Bonjour, bonjour,
2 000 ans plus tard voilà la suite de l'aventure. Prenez ça comme une méga pause pub.
La prochaine sera beaucoup plus courte je vous le promet.
En attendant je vous laisse lire celle ci et n'hésitez pas à laisser un com', ça fait venir les suites plus vite. XD
Oh et encore et toujours merci à ma béta. Ta patience face à mes fautes d'orthographe sera un jour récompensée... Amen.
Chapitre X
Kate émergea du sommeil sous les agressions répétées d'une main qui ne cessait de la remuer. Au prix d'un effort surhumain elle entrouvrit un œil avec l'intention de désintégrer Ryan pour avoir osé venir la réveiller. Son cou la faisait déjà souffrir, comme à peu près tout le reste de son corps. Conclusion : elle s'était encore endormie sur son bureau. Elle détestait ça, s'endormir sur une planche de bois. C'était le genre de truc qui vous détruisait le dos et qui vous mettait de mauvaise humeur. Ajouté à cela la sensation poisseuse d'avoir dormi avec ses vêtements et l'agréable perspective de votre « tête du matin » présentée à tous vos collègues. Le bonheur.
Curieusement son bureau semblait plus … moelleux que d'habitude et la voix de Ryan résonnait d'une façon étrangement féminine. C'est en ouvrant son second œil que notre détective réalisa qu'elle était bien loin de son bureau, de NY et même de son continent d'origine ... Sa tête reposait sur ses bras croisés, eux-mêmes posés sur le rebord d'un lit. Il fallut près de 10 secondes à Kate pour mettre à jour son cerveau et reprendre contact avec la réalité. La chose faite, elle soupira de lassitude et se passa une main sur le visage, ne cherchant pas tant à oublier qu'à sortir du brouillard.
Une déglutition difficile lui donna la sensation d'avoir dormi avec de la pâte à modeler dans la bouche et un discret passage de la main dans ses cheveux lui fit prendre conscience de la nécessité suprême de prendre une douche. Sale, pâteuse, fatiguée et amochée, ce réveil ressemblait à si méprendre à un lendemain de fête, seulement elle avait zappé la partie la plus fun.
Une voix se fit entendre et Kate se tourna vers la femme qui était penchée vers elle. La vieille dame sans nom avait été des plus accueillante pour les deux aventuriers et son sourire ne pouvait que mettre en confiance notre lieutenant de police qui, à vrai dire, était bien trop épuisée pour être méfiante.
« Venez. Venez. » Lui répétait la femme qui ne pouvait se départir de son sourire.
Kate se leva en grimaçant sous la douleur que lui infligeait son corps tout entier. Celui ci semblait être rentré en conflit avec sa propriétaire. Il en avait bavé et le faisait sentir. Enfin debout elle constata que le soleil brillait encore, elle ne devait avoir dormi qu'une heure à peine et on devait maintenant largement avoir entamé la fin d'après midi.
Une fois bien droite sur ses deux jambes, Kate fut priée de suivre la femme hors de la chambre. Mais la jeune femme hésita à laisser son ancien partenaire seul et malade. Elle se tourna vers lui et vit qu'il dormait toujours. Alors qu'elle pensait n'avoir que jeté un œil rapide sur lui, elle sentit la main de la femme se poser sur son épaule, signe que sa contemplation devait avoir été assez longue pour permettre à la femme de la rejoindre. Elles se regardèrent quelques instants, l'une semblant capter les inquiétudes de l'autre ne put que lui sourire de façon tellement sincère et sécurisante que Kate comprit vite qu'elle pouvait le laisser se reposer sans crainte. Elle suivit donc la vieille femme.
Celle ci conduisit Kate à l'extérieur de la petite maison Elles traversèrent ensemble le village, rencontrant régulièrement différentes personnes toutes curieuses de croiser la nouvelle arrivante. Kate fut rapidement adoptée par les enfants qui, d'abord méfiants, c'étaient mis à tourner de plus en plus près d'elle jusqu'à se risquer à lui saisir la main. C'est donc bien entourées que les deux femmes arrivèrent finalement à une énorme maison. Elles passèrent les deux lourdes portes pour trouver à l'intérieur une véritable foule.
Le bâtiment devait être une sorte de salle commune ou le centre de pouvoir du village. Kate pencha finalement pour la deuxième hypothèse lorsqu'elle fut amenée autour d'une immense table sculptée. Celle ci était majestueuse et autour d'elle des hommes âgés patientaient. Sans aucun doute il s'agissait des « anciens » du village. A cette instant la jeune femme regretta d'avoir séché ses cours d'ethnologie à l'université. C'est vrai que sur le coup, trainer en ville était beaucoup plus sympa mais à cette minute, elle aurait donné n'importe quoi pour mettre la main sur ses fiches de cours ou être accompagnée d'un spécialiste des peuples « de l'autre bout du monde ». Vous savez ceux qui suivent toujours dans les films d'aventure : un spécialiste en peuplade, en savoir vivre mode « tribu » et en charabia.
Même Castle aurait été des plus utiles parce que là, devant tout un village qui la dévisageait, Kate avait peur de faire une boulette. Pourquoi Castle n'est jamais là quand on a besoin de lui pour se faire des amis ? Lui aurait su observer et s'adapter. Elle, elle était à 96,4% certaine d'insulter quelqu'un sans le vouloir ou de finir mariée par un rituel inconnus.
Non mais franchement faut te faire soigner. T'es pas avec SG1 sur une autre planète !**** se répétât-elle pour se rassurer.
Tu peux le faire ! se dit elle. C'est remontée par ses propres encouragements que notre jolie détective sorti son plus beau sourire et s'avança vers la table.
On lui apporta une chaise et on disposa de la nourriture devant elle. Elle mourait de faim mais au lieu d'agir comme un dinosaure et de se jeter sur la nourriture elle se retint observant autour d'elle en attendant une quelconque autorisation. Ces gens étaient accueillants mais elle ne voulait pas risquer de les froisser. Finalement Kate aperçut la vielle femme un peu plus loin derrière les hommes attablés. Celle ci lui fit signe qu'elle pouvait manger. La jeune femme s'exécuta.
Le repas se passa étonnement bien pour un festin où seule une personne mange et ça devant plus de cinquante personnes. Son verre n'était jamais vide et on dut lui apporter pas moins de 6 plats différents. Ses assauts culinaires étaient néanmoins entrecoupés de moments de « conversation » où les « anciens » lui faisait comprendre par une utilisation des plus précaire de sa langue qu'ils avaient peu de rapports avec les américains mais que ceux ci passaient les voir pour leur fournir du matériel médical contre des renseignements stratégiques. On lui apporta une carte où on lui présenta la position actuelle de la base mobile américaine qui se révélait être d'avantage un point humanitaire qu'une base de combat. Mais les détails importaient peu à Kate. Tout ce qu'elle voulait c'était savoir comment partir d'ici pour rejoindre une zone américaine. Elle devait finir sa mission et retrouver l'ambassadeur. Mais plus important encore, elle devait ramener Castle en lieu sûr, à la maison.
Kate sortit de la grande salle totalement repue. Son ventre était distendu par la nourriture. La chose l'aurait normalement désolée mais le repas avait été des plus délicieux. Et encore, elle aurait bien mangé d'avantage mais bon, il ne fallait pas qu'elle épuise toutes les réserves du village. C'est en posant sa main sur son ventre pour le masser délicatement que notre goinfre suivait la vieille femme sur le chemin de retour à la « maison ». Une fois arrivée, Kate remonta directement dans la chambre et s'approcha du lit de Castle. Assise sur le sol elle posa une main sur le front de l'écrivain. Il était vraiment calme maintenant et dormait paisiblement. Il émettait même de nouveaux petits bruits. Ce n'était pas des ronflements mais plutôt des petits grognements que Kate trouva terriblement mignons. Évidement, ils étaient loin de rendre Castle virils mais ils déclenchaient malgré tout une forte envie de bisous chez notre lieutenant.
Toujours à observer Castle, Kate entendit des bruits dans l'escalier. Leur hôte arriva et déposa un plateau contenant de l'eau et des biscuits secs sur la table à coté du lit. Kate comprit au signe qu'elle faisait dans la direction de Rick, que ce devait être pour le moment où il allait se réveiller.
La jeune femme fut ravie de cette idée. Elle était impatiente qu'il ouvre les yeux. Pas tant pour qu'il parle que pour le voir éveillé près d'elle. Car elle savait qu'il voudrait parler. Il voulait toujours parler. Parler d'eux, d'elle, de la situation dans laquelle elle s'était mise... Il voudrait savoir. Savoir pourquoi elle était partie. Mais comment lui dire ? Comment lui dire qu'elle était partie pour trouver un endroit où il ne serait pas autour d'elle ou dans sa tête ? Ces choses là ne peuvent être expliquées. De toute façon Kate n'était même pas sure de vouloir qu'il sache.
Kate sortit de ses pensées et son attention fut de nouveau éveillée par la vieille femme. Celle ci tendit à Kate une pile de linges qu'elle identifia comme des vêtements propres et un morceau de savon noir ainsi qu'un large morceau de linge éponge de couleur beige. Un véritable kit de nettoyage !
Kate en souriait d'avance. Elle se leva et fit face à la femme pour récupérer la pile de linge et le morceau de savon. Le tout sentait délicieusement bon. Mais Kate se retrouva bien bête. Que devait elle faire de cela ? Rick était dans la chambre et elle se voyait bien mal se laver entièrement avec la petite bassine qui reposait dans la pièce adjacente. La vieille femme sourit, comprenant la situation et lui demanda de la suivre. Kate s'attendait à ce qu'elle l'amène a une salle de bain ou quelque chose de ressemblant. Mais au lieu de ça elle la fit sortir de la maison. Elles passèrent à l'arrière de celle ci et descendirent sur plusieurs mètres un petit escalier protégé du soleil et entouré de fleurs aux senteurs variées.
Après quelques minutes de descente, elles arrivèrent finalement au niveau de la rivière. Un petit canal avait été creusé afin d'alimenter un réservoir d'eau qui équivalait à une piscine de taille moyenne. L'eau y était claire et calme. L'endroit devait servir à l'occasion de lavoir. Il donnait sur l'extrême Est du village et n'était visible d'aucune maison de celui ci à l'exception de la maison de le femme qui les avaient recueillit. Kate leva les yeux et reconnu les volets sculpté de la chambre mais la fenêtre était plus étroite, ce devait être celle de la petite salle adjacente. Kate, toujours ses vêtements propres dans les bras regarda la femme qui lui sourit en lui montrant l'étendue d'eau. La femme récupéra une vieille lampe qui reposait sur un rocher près de l'eau et l'alluma offrant une lumière supplémentaire en complément du soleil qui peinait maintenant à percer jusqu'aux deux femmes.
Kate regardait avec attention la femme comme si elle dépendait désormais trop d'elle pour prendre la moindre décision. Celle ci s'en rendit compte et regarda notre lieutenant.
« laver » Lui dit elle.
Oui, laver en plein air. Super ! Se dit Kate.
Elle aimait les bains et aurait vendu tout ce qu'elle possédait pour en prendre un dans la minute mais pas dans une rivière perdue dans un canyon. Kate allait protester mais lorsqu'elle se retourna après avoir observé rapidement la zone, la femme qui l'accompagnait était déjà partie. La voilà donc maintenant seule, sale, des vêtements propres dans les bras devant un lavoir … Et là notre lieutenant se trouva avec la question que se pose toute personne devant une étendue d'eau claire : j'y vais ou j'y vais pas ?
Elle regarda autour d'elle, personne. Rrro et puis c'était un peu comme aller à la piscine non ?
Elle posa délicatement ses vêtements propres sur un rocher et s'assit sur celui d'à coté pour retirer ses chaussures : libération ! Ses pieds retrouvaient une liberté depuis trop longtemps absente. Suivirent les chaussettes et Kate put profiter de la sensation de ses pieds nus sur le sol. Loin de ressembler à Pocahontas la jeune femme se prit tout de même à apprécier le contact direct de la terre sous ses pieds. La première étape passée il fallait maintenant s'attaquer au pantalon. Par un réflexe de pudeur elle regarda autour d'elle en plissant les yeux, comme si une super vision avait pu s'activer et lui permettre de distinguer un éventuel voyeur. Satisfaite de ne voir personne elle retourna à sa tache. La ceinture qui semblait ne plus faire qu'un avec le pantalon eu beaucoup de mal à être retirée. Elle retira également le reste de son équipement. Son pantalon glissa bientôt le long des longues jambes de sa propriétaire. Celui ci était amidonné par toute la crasse accumulée. Il aurait sans aucun problème pu tenir seul debout. Elle le lança négligemment pour qu'il rejoigne ses chaussettes un peu plus loin derrière elle.
A moitié dénudée elle commença à avancer dans l'eau. Celle ci était à la bonne température. Peut être même un peu fraiche mais elle n'allait pas faire la fine bouche. L'eau de la retenue avait dû chauffer durant la journée mais avait commencé à refroidir au moment où le soleil s'était caché derrière les maisons. Kate fit quelques mètres en savourant la sensation de son corps engourdit s'effaçant dans l'eau claire. Toute son anatomie réagissait au contact du liquide providentiel. Ce bain, même froid, compterai désormais comme le plus extraordinaire de sa vie. Elle arriva bien vite à hauteur du haut de ses cuisses et là il fallait faire un choix. Le bain totalement nue fut une option immédiatement mise de côté mais elle dut bien admettre qu'elle devait au moins enlever le haut.
Elle retira d'abord délicatement son tee-shirt, évitant de trop tirer sur son bras droit pour ne pas rouvrir sa blessure puis il rejoignit la pile de vêtements sales au bord de l'eau. Elle passa ensuite une main dans son dos pour dégrafer son soutien-gorge. Par pudeur, son bras vint automatiquement recouvrir sa poitrine puis elle plongea sous l'eau toujours vêtue d'une dernière barrière protégeant son intimité. Elle resta le maximum de temps possible avec la tête sous l'eau pour profiter du silence qui y régnait. C'est protégée du monde extérieur qu'elle se sentit le mieux. Sous l'eau tout semble plus simple, comme un retour dans le liquide qui nous a préparé à naitre. Il fallut pourtant bien remonter. Mais déjà le liquide providentiel avait fait son œuvre et le visage abimé par quelques coupures et cicatrices de notre lieutenant retrouvait sa couleur claire et son soyeux.
Le soleil était maintenant très bas et peu de lumière venait l'éclairer si bien que la lampe tempête posée près de l'eau était des plus utile. Après avoir profité quelques minutes de l'eau sur elle et avoir barbotée elle retourna vers le bord pour récupérer le savon noir que la femme lui avait remis et entreprit ensuite de se savonner.
Pendant ce temps dans la chambre
Rick grogna avant de se passer une main sur le visage. Il devait être mort. Seule la mort devait donner un mal de tête comme celui là. C'était la seule solution. Oui, il était mort.
Il ouvrit difficilement les yeux pour voir à quoi pouvait bien ressembler l'enfer et fut assez surpris de constater qu'il ressemblait drôlement à une chambre. Mais les apparences sont trompeuses, méfiance !
Sa gorge était sèche, ses yeux bouffis rendaient toute précision oculaire difficile et quelqu'un s'était visiblement amusé à lui rouler dessus avec un camion.
Malgré la douleur et l'engourdissement ressentit dans tous ses membres il leva son buste et posa ses pieds nus sur le sol en bois de la chambre. Il passa ses mains dans ses cheveux les trouvant plaqués vers l'arrière de son crane. Il les ébouriffa en se grattant la tête. Une douleur au bras droit lui fit poser sa main gauche sur ce qui était un bandage. Il le caressa doucement en grimaçant à la douleur que ce simple contact procurait.
Puis tout lui revint en mémoire : la dispute, Kate, la chaleur, Kate, les explosions, Kate, le désert, Kate, le serpent, Kate … Il se demanda ou elle pouvait encore bien être. Mais il se rappela vite qu'il n'avait juste qu' à trouver un endroit avec des problèmes et il serait sûr de l'y trouver, arme au point, prête à défendre la planète. Qu'est ce qu'il pouvait l'aimer cette emmerdeuse !.
Maintenant conscient qu'il était bien vivant il lui fallait analyser la situation. Il y avait peu de lumière dans la salle mais Rick pu voir qu'il était dans une petite pièce assez agréable. Une deuxième pièce se trouvait derrière un paravent tout proche de lui. Il se leva et avança difficilement jusqu'au rideau en toile. La simple traversée de la chambre fut des plus épiques. Sa tête lui tournait.
Décidément ce pays est étrange pour que leur sols ne soient pas droit. Se dit Rick.
Après s'être débattu avec le rideau de toile il entra finalement dans la petite pièce où la lumière peinait à sortir d'une unique ouverture fermée de volets. Juste devant se trouvait une table en bois sur laquelle reposaient une bassine et un grand pichet d'eau claire ainsi que des linges blancs. Alleluia !
Rick s'en approcha. Il aurait donné sa fortune pour passer de l'eau sur son visage. Ensuite il remettrai ses vêtements et irai chercher Kate pour la ramener qu'elle le veuille ou non à la maison.
Il se positionna face à la petite table, écartant les jambes pour rester debout. Il saisit le pichet chancelant légèrement sous son poids et versa avec peine son contenu dans la bassine. Il plongea ensuite ses mains dans l'eau et s'aspergea le visage. Il renouvela l'opération, laissant ses mains frotter son visage rappant au passage sur une barbe naissante. Il chercha à récupérer un linge pour retirer les gouttes qui tombaient sur son torse. Lorsqu'il fut arrêté par une petite pointe de lumière à l'extérieur. Il se pencha d'avantage au dessus de la table pour mieux voir à travers le volet et aperçu entre les ouvertures géométriques une source de lumière qui provenait d'une lampe à quelques mètres sous la fenêtre. D'abord absorbé par la lampe qui reposait sur son rocher il ne fit pas attention aux alentours. Ses sens en éveil il entendit bientôt un bruit et son regard remonta à la recherche de celui. On y voyait comme un soir d'été.
Rick fronça les yeux d'avantage pour mieux voir malgré son mal de tête et son cœur rata un battement quand LA, devant lui, avait lieu la naissance d'Aphrodite. Rick se redemanda pendant une minute si il était mort. Si c'était le cas il avait par miracle atterri au paradis. Il se pencha encore d'avantage sur la table pour voir mieux la jolie créature lui tournant le dos à moitié émergée. Dieu que la vue était magnifique.
Perfection bonjour ! Se dit-il un sourire sur les lèvres.
Mais le sourire ravi qui émergea sur son visage disparut bien vite au moment ou « Aphrodite » se retourna légèrement dévoilant enfin son visage. A ce moment le cerveau de notre écrivain fit un plat. Si il avait été branché à une machine on aurait sans doute entendue un long « biiiiiiiiiiiiip » puis un « heure de la mort 22h06 » dit sur un ton des plus dramatique.
Ratant absolument tout du battement de cœur à la respiration en passant par son maintien la main de Rick ne maintint momentanément plus son corps et glissa sur le côté, entrainant au passage la bassine qui tomba de la table.
Le bruit vint jusqu'aux oreilles de Kate qui se retourna brusquement pour voir d'où pouvait provenir ce bruit. Intriguée et sur ses gardes elle se baissa afin de cacher au maximum son corps nu dans l'eau. Elle se retourna ensuite totalement et observa la maison et le petit escalier qui se trouvaient en face d'elle, espérant y voir arriver la vieille femme. Mais personne ne vint et le bruit ne fut suivi d'aucun autre. Peut être un chat avait-il fait tomber quelque chose ? Kate se rassura comme elle put et finit par se dire que la vieille femme ne l'aurait pas emmenée ici si elle ne pensait pas qu'elle y serait tranquille. Et puis qui pouvait bien vouloir l'observer ? La seule fenêtre visible d'où elle était était celle de sa chambre et Rick y dormait à poings fermés il y a encore quelques minutes. A moins que … Serait il levé ? Était il en train de l'observer ? Plus important encore, cela la dérangeait-elle ?
Elle savait qu'il la regardait avec envie et elle adorait ça alors qu'est ce que ça pouvait bien faire ? Si, c'était dérangeant parce qu'ils n'étaient plus comme avant. Il avait perdu le droit de la regarder comme ça et elle avait maintenant interdiction de trouver ça agréable.
Énervée par ces propres pensées Kate se dit que le bruit devait venir d'un chat. Non. Le bruit venait d'un chat. Il ne pouvait pas en être autrement. Alors la jeune femme reprit son activité et entreprit de se masser la nuque à l'aide du savon noir.
De retour dans la pièce d'eau
Un « merde ! » s'échappa de la bouche de Rick en voyant les dégâts et alors qu'il se penchait pour ramasser il se rendit soudain compte qu'on en avait rien à faire et retourna à son poste d'observation . Il devait vérifier que ce qu'il avait vu était bien réel.
Elle était bien là, son dos nu hors de l'eau, comme offerte aux yeux de l'écrivain. Puis soudain elle se leva d'avantage faisant apparaître sa chute de reins. Si Rick agonisait, elle venait à cette minute de l'achever net. Sans pitié aucune elle venait de lui administrer le coup de grâce et Rick n'aurait voulu mourir d'aucune autre manière. Assurément son bourreau était le plus attirant qu'on puisse trouver.
Castle referma sa bouche et grogna de protestation lorsque une partie de son cerveau le força à reprendre le contrôle de lui même. A cette minute il tirait deux constats de son réveil :
1- Kate allait bien, tout du moins rien à signaler jusqu'à la naissance de ses fesses.
2- Il fallait qu'il détourne le regard... Il fallait vraiment, vraiment qu'il détourne le regard. Il était un gentleman et elle ne serait certainement pas contente, mais alors pas contente du tout, de savoir qu'il la matait dans son bain.
Alors Rick, retire tes yeux ! … maintenant !
Mais il ne pouvait pas détourner son regard d'elle. Le peu de lumière de la lampe venait former des volutes de couleur sur son dos sculpté et, maintenant qu'elle y entamait des caresses avec ses mains pour se nettoyer, Rick soupira de bonheur. Il pouvait presque sentir les mains de la jeune femme parcourir son corps à lui ou, mieux encore, ses propres mains parcourir le corps de Kate. Son crâne lui faisait mal sous l'afflux d'autant de pensées, il sentait son sang bouillir et son bras encore douloureux s'accrochait au rebord de la table avec une telle force que ses phalanges en étaient désormais incolores.
Mais son regard ne quitta pas une seule seconde le corps nu en face de lui.
Y perlait de petites gouttes immédiatement stoppées par des mouvements sensuels de la jeune femme qui mettait en mouvement chaque muscle de ce dos qu'il ne rêvait à cette minute que de couvrir de baisers enflammés. L'envie l'envahit de descendre la rejoindre, de se placer juste derrière elle pour la toucher. Il voulait suivre le circuit des gouttes avec ses doigts pour ensuite remonter ses mains le long de sa colonne, les appuyant pour faire ressortir des frissons du corps de son lieutenant. Il voulait poser ses lèvres dans son cou humide pour gouter l'eau fraiche associée au doux parfum de sa peau. Il voulait sentir ses cheveux mouillés et laisser voyager son nez derrière son oreille en lui murmurant à quel point elle était belle et à quel point il la voulait.
C'est en sentant dans le bas de son corps une réaction des plus violentes que Rick décida de stopper là sa contemplation. Il ne devait pas oublier qu'elle n'était pas sienne. La descente fut aussi violente que la montée et le plaisir ressenti fit place à une douleur aiguë associée à un manque infini. Cette femme était une vraie montagne russe émotionnelle.
C'est en grognant qu'il se recula de son poste d'observation pour récupérer la bassine au sol et la reposer sur la table avant de faire demi tour et de retourner s'allonger sur le lit pour y calmer ses ardeurs. Il toucha à peine à l'eau et au biscuit qu'il trouva près de son lit. Son estomac n'était pas encore près à accepter de la nourriture et puis de toute façon il était de nouveau trop fatiguer pour faire autre chose que de rester allongé ne pouvant penser à autre chose qu'au corps de Katherine Beckett.
Au même instant dehors
Kate se sentait maintenant beaucoup mieux Ce qui était assez étonnant compte tenu de la situation globale dans laquelle elle se trouvait. Mais au moins elle était en vie, avait mangé comme un ogre et était désormais propre comme un sou neuf. Après avoir prit goût à son bain elle décida qu'il était temps de sortir. Elle se rapprocha du bord et prit le linge blanc pour s'en recouvrir. Elle se sécha et enfila les vêtements propres. Un pantalon beige et un haut blanc. Les deux n'étaient pas extraordinaires mais avaient le mérite de ne pas démanger à cause de la crasse et du sang séché. Elle récupéra ses vieux vêtements avant de reprendre l'escalier jusqu'à la maison.
Elle y entra et trouva le vieille femme à son ouvrage sur la grande table. Elle lui sourit et vint récupérer des bras du lieutenant les vêtements sales de celle ci. Elle lui fit ensuite signe de s'assoir pour qu'elle puisse regarder sa blessure. Elle souleva le tee-shirt de Kate sans lui ôter afin de protéger son intimité et lui changea son pansement.
Une fois la chose faite Kate put enfin monter pour se reposer. Elle ouvrit délicatement la porte de la chambre pour ne pas déranger Castle. La chambre était maintenant dans une obscurité presque totale et Kate dut s'aider de la lampe récupérée au rez-de-chaussée pour avancer vers le lit où reposait encore son partenaire. Elle posa la fine source de lumière à côté du lit et s'installa à côté de lui sur le lit pour contrôler l'état de santé de Rick. Celui ci était calme et avait les yeux fermés. Il était si paisible que Kate eu soudain bon espoir que le lendemain il se réveille. Elle avait envie de le voir éveillé même si c'était pour être en colère contre elle.
Après lui avoir passé délicatement une main sur le visage elle se leva et récupéra la carte qu'on lui avait remise lors du diner. Celle ci reposait sur la chaise à côté du plateau apporté par la vieille femme. Kate ne put empêcher son instinct de détective de se mettre en marche et réalisa qu'il manquait quelques biscuits et que le niveau de l'eau avait légèrement baissé... étrange.
Elle prit ensuite la direction de la banquette sous la grande fenêtre de la chambre et eu la surprise de marcher sur un sol légèrement humide. Il ne fallut pas beaucoup plus à notre détective qu'un léger coup d'œil vers la pièce adjacente, pour qu'elle remarque que le rideau de toile avait été bougé. Rick s'était réveillé et était sûrement le responsable du bruit de tout à l'heure. Mais alors pourquoi ne s'était-il pas manifesté ? Pourquoi la laisser encore dans l'inquiétude de son sommeil ?
Kate resta quelques secondes debout à réfléchir à la situation puis elle finit par aller s'installer sur la banquette . Elle installa la lampe près d'elle pour pouvoir voir correctement la carte qu'elle déplia devant elle. Assise en tailleur, la carte sur les genoux face à la fenêtre Kate était toujours déconcertée par l'attitude de Castle. Il ne voulait sûrement pas lui parler. Il lui avait avoué être ici pour elle et le voilà dans une situation des plus inconfortables. Il devait à coup sûr lui en vouloir et elle le comprenait. Il n'avait pas à être ici. Elle avait fait le choix de venir, lui avait juste voulu bien faire. Ne voulant plus se torturer avec les sentiments de Rick, Kate se mit à observer la carte pour étudier le parcours jusqu'à la base américaine. Elle se dit qu'ils auraient une longue route avant de pouvoir rejoindre le camp le plus proche et encore fallait-il que Rick soit complètement remis pour une telle marche. Elle pensa quelques minutes à partir dès le lendemain pour aller chercher de l'aide mais elle se refusa à le laisser seul ici. Il lui en voulait certes, mais elle elle devait veiller à se qu'il ne lui arrive rien.
Perdue dans ses réflexions elle ne vit pas que Rick avait ouvert les yeux et la contemplait. Elle réfléchissait et arborait ce même trait qu'elle avait eu leur premier jour de travail lors de la lecture des lettres de fans de Rick. Ce même jour il lui avait dit trouver ça mignon et c'était encore le cas aujourd'hui. Mais elle semblait aussi terriblement fatiguée, inquiète et blessée aussi. Alors pendant une micro seconde il eu envie de se lever et de la prendre dans ses bras pour lui dire qu'il était là et que tout irai bien. Mais il ne le fit pas parce qu'il ne pouvait pas. Ils s'étaient fâchés et blessés mutuellement et les choses qui avaient été dites dans la journée, toutes aussi vraies qu'elles puissent être, nécessitaient réflexion et mesure. Alors il ne dit rien et ferma les yeux pour se reposer, rassuré par la présence de Kate à ses côtés.
Comme sentant sa fatigue, la jeune femme se leva pour déposer la carte sur la chaise près de la porte et s'avança vers Rick . Celui ci s'attendait à ce qu'elle le touche comme elle l'avait fait en rentrant dans la chambre mais cette fois elle s'abstint. Elle prit seulement quelques secondes qui parurent durer une heure avant d'éteindre la lampe et de s'allonger sur la banquette sous la fenêtre. Rick soupira discrètement. Il aurait aimé qu'elle s'allonge près de lui mais se rappela qu'il était pour elle encore convalescent et qu'elle ne voulait sûrement pas le déranger. C'est donc éloignés de quelques mètres qu'ils s'endormirent chacun préoccupés par des choses différentes mais toutes concernant la personne qui partageait leur chambre.
**** Je me devais de citer une fois stargate dans une fic. La chose est faite !
