Me revoili-voilou! Voici donc la fin version D en attendant la version H… Alala, qu'elle histoire passionnante n'est-il pas?

Mamori était sortie de l'hôpital et s'était dirigée vers le grand jardin entourant le bâtiment où les malades privilégiés par un état de santé moins grave que les autres avaient le droit de se promener. En s'installant sur un banc, la jeune fille regarda les gens passer: des gens en fauteuil roulant accompagné d'une infirmière, des personnes soutenues par une canne et même des patients qui semblaient en pleine forme où seul leur pyjama bleu de patient d'hôpital les trahissaient. Il y avait bien sûr aussi des médecins et infirmières qui se baladaient pendant leur pause tout en sirotant un café. S'étant placée de façon à voir l'entrée principale du grand bâtiment blanc, la journaliste attendait avec impatience qu'un démon blond habillé en pyjama bleu passe ces portes pour la rejoindre. Concentrée trop longtemps sur le même point, Mamori finit par s'assoupir.

Hiruma: Hé ho! Réveille-toi!

La jeune fille fut prise d'un sursaut, maintenant réveillée, elle regarda en direction de son interlocuteur. Hiruma était placé en face d'elle, déjà habillé pour partir.

Mamori: Après une telle opération, tu devrais être en pleine convalescence. Pourquoi tu t'es changé?

Sans lui répondre instantanément, le jeune homme s'installa sur le banc, laissant une distance d'un mètre entre elle et lui.

Hiruma: Je n'ai pas besoin de convalescence, je vais avoir tout mon temps pour me reposer.

Mamori ne comprit pas et entre nous, n'avait vraiment pas la tête à chercher ce qu'il voulait dire. La journaliste s'approcha de lui, les larmes aux yeux.

Mamori: Je suis tellement heureuse que tu sois là.

Le démon laissa un nouveau silence. Il posa ses mains sur les joues de sa compagne et essuya ses larmes avec ses index. Puis pris d'une soudaine impulsion, le jeune homme pris Mamori dans ses bras, ce qui surpris grandement la jeune fille sur le moment. Finalement, la journaliste répondit à son étreinte, profitant de sa chaleur étrangement réconfortante.

Hiruma: J'aimerai que tu prennes la lettre qui est dans le tiroir de la table de chevet de ma chambre d'hôpital et que tu la lises.

La jeune fille comprenait de moins en moins, pourquoi Hiruma parlait-il de façon ci énigmatique et surtout si calme.

Mamori: Pourquoi tu ne me parles pas directement?

Hiruma: Parce que je n'ai plus le temps.

Son cœur manqua un battement, qu'est ce qu'il voulait dire? L'inquiétude de la jeune fille se faisait grandissante.

Mamori: Mais…

Mamori n'eu pas eu le temps de répliquée que le jeune homme avait pris possession de ses lèvres. Son cœur reprenant un rythme normal, la journaliste ferma les yeux et profita de ce court moment de bonheur.

Mamori: Yoichi…

Hiruma posa un doigt sur les lèvres de sa compagne lui demandant intimement le silence.

Hiruma: N'arrête pas ta vie pour moi, mais ne m'oublie pas.

Sur ceux, le démon se leva et parti vers l'entrée de l'hôpital.

Mamori: Où vas-tu?

Hiruma: Je ne devrais pas être ici, je vais reprendre ma place.

Hiruma fit quelques signes de la main que la jeune fille s'empressa de traduire.

Mamori: On se reverra… Je t'aime.

Prise d'un mauvais pressentiment, Mamori se leva à son tour et couru rattraper l'homme qu'elle aimait, disparu derrière la porte d'entrée du bâtiment blanc.

Mamori: Attendmoi! Explique moi!

La journaliste arriva en trombe dans le hall d'entrée sous le regard étonnée de la réceptionniste. Voyant que le démon avait disparu, Mamori se précipita sur la femme d'accueil qui se protégea comme elle put avec une pile de papiers administratifs entre elle et cette fille qu'elle prenait pour une folle.

Mamori: Excuser moi, est-ce que vous savez où est parti le jeune homme blond qui ressemble à un démon qui vient juste de rentré?

Reposant sa pile de papier, la jeune femme n'en garda pas moins son regard étonné.

Réceptionniste: Je n'ai vu personne passer.

Voyant que Mamori lui offrait un regard similaire au sien, la femme essaya de trouver une explication.

Réceptionniste: Peut être que je n'ai pas fait attention. C'est un patient n'est-ce pas? Je peux le chercher dans la base de donner.

La journaliste souffla pour retrouver son calme.

Mamori: Oui, il s'appelle Hiruma Yoichi.

Alors que la femme d'accueil tapotait sur son clavier, Mamori quant à elle martelait le comptoir avec ses doigts, signe de grande impatience. La réceptionniste finit par arrêter et passa doucement son regard de l'écran à celui de son interlocutrice.

Réceptionniste: Je suis désolé mais… Mr Hiruma est décédé il y a plus d'une heure.

La jeune fille marqua une pause, non, ce n'était pas possible. Mamori se précipita vers la salle d'opération, sur le chemin, elle croisa le médecin qui s'occupait du démon. A la limite de la folie, Mamori l'attrapa par le col.

Mamori: Où est-il?! Où est Yoichi?!

Médecin: Je suis désolé Mme mais votre mari n'a pas survécu.

Son ton était calme, nullement impressionné. En même temps, il devait être habitué à ce genre de situation.

Médecin: Si vous voulez vous recueillir, son corps est dans sa chambre.

La jeune femme le lâcha sans aucun tact. Mais en même temps, ils avaient pris connaissance des risques, il ne fallait pas en vouloir au médecin. Elle partit en direction de la chambre et passa la porte d'entrée. Le corps était entièrement recouvert d'un drap, les larmes coulèrent silencieusement des joues de la journaliste. Puis elle entreprit d'ouvrir le tiroir de la table de nuit pour y découvrir une lettre à son attention.

Si vous êtes une personne autre que Mamori, dégage tes pattes de là fuckin'…

Mamori décida de ne même pas lire ce mot, tellement vulgaire, même pour elle.

«Mamori, si tu lis ces mots, c'est que je n'ai pas réussi à survivre, le roi des démons me voulant à son service. Et si tu as réussi à la trouver sans encombre, c'est que j'ai réussi à marchander avec cette fuckin' mort.»

La journaliste ne le croyait pas. Ses pouvoirs étaient tels qu'il avait même réussi à faire peur à la mort!

«Refais ta vie, fais comme tu l'entends, que rien ne te mette des battons dans les roues. En échange, ne m'oublie pas, que je reste un souvenir du monde des vivants. Qui c'est? Peut être arriverai-je à faire chanter le roi des démons et revenir sur terre ne serais-ce qu'un instant? Au pire, on se reverra dans l'autre monde.»

Finissant ces dernières paroles, la jeune fille entendit un bruit venant de la fenêtre. Une silhouette effleurait la vitre alors que les dents de son sourire se dessinaient derrière le rideau. Cette ombre ne pouvait appartenir qu'à une seule et unique personne.

Mamori: Yoichi!

Lachant sa lettre, la journaliste ouvrit les rideaux pour découvrir… Un morceau de papier coincé dans l'ouverture de la fenêtre. Elle l'attrapa et entreprit de le lire.

"I love you my pretty woman."

Mamori sera le bout de papier contre son coeur, oui, un jour, ils se reverront. Que la mort le veuille ou non.

Mamori: I love you Yoichi.

Voila la fin version D! D de dramatique bien sûr! A bientôt pour la fin version H, la version heureuse. A vos coms!