Edward PDV
Je ne bouge pas. Je brule littéralement mais en silence.
Je ne crois pas avoir déjà ressenti un tel désir pour une fille, je me demande si mon attirance est décuplée par la situation…
Je suis passé de victime à Zorro en quelques minutes et…Ca me plait.
Définitivement.
Je ne vais pas passer à l'acte, je vais lui parler.
Lui dire ce que je ressens pour elle. Même si je ne sais pas réellement ce que je ressens pour elle…
Mais je sais combien je la désire, à quel point je veux la connaitre aussi. C'est déjà un bon début, il me semble.
Après tout, je suis dans son lit, elle aussi doit bien ressentir quelque chose pour moi, non?
Je prends ma respiration, cherche mes mots.
« Pourquoi tu fais tout ça pour moi? »
Elle m'a coupé l'herbe sous le pied. Cette fille est…Déstabilisante.
Et pas qu' un peu…
Je ne réponds pas, mon cœur bat à toute allure. Comment lui dire, comment expliquer ce que je ne comprends pas moi-même?
Sa voix monte alors à nouveau, stressée:
« C'est surréaliste comme situation. Depuis le début. On se retrouve enfermés dans cette pièce, et depuis tout s'enchaine. Et là tu es dans mon lit, après m'avoir aidée alors que j'ai cambriolé ta maison…Je ne comprends pas, vraiment…On va où là? »
« Euh… C'est vrai que c'est bizarre comme situation, on s'est rencontré d'une manière plutôt originale mais…On s'est rencontré, c'est le principal, non? Tu…Tu me plais Bella. Vraiment. C'est difficile à décrire, tu m'attires , c'est comme si je t'avais reconnue. Comme si je savais inconsciemment que tu es faite pour moi… »
Elle garde le silence et j'enchaine, sans réfléchir:
« En fait, tu ressembles à ma mère, je crois et ça me rassure, ça me plait aussi… »
« Je ressemble à ta mère et ça te plait? »
La panique dans sa voix est perceptible. Quel sombre idiot je suis de lui avoir dit ça!
« Non, non, ce n'est pas ce que je voulais dire! En fait, en toi je retrouve certains traits de caractère de ma mère, que j'aime, que j'apprécie, que je respecte chez elle. Tu es courageuse, franche, protectrice. J'aime ça. Bon, bien sur il n'y a pas que ça hein… »
« Edward? Tu me fais flipper là. Tu parlais comme ça de ta mère à ton ex? Non parce que je comprends bien des choses si oui, hein… »
Le ton de sa voix est clairement moqueur et je me retourne d'un bloc, collant mon ventre contre sa cuisse. Elle sursaute.
« Ca tu vois jeune fille ça s'appelle une érection et je te rassure tout de suite: jamais je n'en ai ressenti pour ma mère. Par contre pour toi, comme tu peux le sentir, c'est impossible à calmer, et ça en devient même douloureux… »
« Tu n'avais pas promis de ne pas me toucher, toi? »
« Si. Et je vais tenir parole. Sauf si tu viens me chercher… »
Sur ces difficiles paroles je me tourne à nouveau, loin d'elle.
Et j'attends.
J'attends.
J'attends encore.
Le silence est de plomb, bien que ni elle ni moi ne dormions.
Sa respiration est haletante, autant que la mienne.
Si elle reste sur ses positions la nuit va être longue. Et inconfortable…
Je surveille sa respiration, et si elle s'endort j'irai dans la salle de bain, histoire de faire retomber la pression…
Mais je la sens bouger et sa jambe frôle la mienne.
Je ne bouge pas.
Elle se déplace tout doucement et finalement elle se retrouve collée à moi.
Nous sommes tous les deux couchés sur le dos , nos cuisses , nos hanches et nos bras brulants les uns contre les autres.
Nous restons encore un moment sans bouger et à l'instant où je m'apprête à lui proposer de continuer elle se tourne d'un coup et m'escalade.
Elle est à califourchon sur moi, ses mains sur mes épaules et ses cheveux balayant mon torse.
Je passe aussitôt mes mains dans son dos, sur sa nuque et l'attire à moi.
Nos lèvres se trouvent et nous ouvrons tous les deux la bouche avec avidité, pour un baiser animal.
J'ai faim d'elle, terriblement. Sa bouche a un gout fruité, que j'adore tout de suite et qui me rend dingue. Mais elle quitte rapidement ma bouche pour laisser ses lèvres glisser sur ma mâchoire puis dans mon cou, et elle arrive à mon torse, et donc à mon tee shirt. Elle se relève alors légèrement et soulève mon vêtement, et je l'aide à me le retirer. Mon cœur bat à toute allure, et je suis sure qu'elle s'en rend compte quand sa bouche se promène sur mon torse.
A tâtons je trouve son dos et soulève moi aussi son tee shirt, qui passe par-dessus sa tête. Je l'attire alors vers moi, la serrant pour que nos poitrines nues se frôlent, se touchent.
Mon pénis réagit de manière particulièrement vivace et joyeuse à ce contact. Le pauvre est en manque, depuis le divorce je n'ai pas connu d'autre fille et depuis ma pneumonie je n'ai…Même pas tout seul…
Mais je suis un gentil garçon, parfaitement civilisé, et je vais savoir me retenir.
Bon, en fait non.
Je nous retourne d'un coup, sans l'avoir décidé et surtout sans pouvoir me contrôler…
Nous nous embrassons toujours, tandis que mes mains caressent son corps, ses seins, justes parfaits entre mes doigts, son ventre, ses hanches…Et je rencontre un petit short de coton, très agaçant. Je le fais glisser vers le bas et mon cœur et mon pénis bondissent à l'unisson quand elle soulève les hanches pour faciliter son déshabillage.
Je quitte ses lèvres pour accélérer les choses.
« Tu es magnifique Bella, j'ai tellement envie de toi… »
Elle se contente d'un gémissement pour toute réponse, sans doute parce que je viens de gober son mamelon gauche…Ses mains se perdent dans mes cheveux et je descends plus bas encore, ma bouche allant épouser étroitement sa féminité…
Elle se cambre et gémit fortement sous la caresse, tant que je ne peux plus me retenir…
Je la titille encore un peu de ma langue puis me laisse à nouveau glisser sur elle, et vais murmurer à son oreille:
« Tu as des préservatifs? »
Elle approuve et tend le bras vers la table de nuit. J'en profite pour me débarrasser de mon boxer.
Elle allume la petite lampe de chevet et c'est d'une main tremblante que j'enfile la protection de latex.
Elle m'accueille à nouveau entre ses jambes et nos lèvres je joignent à nouveau.
Je passe ma main entre ses cuisses pour aller, la caresser, pour être sur qu'elle soit prête à me recevoir. Elle l'est si j'en juge par son humidité…
Elle joint ses doigts aux miens et ensemble nous guidons mon sexe dans le sien.
Après c'est juste incroyable. Comme une osmose, aussi bien physique qu'émotionnelle.
Je quitte par moment ses lèvres pour la regarder dans les yeux. Elle soutient mon regard tandis que je vais et viens au plus profond de son ventre.
Le plaisir vient en peu de temps, fort, puissant, impérieux.
Je ne cherche même pas à le retenir, parce que sous moi Bella jouit elle aussi, ses joues rougies, sa bouche entrouverte sur un cri silencieux.
Je me déverse en elle, bien que techniquement ce soit dans la protection…
Nous roulons sur le côté, haletants, en sueur et heureux.
Je crois ne m'être jamais endormi aussi vite de ma vie…
Bella PDV
Je suis réveillée par un rayon de soleil qui vient chauffer mon visage, à travers le store que je n'ai pas tiré totalement hier soir.
La mémoire me revient d'un coup, et une grosse boule se forme dans ma gorge.
Ma première pensée est pour mon père. Je referme les yeux. Je vais devoir lui parler aujourd'hui, et je n'ai pas hâte.
Puis je me fige.
Edward.
Je savais que ça devait arriver, sans doute depuis l'instant où je l'ai vu, dans cette pièce de sécurité: on a fait l'amour.
Et merveilleusement bien , en plus.
Je me retourne prudemment.
Le lit est vide.
C'est mieux comme ça.
Il a comprit que la situation était trop bizarre entre nous , qu'on avait besoin de coucher ensemble pour se sentir mieux et que notre « histoire » ne pouvait que s'arrêter là.
Il est parti sans me réveiller, et il a eu raison.
C'est vraiment, vraiment mieux comme ça.
Je me lève, parce que la boule dans ma gorge a grossi, sans que je ne sache pourquoi.
Je repasse mon vieux tee shirt et mon shorty et sort dans le couloir.
La porte de la chambre de Rose est fermée. Emmett a du partir avec son frère, mais comme je n'en suis pas sure je n'ose pas ouvrir. En revanche j'ouvre tout doucement la porte de la chambre d'Alice.
Mais seule Rose y est, endormie sur le côté, le nounours d'Alice entre les bas.
Je passe par la salle de bain pour un peu de toilette et je descends dans le salon de thé retrouver mon amie.
Nous n'ouvrons le salon de thé qu'à partir de 14 heures 30 en cette saison, et on y prend toujours nos petits déjeuners.
J'ouvre la porte et reste confondue.
Il est habillé mais encore plus décoiffé que d'habitude et il a un air naturel, content.
Il est assis à la table la plus proche du comptoir, celle où Alice, Rose et moi mangeons toujours quand le salon de thé est fermé.
Devant lui une grande tasse de café fume et il ne me voit pas, occupé à couper des petits morceaux de beignets.
Assise en face de lui il y a Shirashi, la chienne d'Alice et de Jasper, une petite yorkshire marron et beige, à qui Alice met des barrettes et des colliers en strass.
Edward lève le regard, vérifiant qu'Alice ne les voit pas. Mon amie est de l'autre côté du comptoir, en train de faire du thé. Edward fait alors un clin d'œil à Shirashi et lui lance un bout de beignet, qu'elle attrape avec agilité et qu'elle avale en grognant de plaisir.
Edward lui sourit et Shirashi tourne la tête vers moi et pousse un aboiement joyeux.
Grillée.
Alice se tourne et m'offre un pale sourire.
Edward se lève et marche vers moi , un immense sourire sur le visage.
En moins d'une seconde je suis dans ses bras et ses lèvres se posent sur mon front , ma joue, puis cherchent ma bouche.
Je lui rend son baiser avec fougue et il me soulève de terre, s'apprêtant visiblement à me faire tournoyer mais je dégage ma bouche de la sienne et lui murmure à l'oreille:
« Alice… »
« Tu as raison, désolé »
Il me repose mais me prend par la main pour m'entrainer à la table.
Mon cœur bat à toute allure.
Il est là.
Il est resté. Et il ne donne pas l'impression de vouloir s'en aller tout de suite…
Je me sens mieux. J'ai envie de sourire mais je me maitrise parce qu'Alice nous rejoint. Elle a les yeux très rouges même si elle essaye de faire bonne figure.
Elle m'embrasse et prend sa chienne dans bras. Shirashi se met à grogner de bonheur. J'espère que la petite chienne, que Jasper lui a offerte, l'aidera à calmer son chagrin, même si je ne suis pas bien sûre que l'histoire entre Jazz et elle soit vraiment terminée.
Edward me tient toujours par la main et ses yeux verts brillent incroyablement fort.
Alice a bien entendu vu nos mains et elle me demande de l'aider à sortir la plaque de doonuts. Comme si elle avait besoin d'aide...
Je la suis derrière le comptoir et elle me sourit:
« Tu es avec Edward alors? »
« Je ne sais pas vraiment, on a couché ensemble cette nuit mais je ne sais pas où on va »
Mon cœur se remet à battre à toute allure en prononçant ces mots. J'essaye de ne pas espérer mais c'est difficile. Alice souffle:
« Oh arrête voyons! Il te dévore du regard, il est fou de toi, c'est évident »
Oh là là là là là là!
Je le regarde à nouveau. Il fait le tour de la salle, regardant attentivement la déco, est surtout les photos aux murs.
Il est beau, et viril et fort et…
« Et toi, tu l'aimes? »
Alice me fixe, directe, comme à son habitude.
Je me sens rougir mais je la regarde droit dans les yeux:
« Autant que tu aimes Jasper »
Elle rougit à son tour et se tourne vers les pâtisseries, quand Shirashi devient fofolle et se précipite vers la porte en aboyant à gorge déployée tout en remuant la queue à toute allure. Elle se dresse sur ses pattes arrières et agite frénétiquement les pattes avant contre la porte, dans une vaine mais amusante tentative de l'ouvrir.
Edward s'avance et je le rejoins.
Evidemment , Jasper est de l'autre côté. Quand on parle du loup… J'hésite à lui ouvrir. Mais il me sourit , bien qu'ayant un air légèrement surpris en me regardant, et fait des signes à Shirashi. Je ne peux pas lutter contre la joie délirante de la chienne et ouvre la porte.
Alice n'a pas assez de force pour me tuer, hein?
Jasper entre et Shirashi l'escalade littéralement.
Il la caresse et l'embrasse, tandis qu'elle nous assourdit avec ses aboiements de joie bien stridents.
Alice ne bouge pas de derrière le comptoir mais Jazz, la chienne dans les bras va vers elle.
Edward se tourne vers moi et me fait un clin d'œil:
« Personnellement j'adore tes cuisses et tes fesses mais tu devrais peut-être passer un jean ,non? »
Argh. Jasper m'a vue en petite culotte. Voilà pourquoi il avait un drôle d'air en me regardant!
Je cours vers l'escalier et ma chambre. Mais ce n'est qu'en entrant dans celle-ci que je me rends compte qu'Edward m'a suivie. Il me prend dans ses bras et nous projette sur le lit en riant. Il commence à m'embrasser et, bon, c'est vrai que ce n'est pas une mauvaise idée de laisser un peu d'espace à Alice et Jasper...
Et moins d'espace entre Edward et moi…
Ndla: Joyeux anniversaire à Nic Cullen! Mille baisers ma douce, et tu auras une petite place dans le prochain chapitre de cette fic!
Quand à toi Shirashi, je t'avais promit de figurer aussi dans cette histoire, et te voici, toi la fan absolue de Jalice, devenue la « fifille » de Jasper et Alice^^ Contente?!
