Avant-propos :

Il n'est pas simple de faire cette Note du Traducteur. Pas parce que je ne sais pas quoi mettre dedans. Bien au contraire !!! La question était plutôt de savoir si un avant-propos n'était pas plus judicieux, pour que vous, lecteur, puissiez apprécier cette histoire en toute connaissance de cause.

Mais pas qu'un peu, une vraie conscience de la nature des écrits qui suivent.

Mon état d'esprit est le suivant …

Je suis un peu saoulé en fait. Un peu marre de répéter certaines choses et de voir certains comportements perdurer. Pas que les miens soient exemplaires loin de là et mon ego n'est pas encore trop démesurer pour que je puisse me croire bien bien supérieur aux autres.

Mais bon, lorsqu'un auteur prend le temps de préciser que son rating est M voir M+ à tendance relations homosexuelles (quelque soit le sexe décrit), pourquoi continuer à lire si vous savez que vous n'aimerez pas ???

Et d'abord, pourquoi avoir cherché des couples et/ou histoires qui vous dégoutent ??? Un petit côté masochiste en vous ??? Attention parce que ça aussi c'est du M ou M+ …

Et pour couronner le tout, vous allez pleurer auprès des grandes instances dudit site parce que votre esprit est tout tournebouler … Ben fallait pas aller lire un truc qui vous répugne autant sinon faut assumer !!! Ses choix, ses actions, ses sombres pensées, ses désirs … inconscient, refouler ???

Trop facile après de dire que ce n'est pas de votre faute !!! Les auteurs qui écrivent des fics à ne pas faire lire par tout le monde le précisent, TOUS !!!

Si ça, ce n'est pas de l'hypocrisie …

Donc l'histoire que j'ai traduis parlent de gens qui se détestent, puis qui s'aiment après avoir découvert qu'elles avaient beaucoup plus en commun qu'elles ne le pensaient et comme tout un chacun tente l'expérience de la vie à deux …

Vous voyez rien de bien compliqué à cela. Oh excusez moi j'ai oublié de préciser une petite chose … LORSQUE CE COUPLE VA AU RESTAURANT OU AUTRE LIEU PUBLIC SI LE BESOIN S'EN FAIT SENTIR, ILS UTILISERONT TOUS LES DEUX LES TOILETTES POUR HOMMES !!!

Parce que oui cette traduction parlent d'un couple du même sexe qui s'aiment … Donc également de leurs relations sexuelles … Et, pour le coup, l'un des protagonistes aiment vraiment ça et l'autre est plus que bien pourvu. Oui, la nature a été extrêmement généreuse avec lui. Donc c'est … EXPLOSIF, EXPLICITE, DECRIT, PRECIS … pour que nous n'en perdions pas une miette et, ce qui ne gâche rien, c'est très bien écrit (là je ne parle pas de moi mais de Calanthe, vous l'aurez compris ^^).

J'arrive à la fin de ce que je voulais vous dire.

A encore une chose … Agatha a foi en l'espèce humaine et pense que vous serez suffisamment intelligents pour rebrousser chemin après avoir lu cette mise en garde si vous savez que cela ne vous plaira pas … moi pas … et je le prendrais très très mal si quelqu'un venait à dénoncer ces écrits parce qu'ils trouvent ça sales, dégoûtants, dégradants et que sais-je encore. Si nous prenons le temps de vous prévenir, la moindre des corrections est de prendre le temps de nous lire.

Alors, à tous ceux qui partent, bonne continuation et à tous ceux qui restent, merci et bonne lecture !

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Auteur : Calanthe

Traducteur : Severus Snape

Correctrice : Agatha Brume

Warning : Lire l'avant-propos !!!

Pairing : Mon pairing est un HP/DM totalement … OOC. ^^ HARRY POTTER et DRACO MALFOY. Le premier est un garçon et le second est aussi un garçon. Vous pouvez donc en conclure très facilement que leur relation dépassera le stade de la simple camaraderie. ^^

Disclaimer : Les personnages et l'histoire appartiennent à leurs créateurs respectifs. En revanche, la traduction est à nous.

Information informative : C'est la traduction que nous faisons pour le TO, le Troisième Oeil. Ceci en est la première partie. Elle comprend 9 chapitres, mais compte tenu de la longueur de certains, nous avons décidé d'un commun accord avec nous-mêmes de les couper en deux. A voir dans un temps certains mais surtout dans un certain temps les 11 autres … sinon l'update sera hebdomadaire … normalement, llooll

NdT: (Et oui comme certains auront pu le constaté mon avant-propos est aussi sur ce chapitre. Il le sera également sur les suivants; Pour ces mêmes raisons qui lui ont donné naissance…)

Bonjour tout le monde,

Alors Japex, Vacances, Vacances, Japex. Je vous parle de quoi ? Des deux bien sûr.

Me voilà donc de retour d'une petite semaine de vacances. Un acompte avant les trois semaines que je vais prendre fin août-début septembre. Bon, nous pourrions aussi associer ces quelques jours à une sorte de chômage partiel. Et oui, la conjoncture actuelle fait des ravages partout et par solidarité envers mes camarades et mon employeur, un plan a été proposé et voté. Donc océan, ballade, farniente et bonne bouffe ont été les mots d'ordre de ces vacances du 14 juillet *_*. Ayant tenté un sevrage de PC histoire de voir, je n'ai donc, vous vous en doutez, rien traduit ni écrit durant ces 8 jours. Et franchement, c'est bon de pas en foutre une rame… ^^

Sinon la JapEx ou Japan Expo. Certains ou certaines nous ont posé la question de savoir si nous y serions et nous n'avons pas pu répondre en temps et en heure. Sinon cela aurait été avec plaisir de vous proposer de se trouver un point de rencontre au milieu de la foule.

Bon, nous devons bien avouer, Agatha et moi-même, que cette JE, nous l'avons un peu maudite … D'abord pour permettre à Tag de monter dans de bonnes conditions, nous ne sommes venus que le dimanche. Ce jour là se déroulait juste à coté une course de motos… Oui, oui … comme vous vous en doutez, beaucoup de monde sur la route surtout au moment du départ. Mais le truc qui nous à le plus gonfler, ce sont les longues longues longues minutes de marche du parking à l'entrée de la JE. Plus les années passent plus ces derniers semblent se rapprocher de l'entrée de Paris et donc s'éloigner de Villepinte même. Oui je sais, l'objectivité n'est pas mon fort sur ce coup mais une fois que nous avons vu les entrées du bâtiment nous nous engageons dans la première et là un charmant jeune homme nous explique qu'il faut aller « entrée 4 ». Je ne vous raconte pas la tête de Tag et l'allongement subit de ses canines lorsqu'elle l'a remercié pour l'info. Nous ressortons et prenons sur la gauche direction la porte du Graal quand une brunette nous alpague en nous disant que le flux est sortant et non entrant… Les canines de Tag ont encore pris quelques centimètres, quelques bon mots ont fusés de sa bouche, son regard est devenu … haineux. Si si c'est possible ^^.Nous nous tapons un entrelacs de chemin fait avec des barrières … pour finir ??? L'entrée se faisait « porte 5 » … Une bonne idée quand même après toutes ces années, mettre plusieurs guérites pour fluidifier le flux des visiteurs avec tickets. Une fois sur place ? Le pied. Les gens de chez Pika, Ki-Oon et Tonkam ont été merveilleux, en revanche chez Kana è_é … Pour finir, Agatha est arrivée à l'aéroport avec 10 minutes de retard mais comme son vol en avait 40 … elle était à l'heure ^^. Ben oui parce que les longues minutes de marches se transforment, après avoir arpenté les stands, en heures pour le retour …

Mais Mais Mais, que tout le monde se rassure nous serons là l'an prochain. En plus, le TO ou Cinquième Pied aura un stand. Elle est pas belle la vie ?!

En ce qui concerne ce chapitre, Draco assume ses choix, enfin !!! Trouve une nouvelle utilisation à son fauteuil de bureau (Il ne pourra plus jamais le regarder comme avant). Nous savons pourquoi Harry à une si belle garde robe et une ou deux autres petites choses.

Là encore pour ce chapitre, ceux qui ont des complexes, de la haine, une trop grande sensibilité, prenez un bon livre, allez au ciné, ou faites-vous un fondant au chocolat, c'est bon pour les bobos à l'âme.

Bisous


Chapitre 11

Draco ne vit pas Harry de toute la journée du dimanche. Et bien qu'il ait eu une envie irrépressible de poser ses paumes sur toutes les parties de son corps, il se sentait finalement bien mieux que la veille. Il pensait que c'était dû au fait que leur relation venait de franchir un cap sans heurt. Après tout, l'acceptation du désir avait été faite par les deux parties, même si la plupart des mots de Draco avait été prononcés sans que Harry puisse les entendre. Mais il était certain que le brun ne se tromperait pas sur ses sentiments et comprendrait qu'il lui portait un véritable intérêt.

Bien qu'ils ne se soient pas vus, ils échangèrent quelques hiboux durant la journée. Draco fit quelques commentaires reconnaissants et pleins d'humour sur le cadeau inhabituel de Harry. Il se sentit pris d'une bouffée de chaleur lorsque ce dernier lui répondit que ce n'était qu'un petit exemple de ce qu'il pouvait faire pour l'exciter. Draco n'en crut pas sa chance. Merlin, il avait rêvé de tomber amoureux de quelqu'un d'aussi sexuellement inventif et aventureux. Rêvé ou fantasmé, l'un ou l'autre. Il sut que dorénavant le moindre de ses fantasmes étaient à portée de main, avec toutes les chances pour qu'ils se réalisent un jour, autant pour le plaisir de Harry que pour le sien. Potter le voulait. Il voulait le briser en petits morceaux tremblants avant de le raccommoder à sa guise. La simple pensée de se soumettre totalement à l'ancien Gryffondor le fit bander. Il avait toujours dit que l'accomplissement au lit était très important pour lui. Mais à chaque fois qu'il y avait pensé par le passé, il se plaçait toujours dans la position dominante, incapable qu'il était d'admettre son besoin d'être possédé, d'être pris par quelqu'un d'assez puissant et charismatique pour l'obliger à se soumettre.

Maintenant qu'il avait admis cette réalité, il voulait que cette personne soit Harry et personne d'autre. Cela semblait bizarrement normal que ce soit lui. C'était quelqu'un qu'il estimait digne de le posséder. Il n'avait rien confié de tout cela dans ses lettres à son amant mais il fit de son mieux pour lui donner des indices, lui promettant que la prochaine fois qu'ils se verraient, cela en vaudrait vraiment la peine.

Au milieu de toutes ses insinuations et taquineries, Harry partagea ses inquiétudes à propos de ses amis. Tout le clan Weasley semblait regrouper à Ste Mangouste et Draco se demanda comment il pourrait y faire face. Non qu'il aille jusqu'à proposer de passer à l'hôpital, même si cela aurait représenté beaucoup pour Harry. Non. Tout bien considéré, il était bien mieux chez lui à rêver de sexe plutôt qu'à affronter la salle d'attente bondée et à s'efforcer d'ignorer les silences tendus qui le suivraient partout. Sans compter que Draco savait que la tentation de traîner Harry dans un lit vide, même au beau milieu d'une salle pleine à craquer, serait bien trop grande pour y résister bien longtemps.

Hermione avait subi une toute nouvelle technique révolutionnaire de chirurgie pour mettre au monde les jumeaux. Les deux bébés avaient été littéralement extraits par un charme. Les deux enfants, un garçon et une fille, étaient petits mais en aussi bonne santé qu'on pouvait raisonnablement l'espérer. Malheureusement, on ne pouvait pas dire la même chose d'Hermione. Elle n'avait pas repris conscience et ils étaient inquiets pour sa santé. Draco voyait bien à quel point Harry était soucieux malgré toutes leurs plaisanteries. Draco ne se sentait donc pas ennuyé qu'ils soient séparés alors qu'ils auraient pu passer ce temps ensemble. Si ça avait été Pansy, il aurait fait la même chose.

Au moins, il avait le réconfort de sa chemise, même si Harry ne l'avait pas réellement porté. Il pouvait faire semblant, non ? Il passa la majeure partie de la journée dedans, ignorant les regards interrogateurs de sa mère à chaque fois que leurs chemins se croisaient lorsqu'il se promenait entre son bureau, la cuisine et sa chambre.

Harry lui envoya un mot adorable avant qu'il n'aille au lit. Draco avait déjà entendu parler des bouillottes. Il savait que c'était un truc Moldu mais le monde sorcier n'en avait aucunement besoin car il disposait de Charme de Réchauffement très performant. En dehors de ça, Draco se dit que l'idée d'en avoir une à l'effigie de Harry était magnifique. Il pensa qu'il n'aurait probablement plus jamais froid. Il s'endormit sur cette heureuse pensée.

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Le lundi matin de Draco fut plutôt différent de l'ordinaire. Comme à son habitude, il arriva à son bureau peu après l'aube et commença à se plonger dans la longue liste de ses dossiers en cours Il fut appelé pour un long rendez-vous impromptu avec le directeur de sa banque, à sa plus grande surprise, et cela faisait à peine une heure qu'il était revenu à son bureau lorsqu'il fut de nouveau dérangé.

"Harry Potter demande à vous voir, Monsieur."

Draco leva un regard surpris. Patricia se tenait à la porte de son bureau et le regardait impassiblement. Il se sentit rougir légèrement. Qu'est-ce que Potter pouvait bien faire ici ? Il acquiesça et posa sa plume. Il passa une main dans ses cheveux pour s'assurer qu'il était présentable.

Il resta assis à fixer la porte pendant que Harry pénétrait dans son bureau. Ce dernier refusa avec un sourire le rafraîchissement que lui proposait Patricia et la regarda fermer la porte. Puis il se tourna vers l'occupant des lieux. A son grand désappointement, le jeune Lord constata que tout son sang n'était pas monté à ses joues et qu'une certaine quantité trouva précipitamment refuge dans sa verge. Il observa Harry traverser la pièce dans sa direction, faisant semblant de ne pas comprendre le sous-entendu lorsqu'il dit, "Joli bureau, Malfoy."

Draco déglutit difficilement. Il semblait momentanément incapable de parler. Harry sourit. Pas un chaleureux bienvenu mais un sourire de prédateur comme s'il pouvait lire les pensées de l'ex préfet.

Harry s'arrêta à quelques pas du bureau, refusant poliment de s'asseoir. Draco dut baisser les yeux avant de réussir à proférer le moindre son.

"Que puis-je faire pour toi ?" parvint-il à dire tout en notant avec dégoût le tremblement de sa voix. Il lui était impossible de relever la tête.

Harry émit un rire grave et sensuel. "Oh, des tas de choses, je peux te l'assurer," le taquina-t-il. Draco ferma les paupières et essaya de se concentrer pour se faire débander. Il sentit le bureau bouger et entrouvrit suffisamment les yeux pour voir Potter s'appuyer sur ses deux mains et se pencher par-dessus. "J'aimerais t'emmener déjeuner dehors, si tu es disponible," ajouta Harry d'une voix un peu plus sérieuse.

"D'accord, très bien," dit Draco sans réfléchir tout en se forçant à soutenir le regard de Harry en lui répondant.

Ce n'était pas une bonne idée. Il vit l'extrémité de la langue du Gryffondor pointée et lécher lentement sa lèvre inférieure, faisant briller la peau rosée. Il voulut sa bouche sur lui, sentir cette langue tracer des sentiers mouillés sur son corps. Il se remémorait avec une précision chirurgicale la première fois qu'elle l'avait léché entre les jambes. Comment il s'était senti lorsque Harry l'avait faite pénétrer en lui, obligeant son intimité à s'épanouir sous son insistance.

"Mais je veux quelque chose d'autre avant," poursuivit Harry sur le ton de la confidence en chargeant ses mots de sous-entendus salaces.

Draco abandonna. Il regarda son ancien rival sportif dans les yeux, acceptant de jouer le rôle de la mouche emprisonnée dans la toile de l'araignée. Il laissa apparaître sur son visage toutes ses envies et tous ses besoins. Il fut extatique lorsqu'il vit Harry enregistrer le plus petit changement de physionomie devant sa subite complicité.

Harry se pencha encore plus. Draco pouvait sentir son souffle sur son visage.

"Oui ?" murmura-t-il, effrayé de la force de son désir pour son ancien ennemi.

Potter sourit largement. Il tendit la main et passa gentiment ses doigts dans les cheveux de Draco avant de parler. "Je veux m'asseoir dans ton fauteuil."

Oh, pensa Draco qui se sentit extrêmement déçu. Mais le brun enchaîna.

"Et je veux que tu t'agenouilles dans ce grand espace où tu mets habituellement tes pieds." Oh, c'est beaucoup mieux ça, se dit Draco en sentant le soulagement courir dans son corps.

"Puis je veux que tu défasses mon pantalon et sortes l'objet de tous tes fantasmes." Ses paupières étaient à demi-fermés, son regard vif transperçant Draco de part en part.

Le blond avait tellement de difficulté à déglutir qu'il y eu un audible 'glup' lorsqu'il y parvint enfin.

Harry soupira lourdement. "Je veux une pipe, Malfoy. Je veux la meilleure pipe de ma vie. Immédiatement."

Et Draco pensa, Oh oui, ça je peux le faire. Il repoussa le fauteuil et se leva. Il fit un pas de côté afin de laisser assez de place pour que son amant vienne s'asseoir.

Le Gryffondor fit le tour du bureau et déboutonna son blouson. Il fit courir ses doigts sur l'immanquable bosse du pantalon de Draco avant de se laisser gracieusement tomber dans le fauteuil. Puis il tendit une main et saisit la hanche du blond, le tirant vers lui jusqu'à ce que leurs jambes se touchent. Le Serpentard baissa les yeux vers lui et sentit une vague de désir insensé gonflé son sexe.

"A genoux, Malfoy," ordonna Harry. "J'en ai assez d'attendre. Je veux jouir dans ta bouche."

Rien de ce que Harry aurait pu dire après ça n'aurait eu d'importance. Draco aurait tout fait, absolument tout ce qu'il lui aurait dit de faire. Il se fraya un chemin entre les cuisses bien écarté du Gryffondor et se laissa tomber sur le sol. Il laissa aller ses mains qui commencèrent à caresser les jambes de Harry, sentant les subtiles contractions des muscles sous la surface.

L'ex préfet ne sut jamais comment il réussit à garder ses mains si fermes tandis qu'il défaisait la ceinture de son amant et déboutonnait son pantalon. Il écarta les deux pans de tissu avec révérence, révélant un boxer bleu marine. Il pouvait respirer Harry. Il sentait tellement bon que Draco commença à saliver à l'idée d'être rempli par son sexe chaud.

Pris d'une impulsion, il se pencha sur les genoux de Harry et frotta son nez et sa bouche contre la soie du boxer, pressant sa langue bien à plat sur sa verge. Le brun grogna lourdement et referma une main sur l'arrière du crâne de Draco, le maintenant fermement en place pour qu'il ne puisse s'enfuir. Non que ce dernier n'en ait eut la moindre envie.

Il remonta ses mains et entama une lutte acharnée avec les boutons qui fermaient le caleçon. Il n'arrivait pas à les ouvrir ! Il commença à paniquer un peu, emplit qu'il était de son désir de toucher Harry. Il pouvait voir plusieurs centimètres dépassé du bord du sous-vêtement mais il n'avait pas suffisamment de place pour le baisser et pouvoir ainsi prendre les bourses de Harry en main pendant qu'il le mangerait, les pressant gentiment pour faire monter la température. Merlin, pourquoi ne se défont-ils pas ?! jura-t-il en silence.

Bien entendu, chaque mouvement, chaque pression des doigts de Draco sur son sexe faisait gémir Harry. Le blond était de plus en plus consterné par son incapacité à défaire les petits boutons. Sous un soudain accès de colère, il serra les dents, glissa ses doigts entre les deux pans de tissus et arracha les boutons d'un coup sec.

"Bon Dieu, Malfoy," haleta Harry ce qui ne fit qu'ajouter à l'excitation de Draco.

Il parvint non sans difficulté à libérer l'érection du brun des lambeaux de son boxer. Il gémissait pour lui-même, oubliant quasiment les soubresauts presque douloureux de son propre sexe coincé dans son pantalon.

Il se recula un instant afin de pouvoir admirer la vue qui s'offrait à lui. La vision de l'érection pourpre et brillante de Harry se dressant au-dessus d'un fin duvet de poils noirs allait lui fournir de quoi alimenter ses fantasmes jusqu'à la fin de ses jours. Le Gryffondor tendit la main et caressa la joue de Draco. Leurs yeux se croisèrent, pleins d'une délicieuse anticipation.

Lorsque Harry traça le contour de ses lèvres avec son doigt, l'ex préfet les ouvrit et goûta la peau offerte du bout de la langue, testant son élasticité et la jugeant parfaite. Le brun soupira lourdement et glissa son doigt entre elles, jusque dans les profondeurs de la bouche de son amant. Draco arrondit ses chairs charnues autour de l'intrusion et la lécha avec délectation.

"Mmm…" marmonna Harry avec expressivité.

Lorsque Draco ouvrit de nouveau sa bouche, le brun y glissa un second doigt que son compagnon entreprit de sucer immédiatement. L'ex Serpentard le taquinait du regard, le remplissant de centaines de pensées obscènes. Draco tendit la main et saisit le poignet de son amant tandis qu'il ouvrait la bouche encore plus grande et mimait l'acte de fellation sur ses doigts, faisant naître deux traces rouge vif sur les joues du Gryffondor. Voir Harry en son pouvoir était totalement euphorisant. Chaque fibre de son être vibrait d'une tension érotique.

Dracon ferma les yeux pendant qu'il goûtait la chair qui envahissait sa bouche. Il gémit sans honte autour d'elle, enfonçant sa langue dans l'espace entre les deux doigts et les forçant à s'écarter jusqu'à ce qu'il puisse lécher le petit 'v' qui faisait la jonction avec la paume.

"S'il te plait," murmura Harry presque trop doucement pour être entendu. Draco rouvrit les yeux et lâcha sa main, l'autorisant à retirer ses doigts. Il bascula la tête en arrière pendant que les doigts de Harry traçaient une ligne humide dans son cou. "Je te veux," gémit le brun.

Comme ça on est deux, pensa Draco avec soulagement tandis qu'il baissait la tête et plaçait un baiser mouillé sur la hampe de Harry.

"Oh", soupira le Gryffondor en se cambrant en direction de l'ex préfet. Ses mains étaient accrochées à ses cheveux qu'il tirait parfois un peu fort alors qu'il perdait progressivement tout contrôle.

La douceur de satin de l'extrémité du sexe traça une ligne humide sur la joue de Draco. Ce dernier appuya son visage dessus, sentant sa fermeté contre sa mâchoire. Sa main descendit caresser les poils rêches qui recouvraient les petits sacs bien durs de Harry, encerclant les boules de chair et plongeant légèrement ses doigts dedans. Le corps de son amant était en perpétuel mouvement. Ses hanches se vrillaient et montaient à sa rencontre, un mouvement à la fois réflexe et calculé. La langue de Draco lécha fort la hampe de Harry. Il frôla de ses dents la chair gonflé, se repaissant du son des tourments de Harry. Il sentit ses cheveux tirés fermement, presque douloureusement. Il recula la tête de telle façon que, s'il l'avait pu, son crâne lui aurait hurlé d'arrêter mais la sensation piquante l'excita tant qu'il faillit supplier Harry de tirer plus fort.

"Mange-moi," gronda le Gryffondor. "S'il te plait."

Le moment où il réalisa qu'il ne pouvait pas lui dire non fut le moment où Draco réalisa qu'il appartenait à Harry. Il ne voulait pas lui refuser. Jamais. Il recula un peu la tête et souleva le sexe de son amant de manière à pouvoir placer sa bouche juste au-dessus. Il l'ouvrit bien grande pour faire face à l'engin mais, malgré cela, il frotta tout de même contre le bord de ses lèvres. Il était si gros. Oh, Merlin, pensa Draco en sentant une humidité envahir son caleçon. Il n'imaginait pas que sa verge pouvait lubrifier autant sans jouir. Imaginer que malgré la salive qui tombait sur les cuisses de Harry c'était sans doute lui le plus humide, cela le fit rire. Son anus se contractait de façon presque douloureuse, souhaitant que se soit lui dont Harry était sur le point d'abuser.

Lorsqu'il serra ses lèvres autour du Survivant, Draco fut certain d'entendre le bruit de larmes dans les sanglots étouffés qui parcouraient son corps. Une sensation de pouvoir, de possession l'envahit et il dévora Harry avec un enthousiasme bruyant. Il aimait les suppliques et les râles qui pleuvaient sur lui.

Il retira sa bouche lorsque son compagnon le supplia de ne pas le faire, mais la demande se transforma en râles de plaisir lorsqu'il taquina du bout de la langue l'extrémité de sa verge, caressant le frein et lui montrant sa gratitude pour le succulent goût salé qui envahissait ses papilles.

Draco releva son visage et regarda Harry. Ses yeux étaient étroitement clos. Il avait l'air de souffrir terriblement mais Draco savait ce que cela voulait vraiment dire. Il utilisa sa main pour le masturber légèrement, touchant son érection juste assez pour qu'elle est une vie propre et vienne rebondir sur ses lèvres. Il ne put s'empêcher de se caresser également. Il appuya sur sa verge avec la paume de son autre main ne sachant pas s'il essayait de se distraire de sa propre envie ou s'il voulait augmenter son plaisir. Quelque fut son but originel, l'effet obtenu fut le second. Il massa son érection suffisamment fort pour se faire mal mais il se rapprocha tout de même du point de non retour.

Harry ouvrit les yeux à ce changement de rythme. Draco voyait à son expression qu'il luttait pour se contrôler. Il ne voulait pas jouir maintenant mais Draco ne savait pas combien de temps il pourrait encore attendre; Il voulait ce que Harry avait à lui donner. Il voulait le boire et sentir les giclées chaudes au fond de sa gorge. Il voulait que Harry crie son nom en jouissant. Il replaça sa bouche sur Harry, ne le quittant jamais des yeux tandis qu'il observait chaque inspiration tremblante, chaque battement de cils.

Harry lutta courageusement pour se retenir. Mais à la fin, Draco gagna.

Peut-être était-ce le tapotement régulier de l'extrémité de sa verge dans le fond de la gorge du blond ou la douce pression provoquée par chaque réflexe de déglutition quand Harry essayait de pousser plus loin sans y parvenir. C'était peut être la constante pression des doigts de Draco le long de sa hampe. Mais par-dessus tout, Draco espérait que ce fut la vue de sa tête blonde montant et descendant sur ses genoux, de ses lèvres fermement serrées le long de son incroyable longueur.

"Oh Merlin… je…" fut tout ce que parvint à dire Harry avant que le premier jet de sperme chaud ne frappe le fond de la gorge de Draco.

"Draco !!!" hurla le Gryffondor en s'enfonçant un peu plus dans la bouche offerte, frottant frénétiquement son sexe contre les doigts qui le serraient comme si le mouvement pouvait le faire jouir encore plus fort.

Draco eut un moment de panique lorsqu'il ne put plus respirer autour de Harry. Il en avait plein la gorge lorsque son propre orgasme survint provoquant un appel d'air qu'il ne pouvait satisfaire. Il se raidit quelques secondes avant que la sensation ne disparaisse. Il put alors de nouveau savourer le goût de Harry dans sa bouche pendant que sa semence se répandait sur son sexe. Il soupira autour du brun, rassasié. Il sentit une douce main lui caresser les cheveux.

Après de longs moments, Draco fit remonter sa bouche le long du sexe déjà un peu mou de son amant et reposa sa tête sur sa cuisse, inspirant de longues goulées d'air pour se calmer et détendre ses muscles endoloris. Harry continua de lisser ses cheveux, avachi qu'il était, dans le fauteuil.

"A ton tour," dit gentiment Harry en tirant Draco par les épaules pour le remettre debout.

Draco rit silencieusement mais ses épaules tressautèrent sous la main de Harry. Il leva les yeux vers lui et leva un sourcil tout en disant : "Trop tard." Un éclat de rire ravi s'échappa de la gorge de son élégant ami. Il remit sa tête contre sa cuisse et s'y reposa plusieurs minutes. Il se sentait merveilleusement bien.

Lorsqu'il décida enfin qu'il était plus que temps de bouger, Harry l'aida à se relever. Il le laissa le tenir, savourant la façon dont ses mains reposaient sur ses hanches.

Harry rit doucement et Draco se tourna pour le regarder bien en face. "Tu pourrais faire ça comme métier," rigola le Gryffondor.

L'ex préfet fronça les sourcils pour montrer son dégoût amusé à cette suggestion. "Me traiterais-tu de pute ?" dit-il avec consternation mais seulement à moitié sérieux.

"Hmm…" murmura Harry en faisant semblant de réfléchir. "Pas vraiment, mais je crains que cela ne m'échappe de temps en temps pendant que je te baiserais." Il prit intentionnellement une expression mauvaise. Draco était persuadé d'être capable de se comporter comme une pute pour Harry, en gros quand il voulait. Le Gryffondor poursuivit : "Mais cela ne voudrait pas dire grand-chose car ce serait dit pendant une partie de jambes en l'air." Harry souriait en renvoyant à Draco ses propres mots.

Ce dernier leva un sourcil aristocratique et soupira théâtralement.

Mais Harry enfonça le clou. "De plus, tu serais une pute si classe que je doute que quiconque à part moi puisse se payer tes services."

Draco lui lança son regard le plus hautain. "Même toi tu n'as pas assez d'argent pour m'acheter, Potter," gronda-t-il.

Harry rit de bon cœur et enroula ses bras autour de la poitrine du blond, le rapprochant de lui jusqu'à ce qu'ils soient serrés l'un contre l'autre. "Et bien, nous pourrions peut être envisagé un autre moyen de rémunération ?"

Le sourire de Potter était de retour avec un rayonnement renouvelé et Draco ne put s'empêcher d'éclater de rire. "Peut-être," acquiesça-t-il avec hésitation.

Les mains de Harry descendirent se perdre sur les fesses de son amant et les serrèrent durement, provoquant un cambrement involontaire du Serpentard ainsi qu'un soupir très tentant. "Oh, je ne pense pas qu'il y ait le moindre 'peut-être'." Il relâcha son étreinte et se décolla de lui. "Tu veux un coup de main pour te nettoyer ?"

Draco ricana. "Je peux parfaitement me débrouiller tout seul. Merci beaucoup."

"Mmm, d'accord…" dit Harry en haussant les épaules d'un air incrédule.

"Quoi ?" grogna Draco.

"Et bien," commença Harry, son sourire mutin de retour. "Je pensais que tu avais des elfes de maison pour faire ce genre de choses.

Draco secoua la tête, complètement scandalisé par la suggestion. "Va te faire foutre, Potter".

Harry rit et se recula en contemplant le désordre de ses sous-vêtements déchirés. Tandis qu'il se défaisait de son pantalon pour se débarrasser de son boxer ruiné, il railla : "Tu aimes entendre les mots 'foutre' et 'Potter' dans la même phrase."

Draco concéda ce point d'un hochement de tête timide et sourit. "J'ai faim," dit-il.

Harry remonta son pantalon et boutonna sa braguette. "Es-tu sûr d'avoir encore de la place pour de la nourriture ?" le taquina-t-il.

"Ne sois pas dégoûtant," lui dit Draco d'un ton guindé.

En refermant son blouson, Harry gémit : "Mais ce ne serait pas drôle si je n'étais pas autorisé à l'être."

Draco croisa les bras et étudia un long moment le visage de Harry. "Viens. On y va," soupira-t-il finalement. Pendant qu'il refermait la porte de son bureau derrière eux, Draco jeta un dernier regard sur son fauteuil et se sourit à lui-même. Il savait que s'asseoir dedans ne serait plus vraiment pareil qu'avant.

-

Ils se rendirent dans un restaurant qu'ils connaissaient tous deux, dans lequel les salades étaient tentantes et les desserts à tomber. Après avoir commandé, ils restèrent sans bouger à se regarder en chien de faïence, des sourires déments croissants sur leur visage jusqu'à ce qu'ils finissent par éclater de rire.

"Pourquoi ris-tu ?" finit par demander Draco en contemplant Harry par-dessus la petite table. S'il l'avait voulu, il aurait pu lui prendre la main. Il ne le fit pas malgré son désir brûlant de sentir son pouce caresser sa peau.

"Pour la même raison que toi sans doute," répondit Harry avec un petit geste de la main. "Simplement l'improbabilité que nous soyons où nous sommes, tu vois ?"

Draco acquiesça. Il baissa les yeux sur ses genoux et y déposa sa serviette avant de dire : "Tu n'as pas encore reparlé du cinéma de l'autre soir." Il sentit grandir son inconfort et sut qu'il avait besoin d'en passer par là. Mais cela ne voulait pas dire qu'il devait regarder Harry pendant qu'ils parlaient.

Ce dernier tendit une jambe sous la table et caressa le mollet de Draco avec. Celui-ci leva les yeux, ne sachant pas si ce geste était intentionnel ou non. Le Gryffondor le regardait droit dans les yeux avec cette expression qui disait qu'il préfèrerait le manger plutôt que son plat. "Qu'y a-t-il à en dire ?" demanda-t-il en s'humectant les lèvres.

Détournant son regard de la bouche de Harry, Draco dit : "Tu n'es pas en colère ou dégoûté ou quoi que ce soit d'autre ?" La jambe du Gryffondor se remit en mouvement et se posa définitivement contre son mollet. Ce contact devint rapidement la chose la plus intéressante du monde. Il pouvait sentir chaque poil bouger sous le tissu du pantalon.

"Nan", dit Harry en lui souriant. Il se pencha en avant, aussi près que possible de Draco. Merlin, il avait de nouveau cet éclat dans les yeux. Le même regard que lorsqu'il plongeait son sexe jusqu'à la garde dans le corps de Draco. Il était presque terrifiant tellement il était intense. Le corps du blond commença à s'agiter sous le poids de ce regard. Il sentit sa verge se durcir de nouveau.

"Mais tu pourrais leur apprendre une ou deux choses, tu sais," dit Harry doucement. Les sourcils de Draco s'arquèrent de confusion alors il ajouta : "Si jamais quelqu'un faisait un film sur toi, ce cinéma serait plein à craquer."

Oh, Merlin. Ca y était. Draco entendit un soupir franchir ses lèvres. Il aurait pu paraître silence s'il n'avait pas été aussi bruyant. Il se demandait comment il faisait pour rester sagement assis sur sa chaise alors qu'il aurait clairement dû être totalement nu, assis sur les genoux de Harry, à chevaucher son énorme verge.

"J'aime regarder autant que n'importe qui," poursuivit Harry sur le ton de la confidence. "Peut-être plus, en fait. Mais je préfère encore être présent en chair et en os."

"Oh," parvint à dire Draco tandis que son corps se crispait. Il pouvait sentir le sang affluer dans ses joues et sut que Harry pouvait voir à quel point il était excité. Cette pensée le ravit.

Lorsque le serveur arriva, Harry relâcha Draco. Il se renfonça dans son siège, lui laissant l'espace nécessaire pour qu'il puisse de nouveau respirer et se recomposer une attitude.

"Alors, quand pars-tu ?" demanda Harry. Draco se dit qu'il y avait une légère touche de désappointement dans sa voix.

"Tard ce soir," soupira-t-il. "Mais seulement jusqu'à vendredi ou samedi." Pour la première fois de son existence, ce qui se passait dans sa vie lui importait plus que son travail. Il aurait aimé pouvoir rester chez lui à échanger des hiboux avec Harry et peut être même le voir.

Draco avait envoyé un hibou à Harry dès qu'il était sorti de sa réunion, dans lequel il lui disait qu'il devait quitter le pays quelques jours. Après avoir été mis sur le grill par son directeur à propos de ses accomplissements et de ses ambitions, on lui avait "demandé" de participer à un symposium pour aider la banque sorcière ukrainienne à sortir de sa crise actuelle. C'était un immense honneur qu'on lui faisait mais son côté suspicieux ne pouvait s'empêcher de se demander si cette opportunité se serait présentée à lui si son histoire avec Harry n'avait pas été étalée dans les pages de la Gazette. Les avertissements de Blaise sur le vrai pouvoir de Harry le hantaient. L'ironie de la situation était cocasse. Il était sans doute envoyé à l'étranger à cause de sa relation avec Potter alors qu'il n'avait qu'une envie, celle de rester. A cause de Harry.

"Nous pourrons peut être faire quelque chose quand tu rentreras ?" demanda calmement Harry.

Draco sourit et dit : "Qu'as-tu en tête ?" Il taquinait Harry avec ses grands yeux innocents.

Harry mâcha lentement sa bouchée, réfléchissant à sa réponse, avant de dire : "Oh, je pense que tu le sais."

"Mmm, je crois aussi," dit Draco faiblement.

Ils discutèrent de tout et de rien jusqu'à ce qu'ils aient terminé leur viande. La discussion arriva bien vite sur le terrain des vêtements et, plus particulièrement, leur surprenante passion commune pour les costumes.

"Il faut que je te demande," commença Draco. "Comment quelqu'un d'aussi indifférent à la mode que toi, a fini avec une telle garde-robe ?"

Harry baissa les yeux. "Quand tu le dis, on dirait une faute impardonnable." Draco lui sourit d'une façon qui indiquait que c'était exactement le cas.

Harry regarda un moment dans le vide pendant qu'il réfléchissait à la question. "Même avant la bataille finale, le Ministère essayait de me contrôler.". Son visage se durcit et Draco se rendit compte pour la première fois à quel point Harry pouvait être un adversaire intimidant. "Ils essayaient de me dire où aller, avec qui être vu, enfin tu vois ce que je veux dire. Il essayait d'appliquer le manuel des '1000 et Une astuces pour manipuler efficacement', dans l'espoir que je sois trop naïf pour refuser."

Il semblait en colère et Draco se demanda comment une question aussi simple sur les vêtements avait pu faire virer le ton de la conversation.

"Scrimgeour et moi, nous nous sommes rapidement heurtés," continua Harry. "Il était moins préoccupé par Voldemort que par son indice de popularité. Il apparaissait toujours miraculeusement dans les endroits où je me trouvais et faisait toujours en sorte de se trouver à côté de moi et souriant dès qu'il y avait un photographe dans les parages. On avait donc l'impression que nous étions toujours ensemble." Harry se tut et Draco regretta amèrement d'avoir amené le sujet sur ce terrain.

"Sans m'en rendre compte, je me suis retrouvé traîné dans diverses boutiques spécialisées dans les robes par cette irritante petite salope du bureau de Scrimgeour. Le seul point positif, c'est qu'elle n'entrait pas avec moi pendant les séances de mesures." Harry s'interrompit de nouveau et but une gorgée d'eau. "Les invitations aux galas, conférences et ballets commencèrent alors que j'étais encore à l'école. Dumbledore en bloqua la majorité, puis il y eut les gens que je connaissais et appréciais qui me demandèrent de faire des trucs et je n'ai jamais eu le cœur de le leur refusé. Je suis donc allé à toutes ces mondanités. Les gens me pressèrent d'acheter d'autres vêtements car je portais toujours la même chose lorsque ma photo paraissait dans les journaux. C'est pour cette unique raison que j'avais accepté d'y aller avec elle." Il parut dégoûté de lui-même. Il soupira lourdement et joua avec son verre. "Puis je fus traîné à un entretien avec le Premier Ministre Moldu. J'y suis allé car Scrimgeour était un abruti fini et je savais qu'il ne connaissait pratiquement rien au monde non magique. C'est après cette énième obligation imposée que j'ai décidé de mettre les pieds dans le plat. Il était hors de question, si je devais rencontrer des Moldus pour le compte du Monde Magique, de ressembler à une chauve souris surdimensionnée, à cause de nos robes de sorciers.

Draco rit sous cape et Harry sourit pour la première fois depuis qu'il avait commencé à parler.

"En tout cas, cette "assistante personnelle" m'a trouvé un très joli tailleur à Saville Row, Richard James. Tu le connais ?" Draco lui lança un regard déconcerté qui voulait dire 'Qu'est-ce que tu crois ?' Harry sourit. "Bien," commença-t-il. "Il avait un assistant et, Merlin, il était si terriblement sexy !" Le visage du blond devait avoir laissé paraître une trace de jalousie car le Gryffondor fit un geste désinvolte de la main. "Il se trouve qu'il était gay, cet assistant. Chaque fois qu'il prenait mes mesures, son instrument se baladait un peu, si tu vois ce que je veux dire."

Draco éclata de rire devant le coup de chance de Harry au milieu d'une situation aussi déplaisante. "Je pense que tu peux imaginer combien les essayages furent nombreux pour ce costume." Harry pouffa un moment.

Le blond secoua la tête de stupéfaction. "Et j'imagine que ton entrejambe n'est pas la seule chose qu'il ait mesuré, n'est-ce pas ?" se moqua-t-il avant d'ajouter, "Et personne du bureau de Scrimgeour ne s'est étonné que cela prenne tant de temps ?"

"Non. C'étaient tous des sangs purs. Ils n'avaient aucune expérience du monde Moldu. En fait, maintenant que j'y pense, sa politique de recrutement n'était pas tellement différente de celle de Voldemort. Au moins, Voldemort avait quelques sangs-mêlés parmi ses employés. Cela m'a toujours rendu suspicieux."

"Je n'y ai jamais vraiment pensé pour être honnête," commenta Draco.

"Ne le prends pas mal mais ça ne me surprend pas vraiment," dit Harry en haussant les épaules. Le blond leva un sourcil interrogateur mais ne dit rien. "Voici donc l'histoire de mon premier costume," dit brusquement le brun. "Lorsque Jamie, l'assistant, fut embauché par un autre tailleur, j'y suis allé et ai acheté un autre costume. Il sourit avant d'ajouter, "Puis je suis allé chez le tailleur d'à côté car j'aimais sa vitrine et je me fis faire un autre costume chez lui."

Draco était enchanté. Le visage de Harry avait pris vie tandis qu'il décrivait ses premiers pas dans le monde impitoyable du shopping.

"Et puis j'ai trouvé ce cordonnier dans une petite ruelle," se rappela Harry avec joie. "J'ai toujours ma première paire de chaussures faites main," soupira-t-il avec satisfaction. "C'est un tel luxe d'avoir des vêtements faits sur mesure au lieu de vivre dans les rebuts de Dudley. J'aime à penser que je rattrape le temps perdu."

Le Serpentard planta ses coudes sur la table et posa son menton sur ses mains en souriant stupidement devant le plaisir de Harry.

"Et maintenant…" murmura le Gryffondor en se penchant de telle façon que Draco en fit autant. "… c'est l'heure du dessert." Une lueur bizarre traversa le regard du brun en le disant.

Draco répondit, "Tu ne vas pas prendre cette foutue tarte au chocolat." Il parla avec une calme autorité qu'il était loin de ressentir.

Harry renversa la tête en arrière et partit d'un grand éclat de rire. Lorsqu'il se calma, il dit suggestivement, "D'accord. De toute façon, je pensais prendre la glace au caramel. Tout ce caramel collant et cette vanille… douce… crémeuse… Merlin…"

La mâchoire de Draco chut. Sa bouche était devenue incroyablement sèche.

Ils restèrent assis à se fixer dans un silence total, un air de pur magnétisme sexuel entourant Harry.

Trouvant finalement assez de volonté pour parler, Draco soupira doucement, "En voudras-tu une double portion ?"


RAR : li-san (Mais c'est tellement bon de regarder… ^^), minia (Merci. La VO est disponible sur le net. Une simple recherche Google "Big Dicks Come Quick" devrait te permettre de la trouver sans souci.), super-ketchup (C'eut été dommage qu'il fût le seul "énervé", non ?), Lili (Moi aussi à chaque fois que je traduis. C'est passionnant à faire.), nyo (Juste une ch'tite précision : moi, c'est MISTER, pas miss. ^^), Harry-Draco-forever! (La b(r)aise va encore monter en température…)