Disclaimer : Les personnages appartiennent exclusivement à notre chère J.K. Rowling et l'histoire est le fruit de l'imagination de Taran. Vous l'avez donc compris, je ne suis que la traductrice. Rendez-vous sur mon profil pour avoir accès au profil de l'auteur où vous retrouverez son histoire originale en anglais ainsi que ses autres fanfictions !

Beta : Alexiel_v, que je remercie pour tout son investissement !


Chapitre 11

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Charlie se retrouva debout pieds nus sur cette fichue herbe froide. Sa chemise était sur le sol à côté de lui. Il la ramassa lorsqu'il entendit un crissement dans les buissons à proximité. Renfilant sa chemise sans prendre la peine de la boutonner, tout en remarquant que ses bras étaient bien plus longs qu'à l'accoutumée, il s'approcha furtivement de la source du bruit, un rictus affiché sur le visage, en espérant y trouver un couple pris sur le fait. Il jaillit des buissons, inspira profondément afin de confronter le jeune couple, mais se figea à l'instant où il vit la scène qui se déroulait sous ses yeux et en demeura bouche bée.

Étendu nu sur ses robes se trouvait Harry Potter. Les yeux de Charlie furent immédiatement attirés par la main du jeune homme qui caressait son sexe en érection à une vitesse fulgurante. Il admira ce corps jeune et musclé l'espace d'un instant, puis regarda d'un air fasciné ce dernier arquer son dos et s'amener à la jouissance, son visage reflétant l'extase la plus totale. Ce dernier cria quelque chose d'indistinct lorsque sa semence gicla au-dessus de son épaule pour atterrir dans l'herbe couverte de rosée.

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Charlie se réveilla en sursaut. C'était la première fois qu'il apercevait le visage du garçon de ses rêves et ce fut un choc lorsqu'il se rendit compte qu'il appartenait à Harry. C'était tout aussi étrange de voir la façon dont il s'était représenté dans le rêve. Il savait que c'était lui, mais il était différent. Il s'assit sur le lit, ses genoux ramenés tout contre son torse, ses bras enroulés autour, et commença doucement à se balancer.

Alors que le rêve avait été pratiquement identique pendant près de six mois, cette fois, il fut tellement différent que cela l'effraya. Ça n'avait pas du tout l'air d'un rêve, on aurait plutôt dit un souvenir. Seulement, c'était impossible. Il n'avait jamais rencontré Harry Potter avant d'entrer dans cette école à l'automne. Et son alter-ego dans cette sorte de rêve ou de souvenir était plus vieux également. Beaucoup plus vieux à en juger par les bras plus longs et plus larges, ainsi que le torse plus musclé qui était apparu lorsqu'il avait enfilé la chemise. Cela n'avait aucun sens.

Harry s'étira dans son lit, captant l'attention de Charlie. Les tentures étaient tirées, mais Charlie pouvait imaginer Harry en train de dormir. Ses cheveux noirs déployés sur l'oreiller, soulignant son doux visage. Sa couverture ainsi que la vieille robe noire étalées en travers de son corps, exposant une partie de son torse musclé à travers sa chemise entrouverte. Dans son esprit, Charlie pouvait voir le corps nu de Harry et il en frissonnait de plaisir.

Il soupira tranquillement et reposa sa tête sur ses genoux, fixant le lit de Harry, en oubliant presque le rêve. Il appréciait beaucoup le jeune homme, peut être même qu'il l'aimait. Leur amitié comptait énormément pour lui. Les nuits où Harry l'avait tenu dans ses bras, en lui murmurant des mots de réconfort en le berçant, avait réchauffé le cœur de Charlie et l'avait fait se sentir en sécurité, d'une façon qu'il n'avait jamais ressentie auparavant.

Charlie ferma les yeux et se remémora une partie du rêve, celle où Harry s'arquait et libérait sa passion. Il s'imaginait lui-même s'asseoir dans l'herbe à côté de lui et se pencher afin d'embrasser ses douces lèvres rouges. S'approcher et caresser le torse de Harry, en traçant de légers cercles jusqu'à ce que le garçon se calme. Il lécha ses lèvres à la pensée des mains de Harry agrippant sa nuque afin de le maintenir dans un baiser passionné. Il pouvait pratiquement sentir la langue de Harry danser avec la sienne.

« Charlie ? »

Ce dernier sursauta et rougit lorsqu'il remarqua que Harry se tenait debout à côté de son lit. Il ne l'avait même pas entendu se lever comme il en avait l'habitude. Harry le regardait, les yeux un peu plissés, étant donné que ses lunettes se trouvaient toujours sur sa table de chevet. Charlie humidifia ses lèvres et fixa le torse imberbe de Harry à travers l'ouverture de sa chemise, comme dans son imagination.

« Est-ce que ça va ? Encore un mauvais rêve ? », demanda Harry avec inquiétude.

« Pas un mauvais », dit Charlie timidement, se détournant de lui, « c'était juste bizarre. »

« Oh. Tu veux que je reste ? »

Charlie rougit encore plus et dut étouffer un petit rire nerveux. Il ne répondit pas directement à Harry, mais se déplaça pour faire plus de place dans le lit. Lorsqu'il regarda de nouveau Harry, il fut fasciné par son sourire réconfortant. Le rêve commençait à s'évanouir lorsque Harry le recouvrit de la robe et le prit dans ses bras.

Charlie fixa les yeux de Harry tout en avançant doucement une main tremblante afin de caresser sa joue. Harry ferma les yeux lorsque le bout des doigts de Charlie touchèrent légèrement sa peau fraîche. Charlie pouvait sentir la main de Harry sur son flanc, le tenant fermement et le pressant davantage contre lui. Il pouvait pratiquement sentir la peau de Harry irradier sous sa main. Son cœur commença à battre plus sauvagement alors qu'il se penchait plus près de Harry, leurs visages étant seulement à quelques centimètres l'un de l'autre.

Lorsqu'il inspira profondément, Charlie put sentir le faible arôme de savon et de shampoing émanant du corps de Harry. Ce dernier se pencha et captura soudainement ses lèvres, lui coupant le souffle sous la surprise. Harry saisit instantanément cette opportunité pour glisser sa langue dans la bouche de Charlie. Celui-ci grogna à ce contact et fit passer sa main dans les cheveux de l'autre garçon. L'haleine de Harry avait un arrière goût de bain de bouche ainsi que de menthe poivrée. Sa langue était chaude et douce, rugueuse et humide à la fois.

Les mains de Harry attirèrent Charlie fermement contre lui, jusqu'à ce que leurs torses soient pressés l'un contre l'autre et que Charlie puisse sentir leurs cœurs battre à l'unisson. Il gémit lorsque les mains de Harry commencèrent à explorer son dos et s'entremêlèrent dans ses cheveux. Il gémit encore plus lorsque Harry s'éloigna soudainement, leur donnant à tous les deux l'occasion de respirer.

« Charles Alexander Tompkins », chuchota Harry à bout de souffle, leurs fronts appuyés l'un contre l'autre, « Je suis amoureux de toi. »

« Vraiment ? », demanda Charlie, surpris et inquiet.

« Je me fiche de savoir quelle personne tu as pu être par le passé, tu es l'homme que j'aime à présent. »

Harry prit le visage de Charlie entre ses mains alors qu'il parlait, ses yeux émeraude brillant dans la faible lumière provenant de la fenêtre.

« Oh, Harry », la voix de Charlie trembla et des larmes s'accumulèrent dans ses propres yeux. « Je t'aime aussi. »

Leurs lèvres se rencontrèrent à nouveau dans une étreinte sensuelle. Ils s'embrassèrent pendant plusieurs minutes, explorant et caressant le corps de l'autre, avant de se réinstaller dans le lit. Charlie se blottit dans les bras de Harry et soupira profondément, satisfait, tout en sombrant dans un sommeil paisible et sans rêve.

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Harry se réveilla comme un bienheureux le lendemain matin. La tête de Charlie était installée contre son torse et à chaque respiration, son souffle le chatouillait. Il pouvait sentir une des jambes de Charlie s'appuyer contre lui et il réalisa tout à coup qu'il avait une érection. Lorsque Charlie se déplaça légèrement dans son sommeil, Harry sentit également celle de Charlie, ce qui le fit rougir. Harry voulait vraiment faire l'amour à Charlie, là, tout de suite, mais il n'était pas prêt à commencer quoi que ce soit dans un dortoir rempli d'autres garçons qui pouvaient se réveiller d'un instant à l'autre.

Charlie s'étendit langoureusement le long du corps de Harry et s'appuya encore plus contre lui. Ce dernier soupira lorsque la jambe de Charlie se déplaça le long son érection. Charlie laissa échapper un long soupir avant de s'asseoir soudainement sur le lit.

Charlie baissa les yeux en direction de Harry et rougit.

« Désolé », dit-il timidement.

« Je ne le suis pas. »

Harry sourit malicieusement puis agrippa Charlie par la nuque pour l'attirer à lui afin de l'embrasser. Il sourit lorsque Charlie gloussa contre sa bouche. Même aux premières heures du matin, l'haleine de Charlie était agréable, elle avait le goût de menthe. Harry s'éloigna brusquement lorsqu'il entendit du bruit provenant des autres lits.

Charlie était toujours en train de rougir à profusion lorsqu'il enjamba Harry afin de sortir du lit. Ce dernier baillât et s'étira avant de sortir du lit à son tour. Il était sur le point d'ouvrir les tentures pour retourner vers son lit lorsqu'il entendit Ron l'appeler. Avant qu'il ne puisse répondre, les tentures s'ouvrirent en grand.

Ron ne fit aucun commentaire en voyant Harry dans le lit de Charlie et ce dernier arqua simplement un sourcil suite à cette intrusion.

« Harry, désolé si je vous ai réveillés les mecs, mais… hum… est-ce que je peux emprunter ta cape d'invisibilité ? »

« Ma cape d'invisibilité ? Pourquoi ? », demanda Harry, confus. Ce n'était pas une requête courante de la part de Ron.

« Heu… et bien… »

Le visage de Ron était encore plus rouge que ses cheveux.

Charlie se tenait derrière Harry et posa une main sur son épaule.

« Donne-lui la cape, Harry », dit-il, en faisant un clin d'œil à Ron.

« Elle est dans ma malle », dit Harry, de façon encore plus confuse que précédemment.

« Est-ce que j'aurais raté quelque chose ? », demanda-t-il à Ron, alors que ce dernier souriait et le remerciait, avant de disparaître à nouveau derrière les tentures. « Très bien, qu'est-ce que c'est que cette histoire ? »

Harry se retourna vers Charlie et le regarda avec suspicion.

« Je pense qu'il est probable que Ron ait… un invité qui ne veut pas qu'on le voit partir », dit Charlie en riant, en voyant l'air choqué affiché sur le visage de Harry.

« Tu plaisantes, n'est-ce pas ? »

« Non ! Je les ai entendus rentrer tard dans la nuit. »

« Ron Weasley et … Draco Malfoy ! Waw ! Qui l'eut cru… »

Harry secoua la tête, donna un léger baiser à Charlie, puis partit s'habiller.

Pendant les jours qui suivirent, Harry et Charlie devinrent encore plus proches. Harry n'essayait même plus de dormir dans son propre lit. Il passait la soirée auprès de Charlie et grimpaient ensuite ensemble dans son lit. Ils se tenaient dans les bras l'un de l'autre, s'embrassaient en échangeant quelques caresses, mais aucun des deux n'essayait d'aller plus loin. Ils étaient simplement heureux d'être ensemble.

Ron et Draco étaient également de plus en plus proches. Ils ne se séparaient pratiquement plus, sauf pour retourner dans leurs dortoirs respectifs, ce qui durait rarement la nuit entière. Ils empruntaient alors la cape d'invisibilité de Harry afin de se faufiler jusqu'au lit de l'autre.

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Harry était à la bibliothèque pendant que Charlie aidait le professeur Lupin à réaliser des potions pour madame Pomfresh. Il entendit Ron et Draco parler doucement, mais décida de ne pas les interrompre. Lorsqu'il entendit le nom de Charlie, il s'arrêta pour écouter.

« Je ne dis pas que Charlie EST Snape », disait Draco, « simplement qu'il me faisait penser à lui. »

« Dans quel sens ? », demanda Ron, d'un air crédule, « Ils n'ont rien en commun ! »

« Si, ils ont des points communs. Snape pouvait faire de la magie sans baguette, et j'ai entendu que Charlie le pouvait également. Snape avait ses regards et ses sourires méprisants bien à lui, et Charlie les imite parfaitement. Puis il y a ses facilités avec les potions. Il est sacrément avancé, même pour un septième année ! Et... simplement la façon dont il marche et parle. Je ne sais pas, peut-être que je m'imagine des choses. »

« C'est pour ça que tu le regardais toujours au début de l'année ? », dit Ron, exprimant ses pensées à voix haute.

« Oui. Il y a quelque chose le concernant qui me fait penser à mon parrain. Peut-être que c'est juste parce qu'il me manque énormément. Ses manières ressemblent tellement à celles de Snape. »

Harry était étonné de voir la tristesse et la solitude sur le visage de Draco. Il était encore plus surpris par la comparaison qu'il avait faite entre Snape et Charlie. Il y avait toutes sortes de petits détails que Harry avait également remarqués, mais il les avait balayés d'un revers de main, tout comme Draco.

Harry déposa son livre sur l'étagère et quitta la bibliothèque. Il avait besoin de réfléchir. Cela n'avait aucun sens. Charlie était vingt ans plus jeune que Severus lorsqu'il est mort. Les cheveux de Charlie et ses yeux étaient de la mauvaise couleur également. Harry se souvint d'un flash de cheveux noirs et d'yeux sombres sur Charlie lorsqu'ils avaient utilisé la potion de glamour.

Il se retrouva à fixer les pieds de la gargouille qui protégeait l'entrée du bureau du directeur. Harry ressentit une vague d'émotion le submerger lorsqu'il se souvint du sang qui avait taché le sol à cet endroit même. Il essaya de ravaler un sanglot au cri rempli de douleur de Severus qui faisait toujours écho.

Assis au pied de la gargouille, le visage enfoui dans ses mains, Harry pensait à Charlie. Il savait que Charlie ne mentait pas quand il disait ne pas se souvenir de son passé. Il avait vu la peine et le désespoir trop distinctement dans les yeux tourmentés couleur noisette. Mais c'était une telle coïncidence qu'il ait perdu la mémoire au moment même où Severus fut assassiné. N'empêche, il ne comprenait toujours pas comment il avait pu redevenir un garçon âgé de seize ans. Qui aurait pu faire une telle chose, et pourquoi ?

Albus Dumbledore.

Harry prit une grande inspiration et expira lentement. Albus Dumbledore aurait pu le faire. Peut-être que c'était pour protéger Severus. S'il avait survécu à l'attaque, les Mangemorts seraient revenus pour l'achever. Donc, il était possible que Charles Alexander Tompkins soit en réalité Severus Snape.

Harry se leva et s'éloigna, perdu dans ses pensées. Il ne remarqua pas la paire d'yeux d'un bleu pétillant qui l'observait.

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à suivre...

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