Hello ! Bon, je vous l'avoue tout de suite, dans quelques lignes, les fangirls, vous allez me détester. Je me déteste aussi, mais c'était obligé ! (Vous inquiétez pas, je me suis fait maltraiter par ma meilleure amie qui se considère comme fille d'Hadès, toute la journée). J'ai pas grand-chose à dire today, mis à part que ce sera beaucoup plus longs que les derniers chapitres. Et qu'Ambrosia parle pas beaucoup, mais quand elle le fait, c'est un vrai moulin à parole.
Les 3 Magnifiques : Je trouve que ce Titan est super important mais qu'on tendance à l'oublier. Ah, et pour Nico, réponse dans quelques lignes ;). Et pour l'enfant, on verra ça dans la prochaine fic, hein ? Laissons-leur déjà le temps de vivre normalement un peu xD Et je suis contente que ma fic t'aie plu, moi non plus, j'ai pas envie de la terminer. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.
P'tite Poulette : Le truc c'est que je peux pas faire que des passages romantiques (de un parce que j'aime pas quand une fic ne se base que sur ça, et de deux, parce que je ne suis pas romantique du tout à la base, je n'arrive à écrire des trucs que ça que quand je suis en manque d'affection *n'a jamais eu de petit ami et sa meilleure amie s'embrasse sous son nez*) Ce que je te prépare ? Oh, rieeeen. Rieeen d'important, lol. Pour l'épilogue ce sera en fin de semaine, je pense. Je crois pas avoir le temps de l'écrire avant.
A la vue de tout le sang qu'il perdait, Ambrosia grimaça et les larmes lui montèrent de nouveau aux yeux. Elle s'accroupit et l'allongea, soutenant sa tête pour ne pas qu'elle repose sur la pierre froide et dure. Elle voulait être proche de lui. Elle savait qu'il avait déjà un pied dans la tombe. Elle le lisait dans ses yeux.
« -Mon cœur... J'ai... Réussi.. Grâce à toi. Regagne le palais de mon père. Tu n'auras même pas besoin de la bague, je serais alors certainement mort à ce moment-là. Va à l'Olympe. Présentes-toi et demande un conseil d'urgence. Mon père devra venir avec toi. Expliques ce qu'il s'est passé. Explique la Prophétie. »
Il fut pris d'une quinte de toux et sa voix se fit plus faible, plus rauque.
« -Tu seras acclamée en héros. Ils te demanderont ce que tu veux en récompense. Demandes-leur une seule chose, ils le prendront mal, sinon. Demandes de ne plus être condamnée à l'exil. Vis ta vie et oublies-moi.
-Jamais, Nico. Jamais, tu entends ? Jamais je ne t'oublierais. La seule chose que je demanderai, c'est de mourir pour te rejoindre.
-Non. Ne sacrifies pas ta vie pour moi. Il y a d'autres garçons sur la Terre. D'autres personnes que tu aimeras. Et Percy mourra de tristesse. Il voit déjà en toi une sœur. Fais ce que je t'ai dit. Fais-le pour moi. Entres dans la Chasse si le cœur t'en dit. Mais je serais toujours avec toi. Prends ma veste, il fait froid dehors... Va... Mon ange... »
Le regard de Nico se fit lointain puis absent et embrumé. Ambrosia comprit alors que c'en était fini. Du sang s'écoulait encore de la plaie, mais le cœur du jeune homme s'était arrêté de battre, et en même temps celui de la fille d'Artémis et de Poséidon. Elle serra le cadavre contre elle, sanglotant et pleurant, se vidant de toutes les émotions qu'elle avait ressenti jusque là. Pour sauver le monde, elle avait sacrifié les deux vies de ses amants. Elle aurait préféré mourir avec eux. Après de longues minutes de silence, elle se remit difficilement debout et tituba. Elle se rattrapa aux parois de pierre, de justesse. Elle se baissa et retira avec précaution la veste de Nico. Elle s'emmitoufla dedans. Le blouson d'aviateur n'était pas tâché et portait encore l'odeur du jeune homme, cette odeur si réconfortante. Elle ferma la fermeture éclair et avança, droit devant elle. Ses sens étaient guidés par la présence du Styx. L'eau l'appelait, cette eau noire, tourbillonnante et polluée par les rêves des hommes inaccessibles. Au milieu de ceux-ci, elle vit une photographie, qui semblait les représenter, elle et Nico, à l'âge adulte, avec une petite fille dans les bras. Elle détourna le regard et s'empêcha de pleurer. Elle n'avait plus le temps pour cela. Elle devait à tout prix continuer son chemin. Une âme s'arrêta pour la regarder. Elle s'approcha doucement. Elle avait tout d'une femme des années 30'
« Pauvre enfant. Comme l'avaient prédits Chiron et Artémis votre fierté et votre entêtement vous ont conduit à votre perte. La Prophétie ne méritait peut-être pas de s'accomplir et reposait peut-être sur votre capacité à céder, une fois que vous ayez connaissance de toute votre histoire... Peut-être que Calico Jack n'était qu'une leçon à retenir ?
-Vous êtes Maria, la mère de Nico, n'est-ce pas ?
-Oui, ma chère. Venez, suivez-moi, je vais vous conduira au palazzio d'Hadès. Nous parlerons en route, je pressens que les événements vont s'enchaîner par la suite et que je ne vous reverrai pas de sitôt, ou du moins pas dans ce monde. »
Ambrosia hocha la tête. Malgré la veste, elle mourrait de froid. Mais peut-être était ce le froid de son âme et non du lieu. Elle avançait prudemment, la tête basse en écoutant Maria lui parler. Elle ne répondait que par des sons monosyllabiques.
« Il faut que tu comprennes, Ambrosia, que tu dois tirer des leçons de tes erreurs passées. Nico... Il ne t'en veut pas. Au contraire, il a compris son destin à partir du moment où tu l'as purifié. Il est mort pour te protéger, et il ira aux Champs Élysée, sois en sûre... »
L'italienne marmonna quelque chose d'incompréhensible, avant de montrer un palais majestueux. Elle expliqua qu'elle ne pouvait pas y entrer, et qu'elle devrait continuer seule, mais qu'elle ne devait pas oublier que Nico veillerait sur elle. Ou un truc comme ça. Elle était déjà partie dans sa tête. Elle ne parlait plus du tout, comme quand elle s'était réveillée à la Colonie, privée de ses souvenirs. Et c'était l'impression qu'elle avait de nouveau. De toute façon, elle n'arrivait pas à articuler.
Elle entra dans le palais, sombre et majestueux. Il représentait une puissance mortelle et dangereuse, mais inestimée. Elle s'avança prudemment le long d'un couloir fait de pierres précieuse e d'onyx. Des torches à la flemme verte dansante étaient fixées au mur. Elle finit par entrer dans une pièce somptueuse, tapissée de tissus sombres de différentes matières. Il y avait toutes sortes de flammes. Et au milieu se dressaient deux trônes. L'un était vacant, et l'autre occupé par un homme qui semblait morose. Il avait des attitudes d'ange déchu. Il ressemblait beaucoup à Nico.
« -Ambrosia... fit-il, d'un ton malheureux.
-Monseigneur Hadès... Je... »
Les mots s'étranglèrent dans sa gorge. Elle aurait voulu s'excuser de la mort de Nico, mais elle ne parvint pas à articuler ces quelques mots. La douleur était trop vive et la simple pensée se rapportant au jeune homme lui rappelait qu'il n'était plus là et ne le serait plus jamais. Hadès lui fit signe d'approcher. Il avait l'air triste.
« Je sais ce que mon fils t'a demandé. Je vais te guider jusqu'à l'Olympe et te soutenir. Tu as été brave et valeureuse, plus que ton frère. Tu as accompli la Prophétie à merveille. Tu es un héros. Au même titre que les autres. Tu n'es pas un monstre. Les autres dieux n'auront pas de cœur, s'il prolongent ton exil. Et je les empêcherai de toute façon. Tu es celle qui les a sauvés. Tu as su céder aux pulsions de ton cœur et repousser ta loyauté, ton défaut fatal, jusqu'aux confins de ton âme. Ils ne peuvent te tenir rigueur de ce que j'appellerais... Les dommages collatéraux. Suis-moi. »
Ambrosia hocha la tête, d'un air tout aussi triste que le dieu des morts. Ce dernier se leva, prit une cape aussi noire que les ténèbres -ou que les ombres, pensa la fille d'Artémis avec une grimace- et attrapa la main de la jeune fille. Il les téléporta sur l'Olympe. Les bâtiments étaient encore en reconstruction, mais le tout avait déjà plus fière allure qu'après le passage de Cronos. Une femme brune se rua vers elle et la serra dans ses bras. Elle avait une poitrine parfaitement proportionnée et avait des vêtements d'un goût exquis. Seul son parfum faisait suffoquer la jeune fille. Un mélange de rose et de gaz lacrymo ¹
« Ambrosia ! Ma pauvre enfant ! Oh, comme je te plains ! Quelle mort déplorable ! Si tôt ! Vous alliez tellement bien ensemble ! C'était une romance parfaite ! Comme c'est regrettable. »
La fille de Poséidon se dégagea et foudroya la brune du regard. Elle avait compris, à sa ressemblance avec l'idéal féminin de la jeune fille, cette manière de parler et ce parfum si atroce qu'elle était Aphrodite. Et elle ne se gêna pas de grogner, malgré le fait que cette dernière soit une déesse. Elle était tout à fait le genre de jeunes femmes « comme il faut », telles que le lui en avait présenté Edward Teach. Elle était ce qu'elle aurait dû, ce qu'elle aurait voulu être. Elle créait la jalousie. Mais quelque part, Ambrosia tenait à rester une digne fille d'Artémis et ne comptait pas se ranger pour finir par ressembler à cela. Elle voulait rester celle qu'elle était. Elle ne répondit pas aux remarques si déplacées que la déesse faisait. Elle ne trouvait pas l'intérêt de converser avec une femme dont le seul intérêt est la beauté, les romances et les vêtements.
Hadès la conduisit dans un dédale d'allées, essayant de la faire croiser le moins de monde possible, de sorte à ce qu'elle ne se mette pas à dos la moitié de l'Olympe, dieux mineurs y compris. Sa mauvaise humeur et son mutisme risquaient de lui porter préjudice. Le dieu des Enfers avançait d'un pas tranquille, sourd aux tergiversations d'Aphrodite, quand il se rendit compte que la « double demi-déesse » avait disparu. Ils avaient dépassé le temple d'Artémis, et il ne restait plus que quelques pas à faire pour entrer dans la Salle des Trônes. Il fit demi-tour en marmonnant des jurons. Il avait une idée d'où trouver sa nièce. Il se dirigea vers un temple blanc et argenté. Et il y trouva la fille de Poséidon, assise à genoux, à prier sa mère. Il attendit le silence pour s'annoncer. Elle se releva et sortit. Elle avait l'air moins fermée, peut-être plus apte à écouter les différents points de vue qu'auraient les dieux. Ils entrèrent dans la Salle des Trônes, les deux dieux et elle, d'un même pas. Hestia était assise en tailleur et ravivait le feu sacré des Olympiens, avec un léger demi-sourire. Elle ne leva pas les yeux. Elle se contenta de sourire, en silence. Ambrosia marcha jusqu'à la déesse du foyer et s'assit à côté d'elle.
« Dame Hestia...
-Ambrosia l'Immortelle... La dernière fois que je t'ai vue... Tu étais condamnée à l'exil.
-Je le sais, ma Dame. Depuis, j'ai affronté les Anglais et les Espagnols pour le bien de cette nation. Puis, j'ai eu un enfant et l'ai tué. J'ai échappé à la mort. Je me suis réveillée sur une plage de Long Island et ai été recueillie de nouveau par Chiron le Centaure. Puis je suis partie en quête après qu'une Prophétie m'ait été délivrée. J'ai revu Calico. Ai entraîné sa mort et celle de son... Notre navire. J'ai sauvé ma mère. J'ai retrouvé mon souvenir et ait renoué avec l'amour. J'ai affronté Le Chaos lui-même, depuis les profondeurs du Tartare. J'ai laissé mourir la personne que j'aimais, je l'ai cédée au monde. J'ai sauvé notre civilisation et ai appris à maîtriser mes pouvoirs. Et dans tout cela, mon instinct m'a toujours guidée. Seulement aujourd'hui, je ne sais plus quoi faire. Je suis tiraillée entre deux choix. Je ne sais quoi faire. Je ne sais quoi penser. J'ai réussi à me perdre dans la forêt de mon esprit.
-Tu as été brave et tu as toujours fait les bons choix, mon enfant. Saches que, de toute manière, je te soutiendrais toujours, sauf dans une voie, celle que tu voudrais prendre, en désobéissant ainsi aux dernières volontés de Nico Di Angelo. »
Hestia lui sourit et essuya une larme qui continuait sa course sur la houe de la jeune fille. Puis la déesse reporta son attention sur les flammes. Hadès parla d'une voix claire et forte, et déclara qu'il souhaitait une audience réunissant les douze grands dieux de l'Olympe. Une voix grave lui répondit que celle-ci se tiendrait dans une vingtaine de minutes. Ambrosia se releva et soudainement, elle fut entraînée par Aphrodite qui avait pris la forme d'une adolescente d'une quinzaine d'années :
« Dépêche-toi ! Tu peux pas assister à une audience dans une telle tenue ! Allons ! Allez, suis-mooooi ! »
La fille d'Artémis n'eut pas d'autre choix que de lui obéir. De toute façon, la déesse la tenait par le poignet afin qu'elle ne puisse pas faire demi-tour, ce qui aurait été une réaction normale et prévisible de la part d'Ambrosia. Arrivée dans la demeure de la déesse de l'amour -qui était décorée avec beaucoup trop de rose et de couleurs girly- Aphrodite ouvrit ses placards en grand et lança sur son lit différentes tenues qui pourraient aller à son invitée. Ensuite elle fit son choix parmi la sélection. Un chiton grec blanc décoré de motifs brodés au fil d'argent et d'or, très fin et discrets. Avec cela, elle assortit une paire de spartiates. Elle lui fit couler un bain à l'eau de rose et l'enferma dans la salle de bains. Une fois que les deux jeunes femmes furent habillées, Aphrodite fit une tresse « épi de blé » à sa nièce et regarda le résultat.
« C'est parfait ! Ca te va très bien ! A croire que j'ai un don pour assortir les vêtements et les corpsdes différentes jeunes filles ! »
Ambrosia soupira et leva les yeux au ciel. Néanmoins, la déesse avait raison, sa robe lui allait parfaitement bien. Elle mettait ses formes en valeur sans être vulgaire. Elle ajouta un trait de crayon vert pomme discret au-dessus des yeux de la demoiselle et l'entraîna à sa suite vers la salle des trônes. Elles n'étaient pas les dernières, mais avaient bien failli être en retard. Ambrosia avait déjà bien meilleure mine et elle créait un anachronisme dans sa tenue. Elle portait les vêtements typiques de la Grèce Antique, et par dessus, le blouson d'aviateur trop grand de Nico. Elle ne l'avait pas quitté, elle refusait toujours d'accepter la mort de ce dernier. La réunion débuta. Les événements furent rapportés et avec eux l'opinion de chaque Dieu. Même celle d'Hadès. Les Êtres Suprêmes décidèrent entre eux de ce qu'il devait advenir. On posa des questions sur la mort de Nico. Mais Ambrosia ne répondit pas. Elle ne voulait pas en parler. Seuls Poséidon et Artémis étaient silencieux, mais la lueur de fierté qui s'était allumée dans leur regard signifiait énormément de choses. Au bout d'une heure, la fille de ces deux derniers parla.
« Messires, Mesdames, je tenais à vous faire savoir que si Nico n'avait pas été là, je ne pourrais vous parler à cet instant. Nous serions morts tous les deux, et vous n'auriez de héros à encenser. Il m'a donné sa vie. Il s'est sacrifié pour que je puisse avoir la vie dont il rêvait pour moi. J'ai purifié son cœur et son âme avec mon amour, mais je n'ai pu changer son destin, ou du moins celui qu'il avait entrevu pour lui-même. Il savait que tous ses rêves de famille heureuse en resteraient. Il ne s'était jamais fait d'illusions. Il savait, il pressentait que cette quête entraînerait sa mort. Alors, je vous le dis, il est autant, voire plus héroïque que moi. Il mérite, et je pense que vous serez d'accord avec moi, sa place dans les étoiles. »
Car c'était son souhait le plus cher. Que Nico ait sa place dans les étoiles. Qu'il soit enfin considéré comme un héros, et non comme le simple fils d'Hadès qui a aidé à sauver le monde. Il était Celui qui l'avait sauvé des griffes du Chaos. Il était Le Héros de l'histoire. Ambrosia ravala ses larmes. Elle ne pouvait pas pleurer. Cela ne se faisait pas. Elle n'était pas faible. Elle devait les convaincre, et autrement que par la pitié. Artémis lui sourit. Poséidon leva discrètement les deux pouces pour la réconforter et lui affirmer que tout allait bien se passer. C'est ce qu'espérait de mieux Ambrosia jusqu'à ce qu'elle entende une voix derrière elle :
« Miss Bonny ? »
¹ : Remarque que fait Sadie Kane dans les Chroniques de Kane, à propos du parfum de Drew Tanaka, qui se révèle n'être personne d'autre que Drew, la fille d'Aphrodite qui a remplacé Silena au poste de conseillère-en-chef du bungalow d'Aphrodite, à la Colonie des Sangs-Mêlés.
Héhé. Le prochain chapitre sera l'épilogue mes zamis. Et oui, c'est bientôt la fin des aventures d'Ambrosia et Nico. C'est triste. Quand je repense à tout le temps que j'ai passé sur Word à penser à ce qu'il pourrait se passer ensuite, à essayer de vous faire plaisir et à créer des réactions le plus naturelles et surprenantes possible. Je vous aaaaime mes lectrices (ou lecteurs) adorés. Mais c'est pas fini, je pense déjà à ma prochaine fic, qui sera certainement sous la forme d'OS's.
Alors ? Qui c'est la personne qui l'appelle Miss Bonny ? C'est faaaacile. Suffit de se souvenir de quelques chapitres en arrière haha. Oubliez pas que je suis TOUTE PUISSANTE et que j'ai droit de vie ou de mort sur chacun des persos de cette fic.
