Chapitre posté à la suite du précédent!! C'est rare, je ne le ferai qu'une seule fois!! Donc je refais mes remerciements:

MERKIIIIIIIII A TOUS LES LECTEUUUUUUUUUUUUUURS !!!

Voilà !! Désolée pour les tympans bouchés, j'le fais pas exprès !!

Nyappy et bonne lecture!!

Note de Kisu : Vu que l'anniversaire de Sumi est proche, je ne pense pas qu'elle le fera seulement maintenant. Dernière chose. J'ai lu le livre. J'ai vu le film. Je n'ai qu'une chose à dire. Epoustouflant. n.n c'est tout !

Note de Sumi : La cérémonie est faite selon mon imagination, j'ai perdu les détails de celle ci. Je suis désolée, excusez moi...

Chapitre 11

« Vas-y Hinata. Recommence. »

Une note haute sur le shamisen. Je fais tournoyer l'éventail dans ma main. L'autre, je le lance en l'air.

Un pas à gauche.

Je rattrape celui qui est lancé.

Un pas sur la droite. Je me déséquilibre en avant.

Un pas sur la gauche. Un tour d'éventail sur la droite. Je tournoie.

De nouveau un pas sur la droite. La corde vibre grave cette fois. Je replie vite les éventails. Une note plus aigüe. Je déplie légèrement le droit. Un crescendo. Je déplie plus vite le gauche.

Pincement fort. Je tourne vite sur moi même, je lance les deux éventails en même temps.

Un pas en arrière, je me retourne. J'attrape les deux objets. Une note basse. Je me dresse fièrement, le bras droit tendu vers le ciel, l'éventail complètement ouvert, le bras gauche fermé tenu sous la taille. Je reste immobile.

« Bravo Hinata !! »

Je me relâche enfin. Tsunade me regarde, une lueur de fierté dans les yeux. Aujourd'hui, ses cheveux sont détachés, lissés d'un bloc sur son épaule droite. Depuis le début de la journée, je n'ai pas cessé de travailler sur cette danse. Enfin, j'y suis arrivée !! Tsunade pose le shamisen sur le sol et se relève.

« Bien, tu as fait vraiment de bons progrès ces derniers temps... Viens, montre moi une dernière fois comment tu te maquilles et nous pourrons y aller. »

Je pose mes éventails sur le coffret de jade de mon shamisen. Je m'assois à coté de mon Onee-san, devant la glace de sa coiffeuse. Je lisse mon kimono comme elle me l'a appris il y a si longtemps...

« En premier ? »

« Le noir pour les yeux. »

La geisha me sourit. Je prends l'objet en question : un petit crayon noir. Je le débouche et tire ma joue vers le bas. Je passe le crayon sur l'extrême limite de mes yeux blancs et trace un trait assez épais sur la paupière.

« Bien, ensuite ? »

« Le blaireau ! »

Je prends l'objet dans ma main. Je tire un peu sur mon kimono pour me dégager la nuque au maximum. Je dois aussi me maquiller dans la base arrière du cou... Je remplis bien le blaireau de crème blanche, puis je l'applique sur mes pommettes. Ensuite, je descends le long du cou, remonte sur les tempes, couvre le front. Je fais très attention à ne pas couvrir le noir de mes yeux. Je mets de la crème autour des mes yeux à l'aide d'un petit pinceau.

Mes cheveux sont tirés en chignon serré. Tsunade Onee-san m'a offert un peigne de jade pour mes treize ans. D'autres barres d'ivoire retiennent mes cheveux devenus extrêmement longs avec le temps. Lorsqu'ils ne sont pas attachés, ils m'arrivent jusqu'à la taille. Mais durant ces derniers mois, mon Onee-san veut absolument que je me les attache, pour m'habituer dit-elle.

« Ensuite ? »

Je sors de ma rêverie, j'ai étalé la crème sans m'en rendre compte tellement ces gestes sont automatiques.

« La poudre. »

Je prends un pinceau large, et un peu de fond de teint blanc. Je l'applique sur mon visage, puis dans le cou et enfin, dans la nuque. Je vérifie la finition dans le miroir, mon visage a perdu sa rondeur enfantine depuis une peu plus de deux ans. Seuls mes yeux n'ont pas changé...

« Et ? »

« Les bâtonnets. »

Je saisis de petits bâtonnets, je ne sais pas en quoi ils sont faits, mais je sais que je dois redessiner mes sourcils avec lorsqu'ils sont chauffés. Je prends une allumette que je craque d'un coup sec. J'enflamme le bâton. Dès qu'il fume, je l'éteins et l'applique sur mes sourcils dissimulés par la poudre que j'ai appliquée plus tôt. Ca brûle un petit peu, mais ça va...

« Excellent, ensuite ? »

« Le rouge. »

J'ouvre le boitier de rouge. Je prends un pinceau propre et délie le maquillage presque liquide. Je le pose sur le milieu de la lèvre inférieure, l'étale progressivement sur les côtés. Je fais de même avec la lèvre supérieure. Puis avec un mouchoir de soie, j'estompe le surplus. Je pose le dernier ustensile et regarde Tsunade. Elle semble très contente de moi.

« Bien allons faire un test, nous allons voir si tu es prête pour ce soir. »

Ce soir... Ce soir promis depuis trois ans... Cette cérémonie officielle, ou je serai définitivement la Petite sœur de Tsunade. Je ne suis plus une enfant: je suis en phase de devenir une apprentie geisha.

« Allez, viens. »

Je la suis dans l'entrée de son appartement. J'enfile les hautes chaussures qui nous sont destinées à nous, les apprenties. Normalement, je n'ai pas le droit d'être en kimono et de porter le maquillage traditionnel, vu que je ne suis pas apprentie...

Du moins, pas encore...

Nous sortons toutes les deux dans la rue principale. Il y a pas mal de monde en ce milieu d'après midi. Des hommes, des femmes...

« Une geisha doit capter l'intention de n'importe quel homme, même dans la rue. »

« Aucune femme ne peut faire ça ! »

« Mais si, je peux te l'assurer !! Désigne moi une cible. »

Je détaille les passants. Je cherche un homme assez aigri, je ne veux pas laisser la tache facile à mon Onee-san. C'est une très belle femme, elle n'a aucun mal à obtenir ce qu'elle veut.

« Le brun avec le chapeau bleu. »

Je désigne un homme de la tête. Complètement banal. Tsunade me sourit. Elle commence à marcher d'un pas assuré vers lui. Je ne vois pas bien ce qu'elle fait, je vois juste qu'il se retourne sur son passage. Vraiment, c'est impressionnant. Jusqu'à ce qu'elle tourne au coin de la rue, l'homme ne change pas de posture et continue de regarder ma Sœur avancer avec grâce. Vraiment... Elle a un don ! Quelques minutes plus tard, après la disparition de notre cobaye, Tsunade revient vers moi.

« Très impressionnant Onee-san... »

« Oui, mais tu peux faire bien mieux, j'en suis convaincue. Tu as des yeux magnifiques... »

Je m'incline très légèrement.

« Regarde, tu vois ce jeune homme ? »

Je me tourne dans la direction qu'elle me montre: ma surprise est grande quand je reconnais Shikamaru. Il a beaucoup grandit et est devenu très beau. Mais je m'égare là. Ca fait bientôt un an que je ne l'ai pas revu: je n'allais plus chez l'accordeur, mes années étant surtout consacrées à la danse. Surtout que les cordes de mon shamisen sont résistantes, j'ai encore cette boite de rechange...

« Oui. »

« Fais le tomber. »

Hein ? Elle me demande de faire tomber un homme ?? D'un simple regard ?

« Mais... »

« Tu en es capable. »

Son sourire me redonne confiance. Je crois en elle. Et elle croit en moi. Je respire donc un grand coup. Shikamaru commence à traverser la rue non loin de moi. Je vois à peu près comment faire... Je commence à marcher vers lui. Il est arrivé au milieu de la rue, je commence à la traverser à mon tour. Les yeux rivés sur le sol. Bientôt...

Bientôt...

Là !

Je relève les yeux brusquement, je tombe sur ses yeux noirs. Il rougit furieusement, je baisse les yeux de nouveau. Maintenant, tout repose sur sa fascination... Un grand bruit derrière moi, je me retourne. Shikamaru s'est étalé de tout son long en butant contre le trottoir. Exactement comme je l'avais prévu... Je m'approche de lui doucement.

« Shikamaru-Kun ? »

Il se relève en un clin d'œil, enlève la poussière sur ses vêtements.

« C'est toi Hinata-Chan ? »

« Hinata ! »

Je me tourne, Tsunade me fait un signe de la main. Je m'incline un peu face au jeune homme.

« Excuse moi, mon Onee-san m'attend... »

Je le plante là, une fois proche de Tsunade-Onee-san, elle se penche sur moi.

« Tu es prête. Tu fais beaucoup d'effets, le voilà encore planté au milieu du trottoir !! »

Elle me sourit, je le lui rends. Enfin, elle deviendra ma Grande sœur officielle...

« Allons y immédiatement, je suis sûre qu'ils voudront bien avancer un peu... »

J'hoche la tête et la suis dans le quartier. Je crois que cette étape de la vie d'une geisha se passe dans un temple. Tsunade m'a évoqué le sujet une ou deux fois, pas plus... Je crois que c'est un thème délicat avec elle... Nous avançons dans les quartiers, jusqu'à atteindre un temple ancien.

« Nous y voilà... Entre je te prie. »

Je pousse la cloison, puis pénètre dans l'enceinte proche du temple. Une table est en extérieure, ou quelques femmes s'affairent. Une d'entre elle remplie des tasses de thé. Un autre s'approche de nous.

« Tsunade-sama... Vous êtes en avance... »

« Juste de quelques heures, j'aimerais faire cette cérémonie tout de suite. »

La femme s'incline, elle aboie des ordres aux autres. En quelques minutes, une agitation sans pareil emplit le lieu. Une vieille femme me prie de m'agenouiller devant la table. Tsunade fait de même, face à moi.

« Bien, c'est un peu précipité mais... »

La femme qui vient de parler s'agenouille sur notre coté. Elle prend deux tasses et les pose devant nous. Puis, elle sort deux cordelettes blanches.

« Quel est votre nom de geisha ? »

Je ne comprends pas ce qu'elle me demande... Nom de geisha ?

« Elle n'en a pas. J'ai décidé de conserver son nom d'origine. Hinata, c'est magnifique... »

Elle me sourit, puis, la femme saisit mon poignet droit, ainsi que le gauche de Tsunade. Elle noue les deux cordelettes autour de nos poignets, nous liant.

« Bien... Hinata, acceptes-tu que Tsunade, devienne ta tutrice, ta sœur ? »

« Euh, oui... »

« Tsunade, acceptes tu que Hinata, devienne ta pupille, ta sœur ? »

« Oui. »

La femme verse du thé dans les tasses devant nous.

« Buvez en la moitié. »

Je m'exécute. De ma main gauche, je prends la tasse et capture la boisson de mes lèvres. Il est un peu chaud... Une fois à la moitié, je repose la tasse sur son socle.

« Echangez, et buvez le reste. »

Je pousse ma tasse vers Tsunade, elle fait de même avec la mienne. Je bois une fois de plus, je repose le tout quand la tasse est vide.

« Voilà. »

Elle tire sur les ficelles blanches, elle en tend une à Tsunade, l'autre à moi.

« Gardez les précieusement, c'est le signe que toi: Hinata, sous l'aile protectrice de Tsunade, est devenue maiko : apprentie geisha. »

A suivre!!!

Petite précision. Dans le passage où Hinata se maquille, normalement, le noir des yeux se met après la crème et la poudre blanche. Mais pour le mettre, elle aurait dû tirer sa joue vers le bas et tirer sa paupière, ce qui aurait détruit ce qu'elle avait fait avant. Donc elle recommencerait tout. C'était juste pour des raisons techniques.