CHAPITRE ONZE
Suite et fin de cette fan fiction! Pas de réel lemon mais un petit cadeau quand même ;) !
Je m'incline pour vous remercier, merci et encore merci d'avoir suivit cette fiction, ce fut un vrai plaisir!
enjoy!
« Cela fait combien de temps ?
-Six mois.
-Déjà ? »
John ne cacha pas sa surprise. Il partageait donc sa vie, et plus encore, avec le détective depuis une moitié d'année. Cela semblait irréaliste. Si les choses avaient bien évolué, se mettant en place avec une simplicité commode et confortable, certaines habitudes étaient restées les mêmes, comme les enquêtes en catastrophes au beau milieu de la nuit, les caprices de Sherlock, les doutes de John, les engueulades à sens unique durant lesquelles John criait que l'autre prenait trop de risque sans l'en avertir, disputes soldées par des nuit passées en solitaire pour l'un et l'autre pour ensuite se réconcilier au matin autour d'un bon thé.
John s'étira, plissa les yeux et se concentra sur ses mots fléchés, la tête du brun, sur ses genoux, ne l'y aidant pas.
« Mycroft refuse que Lestrade vienne habiter chez lui, lâcha le jeune homme.
-Ah bon ?
-Oui, il n'y sera pas en sécurité.
-Je trouve que tu t'intéresses de plus en plus à ton frère en ce moment. »
Sherlock grogna, et l'autre lui caressa amoureusement le front :
« Je trouve ça bien de ta part. »
Il se pencha pour l'embrasser, puis inscrivit un mot dans une case. Sherlock réfléchissait, jouant avec le Crâne d'un air pensif. Ils n'avaient eu aucune nouvelle de Moriarty et Murphy depuis l'échec de l'assassinat, et il attendait impatiemment un signe de vie. Le meurtrier n'allait certainement pas s'arrêter là, et cela le faisait fourmiller d'intérêt.
« Au fait, ce soir nous sortons. »
Air innocent de l'ancien militaire qui ne dupa personne. Sherlock se redressa, se mettant instantanément à califourchon sur les jambes de son homme, les sourcils froncés.
« Sherlock, pousse-toi…
-Nous sommes Mardi. Nous ne sortons jamais le Mardi soir. Tu mijotes quelque chose. »
D'agacé, le blond devint mal à l'aise, puis au final éclata de rire :
« Bon, d'accord, d'accord, nous sommes invités chez ton frère..
-Je déteste les double-rencard.
-Tu en as déjà fait ?
-Non, mais je n'en ressens pas la moindre envie. »
L'autre le fit taire d'un baiser.
"..."
« Myc', tu n'aurais pas vu ma chemise ? »
Certes, Gabriel Lestrade ne pouvait habiter chez son amant, mais cela ne l'avait pas empêché, au fil du temps, de semer ses affaires par-ci par-là jusqu'à posséder parfaitement les lieux…Et y perdre ses vêtements. Torse nu, encore chaud de sa douche, il fouilla la grande chambre des yeux sans y trouver la trace du tissu blanc. L'agent entra, en costume trois-pièces comme à son habitude, et haussa doucement les épaules :
« Aucune idée, mais regarde de ton côté du lit… »
Soit le côté impraticable car parsemé d'objets, vêtements et dossiers en tout genre. Le côté de Mycroft, tout comme son propriétaire, était impeccable. Gabriel grimaça :
« Je vais devoir me présenter comme ça devant nos invités…Gênant…
-Oh, cela ne me poserait pas le moindre problème… »
Les doigts de l'agent glissèrent habilement contre sa colonne, le faisait se cambrer légèrement. Il adorait quand sa peau était encore moite, chaleur tropicale qui contrastait avec sa fraicheur naturelle. Même dans des températures extrêmes, la peau du Holmes restait délicatement froide, et cela mettait l'inspecteur dans une incompréhension la plus complète.
« Ote tes doigts glacés de ma peau… »
Pour toute réponse, Mycroft l'embrassa dans le cou, le mordillant légèrement alors que ses mains descendaient tranquillement déboutonner les jeans de son amant qui se tortilla :
« Mycroft ! Ils vont bientôt arriver !
-Ils attendront… »
Lestrade voulu répliquer, mais son corps lui fit comprendre qu'il avait bien envie des caresses prodiguées par l'aîné Holmes, et il sentit son membre répondre favorablement à la demande. L'homme gémit, s'autorisant à se placer plus confortablement contre le torse de son amant qui lui mordit l'épaule avec une gentillesse carnassière, descendant rapidement le vêtement sur les hanches fines de Gabriel qui se cambrait de plus en plus.
Le bruit de la sonnerie retentit.
« N…Mycroft…Il faut…
-Sssht… »
Une main se glissa sur son torse, pinçant un téton sensible, le maintenant fermement contre lui.
"..."
« Bon sang, qu'est-ce qu'ils fabriquent ?
-Crois-moi, tu n'aimerais pas le savoir. »
John leva un sourcil intrigué, puis son visage vira au rouge brique alors qu'il enfonçait ses mains dans ses poches en bougonnant de gêne. Oui, bon, il ne voulait peut être pas savoir. Il sursauta en sentant une main glacée dans son cou, puis frissonna sous la caresse. De son autre main, Sherlock tapotait sur son téléphone, innocent :
« Je viens de recevoir un message de Moriarty.
-QUOI ?
-On dit comment . Et il me dit qu'il va bientôt recommencer à jouer, qu'il s'ennuie déja. »
John soupira, l'air anxieux et épuisé par ces mauvaises nouvelles qui revenaient bien vite à son goût.
« Et Murphy ?
-Il sera de la partie, je présume. Peu m'importe, c'est un incapable. »
La caresse s'était faite plus griffue, plus possessive. John n'eut pas besoin de réfléchir longtemps pour comprendre que le commentaire suintait de jalousie. Il eut un tendre sourire, embrassa les doigts blancs de son vis-à-vis, puis appuya fermement sur la sonnette une seconde fois.
"..."
« Haa…Haa… »
Se tenant à la commode devant lui, les reins cambrés, les joues rougies, haletant, Lestrade ne se rendait pas à compte à quel point il constituait un spectacle appétissant, et c'était pour cela que Mycroft faisait durer le plaisir. A chaque fois que son amant approchait de la jouissance, ses doigts quittaient le membre dur, caressant les cuisses, les hanches, le ventre plat, avant de revenir pour parfaire sa torture. Les gémissements du grisé le rendait passablement fou, et il adorait l'entendre gronder son prénom.
« Mycroft….Aller ! Ils sont…Ils sont dehors…Il faut… »
Le brun accentua le mouvement, sourire aux lèvres, accéléra la cadence sans plus de cérémonie, et soupira de contentement en sentant le liquide chaud et caractéristique de l'orgasme se répandre entre ses doigts . Le bassin de Gabriel trembla brièvement alors qu'il lâchait un cri rauque, puis tout son corps se détendit d'un seul coup. Il se tourna lentement, l'épiderme secoué de frissons, et plaqua ses lèvres sur les siennes.
« Stupide animal », murmura t-il avec une langueur délicieuse.
« Tu devrais reprendre une douche, rétorqua l'Holmes, au fait, ta chemise est cach…Posée sur la chaise. »
Il s'éclipsa, poursuivit par les fausses injections du grisé qui riait à gorge déployée.
"..."
Quand Mycroft ouvrit la porte, Sherlock et John s'embrassaient. Si le détective repoussa son frère pour entrer, John, perturbé mais confiant, lui serra la main avec une certaine joie avant d'entrer.
Toute personne, en regardant par la fenêtre, aurait remarqué le certain bonheur qui planait dans la pièce. Un curieux sentiment qui ne permettait aucune peur, aucun doute, une simple bonne entente agréable et durable. Ainsi pensait Murphy, fumant sa longue cigarette, alors qu'il observait les quatre convives attablés.
« Tu joues encore au voyeur, mon ange ? »
Voix sucrée et agacée à la fois. Murphy esquisse un sourire. Il n'y avait pas plus jaloux qu'un assassin psychopathe. Il éteignit l'ordinateur, se leva, repoussant d'un geste sec sa chevelure en arrière. Moriarty était assis sur le rebord de la fenêtre, astiquant son pistolet, les yeux braqués sur lui. Le brun s'avança de sa lente démarche, et posa sa main contre sa joue :
« J'observe les cibles. C'est normal, non ?
-Oui...Probablement, je t'ai déjà refilé des tics de tueur. »
Il semblait ravit de la constatation. Puis, Moriarty l'embrassa, le serrant violemment contre lui, le dévorant avec quelque chose qui pouvait ressemble à de la haine comme de l'amour. Les deux hommes fermaient les yeux, s'embrassant dans le noir, unis dans l'horreur du meurtre et le secret de la complicité.
"..."
« Je suis épuisé. »
Il était plus de minuit, et les deux hommes retrouvaient le confort du 221b.
Sherlock ne releva pas le commentaire et alla s'allonger sur le sofa. John se servit une bière, bailla, poussa les jambes du détective pour se faire une petite place. Le brun fixait le plafond :
« Tu crois que ça finira un jour ?
-Nous deux ?
-Non, les meurtres. Moriarty. »
John tripotait les mollets de son amant, jouant avec les plis des jeans. Il haussa les épaules :
« Moriarty finira le jour ou tu le mettras en prison. Ce jour arrivera, j'ai confiance en toi. Les meurtres ne finiront jamais…Les hommes…Portent ce vice en eux, depuis l'ouverture de la boîte de Pandore. Ils se tueront toujours, de façon horrible, dans des desseins obscures. La guerre en est le premier exemple. »
La voix se teinta d'un arrière-goût amer. Sherlock se redressa, toucha les lèvres ourlées du blond qui semblait comme perdu dans ses souvenirs. Il pencha la tête sur le côté, comme un enfant curieux et sur de lui à la fois :
« Abyssus Abyssum Invocat. Ou, plus littérairement, l'Enfer entraîne l'Enfer. Tu as sans doute raison. Mais…Il y aura également toujours des gens pour remettre les hommes sur le droit chemin. Des hommes comme toi, John, qui croient en la Justice. Moi, je ne suis que le cerveau. L'intelligence qui à besoin d'exister . »
Ils s'embrassèrent. Le blond le serra contre lui, humant son parfum, appréciant sa douceur.
« Et nous deux ? Ca finira aussi ? »
Il sentit les canines de Sherlock s'amuser sur son col de chemise. Il savait qu'il souriait.
« Je ne compte pas te laisser m'échapper. Je te veux depuis longtemps. Tu es le seul qui…Qui me supportes. Qui reste avec moi pour ce que je suis. Sans me demander de changer.
-Je t'aime comme tu es. »
John sembla réaliser ses mots, balbutia, et se retrouva allongé sur le dos, le corps de son amant bien calé sur le sien. Les yeux du détective brillaient, alors que ses mains jouaient avec les cheveux courts de l'ancien soldat. Il aimait entendre ces mots, il aimait cette intonation, il aimait cet homme sans même le savoir. Il s'en fichait, au demeurant. Il était là, sur lui, contre lui, il sentait son souffle dans son cou et c'était le plus important.
Il faudrait encore six mois et sept jours pour que Sherlock lâche enfin un tonitruant « Je t'aime » à John Watson. Mais ça, c'est une autre histoire.
...
...
Voila, voila, une petite fin toute simple, mais...Pleine de promesses? J'espère que cela vous aura plu, en tout cas, j'ai fais mon possible :)
Encore un grand merci pour mes lectrices coutumières comme passagères!
A la revoyure !
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