CHAPITRE 10
Comme prévu, les deux garçons avaient pris l'avion très tôt en direction de New York. Newt avait dormi durant toute la durée du trajet pour reprendre le maximum de forces avant son tant attendu rendez-vous, tandis que Thomas n'avait pas pu fermer l'œil malgré sa fatigue. Il se posait mille et une questions sur la nature de sa relation avec Newt et la seule réponse qu'il obtenu fût une agaçante migraine.
Newt partageait-il ses sentiments ? Le retour en Amérique changerait-il leur relation ? Et Julia ? Était-elle une compétition pour lui ? Il n'en savait rien et ça le rendait fou. Mais pas question de demander au blond directement, bien sûr.
De retour sur le sol américain, ils étaient partis chacun de leurs cotés, étant donné que Newt avait à faire. Thomas s'écroula dans son lit à peine rentré, tandis que Newt prenait une douche froide pour se réveiller et s'habillait en condition. Julia passa finalement le prendre, et l'heure du rendez-vous arriva rapidement.
- Julia, monsieur Ackerman, asseyez-vous.
Newt détailla la pièce tandis qu'il exécutait. Le bureau du directeur d'Hyperion Books était à l'image de son possesseur : simple et banal.
- Alors, ne perdons pas de temps. J'ai lu votre livre et je l'ai adoré. Vraiment vraiment adoré. Et bien sûr, j'accepte de l'éditer, avec plaisir.
- Vous êtes sérieux ? Demanda Newt, étonné.
- Bien sûr ! Vous ne devriez pas douter de votre talent, il est indéniable.
Un grand sourire se dessina sur les lèvres du blond qui n'en croyait pas ses oreilles. Quelqu'un voulait éditer et publier son livre et encore mieux, quelqu'un avait aimé son livre !
- Je vous remercie, vraiment, dit-il en se levant et serrant la main du directeur. J'arrive pas à croire que ça se passe vraiment.
- Ne me remerciez pas, remerciez Julia ! C'est elle qui m'a fait parvenir votre bouquin.
Newt était plus que joyeux. Il ne réfléchit pas et prit Julia dans ses bras, l'entraînant dans une douce étreinte durant laquelle il lui murmurait des "mercis" à l'oreille.
Newt avait immédiatement envoyé un message à Minho dès sa sortie de la maison d'édition. Ils s'étaient donné rendez-vous dans leur café de prédilection, le CC°Jitters, et Newt l'attendait maintenant depuis quelques minutes. L'asiatique franchit peu après la porte du café et le rejoint, le sourire aux lèvres.
- Tu voulais me voir, boucles d'or ?
Newt roula des yeux à la pique de son ami et se contenta de répondre joyeusement.
- Oh que oui. Tu sais que j'avais rendez-vous à Hyperion Books, ce matin ? Pendant que l'anglais parlait, le serveur apporta des boissons qu'il avait commandé au préalable. Minho se contenta d'hocher la tête, l'encourageant à poursuivre. Et bien j'ai réussi. Ils acceptent d'éditer mon roman. Je vais être publié !
- Mais c'est super ! S'exclama Minho, un large sourire se dessinant sur ses lèvres. T'as prévenu Thomas ?
- Non, pas encore, tu es le premier au courant, après Julia bien sûr. C'est grâce à elle, tout ça.
- Ouais, ouais, l'asiatique fit un bref mouvement de la main voulant dire "on s'en fout de Julia". Il faut que tu le préviennes, il va être dingue !
- Je vais le faire, répondit Newt en portant sa tasse aux lèvres.
- C'était comment ce petit voyage en Angleterre ? Vous vous êtes mariés ?
Newt sourit à "l'attaque" de son ami et but une gorgée de plus. Comment lui dire qu'il aurait bien voulu ?
- Non, on ne s'est pas mariés. C'était cool, on a logé dans un super hôtel et je lui ai fait visiter la ville.
- Et c'est tout ?
- Oui, c'est tout. Tu t'attendais à quoi ?
- A un peu plus que ça ! Avoua t-il en soupirant.
Newt toisa longuement son ami, se posant mille et une questions. Avait-il une étiquette "j'aime les hommes" sur le front ? Ou matait-il Thomas trop longtemps pour que ça se remarque ?
- Dans tous les cas, faut fêter ça entre mecs ce soir.
- A quoi tu penses ? Demanda Newt, l'écoutant à moitié.
- Une virée des bars ! On va se bourrer la gueule pour célébrer ton triomphe mon pote !
Le blond se mit à rire devant l'enthousiasme de son ami qui semblait incroyablement fier, monologuant sur ô combien la soirée allait être inoubliable et sur à quel point il rendrait les filles tristes car, citons le, "j'aurais pas de temps pour elles, ce soir".
C'est donc un trio de beaux gosses qui se dirigeait vers le Victrola, un bar hyper connu de la ville. Enfin, "bar"..
- Un club de strip tease ? Minho, sérieusement ?
Thomas fronça les sourcils, débattant intérieurement sur si c'était une bonne idée ou non, tandis que la mine de Newt pâlissait à vue d'œil.
- Bah quoi ? Soirée entre mecs, les mecs !
Minho semblait tellement fier de son plan de soirée que les deux autres garçons abandonnèrent, de toute façon, c'était trop tard.
Une heure et un taux d'alcoolémie plutôt élevé plus tard, les garçons s'étaient finalement éparpillés dans le club et ce qui devait être une soirée entre potes s'était transformé en une soirée tout court.
Minho était assis sur les fauteuils avec une femme très très peu vêtue lui mordillant l'oreille, caressant son torse musclé et dansant sur ses genoux. Thomas était assis au bar, sirotant sa troisième bière, seul. Et quant à Newt, cela faisait dix minutes qu'il était assis avec une des danseuses, à discuter de sa situation, de comment elle pourrait en sortir, de ce que ses parents pouvaient penser d'elle. Et Thomas les regardait. Ou plutôt, le regardait.
Il regardait les expressions du visage du blond lorsque la jeune femme lui répondait. Il le regardait froncer les sourcils, humidifier ses lèvres, secouer la tête lorsqu'il pensait avoir raison, lever les yeux au ciel lorsqu'il avait tort.
Le discours moralisateur de l'écrivain avait finalement eu un effet inattendu, et la strip-teaseuse était partie en larmes. Thomas ne tarda pas à rejoindre son blond, posant sa bière sur la table basse.
- Ben dis donc, t'y es pas allé de main morte.
- Je pensais pas qu'elle le prendrait comme ça, soupira l'anglais. Je lui ai juste dit qu'elle aurait pas d'avenir si elle continuait comme ça.
- Ah oui, en effet, rigola Thomas. Mais, je crois que je trouve ton côté moralisateur mignon.
Thomas ne s'entendit pas prononcer ces mots, et n'eut même pas honte après coup. L'alcool le faisait parler et levait ses craintes. Mais Newt n'avait pas bu. Et il fût frappé par les mots de son vis à vis qui le firent rougir.
- Thomas, je..
- En fait, je crois que je te trouve mignon tout le temps. Tu es mignon tout court. Même plus que ça, tu es beau, extrêmement beau. Adorable. Sexy. Irrésistible.
Thomas regardait Newt dans les yeux mais ce dernier savait que sobre, il ne prononcerait pas ces mots. Pas si facilement en tout cas.
- Tes yeux sont magnifiques, poursuivit-il. Ton accent me rend fou. J'adore voir la forme de ton torse quand tu portes des tshirts ou des chemises. Tu me plais, Newt. Et j'aimerais t'avoir..
Newt restait bouche-bé. Il avait tellement à dire lui aussi, mais rien ne sortait. Tout ce qu'il réussit à faire fût de prendre la main que lui tendait Thomas et de le suivre jusqu'aux toilettes du club.
Tout ne fût que baisers. Les lèvres se dévoraient, les langues dansaient. Le baiser d'abord chaste devenait passionné et Newt ne savait plus où donner de la tête. Thomas caressait le torse finement musclé de Newt, ses biceps ainsi que ses cheveux tombant devant ses yeux bruns. Newt caressait son dos, jouait avec les mèches dans le cou du brun. Il s'autorisait à lui frôler les fesses, à le presser un peu plus contre lui. Alors que Thomas était guidé par l'alcool, l'anglais se laissait guider par l'amour.
Le dixième chapitre s'est fait attendre, j'en suis désolée ! Je ne m'étendrais pas car vu l'heure... Mais bref, j'espère que ce chapitre vous plaira! Newtmas se concrétise doucement... :p
