Chapitre11 : A Dublith.
Tout trois étaient de nouveau dans le train en direction de Dublith. Il était près de 22h, les deux frères jouaient aux cartes tandis que la mécanicienne lisait un magazine. Winry bailla et referma son magazine.
- C'est quand qu'on arrive ? je commence en avoir marre du train ?
- Dans une heure répondit Al.
- Pff !!
- Tient, il me semblait que c'était moi le gamin qui me plaignait tout le temps !!! ricana Ed.
Ce qui lui valu un coups de clé anglaise sur la tête.
- Aie !! Mais ça fait mal !!
- Tu n'avais que te taire pour une fois.
- …
Ils arrivèrent vers minuit à Dublith.
- Eh bien, ce n'est pas trop tôt. Dit Winry en s'étirant.
- J'ai la dalle !! se plaignit Ed.
- On va où maintenant ? demanda Winry.
- Je ne sais pas. Répondit Al. On ne peut pas aller chez Sigu !!! Ca ne se fait pas d'aller chez les gens à cette heure-ci !!! N'est ce pas Ed ? dit Al avec un sourire.
(Rappelez-vous du chapitre 5).
Ed lança un regard noir à son frère.
- La ferme, Al !!
Winry les regarda sans comprendre.
- De quoi vous parlez ? demanda-t-elle.
- De rien, répondit Ed.
- Oh, pourquoi vous ne me dites jamais rien ? se plaignit-elle.
- Ce n'est pas tes affaires !!
- Ah moi je trouve que si !!dit Al. C'est quand même elle que tu voulais aller voir alors qu'il était plus de minuit !!
- AL, JE T'AI DIT DE LA FERMER. !!! hurla Ed.
- Hein, pourquoi voulais tu me voir à une heure pareille ?demanda Winry à son ami.
- Pour rien. Répondit l'alchimiste.
Ensuite il se tourna vers son frère.
- Et toi, si tu dis un seul mot de plus, je te jure que le corps que tu viens de retrouver, ne sera plus qu'un tes difforme en moins de 10 secondes.
- Quel caractère !!... Bon et si on essayait de trouver où on pourrait dormir ?
Au bout d'une heure, ils avaient trouvé une petite auberge en peu en dehors de la ville. Winry était à moitié endormie, c'est à peine si elle tenait sur ses jambes.
- Essaye de la garder réveillée encore un peu, dit Al. Je vais voir s'il reste encore des chambres.
Dix minutes plus tard, Al revient avec une clef.
- Il ne restait plus qu'une chambre, dit Al.
- Ce n'est pas grave, c'est mieux que rien, répondit son frère. Winry ?
La tête de la jeune femme était tombée sur l'épaule de Edward. Elle ne répondit pas.
Ed soupira.
- Bon d'accord, j'ai compris.
Et il la prit dans ses bras et se dirigèrent ainsi vers la chambre. Quand ils y entrèrent, Ed se dirigea vers le lit et y déposa doucement Winry. Il lui enleva ses chaussures et la mis sous les couvertures toute habillées. Il n'osait pas la déshabiller. (Pourtant, ce n'est pas l'envie qui lui manquait!).
- Bon moi, je prends le canapé, cria Al à son frère.
- Quoi, mais attend…
- Donc, maintenant tu es obligé de dormir avec Winry puisqu'il n'y a pas d'autre fauteuil !! ricana Alphonse.
- Al, tu n'es qu'un…
- Oui, je sais.
Edward soupira (encore !!!).
« Mais c'est pas possible d'avoir un frère pareille !!! ».
Il tira ses chaussures, et enleva son t-shirt. Il avait l'habitude de dormir torse nu. (Pour notre plus grand plaisir !!).
Et se coucha le plus près du bord, donc le plus loin de Winry. Si il n'avait écouté que son corps, il se serait collé à elle pour la prendre dans ses bras. Mais son esprit lui disait qu'il ne fallait mieux pas.
Quand elle se réveilla, elle sentit quelqu'un tout près d'elle. Un cœur battait contre sa peau. Elle ouvrit doucement les yeux. Elle était dans les bras d'Edward, sa tête appuyer contre son torse musclé. Elle se demanda comment elle avait pu arriver là. Elle se rappela, avoir entendu Alphonse dire qu'il n'y avait plus qu'une seule chambre ensuite elle avait senti que quelqu'un la portait. Elle resta encore une dizaine de minutes dans ses bras. (Autant en profité !!!!).
Ensuite, se rappelant que Alphonse devait sûrement se trouver dans la pièce, elle essaya de se dégager. Impossible !!! Il la tenait trop fort.
« Il faudrait peut-être que je le réveille ? ».
- Edward ? murmura-t-elle à son oreille.
- mm…
Il se retourna sans la lâché, par conséquent, elle se retrouva sous lui.
- Edward ?
Il cligna des yeux.
- Bonjours, dit-il en découvrant le visage de la jeune femme. Tu as bien dormi ?
- Euh… oui, très bien. Mais, tu voudrais bien te pousser, s'il te plait, pour que je me lève.
Edward s'aperçut enfin dans quelle position ils se trouvaient.
- Désolé, dit-il en se redressant
- Ce n'est pas grave.
Ils se levèrent tous les deux les joues en feux.
- Euh… je vais prendre une douche, dit Winry.
- Euh… oui, moi je vais réveiller Al.
Elle prit quelques affaires dans sa valise et dirigea vers la salle de bain. Durant ce temps, Edward prit une bouteille d'eau qui se trouvait dans un des sacs et la vida sur la tête de son frère en criant :
- DEBOUT !!!
Alphonse se réveilla en sursaut (et complètement trempé !!).
- Mais ça ne va pas, pourquoi tu as fait ça ?
- Il fallait bien que je te réveille, non ?
- Ouais, mais tu aurais pu le faire avec un peu plus de douceur, quand même !! Râla Alphonse.
- Sûrement pas !!! ria Edward, c'était bien plus marrant comme cela !!!
Alphonse regarda son frère avec un regard meurtrier et chercha un moyen de se venger.
- Alors, tu as bien dormis avec Winry? demanda Al avec un grand sourire.
Edward rougit.
- …
- Et elle est où maintenant Winry ?
- Elle prend une douche ? répondit Ed.
- Et tu n'es pas avec elle ? demanda Al faussement étonné.
- Ferme la Alphonse, … et ARRETE DE RICANER, cria l'alchimiste furieux.
Et il se jeta sur son frère. Winry sortit de la salle de bain à ce moment.
- Encore en train de vous battre, dit Winry, ce n'est pas possible !!!
Edward rougit à la vue de la jeune femme.
Elle portait un trois quart très moulant ainsi qu'un top qui lui arrivait juste au dessus du nombril. Et avec ses cheveux mouillés qui lui tombaient sur les épaules, elle paraissait encore plus belle.
- Tu es vraiment très jolie comme ça, dit Alphonse à Winry. N'est ce pas Edward ?
Il dégluti difficilement. Et rougit encore plus.
- Oui.
Winry rougit à son tour. Ce qui fit rire Alphonse.
- Bon, ben moi je vais prendre une douche. Pas bêtises, tous les deux, comprit ?dit-il à Ed et Winry.
- Non pas question, c'est moi avant. dit Ed en entrant dans la salle de bain juste avant son frère.
- Ed, tu n'es qu'un…
- Oui, je sais.
Après que Ed et Al se soit douché et habillé, ils partirent tous les trois en direction du cimetière. Ed n'en revenait toujours pas. Leur maître si forte, morte, non ce n'était pas possible. Mais quand il arriva devant la tombe, il du se rendre à l'évidence. Une fois de plus, la mort lui avait prit quelqu'un de chère.
Après s'être recueilli une demi-heure sur la tombe de leur maître, les deux frères Elric et leur amie d'enfance se dirigèrent vers la maison de Sigu.
Winry observait Edward, il était plongé dans ses pensées, il avait l'air si triste. Elle s'approcha de lui. Il tourna la tête quand il senti Winry lui prendre sa main gauche. Elle lui souriait, mais une lueur d'inquiétude brillait dans ses beaux yeux bleus.
- Ca va ? lui demanda-t-elle.
- Oui, très bien.
Winry sourit :
- Tu mens vraiment très mal !!!
Cinq minutes plus tard, Sigu ouvrait la porte aux trois jeunes gens.
- Ah vous, grogna-t-il, je m'attendais à votre visite.
Ils étaient tous les quatre installé dans le salon, un verre en main.
- Donc la rumeur était vraie. Dit-il en regardant Edward.
- Quelle rumeur ? demanda Winry surprise.
- Le « grand » fullmetal alchemist serait enfin de retour.
- Les nouvelles vont vite, à ce que je vois !! dit Ed.
Un silence tomba sur la pièce, mais Sigu reprit la parole.
- Elle aurait tellement aimée te revoir avant de partir !! Dit-il en s'adressant à Edward. Mais comme tu ne revenais pas et qu'elle sentait que sa fin était proche, elle t'as écrit une lettre qu'elle m'a demandé de te remettre dès que tu reviendrais.
Il se leva, ouvrit le tiroir du bureau qui se trouvait dans un coin de la pièce, prit une lettre et la donna à Edward.
Ils finirent leur verre et repartir en direction de l'auberge. Quand ils entrèrent dans la chambre, Ed mit la lettre sur la table de nuit et s'allongea sur le lit.
- Alphonse ?demanda-t-il.
- Oui, qu'est ce qu'il y a, grand frère ?
- Tu peux aller voir quand est le prochain train pour Central ? demanda-t-il.
- Quoi ? tu veux déjà repartir ? demanda Al étonné.
- Oui !!
- D'accord, j'y vais maintenant, déclara-t-il. Winry tu viens avec moi ?
- Oui, j'arrive.
Elle le savait, il avait absolument besoin d'être seul, même qu'un court instant.
Dès qu'il fut seul, il prit la lettre de son maître et l'ouvrit.
Cher Edward,
J'aurais préféré te dire ces mots de vive voix, mais comme tu ne daignes pas revenir, je suis obligée de te les écrire dans une lettre. Quand tu liras cette lettre je saurais déjà morte, c'était ma punition d'avoir braver l'interdit pour essayer de ramener mon fils à la vie.
Voila ce que je voulais te dire. Tu m'as dit qu'un jour, il faudrait que je te pardonne. Mais que fallait-il que je te pardonne ? La transmutation ratée de ta mère ? Comment puis-je t'en vouloir, puisque moi-même, j'ai commis le même crime. Ca à moi de te présenter des excuses, en tant que maître, j'aurais du devinée ce que vous comptiez faire et vous en empêché. Je voulais aussi te remercier d'avoir essayé de porter avec moi mon fardeau. Pour finir, je voulais juste vous dire à toi et à Alphonse que vous avez compté énormément pour moi. Vous étiez les enfants que je désirais tant.
Izumi.
Edward relut la lettre deux fois de suite. Une larme coula sur sa joue, il pleurait après tant d'années, il pleurait.
Alphonse et Winry venaient de sortir de la gare. Le prochain ne partait pas avant aujourd'hui soir.
- Edward a l'air vraiment secoué par la mort d'Izumi. Dit Winry.
- Quand je lui ai annoncé, il a juste dit « c'est vrai ? » mais rien d'autre, il avait l'air plus surpris que triste. En faite, je pense qu'il ne s'en rendait pas compte, ce n'est quand voyant sa tombe qu'il a du l'admettre.
- Oui, je pense que tu as raison. Dit Winry.
- Va le voir, moi j'ai encore quelque chose à faire.
- Oui.
Quand Winry rentra dans la chambre, elle trouva Ed sur le lit, la tête dans ses mains.
- Edward ? dit-elle d'une voix douce en s'approchant de lui.
Il releva la tête. Et elle s'aperçut qu'il avait pleuré.
« Enfin !!! » pensa-t-elle.
Elle s'assit à coté de lui. Il tenait la lettre dans sa main gauche.
- Je n'étais même pas là !! dit-il dans un souffle. J'aurais tellement voulu lui dire au revoir, mais maintenant c'est trop tard, elle est morte.
- Edward !!!
Et elle le prit dans ses bras et sentit une larme tombée sur son bras.
C'est tellement beau un homme qui fait le dur en journée, mais pleure le soir dans tes bras.
Cette phrase n'est pas de moi, mais d'une de mes amies. Mais elle s'accordait tellement bien à cette scène que je n'ai pas pu résister à la mettre.
Chapitre 11 finis !!!
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