le temps, et camouflées sous des capes dont les couleurs se fondaient avec celles de la forêt. Des capuchons et des écharpes de toile masquaient leur visage. Ils étaient armés de petits arcs et de fines épées.
Après une courte concertation, l'un des hommes s'approcha et ordonna qu'on relève la jeune fille. Alice souffla une des ses boucles blondes qui lui masquait la vue. Sous le capuchon, entre quelques mèches sombres, deux yeux gris la scrutaient. Cependant, Alice ne put lire dans son regard aucune mauvaise intention. Au contraire, il s'en dégageait une profonde humilité.
« Qui êtes vous ? Quelles affaires vous amènent ici ? Demanda l'homme d'un ton ferme.
-Je ne suis personne que vous pourriez connaître, mais si c'est mon nom que vous désirez, je suis Alice Kingsley. Pour répondre à votre deuxième question, je n'en ai aucune idée, et d'ailleurs, vous me seriez d'une grande aide si vous me disiez où nous sommes. Dans tous les cas, je ne vous veux aucun mal, je ne fais que passer. »
L'inconnu la regarda comme si elle avait perdu la tête, ne sachant que répondre. Devant son incompréhension, le jeune fille continua :
« Je viens de Fondcombe, d'où je suis partie avec huit compagnons. Nous avons perdu l'un des nôtres en traversant les mines de la Moria, puis je suis partie de mon côté avec seulement un camarade que j'ai par la suite... malencontreusement égaré. Quant à comment je me suis retrouvée ici, c'est une longue histoire, mais je pourrai vous en raconter une partie, si vous m'en donnez le temps. Et vous, daignerez-vous décliner votre identité ?
-Je suis Faramir, capitaine du Gondor, et ce sont mes hommes. Nous-
-Vous avez bien dit le Gondor, le coupa Alice, vous devez certainement connaître Boromir, il est le fils de l'intendant du Gondor. Il faisait partie de mes compagnons.»
Faramir ne répondit pas. Son visage se ferma.
« Emmenez-la », ordonna-t-il.
N'ayant pas d'autre choix que d'obéir, Alice se laissa bander les yeux et guider à travers les bois. À la tombée du jour, la troupe fut une halte pour la nuit et reprit la route à l'aurore. Le deuxième jour, ils arrivèrent à proximité d'une cascade, ou du moins c'est ce que la jeune fille devina d'après le fracas qu'elle entendait. Le bruit résonnait encore dans le lointain quand un des hommes retira son bandeau. Elle se trouvait dans une grotte éclairée par quelques torches, dont les recoins étaient encombrés de sac et de caisses, probablement des provisions. Une agitation digne d'une fourmilière régnait dans la pénombre du souterrain, des soldats transportant armes et munitions ou affûtant leurs épées au chirurgien soignant les blessés rentrés du combat... Alice prit pleinement conscience de la guerre qui se déroulait. Évidemment, car elle était quelque part dans le royaume du Gondor, en première ligne face aux attaques des forces de Sauron, si elle se rappelait bien les cartes qu'elle avait étudiées à Fondcombe.
Au bout d'un moment, elle repéra Faramir en pleine discussion et se dirigea vers lui. Celui-ci lui indiqua un banc et l'y rejoignit quelques minutes plus tard. À la lumière tremblante des flammes, Alice put observer son visage plus en détail. Malgré la fatigue qui marquait ses traits, on y voyait une certaine noblesse qui n'était pas inconnue de la jeune fille. Il ne lui fallut pas longtemps pour faire le lien.
« Vous êtes le frère de Boromir, n'est-ce pas ? Son petit frère, j'ai entendu parler de vous, commença-t-elle.
-Oui, j'étais son frère, répondit le Capitaine d'une voix faible.
-Que voulez-vous dire ?
-Il est mort. Vous l'ignoriez ? »
Alice sentit sa gorge se nouer au souvenir de la bataille au cours de laquelle elle s'était enfuie. Combien de ses compagnons étaient tombés sous les coups des orcs ? Aurait-elle pu les sauver si elle avait combattu à leur côté ? Avaient-ils souffert ? Y avait-il ne serait-ce qu'un seul survivant ? La culpabilité s'insinua en elle comme du venin.
« On a retrouvé son cor flottant dans un méandre de l'Anduin, brisé en deux, continua Faramir. Mon frère était un guerrier hors du commun, quelques ennemis n'auraient pas pu venir à bout de lui.
-Ce ne sont pas quelques ennemis qui ont tué votre frère, mais un bataillon de créatures sans pitié, des orcs géants et bien armés, venus répandre le sang de mes camarades. Et aussi... ceci.
-Ceci ? »
Hésitante, Alice se décida malgré tout à sortir l'anneau de sous sa chemise. Elle répugnait à l'exposer devant des gens qu'elle connaissait à peine, mais elle n'avait pas d'autre explication à la mort du Gondorien, ni à sa présence dans cet endroit, et elle serait obligée à un moment ou un autre d'avouer qu'elle se dirigeait vers le Mordor. L'objet étincela de son reflet empoisonné. Faramir l'observa sans dire un mot, fasciné. Il semblait hypnotisé, comme si une seconde avait suffit pour que l'anneau le soumisse à sa volonté.
« Rangez-le, ordonna-t-il brusquement. Je n'essaierai pas de vous le prendre. J'imagine que Boromir n'a pas pu y résister. Il a toujours aimé le pouvoir.
-Je n'ai pas dit qu'il avait tenté de le dérober.
-Je connais bien mon frère.
-C'était un homme noble et respectable, tenta Alice.
-Il n'en restait pas moins un homme, avec ses faiblesses et ses rêves de gloire. »
Un silence inconfortable s'installa. Ils n'aimaient pas plus l'un que l'autre dire du mal des défunts, mais la vérité était ce qu'elle était, sans être cruelle, elle était simplement réaliste. L'annonce de l'heure du repas mit fin à cette entrevue.
Alice resta quelques jours dans la grotte, en semi-captivité. Elle n'avait pas le droit d'en sortir, mais personne ne la surveillait. Elle eut quelques autres conversations avec Faramir ou ses hommes, dans lesquelles elle apprit qu'elle se trouvait en Ithilien, une province du Gondor dont la frontière orientale jouxtait le Mordor. Elle récupéra également l'épée Vorpaline qui lui avait été confisqué et dont la fabrication étrangère attira de nombreuses questions auxquelles elle répondit de manière plus ou moins évasive. Elle finit par avouer le but de quête au jeune Capitaine du Gondor. Elle apprécia quand il n'essaya pas de la dissuader mais elle ne manqua pas de remarquer l'inquiétude qui se dessina sur son visage.
« Je ne peux vous fournir de guide car chaque homme m'est indispensable pour défendre les frontières du royaume. Cependant nous vous accompagnerons jusqu'à la Croisée des Chemins, car c'est aussi notre route. Vous partirez ensuite à l'est, vers Minas Morgul. Soyez sur vos gardes, et ne dormez que d'un œil. L'idée de vous savoir seule en ces lieux me rebute mais je n'ai pas le choix, si nous voulons détruire l'anneau, c'est le seul passage. »
Le lendemain, une troupe commandée par Faramir quitta la grotte pour se diriger vers le sud. Comme celui-ci l'avait mentionné auparavant, ils venaient au secours de la garnison l'Osgiliath, une ancienne cité désormais en ruine située sur les rives de l'Anduin et le dernier rempart contre l'ennemi avant Minas Tirith, la capitale du Gondor. Alice les accompagnait. Ils marchaient rapidement, évitant la route principale. Ils croisèrent dans le courant du deuxième jour un groupe d'orcs qu'ils massacrèrent sans pitié. La jeune fille ne vit pas une miette du combat mais les éclats métalliques des épées et les cris des combattants suffisaient largement à son imagination. La Croisée des Chemins arriva trop vite à son goût. Après de brefs adieux, elle se remit en route seule, beaucoup moins rassurée face à l'ombre des montagnes qui la surplombaient. Plus elle avançait, plus la végétation se faisait rare et austère. Elle ne croisa pas âme qui vive mais chaque bruit la faisait sursauter. Malgré la noirceur des jours, elle préférait voyager de nuit, incapable de dormir dans cette menace invisible et omniprésente.
Alice suivit de loin l'ancienne route menant à Minas Morgul. Faramir lui avait expliqué que cette cité avait était construite par les hommes, comme en témoignaient les immenses statues à l'image des rois du Gondor qui trônaient, désormais à l'abandon, sur le bord du chemin. Au bout de quelques nuits à marcher dans l'angoisse, l'anneau devenant de plus en plus présent dans son esprit, hantant ses rêves et pendant tel un morceau de plomb à son cou, la jeune fille aperçut enfin Minas Morgul. Construite à flanc d'une falaise, les pics de ses remparts s'élevaient vers les cieux noirs, comme des lames fendant la pénombre d'un éclat verdâtre. La végétation disparaissait complètement à l'approche des murailles. Un pont traversant une rivière asséchée permettait d'accéder à la seule porte, laquelle, massive et noire, aurait pu laisser passer un navire entier, si toutefois quelqu'un avait eu l'idée de vouloir y faire entrer un navire.
« Il existe un escalier qui permet d'escalader la falaise. Je ne sais pas exactement où se trouve sa base, mais c'est le seul moyen de traverser les monts de l'Ombre. »
Les mots de Faramir revinrent à l'esprit d'Alice. Cependant, elle ne pouvait pas prendre son temps à chercher un escalier à la vue libre de ses ennemis. Ç'aurait été presque aussi stupide que leur donner l'anneau directement. Elle décida alors de boire une gorgée de potion rikiki. L'effet fut, comme toujours, immédiat. Alice se retrouva ridiculement petite, mais assez grande pour traîner derrière elle quelques uns de ses effets. Elle posa sur sa cape son épée, ses bottes et son manteau et, portant sa chemise comme une robe, se rapprocha de la cité morte. Un mauvais pressentiment tomba sur ses épaules en posant le premier pied sur la chaussée pavée. De part et d'autre du pont, deux statues au visage démoniaque surveillaient ses moindres mouvements. L'escalier ne fut pas difficile à trouver. Il partait presque à la verticale à même la route, grossièrement taillé dans une écaille rocheuse de la falaise qui la bordait. Bien que la terminologie puisse être contestée, il s'agissait bien là du passage indiqué par Faramir. Il ne lui restait plus qu'à escalader quelques marches et ensuite retrouver sa taille normale.
Alice jeta un dernier regard vers Minas Morgul et se prépara à l'ascension. Cependant, elle ne put s'empêcher de tourner à nouveau les yeux vers la cité. Malgré la menace qu'elle incarnait, celle-ci restait mystérieusement fascinante dans le halo qu'elle revêtait, une lumière qui n'éclairait rien, dans sa façon de tenir plus du dragon dormant que d'un bloc de pierre inerte. La surface impeccablement lisse des remparts aurait aussi bien pu être l'aile d'un cousin éloigné du Jabberwocky. Mais au delà de l'apparence organique, ce qui se cachait derrière ces murs, une présence puissante et incroyablement attirante. Alice voulait savoir. Non, elle devait savoir. Elle ne pouvait pas partir avant de s'être au moins approchée de ce lieu mystérieux. Curiosité, obsession, transe... elle ne savait plus, et cela n'avait pas la moindre importance, plus rien d'autre que la cité ne lui venait à l'esprit. C'était si facile de ne plus penser, ne plus s'inquiéter, se contenter d'aller où ses pieds voulaient l'emmener. Elle se perdait dans l'évidence de ce chemin qui s'étalait devant son esprit.
Soudain, dans un tremblement cataclysmique, une flèche de lumière jaillit vers le ciel, poignardant les lourds nuages et se perdant dans leur noirceur. Alice tenta en vain de rester debout mais les soubresauts du sol projetèrent son minuscule corps contre la falaise. Son crane heurta violemment le sol. Un filet de sang coula sur son visage, jusqu'à ses lèvres. Le choc et le goût métallique sur sa langue la ramenèrent brutalement à la réalité. Comme dans un rêve, elle croqua un morceau de gâteau pour grandir en même temps qu'elle se précipitait dans l'escalier. Elle voulut monter le plus vite possible et mettre de la distance entre elle et la cité maudite malgré la douleur qui assombrissait sa vue et lui tournait la tête. C'est à ce moment qu'un cri bestial suraigu transperça l'air épais et moite, la projetant à terre et lui arrachant un hurlement de souffrance. Elle se recroquevilla derrière l'écaille qui masquait l'escalier dans une boule tremblante de peur, la tête serrée entre ses bras, essayant d'étouffer le sifflement qui lui vrillait les tympans.
S'était-elle endormie ou évanouie ? Alice n'en savait rien lorsqu'elle se réveilla toujours blottie sur une marche. Autour d'elle un silence de mort régnait. La cité morte semblait vide de toute âme et de toute énergie. Le halo verdâtre qu'elle arborait auparavant s'était évaporé. La jeune fille ne trouvait plus rien de fascinant à cet ouvrage. Il n'était plus qu'une carcasse abandonnée. Sans un regard cette fois-ci, elle entama pour de bon son escalade. Au bout de quelques dizaines de marches ridiculement raides, Alice décida de grandir un peu et continua l'ascension beaucoup plus rapidement. Elle se félicita de ne jamais s'être séparée de son manteau et sa cape qui la couvraient raisonnablement alors que ses autres vêtements étaient devenus trop petits.
Jetant un coup d'œil dans le vide en arrivant à un premier palier taillé dans la falaise, Alice se demanda combien de marches elle avait déjà gravies. Une centaine, à vue d'œil. Elle avait pourtant eu l'impression d'en monter plus. Bizarre, se dit-elle. Peut-être était-ce dû à la raideur de l'escalier. Peut-être aussi qu'au fond d'elle, elle n'avait aucune envie d'aller en Mordor. Peut-être encore que son esprit lui jouait des tours, fatigué qu'il était de son fardeau. Elle se demanda ensuite combien de marches il restait avant de pouvoir enfin franchir la montagne, et ce qui avait bien pu traverser l'esprit de celui qui avait décidé de tailler un passage à cet endroit précis. Pourquoi n'avait-on pas, par exemple, choisi un espace qui n'aurait au moins pas été une falaise ? Combien de temps la construction avait-elle duré ? Combien d'ouvriers s'étaient écrasés au pied du mur en se prenant les pieds dans leur casse-croûte qu'ils avaient eu la flemme de ranger après la pause déjeuner ? Existait-il un monument à leur mémoire ? Et surtout, combien de voyageurs avaient vraiment utilisé l'escalier depuis sa construction ?
La jeune fille poussa hors de sa tête tout ce qu'il y avait d'inutile dans ce genre de monologue cérébral et reprit son ascension. Au fur et à mesure qu'elle s'éloignait de la plaine, l'air devint plus froid et humide. Chaque marche était plus difficile à grimper que la précédente. La question du nombre de marches perdit peu à peu son sens quand un épais nuage vint lécher la falaise, effaçant toute notion de distance et de temps. À bout de force après des heures de progression, Alice s'affala sur le premier palier atteint et s'y endormit instantanément.
Rebonjour... j'ai tellement honte que je pourrais me cacher dans un trou de lapin.
Alors oui voilà concernant l'histoire je me suis épargnée les marais des morts of the doooooom, d'abord parce que voilà, les marais, ça sent l'œuf pourri, et puis en plus on en avait déjà traversé ensemble (genre dans le chapitre 2), et ce petit saut au Pays des Merveilles n'aurait servi à rien si Alice était ressortie au même endroit. Comme je suis très bordélique, j'ai égaré au passage le Chapelier. Et comme vous le remarquez, toujours pas de Gollum en vue niak niak niak.
Quant à la problématique du "mais qu'ai-je donc fait pendant ces 9 mois d'absence ?", à part porter le rien au sommet de son art, j'ai fait un cosplay de Alice =) mais pas notre chère et mignonne Alice, non, j'ai choisi celle du jeu vidéo éponyme (avec son couteau et son tablier sanglant). Voilà puis j'ai bossé un peu à la fac quand même, mais j'ai oublié les détails.
En espérant ne pas trop vous ennuyer, à la prochaine !
J'ai rajouté une partie à la fin de ce chapitre. A la base c'était le début du chapitre suivant, mais je détestais cette fin de chapitre, du coup j'ai rajouté deux paragraphes dans celui-ci.
Et à part ça, ça fait un moment que je n'ai rien posté. Bon, que je sois flemmarde, c'est pas une nouveauté, mais j'ai aussi bossé sur d'autres projets (en plus de la fac...), notamment un cosplay de Eowyn (si j'y pense je mettrai un lien vers les photos) et d'autres costumes, ainsi que des projets perso.
Pour finir, le chapitre suivant est en cours de relecture, et ce sera probablement l'avant-dernier.
