Onzième chapitre en ligne ! Le trio reprend sa route tant bien que mal, et parvient enfin à passer le ponton...
Merci à vous de me lire et de me laisser des reviews, cela me fait agréablement plaisir ! Merci particulièrement à Cao pour son retour, et à Shirayuki-san pour la bêta-lecture ! J'espère que ce chapitre vous plaira autant que les précédents !
I already respond in private to ShockDreemur and BadDRUMMERboy, so I rewrite what I said for everyone. I heard about the difficulties that siviosanei and SociopathicArchangel have and I understand perfectly their position. However, I ask the permission for make my story to siviosanei, story which is sollely inspired by their work, and had nothing to do, in the fact, with their fantastic fanfiction, except the flower curse (it was the reason for me to ask permission and put their name in the resume of my work). And I had obtained this permission, so, I think I will keep going Fleurécho, except if it really borthered them.
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et à dans une semaine~
Si vous voulez me suivre sur tumblr également, vous pouvez me trouver sur fleurecho-au.(tumblr).com
Chapitre 11
Résonnance
Heklev rouvrit brusquement son œil droit. Ses lèvres happèrent désespérément de l'air alors qu'elle se redressait violemment du sol où elle était allongée. Elle se figea lorsqu'une main se posa sur son épaule droite. Son iris se posa sur Sans. Sur Papyrus qui se tenait à côté de lui. Son souffle se stoppa un court instant. Ils étaient là. Ils étaient avec elle…
Les tremblements qui avaient agités ses membres avant sa mort reprirent. Des larmes dévalèrent ses joues. La seconde d'après, elle se jetait à leur cou, peinant à reprendre sa respiration sous les sanglots qui secouaient sa poitrine. Sur son épaule, Flowey tremblait également de toute sa tige, et ne put s'empêcher d'esquisser un sourire de soulagement en voyant les deux squelettes qui enlaçaient l'humaine.
Ce ne fut que lorsqu'elle se sépara d'eux, en partie soulagée, qu'Heklev remarqua quelque chose sous le haut de la sentinelle. Ses doigts vinrent frôler le tissu rouge. Elle se figea. Le squelette venait de frémir… Ce qui voulait dire…
- Sans… ?
L'intéressé l'observa. Elle avait replié son bras contre sa poitrine, les doigts toujours tournés vers son sternum, là où s'était plantée la lance d'Undyne. Il put voir les émotions traverser son visage sans qu'il ne dise un mot. L'inquiétude. L'attente. L'espoir qui laissait place à la peine. À l'horreur. Ses joues pâlirent un peu plus, son œil s'écarquilla, de l'eau recommença à s'accumuler au coin de ses cils. Elle tourna la tête vers Papyrus. Comme si elle cherchait à refuser ce qu'elle avait compris. En vain. Le regard du garde suffit pour apporter la touche finale. De nouvelles larmes coulèrent, amères. Sans reposa une main sur son épaule.
- Hey, bichette, calme-toi…
Elle redressa la tête. Son épiderme était gelé malgré les vêtements qui la recouvraient, tout comme l'avaient été les os de son frère lorsque tous deux s'étaient réveillés quelques secondes avant la jeune femme. Papyrus s'était empressé de soulever son haut avec une urgence qu'il lui avait rarement connu. C'était à ce moment qu'ils avaient compris que ce qui touchait la petite s'en prenait désormais à eux. Une écho avait éclose sur le sternum de la sentinelle. Et le garde pouvait la voir sans le concours d'Heklev. Tout comme Sans pouvait désormais voir une écho au niveau des vertèbres de son frère, cachée en partie sous le haut de son armure.
Pour seule réponse, la demoiselle se raccrocha une nouvelle fois à eux, les pressant de ses maigres forces contre sa poitrine. Des excuses, rendues confuses par les larmes qui dévalaient sa peau, s'échappaient en une litanie embrumée hors de ses lèvres blanchies. Le plus grand des squelettes poussa un soupir, enroulant ses bras autour de son frère et de l'humaine le temps qu'elle se calme. Il jeta un coup d'œil à Sans. Ce dernier caressait les cheveux de la petite et attendait, comme lui qu'elle cesse de pleurer pour pouvoir lui parler. Il ne put s'empêcher de fixer le haut rouge. Là où la lance s'était fichée. Sa prise se resserra sous les images qui flashèrent soudainement dans sa mémoire. Son âme se gela. Crissa. Le garde s'empressa de reporter son attention sur l'humaine. Il n'avait pas envie de se souvenir de cette sensation. Il ne voulait pas la revivre. Jamais. Tout plutôt que ressentir à nouveau ce vide si dérangeant qui avait envahi ses sensations en un simple claquement de doigt.
Mais il n'eut aucun choix dans ce scénario. Le ponton s'abreuva bien trop de fois de leurs cendres et du sang de la jeune femme qui se jeta plusieurs fois sur la lance pour se prendre un coup à leur place. Leurs âmes se brisèrent, encore et encore. La plupart du temps, c'était Heklev qui mourrait la première et qui les ramenaient à leur point de départ. D'autres fois c'était Sans qui succombait le premier, en prenant un coup pour la petiote ou pour lui. Et lui ne pouvait qu'observer, impuissant. Sa magie était faite pour attaquer, pour tuer, pour détruire. Pas pour protéger…
Les échos grimpèrent sur la colonne vertébrale du garde royal. S'installèrent sur les os de sa mâchoire du côté gauche, tapissant peu à peu sa langue d'un goût inconnu et pâteux. Son frère voyait sa cage thoracique se remplir de pétales bleus. Lorsqu'ils réussirent enfin à arriver de l'autre côté du ponton, Heklev boitait de la jambe droite, Sans avait un peu plus de mal à respirer et lui à se concentrer. Ils se glissèrent dans les hautes herbes. Avec un peu de chance, Undyne ne les retrouvera pas…
Ils ne bougèrent pas lorsque les pas frappèrent le sol dans un claquement métallique. Retinrent leur respiration quand une main gantée de rouge se leva. Se crispèrent lorsque les doigts fondirent dans leur direction.
Une bordée de juron répondit à l'action de la garde. Heklev cligna des yeux, reconnaissant la voix du monstre qu'ils avaient rencontré… Des heures avant ? Elle ne parvenait plus, avec toutes ces réinitialisations, à avoir encore une conscience du temps qui s'écoulait…
Ils la virent jeter le môme à terre et se détourner. Sans doute devait-elle penser qu'ils avaient continués leur route. Un ricanement sombre s'échappa du heaume qui luisait sous les pierres du plafond. Son aura meurtrière se fit plus écrasante. Plus malsaine. À ses côtés, la jeune femme remarqua la tension qui glissa sur Papyrus. L'intéressé ne quitta pas la guerrière des yeux. Cela faisait un bon bout de temps qu'il ne l'avait pas vu ainsi. Aussi déterminée. Aussi… Chasseuse.
Ce ne fut que lorsque le bruit de son armure cessa de leur parvenir qu'ils se glissèrent hors de leur planque, suivis de près par le monstre qui leur jeta un regard suspicieux. La jeune femme lui sourit, reconnaissante. Sans lui, ils seraient sans doute encore morts sous les coups de la garde… Monster Kid détourna le regard et les dépassa sans rien dire. Heklev ferma son œil encore valide. Elle se sentait si épuisée…
- Tu veux te reposer un peu ma belle ?
Elle releva la tête vers Sans et Papyrus. Leur esquissa un maigre sourire. Elle n'avait vraiment plus la force de continuer pour le moment…
- TU PEUX DORMIR UN PEU ICI, UNDYNE NE REPASSERA PLUS PAR ICI AVANT UN BON BOUT DE TEMPS… MAIS AVANT, VIENS, IL Y A UN POINT DE SAUVEGARDE JUSTE LÀ.
Elle suivit du regard le doigt du garde. Il avait raison. Une étoile brillait à quelques mètres d'eux, pulsant toujours de cette douce lueur d'or. La jeune femme se releva, aidée par les deux squelettes, et s'approcha de l'éclat de lumière. Elle l'entoura de ses doigts striés de bleus et de coupures. Laissa sa peau livide se réchauffer aux éclats solaires qui s'en échappaient.
Doucement, elle amena l'étoile contre sa poitrine, l'y laissant battre en rythme avec son propre cœur. La lumière glissa sur son visage et sur les pétales bleutés. Ramena un peu de couleurs sur les joues pâles bouffées par les fleurs. Le bruissement des rires détendit ses membres alors que la caresse chaude de la sauvegarde se glissait dans ses veines. Ses blessures se soignèrent. Sa fatigue s'allégea légèrement.
Elle se sépara à regret de l'étoile, la laissant briller tranquillement contre le mur, non loin de l'écho qui les écoutait en silence. Flowey lui demanda si ça allait. Elle se contenta de sourire. Elle allait bien… Elle avait juste besoin de dormir un peu… juste un peu…
Heklev sursauta légèrement lorsqu'elle sentit une masse chaude tomber sur ses épaules. Flowey engueula Sans, ayant manqué de se faire assommer par le poids de la veste qu'il venait de passer à la petite. La sentinelle l'ignora soigneusement. Ce n'était pas cette fleur qui allait lui dicter quoi que ce soit. Et ce même si la miss tenait énormément à elle.
- Repose-toi bichette. On monte la garde.
Elle leur sourit. Les remercia. Ses doigts se serrèrent sur la veste prêtée par Sans alors qu'elle se calait en boule contre le mur. Ce n'était pas très confortable, mais elle n'allait certainement pas faire la fine bouche dans son état. Elle ferma son œil droit. Quelques secondes plus tard, sa respiration se fit plus ample, plus profonde. Flowey se glissa un peu plus contre elle, lui aussi épuisé. Tous deux s'endormirent rapidement, veillés par les deux frères et leurs auras devenues familières et rassurantes.
Heklev rouvrit les yeux devant un champ de fleurs d'or. Le ciel au-dessus de sa tête était d'un rose pastel strié de mauve et d'orange, alors qu'à l'horizon, un liseré bleu de nuit s'étalait paresseusement sous la ligne des arbres qu'elle parvenait à voir dans le lointain. La jeune femme tourna sur elle-même, froissant la robe blanche et bleue qui ceignait son corps. Son regard se posa sur une silhouette habillée de noir et d'or debout au milieu du champ, la tête tournée vers ce ciel qui s'assombrissait progressivement, et qui se parsemait d'éclats étincelants. Ses lèvres bougeaient doucement, laissant échapper une mélodie qu'elle ne reconnaissait pas.
Elle s'avança vers la silhouette. S'arrêta lorsqu'une seconde personne s'élança vers celui ou celle qui se tenait au milieu des fleurs. Tous deux se mirent à rire et à discuter avant de s'enlacer. Une bourrasque de vent arracha des corolles et les fit voler vers Heklev qui, en retrait, n'osait plus bouger. Un pétale jaune frôla sa joue, amenant avec elle les paroles entraînées par le souffle du ciel.
- Tu vois, je te l'avais dit qu'un jour on verrait les étoiles ensemble !
Un malaise étrange s'empara des entrailles de la jeune femme qui recula d'un pas. La voûte céleste finit de sombrer dans la nuit. Le vent se tut. Et d'autres mots retentirent dans le silence tendu de ce rêve.
- Je suis désolée…
Un bruit atroce déchira le songe et les silhouettes. Heklev se réveilla, le souvenir de son rêve se cristallisant dans l'image de l'ombre de noir et d'or se faisant transpercer par une lame rouge sang tenue par la personne qui lui faisait face.
