Disclamer : ça n'a pas changé en dix minutes !

Cha : Derek est loin d'être la délicatesse incarnée, je ne le vois pas parler par métaphores, il est plutôt cash. Chris se pose des questions mais n'est pas prêt à s'avouer la vérité.

Bonne lecture.

Attention chapitre osé !


A peine disparu derrière le premier arbre, Derek entend Scott escalader la façade, la fenêtre craquer, le jeune loup entrer délicatement. Au moins cette fois, il ne réveillera pas tout le quartier.

Scott approche doucement, retenant sa respiration. D'une main, il soulève le reste des draps, retient un grognement.

Stiles trésaille, le froid sur sa peau ou la douleur… Il tente de se tourner sur le flanc, réprime un soupire et se rabat sur le dos. Une main contre sa lèvre fendue le réveille définitivement.

- Salut, mec, sourit il.

Scott ne peut s'empêcher d'être admiratif, comment ce garçon au corps lacéré peut encore sourire.

- Hey, alors ? Ça va ? T'as l'air pire qu'hier !

- Ouais, je sais. Ne lui en veux pas, implore t il. Il a essayé de résister.

- Pas assez fort, on dirait, s'écrit Scott. T'as vu dans quel état tu es ?

- J'en ai conscience.

- Et c'est tout ce que ça te fais, s'énerve le loup. Mais il aurait pu te tuer, même sans le vouloir.

- Je sais, mais je préfère mourir de sa main que déchiqueter par Peter.

- Ca n'arrivera pas, Derek ne le laissera pas te faire de mal.

- Derek est peut être fort, mais face à un alpha il ne fera pas le poids. Surtout s'il doit me protéger et se battre en même temps, assure Stiles.

- Tire-toi, alors. Au moins le temps qu'on s'occupe de Peter, propose Scott.

- T'es gentil, mon pote. Mais t'es pas capable de t'en sortir sans moi, rigole Stiles. Et de toute façon, Derek ….

Stiles essuie rageusement une larme au creux de sa paupière, réprimant un frison de douleur.

- Je ne suis pas plus capable de le quitter, que lui de me laisser. Il n'arrête pas de dire qu'il va partir, que ce serait mieux pour nous deux. Mais c'est pas possible, autant pour lui que pour moi….il a peur de ce qu'il pourrait m'arriver s'il s'en allait ou de ce que je pourrais faire …..

- Ok, ok, calme toi mon pote, sourit Scott. Ça, c'est mon hyper actif déjanté de meilleur copain. Je suis content de te revoir.

- J'étais pas parti loin, t'inquiète.

Scott claque gentiment l'épaule de Stiles, seule partie de son corps intacte, enfin presque.

- T'as attendu qu'il soit parti ?

- Ben, en fait, on s'est comme qui dirait un peu frité en bas.

- T'es pas possible, râle Stiles. Laisse-lui un peu de temps. C'est nouveau pour lui, il faut qu'il se fasse à mon petit corps tout fragile.

- Excuse-moi, mais t'as vu l'état dans lequel il t'a mis.

- Pour sa défense, tu l'as attaqué avant de m'avoir vu, tente Stiles.

- Je savais qu'il t'avait fait du mal…

- Et il t'a dit comment c'est arrivé ?

- En gros, répond Scott, déglutissant péniblement au souvenir des mots de Derek.

- Ca veut dire quoi en gros ?

- Ca veut dire que je ne comprends pas que l'ai laissé te toucher ! Explose Scott. C'est un animal, une brute, il te hait et toi pareil.

- Pas du tout !

- Mais bien sûr que si ! Il est pas foutu de te parler gentiment, ne serait-ce qu'une fois. Même blessé, il te hurlait dessus. Je pense à toi, il te fera souffrir, bien plus que tu ne peux l'imaginer.

- C'est mon problème, hurle Stiles, oubliant la douleur ravageant son corps.

Le jeune homme repousse son meilleur ami, attrape son sweat shirt déchiré, taché de sang et se rut au rez de chaussé.

Le shérif ravale précipitamment ses larmes, tente d'intercepter son fils au pied de l'escalier. Stiles glisse des bras de son père, le repousse contre Scott et crache sa rage.

- Aucun de vous ne peut comprendre ! Personne ! C'est vrai, il m'a mis en pièce et alors, c'est mon problème.

- Tu te rends compte de ce que tu dis, pleure, presque le shérif. Il va te tuer…..

- M'est égal ! C'est ma vie, et si je veux la perdre en étant avec lui, c'est mon affaire.

- Je t'en prie, Stiles. Si c'est pour me punir de t'avoir délaissé….

- Tu ne veux pas lever la tête de ton nombril, deux secondes ! Il s'agit de moi, uniquement de moi et de lui, de ce que je ressens pour lui, avoue Stiles.

- C'est pas ça l'amour, mon garçon, quelqu'un qui te met dans cet état et qui te demande de tout accepter sans rien te rendre en retour…..

- Je m'en fous, il peut me tuer si ça le rend heureux.

Stiles tremble de soulager sa conscience, libérant son esprit de ses mots. Les larmes, entre joie et souffrance, Stiles oublierai presque le danger qui les guette tous, lui particulièrement.

- Et oui, l'alpha va m'étriper pour le faire souffrir, et vous savez quoi : j'ai hâte de le voir essayer. Qu'il y parvient ou non, c'est Derek qui gagnera. Il deviendra l'alpha et butera cette pétasse.

- Stiles, que t'arrive t il ? Interroge son père. Tu n'es jamais violent…

- Ou méchant, complète Scott.

- Peut être que j'ai envie de changer ! J'ai toujours été le bon gars sur qui compter. Et ça m'a apporté quoi ? Mon meilleur pote a essayé de me bouffer, deux fois, précise t il. La personne qui est censé m'aimer le plus au monde, ne me supporte pas. Et voilà que le type qui me traite comme le dernier des abrutis est prêt à mourir pour moi, ne me demandez pas de le quitter. C'est au-dessus de me force. Quand bien même, il ne ferait que me tolérer sans avoir le moindre sentiment pour moi, je…..

Une onde de douleur brûle sa poitrine, lui coupant le souffle. Stiles bat l'air de ses mains, cherche à se raccrocher à la réalité mais perd l'équilibre. Scott s'élance, court vers Stiles en un début de transformation, bascule en arrière, refoulé par un grognement de possession bestial.

Le regard bleu électrique, tous crocs dehors, Derek tient serré contre sa poitrine le corps déchiré de Stiles.

Scott tremble, court se cacher sous l'escalier.

Le shérif tremble, tente de reprendre son fils des bras de cette bête.

Derek gronde, menaçant. Au creux de ses bras, la respiration difficile, Stiles reprend pied dans la réalité.

- Avec lui, tousse Stiles.

Les bras ballant, pas sur de savoir quoi faire, le shérif s'écarte, laisse son fils à cet animal, et pleure.

De loin, Scott regarde Stiles disparaitre à l'étage, désespérément agrippé au loup.

Derek allonge doucement Stiles sur le lit, attrape le reste de drap pour le couvrir, s'étend à ses côtés, garde ses distances prudemment, soupire pour la forme.

- Je commence à en avoir marre que tu te mets en fâcheuse posture, juste pour finir dans mes bras.

- Tu souffres du syndrome du héros, c'est trop facile, rit le jeune homme.

- Moi, un héros ? T'es fatigué, Stilinski.

- Très, allez viens là, gentille peluche. J'ai besoin d'un peu de réconfort.

- Peluche maintenant? S'étrangle Derek. Je ne me souviens pas t'avoir frappé sur la tête. Faut arrêter les médocs.

- J'ai rien pris depuis vendredi, je suis en manque, répond t il, tendant le bras vers sa table de nuit.

Arrêté par la main de Derek sur la sienne, Stiles manque d'air. Comment ce simple contact peut-il le mettre dans tous ses états après la nuit dernière ?

- Arrêtes avec ses saletés, je vais m'occuper de toi. Tu n'en auras plus besoin.

- Fait ce que tu veux de tout ça, répond t il, désignant son corps d'un doigt tremblant. Je suis tout à toi, en fait il n'y a que toi qui consent à rester avec moi….m'en fous si tu te fous de moi….

- Je ne me fous pas de toi, souffle Derek, le regard brûlant.

- Bien, c'est …bien. Enfin, je crois….T'es sûr, parce que sinon….

- Jamais étais aussi sûr de ma vie, murmure le loup.

Plongé dans le regard l'un de l'autre, le temps suspendu, peut-être qu'ils vont s'en sortir et peut être que le shérif les acceptera tel qu'ils sont, et peut être….peut être que les chasseurs vont devenir leurs meilleurs potes ! Et le monde tout doux tout rose de Stiles s'effondre avant même d'avoir existé.

Derek tousse mal à l'aise, ne vient il pas d'avouer….

- Enlève-moi ce truc informe, je vais essayer de te soulager.

Obéissant, mais grimaçant, Stiles passe le pull par-dessus sa tête. La morsure court le long de sa jugulaire, atteint la peau tendre de son épaule, se perd à la racine de la mâchoire. Les hématomes ont presque envahi la totalité de son torse, la chair de ses flancs déchirés par sa faute et la cicatrice rouverte.

Derek se racle la gorge, attrape le petit flacon, prend une noisette de l'onguent parfumé, glisse un doigt hésitant contre l'épiderme malmené, trésaille malgré lui à chaque grimace.

Stiles tousse bruyamment, respire la pâte étrange, appréhende le plaisir, brûle de le sentir, trésaille de douleur.

Les mains rendues maladroites par la peur, Derek effleure chaque plaie, coupures, égratignures, hématomes. S'égare aux portes de la ceinture, perd la notion de danger, se jure que c'est la dernière fois qu'il le touche.

Stiles ferme les yeux, goute la chaleur se rependant dans son cœur, envahir son corps, prendre possession de ses sens. Et sans l'avoir vu venir, Stiles se retrouve assit sur le loup, dévorant sa bouche.

Derek oublie le monde, fond sur ce corps marbré, lèche la marque de ses crocs, caresse les lacérations de ses doigts, s'enivre de son odeur musqué imprégné sur cette peau fine.

D'une poussée involontaire, Derek envoie Stiles contre le mur, se rue sur l'adolescent, le dévore des yeux et des dents.

Découvre la mélodie divine de ses soupires de plaisir, la dance hypnotique des mains de ce garçon étrange sur son corps, l'envoutante sensation de se savoir proche du gouffre retenu par ces yeux d'or étincelants.

Les vêtements déchirés volent en tous sens, les peaux à nue frémissantes d'être aussi proche.

Derek caresse d'une main le sexe dressé, cherche à créer le plaisir d'un doigt enfoui.

Stiles creuse le dos de ses ongles, arrache des lambeaux de peau, se délecte des gémissements de souffrances mêlés au plaisir.

Derek agrippe brutalement la nuque du jeune homme, l'oblige à accepter sa langue contre son palais, colle son torse puissant contre la peau frémissante. Le loup gronde, tremble, veut fuir, arrache rageusement sa langue de la bouche tentatrice, renforce sa prise sur la nuque délicate et retourne le jeune homme, lui coupant le souffle écrasant son visage contre le mur.

Sentant le torse puissant caressé son dos nu et marqué, Stiles perd pied. Se tordant le bras douloureusement, le jeune homme accroche les cheveux courts du loup, appuie l'arrière de son crâne à l'épaule solide, sent le membre dur approcher sa chair.

Mordant tendrement la gorge offerte, Derek enserre le torse fin d'un bras, écarte les jambes d'un genou, tremble de ne pouvoir s'enfoncer brutalement en ces chairs affolantes.

Stiles heurte le bassin de ses reins, insiste le loup à le prendre.

Derek reçoit les reins frémissants contre son membre, gronde d'extase, enfouissant son sexe gorgé dans le corps du jeune homme.

Un soupire de douleur, Stiles cogne le mur de son poing, enlace ses doigts à la main sur son torse, croit défaillir alors que le loup remue en lui.

Entrainant l'adolescent, Derek entre en lui toujours plus profondément à chaque mouvement. Le loup embrasse la base de la nuque, lèche le sel sur la peau, tend le visage vers la main qui veut le caresse, grogne de plaisir.

Le souffle court, proche du point de rupture, Stiles mord fort sa lèvre, tente de contenir le rugissement de plaisir dans sa gorge. Des points blancs et noirs dansant sous ses yeux, Stiles sent le plaisir le submerger. Se déversant rageusement en un cri bestial, il griffe le visage sous ses doigts.

Les sens brûlés, le pâle heurtant de plus en plus violemment les reins de l'adolescent, Derek hurle son plaisir, verse son essence dans les chairs consentantes, embrasse lascivement le creux de l'épaule, sourit contre la peau qu'il a fait sienne, s'appuis lourdement au bois du bureau, se laisse tomber au sol et entraine le jeune homme avec lui.

Tout contre le cœur bruissant, Stiles soupire, léchant le torse humide. Il ronronne quand une main caresse sa hanche glissant du dos jusqu'à la nuque, agrippe et relève se tête un peu trop brutalement peut être. Un regard voilé de plaisir, une langue tendre contre sa bouche lèche les zébrures violacées de ses lèvres.

Derek aspire les dernières lueurs de lucidité, voit l'adolescent sombrer dans les limbes d'un sommeil réparateur.

Stiles offre un dernier baiser, et glisse dans l'inconscience béate d'un rêve simple, peuplé des yeux brûlant de Derek lui apportant la paix.


Alors ?

A demain.