Elizabeth avait eu largement le temps de tout faire, même de prendre un bain et de se changer. Vu la chaleur, la jeune femme avait opté pour une robe blanche très légère, mais terriblement sexy, comme l'avait si bien qualifié John, quand il était revenu dans le jardin 2h plus tard avec William.

Le petit garçon avait tenu à ce que son père voit sa chambre dans les moindres détails, particulièrement les nouveaux jouets qu'il avait eu quand il était venu sur terre pendant 3 semaines…

Après de multiples allers et retours, la moitié de ceux ci s'était retrouvée dans le jardin, où ils n'avaient eu d'intérêt aux yeux du petit garçon, qu'une demi heure.

A présent, John et William jouaient depuis environ une heure au fond du jardin. Enfin, jouer…Elizabeth aurait plutôt qualifié ça de se salir…En effet, ils avaient installé une espèce de bâche sur l'herbe, qui était maintenant recouverts de feuilles à dessin, de tubes de peinture et de pâtes à modeler divers et variés.

Elizabeth s'était vu refuser l'accès à l'air de jeu, sous menace de torture de la part de John. Après quelques tentatives, qui s'étaient avérées infructueuses, elle avait finit par renoncer et s'était installée à côté d'une fontaine de jardin, qui ressemblait à celle que l'on pouvait trouver dans les jardins japonais.

L'eau coulait lentement sur les pierres, pour venir s'échouer dans un bassin rempli de poissons rouges et de nénuphars. Elizabeth aimait cet endroit, elle ne se rappelait même plus le nombre de fois, ou elle s'était endormie, bercée par le doux clapotis de l'eau…

D'ailleurs, elle commençait a s'assoupir légèrement, malgré le livre, qui pourtant l'avait passionnée au début…Mais il fallait croire que la relecture de « l'art de la guerre » ne l'enthousiasmait plus…

Elle avait bien essayé un des livres du Docteur Jackson, mais John, le lui avait confisqué, avant même qu'elle n'ait eu le temps de lire le titre…En lui précisant que cela était pour son bien…

A propos de John, où se trouvait –il ? Cela faisait bien 10 minutes qu'il était parti chercher de l'eau…Mais la jeune femme ne put pousser plus loin sa réflexion, car William l'appela.

William : Maman !

Elizabeth se mit à sourire, puis referma son livre et se dirigea vers son fils.

Elizabeth (s'accroupissant à genoux) – Alors comme sa maman est bienvenue dans l'aire de jeu ?

William : - Zoui ! Car a fini !

Elizabeth : haussant les sourcils en souriant) – Oh je vois, et qu'est ce qui valait tout ce mystère ?

William ne répondit pas et se contentait de fixer un point derrière Elizabeth.

Elizabeth : (commençant à se retourner) – Qu'est ce que tu…

A peine avait-elle effectué ce geste, que la jeune femme poussa un petit cri de surprise et se retrouva bientôt plaquée par le corps puissant du Colonel Sheppard, sous les rires de William.

John : (souriant à demi) – Alors Docteur, on se laisse surprendre Dit-il en la regardant droit dans les yeux.

Elizabeth : souriant) – C'est vrai que je ne vous avais pas entendu arriver Colonel.

John : - J'ai plusieurs techniques d'approches silencieuses que je me ferais un plaisir de vous enseigner Docteur Weir. Dit-il avec un sourire charmeur.

Elizabeth : - Et je me ferais un plaisir de les apprendre Colonel Sheppard. (Jetant un œil à l'endroit où John avait posé ses mains, laissant une trace de peinture sur sa robe) J'espère simplement que la prochaine fois, ma robe sera épargnée.

Une lueur de malice passa dans le regard de John, il s'approcha d'un peu plus près d'Elizabeth et lui murmura à l'oreille la faisant frissonner.

John : - Ne vous inquiétez pas pour votre robe Docteur Weir, ce sera une joie pour moi de l'enlever.

Elizabeth ferma brièvement les yeux, pour calmer les battements de son cœur. John en profita pour l'embrasser sur le front, puis roula sur le coté, la libérant ainsi de son étreinte et s'assit.

La jeune femme poussa un petit soupir de mécontentement, puis se redressa et s'assit à son tour. Quelque seconde plus tard, William vint se blottir dans ses bras.

William : - Moi z'aussi veux faire un câlin à maman.

Elle le serra un peu plus fort et embrassa ses cheveux.

Elizabeth : - Maman aussi adore te faire des câlins. Maman t'aime.

William : - Moi aussi j'aime maman. Dit-il en l'embrassant bruyamment sur la joue.

John : (d'un air boudeur) – Et moi alors ? Personne ne m'aime ?

Le petit garçon s'approcha de son père.

William : - Ben si ! Comme maman ! J'aime autant papa que maman !

John l'embrassa et posa un regard affectueux sur son fils.