Je poste un peu plus tôt (me semble-t-il...) que d'habitude ! A vrai dire je travaille sur un projet que je mettrai en ligne après en avoir fini avec Je t'aime à mourir, mais qui n'est pas dans le domaine de Glee par contre, donc c'est pour ça que je suis un peu en retard avec celle-ci. Désolée ! Et bonne lecture tout de même (vous allez aimez ce chapitre, si vous aimez les vengeances douces).

Juju.15 : Je t'avais prévenue que tu adorerais ! En même temps, c'est ce que tu attendais depuis le début... Ce chapitre sera tout aussi bien, j'espère ! Alors je suis allée en Italie, mais il a beaucoup plu donc on est pas mal resté à l'intérieur... Et toi ? Tu es partie quelque part ? Très bien si tu acceptes d'attendre pour Sebastian ! Mais ne t'en fais pas, ça ne saurait tarder. A bientôt !


Je t'aime à mourir

Chapitre 10 : Quinn.

JEFFREY

Bip. Bip. Bip.

Ce petit bruit aigu me réveilla. Lorsque j'ouvris les paupières, je souris en sentant le corps chaud de Nicholas contre le mien. J'oubliai aussitôt le petit bruit dérangeant et me concentrai sur le garçon.

Jamais je n'avais su accepter mes sentiments envers le brun, mais il s'était avéré qu'il ressentait la même chose pour moi. Depuis le début des Jeux, je n'avais pas été aussi heureux. Même si ma jambe me faisait beaucoup souffrir, et que je sentais la vie quitter mon corps à petits feux, j'étais content, parce que j'avais mon petit ami à mes côtés.

Je levai la tête vers Nick. Il dormait tranquillement, on aurait dit un ange. Il avait les yeux fermés, et sa poitrine se soulevait lentement lorsqu'il respirait. Je replaçai une de ses mèches brunes et l'embrassai sur la joue. Ça eut pour effet de le réveiller et il ouvrit difficilement les yeux. Quand il me vit, il esquissa un sourire et se pencha vers moi pour m'embrasser. Je me laissai faire et une bouffée de chaleur emplit ma poitrine. Ça me faisait toujours cet effet quand Nicholas m'embrassait.

Soudain, il fronça les sourcils et leva la tête. Il fureta dans la grotte, perplexe.

– Jeffy ? C'est quoi, ce bruit ?

Bip. Bip. Bip.

Ah oui, le bruit. Je l'avais oublié. Nick se leva avec précaution, me poussant sur le côté. Il allait se précipiter hors de la caverne lorsque je le retins :

– Nick, attends. Et si c'était un piège ?

– Ne sois pas si rabat-joie.

– J'ai juste peur pour toi. Je ne voudrais pas te perdre… Embrasse-moi.

Le brun me sourit et revint sur ses pas. Il m'embrassa avec tendresse et demanda :

– C'est bon, je peux y aller ?

– Oui, mais sois prudent. On ne sait jamais ce qu'il y a, une fois dehors.

Il leva les yeux au ciel et sortit pendant deux bonnes minutes. Je voulais qu'il m'embrasse à chaque fois qu'il sortait de la grotte, c'était devenu un automatisme. Même s'il n'allait pas très loin, je voulais qu'il me donne un baiser. Je me préparais toujours au pire dans ces Jeux, alors je voulais à tout prix que mon petit ami m'embrasse, même si c'était la dernière chose qu'il doive faire.

Enfin, après ce qui me sembla une éternité, Nicholas revint en sautant par le trou qui servait d'entrée :

– Oh mon Dieu ! Jeff ! s'exclama-t-il.

Il accourut vers moi avec une espèce de boite en fer dans la main. Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Un parachute.

– Oh, Nick, murmurai-je.

Nous nous fixâmes et il sauta dans mes bras. Il prit mon visage entre ses mains et m'embrassa passionnément.

– Des médicaments, chuchota Nick en fermant les yeux, comme s'il priait.

Il ouvrit le paquet. D'abord, un petit papier bleu tomba. Il y avait écrit « FELICITATIONS – W & A »

– W et A ? demanda Nick. Qui sont W et A ?

– Will et… Adam ? supposai-je, le cœur réchauffé en pensant au stylise blond. Will est mon mentor. Adam est mon-

– Styliste, je sais. Il passe le plus clair de son temps avec Kurt, mon propre styliste. Mais « A » veut peut-être dire April.

- April ?

- April Rhodes, l'hôtesse du District Trois. Elle a tiré mon nom au sort lors de la Moisson.

- Peut-être…

Je souris et le brun ouvrit la boite en fer. Nous soupirâmes de bonheur. Un liquide transparent et visqueux gisait à l'intérieur. Une crème capable de tout guérir. Nick m'embrassa sur le front et me dit, tout excité :

– Enlève ton pantalon.

– Qu- Quoi ?

– Je vais te soigner.

J'acquiesçai et obéis. Je grimaçai tandis que j'essayais de retirer mon pantalon tout en ne touchant pas ma blessure. Je me mordais la lèvre pour ne pas sentir la douleur fulgurante qui traversait mon corps. Une larme coula sur ma joue. La main de Nicholas se posa sur mes cheveux et il m'encouragea muettement.

Enfin, je jetai mon vêtement au loin, débarrassé. Nick prit une belle quantité d'onguent sur ses doigts et l'étala sur ma blessure. Je me crispai et enfonçai mes ongles dans ma peau pour ne plus penser à la douleur.

– Ssh, bébé, ça va aller…

Je me surpris à rougir au surnom qu'il venait de me donner. Pendant encore un long moment, il continua de mettre de la pommade sur ma blessure. Au fur et à mesure, je finis par m'habituer et par ne plus rien sentir. Alors qu'il restait un fond de crème transparente, Nicholas reboucha le pot et le glissa dans mon sac à dos.

– Pour plus tard, chuchota-t-il en déposant un petit baiser sur mon front un peu moins brûlant.

Je levai les yeux vers l'entrée de la grotte. Il avait l'air de faire beau, et la pluie s'était arrêtée. Nicholas caressa mon bras et dit :

– Dès que tu iras mieux, nous sortirons chasser.

Je souris. Chasser. Enfin quelque chose que j'aimais. J'avais déjà hâte que ma jambe guérisse pour pouvoir prendre mon arc et mes flèches.

– Allonge-toi, Jeff, me dit le brun.

J'obéis et entourait la taille du plus petit avec mes bras, posant ma tête sur le ventre musclé du garçon. Mes yeux se fermèrent lentement et je m'endormis.


Je ne me réveillai que vers seize heures. J'avais dormi toute la matinée. Je me levai sur les coudes. Nicholas était près de moi, souriant. Je baissai les yeux sur mes jambes. J'étais toujours en caleçon, et lorsque je vis l'état de ma blessure, je hoquetai. Il n'y avait plus rien, hormis une vilaine cicatrice rose. Je n'avais plus mal, je sentais pleinement mes muscles. Je me tournai vers mon ami et souris. Il effleura ma jambe et dit :

– Essaie de marcher.

Il m'aida à me lever en me prenant par la taille. Il me tint par la main et je fis quelques pas chancelants. Au bout de quelques secondes, je réussis à tenir debout sans son aide et à marcher tout seul. Je ris et me jetai dans les bras de Nick.

Sans l'aide de Quinn, j'avais attiré les sponsors. Avec une histoire d'amour, et une vraie. Avec quelqu'un dont j'étais éperdument amoureux : Nicholas. J'embrassai le brun et dis avec enthousiasme :

– On peut aller chasser, maintenant ?

– Peut-être que tu devrais mettre ton pantalon d'abord, répondit-il avec un sourire.

Je rougis un peu et pris mon pantalon troué au niveau de la cuisse droite. Je l'enfilai rapidement et nous rassemblâmes nos affaires avant de partir, main dans la main.

– Et si jamais quelqu'un nous voie comme ça ? murmurai-je. Je veux dire, tous les deux, ensemble, comme un couple ?

– Le premier qui nous verra mourra, mon cœur.

– Pourquoi ?

– Je le tuerai, parce que je ne veux pas qu'on te fasse du mal.

Je rougis et posai ma tête sur l'épaule du brun. Alors que nous allions arriver près du lac, je fis arrêter mon petit ami.

– Stop, soufflai-je. Tu as entendu ?

– Entendu quoi ?

Je mis un doigt sur sa bouche et fermai les yeux, ouvrant grand mes oreilles. Un bruissement de feuilles m'alerta. J'ouvris les yeux, sortant mon arc et une flèche. Nick n'osa plus bouger et me fixa curieusement. Je vis soudain un lapin aussi gros qu'un jeune chat. J'ouvris des yeux avides, bavant légèrement de faim.

Plus rapide que l'éclair, j'envoyai la flèche qui atterrit dans la gorge du rongeur en fuite. Victorieux, je courus jusqu'à ma proie et la fourrai dans mon sac à dos, retirant ma flèche et la rangeant dans mon carquois.

– Tu es tellement doué.

– Merci, dis-je en rougissant et en baissant les yeux.

Nick alla remplir les gourdes pendant que j'attrapais deux écureuils et un autre lapin. Vers six heures, nous nous retrouvâmes à la rivière, pour nous baigner tranquillement. Nous nous lavâmes avant de nous amuser dans l'eau.

Nicholas me prit par la taille et me coula. Je remontai à la surface et tentai de le pousser à l'eau. Il rit et se laissa faire. Je le repêchai, craignant qu'il se noie, et le pris dans mes bras pour l'embrasser avec possessivité.

– On rentre ? proposai-je. Pour savourer ce lapin en fêtant le plaisir d'être en couple.

– Allons-y ! dit joyeusement Nick.

D'un coup, je me demandai comment on pouvait être joyeux dans les Jeux. Comment faisaient les autres, seuls, tristes, se contentant de la simple compagnie de la peur et du froid ? Moi, j'avais Nick, son amour, sa présence et sa joie, mais eux… Nous n'étions plus que huit encore en vie. Et j'espérais que jamais je n'aurai à tuer mon petit ami.

Alors que nous nous approchions peu à peu de notre repaire, quelque chose me fit m'arrêter. Nicholas se retourna et fronça les sourcils.

– Quoi ?

Comme je n'avais pas sa main dans la mienne, j'encochai une flèche, sur le qui-vive.

– J'ai entendu un bruit.

Il s'approcha de moi. Il colla son dos contre le mien et sortit deux de ses nombreux couteaux. Je tournai la tête dans tous les sens et finalement, je découvris les cheveux blonds et longs du tribut qui tentait de se cacher derrière un arbre.

– Quinn ? fis-je en la reconnaissant.

Elle sortit de derrière l'arbre et nous regarda. La blonde paraissait affaiblie. On aurait dit que ses cheveux étaient de la paille. Ses joues étaient creuses et ses habits déchirés par endroit. Sur son bras gauche, elle avait une grosse plaie béante et ensanglantée. Par rapport à moi, elle avait l'air de s'en sortir assez mal. Mais elle, elle n'avait pas Nick pour s'occuper d'elle.

Mon petit ami se retourna et vint se planter à mes côtés, l'air menaçant. Quinn hoqueta en poussant un petit cri et se cacha de nouveau derrière l'arbre.

– N'aie pas peur, dis-je plutôt sèchement. C'est seulement Nicholas.

Elle pencha la tête pour que nous la voyions et fronça les sourcils.

– Quoi ? Tu t'es allié avec quelqu'un ? fit-elle d'une voix énervée, ou peut-être simplement enrouée.

Je lançai un petit regard au brun et hochai la tête.

– Et après tu refuses de t'allier avec moi.

– Désolé, dis-je, même si je ne l'étais pas du tout.

Elle cligna des yeux puis s'approcha de moi. Je me demandai ce qu'elle allait faire. Mais elle n'avait pas d'arme. Elle émit un petit cri étouffé mais je remarquai que ça sonnait plus comme un sanglot refoulé. Elle baissa les yeux et grimaça. « Mais qu'est-ce qu'elle fait ? » songeai-je.

Nicholas semblait avoir compris, lui. Il se rapprocha de moi, protecteur. Quinn ne tint pas compte de lui et se jeta dans mes bras. J'eus un mouvement de recul, mais elle se tint à mon cou.

– Oh, Jeffrey ! souffla-t-elle d'un air désespéré. Tu m'as tellement manqué, si tu savais ! J'ai eu peur, sans toi ! Je t'ai cherché mais je ne t'ai pas trouvé… Jeffrey, où étais-tu ? Pourquoi ne m'as-tu pas cherchée ?

Elle pleurait vraiment. J'étais assez déstabilisé. Que fallait-il que j'en pense ? Etait-elle sincère ?

– Jeffrey, m'aimes-tu encore ? Je n'ai pas arrêté de penser à toi, ces derniers jours. Je suis tellement contente de te retrouver ! S'il te plait, dis-moi que tu m'aimes toujours, je t'en supplie. Je suis désolée pour ce que je t'ai fait…

« Quoi ? Mais de quoi parle-t-elle ? » Nick n'était pas aussi bête que moi, par contre. Il posa une main sur ma taille. Quinn ne s'en rendit pas compte et continua à pleurer.

– Tu me pardonnes ? Tu veux bien redevenir mien ? Ce que j'ai dit, ce que j'ai fait, je le regrette, tu sais. Allions-nous, Jeffrey. Redevenons le couple que nous étions.

Soudain, elle se hissa sur la pointe de ses pieds et me murmura très rapidement à l'oreille :

– Mon bras a besoin de soins, Jeffrey. S'il te plait, aide-moi. Fais comme si nous avions été un couple. Juste un baiser suffira. Rien qu'une petite histoire d'amour passagère.

Je la regardai, horrifié. Sur ses lèvres, un « je t'en prie » se forma discrètement. Je lançai un regard en coin à Nick. Il avait les yeux plissés et ne semblait pas apprécier ce qui se déroulait. Il prit les choses en main et écarta violemment Quinn de moi. Enervée, elle siffla :

– Ne me touche pas !

– Alors ne le touche pas.

– Il n'est pas à toi. Il est à moi.

Nicholas rangea un de ses couteaux et prit la jeune fille par le col de son t-shirt. Le brun la plaqua contre l'arbre derrière lequel elle s'était cachée et marmonna entre ses dents :

– Je vois clair dans ton petit jeu. Mais on ne me la fait pas à moi. Jeffrey n'a jamais été tien et il ne le sera jamais, compris ? Tu ne le touches pas, tu ne le regardes pas, tu n'y penses pas. Tu ne le veux que pour ta survie. Tu ne l'aimes pas, tu l'utilises. Peut-être que tu crois l'avoir avec des larmes, mais moi je suis un peu plus futé. Je sais à quoi m'en tenir avec toi. Egoïstes, manipulatrices, sans cœur, pourries jusqu'à la moelle. Je hais les filles comme ça. Je te hais. Tu as de la chance d'être du même district que Jeffrey. Si la décision de te tuer ne tenait qu'à moi, tu serais déjà morte depuis longtemps.

J'étais totalement terrorisé par toutes les horreurs que disait Nick, et par l'air menaçant qu'il avait adopté. Mais j'étais admiratif, aussi. Il faisait peur à Quinn. Il était puissant. Il était mon homme. J'en étais fier.

– Tu n'as aucun droit sur moi, le Hobbit.

– Je suis peut-être plus petit que toi mais moi au moins je ne suis pas prêt à inventer une histoire d'amour avec un homme que je ne connais même pas pour avoir des sponsors. Si je vis une histoire d'amour avec quelqu'un, c'est que je suis réellement amoureux.

Il ne me regarda pas mais je savais que ces paroles m'étaient destinées. Il voulait que je sache qu'il m'aimait.

– Tu viens de gâcher ma chance d'avoir de bons sponsors ! murmura la blonde entre ses dents, hors d'elle.

Nick posa le couteau sur la gorge de ma partenaire de district.

– Tu n'es qu'une garce, Quinn.

Soudain, elle rit, une lueur diabolique dans ses yeux.

– Je sais.

Le brun tourna la tête vers moi et me demanda innocemment :

– Je peux la tuer ?

– N-Non, balbutiai-je.

– Pourquoi ?

– Je ne sais pas, elle est de mon district…

– Je croyais que tu la détestais ?

Quinn eut un hoquet de surprise.

– En disant ça, tu as non seulement gâché toutes mes chances d'avoir des sponsors, mais toutes les tiennes aussi. Bravo, Jeffrey. Bravo.

– Je n'ai pas besoin de toi pour avoir des sponsors, crachai-je, furieux.

– Ah oui ? Tu as déjà eu des parachutes ? ricana-t-elle.

– Oui, ce matin.

Elle perdit son sourire et fit, étonnée :

– Grâce à qui ?

Nicholas rit et dit :

– A moi.

– Toi ? répéta-t-elle. A quoi tu pourrais lui être utile, à part tuer et terroriser les jeunes filles innocentes ?

Nick, piqué par ses propos, la lâcha violemment, rangea son couteau et revint vers moi. Il prit ma main dans la sienne, emmêlant nos doigts, et sourit à la blonde. C'était sa dernière chance de s'enfuir, pourtant elle resta. Quinn, fronçant les sourcils, tenta de comprendre.

– Attendez, je ne suis pas sûre de saisir, là…

– Ce n'est pourtant pas compliqué, objectai-je avec un sourire.

Nous nous tournâmes l'un vers l'autre et je me penchai pour embrasser le plus petit, sous le regard écœuré de Quinn. Elle grimaça.

– Vous êtes gays ?

– Ça te pose un problème ? rétorqua Nick.

– Mais c'est… dégoûtant !

Nicholas fit un pas en avant et dit :

– T'avise plus de nous traiter ou je te défigure à coup de couteau.

– Nick, calme-toi…

– Non, Jeff ! Cette garce a voulu se servir de toi ! s'énerva-t-il.

Je le pris par la taille et le regardai dans les yeux.

– Mon amour, s'il te plait…, chuchotai-je.

– Tu m'as lâchée pour lui, dit Quinn, indignée. Je trouve ça honteux. Qu'est-ce que dirait ta mère en te voyant ?

– Elle serait fière de moi, répondis-je sèchement.

– Elle serait fière d'avoir un fils gay ? Ça m'étonnerait. Personne ne serait fier de… ça.

Elle nous désigna du menton. Nick grogna.

– Je la hais, me dit-il.

– Je sais, moi aussi.

– Vous êtes tellement répugnants. Vous pensez avoir les mêmes droits que nous ? Si quelqu'un savait ce que vous faites, il vous tuerait.

– La preuve que non, on nous a envoyé un parachute.

Elle détourna le regard, écœurée.

– Vous êtes des erreurs de la nature.

Nick serra si fort ma main que j'en eus mal. Je sentais sa tension, sa haine envers elle.

– Surtout toi, dit-elle en souriant à Nicholas. Tu ne méritais même pas de naître.

Cette phrase me mit hors de moi. Si je tolérais qu'elle dise du mal de moi, je ne pouvais pas supporter le fait qu'elle insulte mon petit ami.

Je me mordis la lèvre et vis Nick serrer les poings. Il s'avança d'un pas. Enervé comme jamais, je bandai mon arc et encochai une flèche. Je visai le cœur de la blonde. Mes traits étaient tirés par la colère et la rage. Je voulais que Quinn se taise à jamais, qu'elle arrête de se moquer ou d'insulter mon copain.

Le brun sourit et fit un bond pour se mettre derrière Quinn. Il mit un bras autour de son cou et la positionna bien en face de moi, pour que je n'aie plus qu'à tirer pour lui ôter la vie.

– Tue-la, Jeffy. Vas-y. Tue-la, susurra-t-il.

Ses encouragements étaient plutôt convaincants mais quelque chose en moi me disait de ne pas l'écouter.

– Qu'est-ce que tu attends ? Allez !

– Jeffrey, je t'en prie, sanglota la blonde. Ne l'écoute pas… Il me déteste. Mais toi, non. Je t'ai vraiment aimé, tu sais. Je ne plaisantais pas. J'étais super sérieuse. Je voulais vraiment qu'on soit ensemble dans les Hunger Games, qu'on soit alliés. Je t'en supplie, n'écoute pas cet idiot. Il n'en vaut pas la peine. C'est lui que tu devrais tuer. De toute façon, dès que ce sera la fin, il te dira que tu n'étais rien à ses yeux, et qu'il n'était même pas amoureux de toi, puis il te tuera. Crois-moi, Jeffrey, il-

La flèche partit et vint se planter dans le cœur de la blonde. Je ne supportais pas ce qu'elle disait de Nick, mon Nick. Le brun la lâcha avant de la dépouiller de son sac. Il me rejoignit et me prit dans ses bras. Sans même m'en rendre compte, je m'étais mis à pleurer. Il me serra fort contre lui et murmura :

– N'y pense plus, chéri. Tu as fait ce qu'il fallait. Je suis fier de toi.

– Nick, toutes ces choses qu'elle disait sur toi…

– C'est faux, entièrement faux, mon amour, je le jure. Je t'aime, jamais je ne te ferai du mal, compris ?

– Compris, soufflai-je dans son cou.

– Viens, retournons à la grotte, il va faire nuit.

Il m'embrassa longuement avant de prendre ma main et de me tirer vers notre repaire, tandis que le canon résonnait et que l'hovercraft emportait le corps de Quinn.

Arrivé dans la caverne, je mangeai sans trop d'appétit. Je ne cessai de me remémorer la scène avec Quinn. Je l'avais tuée. De mes propres mains. J'étais un meurtrier. Avec le garçon blond du Huit, ce n'était pas pareil, c'était de la légitime défense. Mais Quinn ne m'avait pas attaqué. Enfin si, elle l'avait fait, mais avec des mots. Elle m'avait blessé en parlant de Nicholas et moi comme elle l'avait fait.

Je soupirai en posant ma tête sous celle de Nick, me collant contre lui. Nous nous endormîmes roulés en boule dans mon sac de couchage.


Alors, elle est pas succulente cette vengeance sur Quinn ? Je l'ai représentée très mauvaise dans cette fanfiction, parce que c'est tout ce qu'il fallait à Jeffrey pour se tourner vers quelqu'un d'autre sur le plan amoureux. Bref, les raisons sont nombreuses et, au moins, Quinn est morte, youpi. Laissez-moi une review !