Bonjour ! J'avais promis ce chapitre pour la fin juin, c'est fait ! En plus il est super long comparé aux autres ! :)
J'espère qu'il vous plaira, la fin est un peu particulière mais trouvera une explication plus tard ...
J'ai un programme très chargé jusqu'au 17 juillet donc je ne sais pas quand je pourrai reposter (idem pour mon autre fic, avec laquelle j'ai eu un problème de virus sur mon ordi que je n'ai pas pu avoir pendant un certain temps).
Voilà donc le chapitre ! Nous retournons à Greenwood ;) Enjoy !
Chapitre 10
Le chasseur et la proie
« Il n'y a pas de plus grande joie que celle de créer une amitié. »
« Une vraie amitié n'est possible que si les deux personnes impliquées font découvrir à l'autre toutes les choses importantes ou plus anecdotiques de leur vie. »
Avril 280 T.A., Greenwood, Terre du Milieu
J'étais réveillée depuis un moment déjà, et les rayons de la soleil augmentaient en puissance tandis que je repensais à la veille, bien installée dans mon lit, Arwen toujours endormie à mes côtés.
Ma première journée à Greenwood avait été très sympathique, pleine de découvertes et de rencontres toutes plus agréables les unes que les autres. Et le bal de la nuit avait vraiment été parfait.
Après encore quelques minutes, ma sœur émergea doucement de son sommeil, un peu désorientée car nous n'étions pas dans sa chambre d'Imladris.
-Ae ! (Salut !) murmurai-je doucement. Tu as bien dormis ?
-Ae ! répondit-elle. Oui, très bien et sûrement plus que toi ! Tu n'es pas fatiguée ?
-Absolument pas ! L'air de cette forêt me fait du bien je crois ! Allons manger, veux-tu ? Je meurs de faim !
-Très bonne idée, dit-elle en se levant d'un bond gracile que j'imitai.
Nous enfilâmes chacune une simple robe blanche, et défîmes nos tresses pour laisser nos cheveux libres et ondulés dans notre nos. J'étais évidemment le portrait craché de mes frères jumeaux mais Arwen était presque identique à l'elleth que j'étais à son âge. Sauf qu'elle était encore plus belle, et avait une grande réputation parmi tous les peuples qui étaient un peu au courant des affaires de mon père. Elle était le bijou éclatant mais fragile de notre famille.
Je me rendis sur le balcon pour admirer le jardin et j'aperçu mon père et Thranduil qui discutaient, tranquillement installés au bout d'une table bien garnie. Je les saluai de la main et ils me sourirent.
-Douce Avarlomë, venez nous rejoindre, le petit déjeuner est servi, m'invita le roi, très détendu sans ses atours royaux.
-Tout de suite, Aranen, laissez-moi juste le temps de réveiller mes deux ours en hibernation de jumeaux !
Le roi éclata de rire avant d'acquiescer. Je disparu à l'intérieur pour entrer à pas de loup dans la chambre des deux garçons. Ils étaient endormis, à poing fermés. Elladan prenait les deux tiers du lit et Elrohir était roulé en boule dans les draps blancs.
Je sautai souplement sur la tête de lit assez large pour que je m'y asseye. D'un coup sec, je tirai le drap qui entourait Elrohir, ce qui le fit tomber du lit, sur le tapis. Avant qu'il ne comprenne vraiment ce qui lui arrivait, je sautai à califourchon sur Elladan, lui pinçant le nez et les lèvres pour l'empêcher de respirer. Il s'étouffa quelques secondes avant de me pousser pour prendre une goulée d'air.
J'éclatai de rire, ne recevant que des regards noirs de la part des garçons. Et soudain, un projectile blanc et moelleux percuta mon visage par la gauche, me faisant à moitié tomber du lit. Bon, j'avouais que j'avais un peu déclaré la guerre mais les hostilités prirent rapidement de l'ampleur. Une terrible bataille de polochons prit place dans la chambre. Mes jumeaux n'avaient même pas pris la peine de s'allier contre moi, ce qui donnait un chacun pour soi des plus amusants.
Alors que les belligérants étaient maintenant au corps-à-corps, enchevêtrés dans les couvertures et les oreillers, la porte s'ouvrit. Mes frères ne s'en rendirent pas même pas compte, mais le prince Legolas était entré et s'était assis sur un fauteuil, observant la scène d'un air goguenard. Comme Elladan était occupé à chatouiller Elrohir et que j'étais libre de mes mouvements, je quittai le champ de bataille qu'était devenu leur lit pour rejoindre Legolas.
-Ae ! me lança-t-il doucement avec un large sourire.
Je lui dis un petit signe de la main et il m'invita à m'assoir à ses côtés. Je choisis l'accoudoir de son fauteuil et nous observâmes mes jumeaux qui ne s'étaient toujours rendu compte de rien.
-Ah … la fierté de mon père, Seigneur Elfe de la dernière maison simple à l'est de la mer… soupirai-je, faussement dépitée.
-Dois-je te rappeler qu'il y a moins de cinq minutes tu y étais ? me nargua le Sinda aux cheveux d'or. Mon père s'inquiétait de ne pas vous voir revenir alors il m'a envoyé pour savoir s'il y avait un problème, mais je crois que tout va bien, expliqua-t-il en détournant son regard du mien pour observer Elladan et Elrohir.
Les deux étaient avachis l'un sur l'autre, et nous regardaient avec un air incompréhensif. Je ricanai avant de me lever, jetant un dernier polochon à Elladan.
-Et si nous allions manger, prince Legolas ? proposai-je cérémonieusement alors qu'il prenait mon bras pour sortir. Laissons les gamins jouer à leurs jeux d'elfings…
Il rit de son rit clair tandis que je refermais la porte de la chambre de mes frères. J'allais continuer d'avancer dans le couloir quand il s'arrêta pour réarranger mes cheveux un peu en bataille. Il passa ses doigts fins dans ma chevelure avec précision et douceur et je le laissai faire. Quelques secondes plus tard, il avait fini et arborai un large sourire qui gagnait aussi ses yeux bleus.
-Voilà, ainsi tu es parfaite, me complimenta-t-il.
-Merci, je sais maintenant que tu t'y prends beaucoup mieux que moi pour me rendre présentable, dis-je en rougissant un peu sous le compliment.
-Allons-y, je meurs de faim, m'enjoignit-t-il. Pas toi ?
-Oh que si ! répondis-je en reprenant son bras.
Nous arrivâmes sur la terrasse sans mes frères. Arwen, ma mère et la reine étaient déjà installées autour de la table.
-Le réveil des ours s'est fait plus difficile que prévu ? demanda le roi en riant.
-Effectivement, mais l'opération est accomplie, répliquai-je sur le même ton, pendant que je m'asseyais sur la chaise que Legolas m'avait galamment tiré. Espérons maintenant qu'ils s'activent pour se préparer. Avec un peu de chance, nous les verrons avant que la soleil soit à son zénith !
Tout le monde rit, et je pus enfin prendre mon petit déjeuner. Aujourd'hui était un jour de repos pour tout le monde. Le roi n'avait que quelques petites affaires à régler mais il n'était absolument pas pressé. C'était encore une grande différence avec mon père à Imladris.
Après plus d'un quart d'heure, mes jumeaux arrivèrent enfin, s'excusant, tous penauds, sous le regard noir de mon père.
-Ne leur en veuillez pas, mon ami, le calma Alatariel. Ils sont jeunes et rien ne presse aujourd'hui !
A la fin du repas, qui se termina bien tard pour un petit déjeuner, Legolas demanda à son père :
-Ada, puis-je emmener nos jeunes invités en longue ballade dans la forêt aujourd'hui ?
-Bien sûr, ion nîn ! s'enthousiasma Thranduil. Demande aux cinq autres de venir. Je vais faire préparer des paniers pour un pique-nique et sceller neuf destriers. Amusez-vous bien, ajouta-t-il en se levant, mettant ainsi fin au repas.
-Ne mettez pas de robe trop précieuses, nous conseilla Celebrian, avant de rire sous cape avec la reine, se rappelant quelques souvenirs inconnus de nous.
A l'heure indiquée, nous étions tous réunis devant les écuries. Varya et Lanya, les deux sœurs blondes, discutaient avec Arwen et moi. Les jumeaux étaient avec Galion, Wilwarin et Enerdhil. Nous attendions tous sur le prince.
Il arriva peu de temps après avec huit chevaux à la robe brune et nous en donna un chacun en fonction de la façon dont nous voulions monter. Les ellith avaient des selles amazones et les ellyns montaient à cru.
-Tu nous suis à pied ? demanda Arwen à Legolas.
-Il ne fait ça que pour frimer, répondit Wilwarin. Allez, va ! Montre leur ta sublime monture !
Legolas rit mais fila chercher son cheval. Il revint avec une bête bien plus imposante qu'un simple cheval.
-Tu montes un élan ! nous exclamâmes en même temps, mes jumeaux et moi.
Les autres s'esclaffèrent et Legolas avait un petit air fier dans son sourire.
Elladan s'approcha, voulant toucher l'animal royal de Vert-Bois. Ce dernier baissa la tête et montra ses bois à mon frère qui recula un peu, craintif.
-E mellon nîn (Il est mon ami.), murmura Legolas à son élan qui se calma et accepta une caresse de mon jumeau. Il a fonction de me protéger, alors les personnes qu'il ne connait pas le rendent nerveux.
-Sain mellyn nîn pân (Ils sont tous mes amis), ajouta-t-il en nous désignant chacun notre tour en citant nos prénoms. Maintenant il vous connait et ne vous craindra pas.
Nous montâmes tous sur nos destriers et partîmes au trot dans la forêt, vers le sud.
Les arbres se ressemblaient tous mais pourtant on pouvait distinguer, si on y prêtait attention, différentes espèces. Nous avions tous la tête levée en l'air, observant les reflets lumineux sur les feuilles. Même nos nouveaux amis étaient émerveillés, comme s'ils n'étaient jamais venus dans ce coin de Vert-Bois.
Nous étions tous silencieux, totalement subjugués. Je voyais de temps en temps Legolas nous observer, son petit air fier toujours sur son visage d'ange. Après plus de deux heures de balade, le terrain commença à s'incliner, car nous approchions des premières collines, avant les montagnes de l'Emyn Duir (les Montagnes Sombres). Comme leur nom ne l'indiquait pas, ces basses montagnes étaient inondées de soleil quand nous pouvions les apercevoir entre les hauts arbres.
A force, l'une de ces collines nous apparus, lisse et recouverte d'une belle herbe tendre, sans aucun arbre à son sommet. Je compris que c'était là le but de notre excursion.
-Amon Calad ! déclara Legolas. Nous pique-niquerons ici.
-C'est parfait mon ami, comme toujours, rit Lanya.
-C'est un des plus beau endroit de notre chère forêt, commenta Galion. Puisse ce lieu ne jamais être touché par le mal.
Le lieu et la vue étaient effectivement d'une grande beauté. On pouvait embrasser toute la forêt dans sa partie nord, jusqu'au désert de Rhûn, jusqu'aux Monts Brumeux, et ceux de Fer. Tout changeait en fonction de l'heure du jour, et les couleurs, ainsi que la lumière, n'avaient rien à voir avec ce que j'avais pu voir à l'aube, le jour de notre arrivée.
J'étais sans voix, comme Arwen et mes jumeaux. Je vis même Elladan essuyer une minuscule larme. Il était le plus impétueux et fier de nous trois, et je n'avais pas le souvenir de le voir pleurer ou être ému. L'instant en était encore plus fantastique.
Nous installâmes nos provisions et mangeâmes de bon appétit. Les premiers fruits se mélangeaient aux fruits secs de l'année précédente, la viande séchée était savoureuse et l'eau fraîche étanchait notre soif.
Le tout était joyeux, insouciant, et bien loin des conventions. Vanya était nonchalamment appuyée sur Wilwarin, lequel n'avait pas encore osé demander sa main à ses parents. Cela ne les empêchait pas d'être colés l'un à l'autre et de s'embrasser sans aucune gêne. Si nous étions à Imladris, Erestor aurait eu tôt fait de séparer les deux amoureux et ils auraient été sévèrement punis. Ici, personne n'en faisait cas.
C'était donc naturellement que nous en étions venus à parler d'amour et de mariage. Les garçons posèrent beaucoup de questions à mes frères sur les ellyth d'Imladris et Lanya nous ne posa aussi, à Arwen et à moi, sur les ellyr.
Nous en étions tous les quatres venus à la conclusion que les jeunes elfes de notre âge étaient rares chez nous, et le peu qui existait était trop banal et conventionnel, presque ennuyeux. C'était en partie pourquoi nous n'avions pas beaucoup d'amis, car nous avions effrayés trop de monde avec nous farces et facéties.
-Et ici ? demadna Elrohir. Comment sont les ellyth ?
-Parfaites, murmura Wilwarin en embrassant Varya.
La sœur de cette dernière se leva et se montra du doigt.
-Telle que tu me vois, je suis la parfaite représentante de la gente féminine du royaume. Blonde, dit-elle en jouant avec ses cheveux, et superbe, ajouta-t-elle en caressant son joli minois.
Elle avait un air si sérieux que je la crus vraiment si orgueilleuse mais elle éclata de rire.
-Mais aucune d(entre elles ne s'intéressera à vous, petits princes Noldo, car hormis Vanya, nous sommes toutes amoureuses de notre fabuleux prince, termina-t-elle en se jetant à terre aux côtés de Legolas qui rougit un peu. Oh mon prince ! faisait-elle semblant de se lamenter, pourquoi ne m'aimes-tu pas ?
Nous rîmes tous, amusés par ses talents à faire la comédie. Elle passa un bras autour de ses épaules et ajouta, un petit sourire aux lèvres : « C'est à cause de ma longue amitié avec lui que nombre de filles sont jalouses de moi. »
Elle acheva sa phrase en plaçant un baiser sur la joue de Legolas qui éclata de rire. Je fus surprise d'être moi aussi un peu jalouse d'elle quand mon regard croisa celui, étincelant de bonheur du prince sylvain.
Après avoir mangé et rangé les maigres restes, nous décidâmes de profiter encore un peu de la journée avant de rentrer. Chacun s'installa contre un tronc ou même dans les arbres autour du sommet de la colline pour Legolas et Enerdhil, Vanya et Wilwarin s'allongèrent au milieu de l'étendue d'herbe. Une sieste digestive était de mise.
Après quelques minutes à essayer de m'assoupir, j'abandonnai et me levai pour aller faire un tour en attendant que les autres se réveillent. Je comptais escalader quelques rochers au sud de la colline pour voir ce qu'il pouvait y avoir plus loin. Je me hissai donc sur le plus haut d'entre eux, mais il n'y avait rien de plus à voir.
-Pour changer de point de vue, mieux vaut monter plus haut encore, fit la voix de Legolas dans mon dos.
Je réprimai un cri de surprise en plaquant mes mains sur ma bouche.
-Désolé, s'excusa Legolas avec une petite moue d'enfant.
-Comment fais-tu pour être aussi silencieux ?
-A la chasse, soit tu fais du bruit, soit tu ramène du gibier ! s'esclaffa-t-il.
-Donc je suis le gibier, c'est ça ? le taquinai-je.
Il eut une lueur maligne dans le regard que je ne compris pas tout de suite.
-C'est ça ! dit-il en se jetant sur moi.
Il me prit sur son épaule comme un vulgaire sac et partit en courant dans les collines.
-Lâche-moi ! Repose-moi immédiatement ! crai-je sans qu'il n'y prête attention. Il fait dire les mots magiques c'est cela ? Alors : S'il-te-plaît, veux-tu bien me reposer à terre ?
-Hors de question ! fut sa seule réponse.
Alors j'abandonnai, me laissant secouer par son pas de course pourtant si souple, mais je savais bien qu'il faisait exprès d'accentuer ses mouvements. Il m'emmena plus loin dans les rochers, et me déposa enfin dans une petite grotte creusée dans l'un d'eux.
-Où sommes-nous ? demandai-je en me relevant pour m'étirer.
-Quelque part.
-Pourquoi m'as-tu emmené ici ? continuai-je, légèrement énervée maintenant.
-Parce que.
Je levai un sourcil inquisiteur, il était bien mystérieux et totalement impassible, fixant un point vague sans rencontrer mon regard.
- Quand partons-nous ? Les autres vont s'inquiéter, remarquai-je, espérant que cette situation très étrange allait bientôt prendre fin.
-Quand tes frères te retrouveront. S'ils veulent être Rôdeurs, alors ils nous retrouveront, sauf si je suis meilleur qu'eux, et que ma piste est trop dure à suivre, ricana-t-il.
-Tu es complètement cinglé ! grognai-je, exaspérée, et je commençai à tourner en rond dans le petit espace de la grotte.
Je ne tentai même pas de sortir, car Legolas gardait l'entrée, comme un geôlier surveille son prisonnier. Je finis par en avoir réellement marre de tourner en rond et m'assit contre la roche. J'avais beau chercher une raison, je ne trouvai rien qui puisse expliquer une telle attitude. Quelques minutes plus tard, je m'étais assoupie.
Un courant d'air frais me réveilla. Quand j'ouvris les yeux, la lumière avait changé. L'après-midi tirait à sa fin et mes frères n'étaient toujours pas là. Legolas n'était plus visible.
Je sortis précautionneusement de la petite grotte, et étirai mes muscles un peu endoloris avant de grimper sur le rocher dans lequel la grotte était creusée. Le ciel s'était teinté d'ocre et de rouge, et était très sombre à l'est. Je n'osais pas trop quitter l'endroit car je n'aurais jamais su comment retourner à la cité sans Legolas. Lequel était présentement installé dans un arbre, un peu plus à l'ouest, négligemment perché sur une haute branche, les jambes pendant dans le vide. Il semblait absorbé par la soleil couchant.
Je m'approchai, pensant ne faire aucun bruit, et commençai mon ascension. Sauf que je n'étais pas une elfe des bois, et que grimper aux arbres avec une robe n'était pas un don inné, si bien que je fus bloquée pour arriver sur la branche du blond.
J'allais redescendre tout aussi silencieusement pour m'en retourner dans la grotte sans qu'il ait vu mon échec quand une main me prit le bras et me souleva comme si je n'étais rien de plus qu'une plume. Legolas me souriait narquoisement, avec ce petit air que j'allais apprendre à connaître par cœur.
-Merci, dis-je.
Il ne me répondit pas, reportant sont attention sur l'horizon ouest.
-C'est le moment que je préfère dans la journée, m'indiqua-t-il de but en blanc.
-Pourquoi ?
-A cause de la couleur du ciel, évidemment, mais aussi parce que c'est un moment charnière, les animaux diurnes disparaissent, et les nocturnes sortent, comme une passation de pouvoir…
-Des nouvelles de mes frères ? m'enquis-je.
Aucune réponse de nouveau. S'il ne voulait pas parler, alors je me tairai. De tous ses amis, il était le plus calme et taciturne, même si les elfes sylvains ne parlaient jamais pour ne rien dire. Ca me changeait d'Elladan et d'Elrohir qui ne pouvaient s'empêcher de bavarder.
Comme je n'avais rien d'autre à faire, je l'imitai et contemplai le soleil descendre et disparaître. Même après ça, il ne bougea pas ni ne prononça un mot, aussi immobile et silencieux que la branche sur laquelle nous étions. Le silence faisait partie de lui, et j'en étais un peu déstabilisée parfois.
Soudain, des voix se firent entendre, et j'aperçus nos amis au loin, entre les derniers arbres sombres de la forêt, à pied. Je les appelai, signalant notre position.
-Un peu plus et je croyais que nous allions passer la nuit ici, remarqua Legolas, avant de sauter agilement au sol.
Je le suivis bien moins rapidement et gracieusement, courant à la rencontre de mes jumeaux. Je sautai dans leur bras, bien plus soulagée que je l'avais imaginé.
-Bon, c'était bien sympathique cette petite partie de cache-cache mais il faut rentrer maintenant ! déclara Wilwarin.
-Les filles ne sont avec vous ? demandai-je en les cherchant.
-Arwen était fatiguée et voulait rentrer, Varya et Lanya se sont proposées de la raccompagner, m'informa Elrohir. Venez, les chevaux et l'élan ne sont pas loin.
Nous repartîmes tous, au galop cette fois, car la nuit tombait vite à cette époque de l'année. Quand nous arrivâmes au palais, après avoir salué nos amis, nous nous dépêchâmes de nous changer pour le repas. Ce même repas où nos parents posèrent tant de questions.
Je ne racontai pas toute la vérité sur la partie où Legolas m'emmenait dans les rochers. Legolas restait silencieux, me fixant de temps en temps pour m'encourager à poursuivre mes explications un peu confuses. Parfois, il échangeait quelques regards avec son père qui semblait comprendre et savoir beaucoup plus de choses que les autres, et même que moi.
J'étais épuisée, c'est pourquoi je partis me coucher très vite. Cette nuit-là, je rêvai d'arbres flamboyants sous le soleil couchant, et quelque part dans ses arbres, une créature silencieuse me fixait sans un mot.
Voilàààà ! Une petite review pour me dire ce que vous en avez pensé ?
Surtout que j'ai une question très importante et qu'il faudrait que j'ai pas mal de réponses pour savoir :
J'ai un petit problème, car le prochain chapitre devrait normalement être celui où Avarlomë s'installe dans le village de Gwen et Legolas devrait la rejoindre (et ils sont très très proches ... en tout cas par rapport aux chapitres déjà postés comme celui-ci). Donc, soit je publie d'autres chapitres sur les débuts de leur histoire jusqu'à un certain moment où ils seront définitivement amoureux l'un de l'autre etc ... ou ça ne vous dérange pas d'avoir de gros changements d'un chapitre à l'autre ! Dites-moi ce que vous préférez !
Parce que je pensais faire moins de chapitres sur leur première rencontre et les premiers temps de leur amitié mais finalement je préfère bien approfondir cet aspect, car avant d'être amoureux, ils étaient amis, et je veux développer cette amitié.
J'espère que vous comprendrez mon soucis !
A la prochaine, et gros bisous !
LK
