High Anxiety version française

Par Edwardsbloodtype

Corrigé par: LyraParleor

Traduction autorisée


Disclaimer: tous les personnages appartiennent à Stephanie Meyer et l'histoire en version originaleà Edwardsbloodtype. Tous les personnages publiques reconnaissables sont la propriété de leurs propriétaires respectifs. Les personnages originaux et l'intrigue sont la propriété de l'auteur. L'auteur n'est en aucune façon associé avec les propriétaires, les créateurs ou les producteurs de toute franchise médias. Aucune violation du droit d'auteur.

Rappel : cette fic est classé M, il y est décrit de façon explicite d'usage de drogue et de consommation d'alcool par des mineurs et de sexe.

Salut à tous. Désolé pour le léger retard mais la correctrice était tombé malade alors elle avait pas eu le temps de travailler sur se chapitre. Mais voilà elle va mieux.

Je prend deux seconde pour souhaiter bonne fête à ma fille Léa qui a eu 3 ans cette semaine

Merci à toutes les lectrices qui laissent des reviews annonymes et bonjours à toutes les lectrices qui en laisse pas. À chaque nouvelle mise à jour j'ai de nouvelles lectrice.

Encore une fois rendez-vous sur skyrock pour l'extrait du chapitre à venir.

Merci à vous toutes. Maintenant, bonne lecture.


Chapter 10~ Moved but Untouched

Goo Goo Dolls~ Iris

~PDV Bella~

« Tu es un monstre

Quatre petits mots parfaitement calligraphiés, écrits avec une belle encre rose sur un post-it jaune faisant office de tranche de fromage. Il aurait pu écrire veux-tu m'épouser? Que ça aurait eu le même impacte. Je savais qu'il me taquinait parce que, oui, avoir un crayon en cornichon coordonné à un bloc en hamburger et des gommes en frittes était bizarre pour une fille de seize ans. Mais pendant que je retraçais du doigt les lettres sur le papier, je me sentais tomber encore plus profondément pour ce garçon étrange avec sa fixation sur la propreté, sa bouche pleine, sa parfaite coiffure du style désorganisé mais stratégiquement arrangés et aux magnifiques favoris. C'était vraiment incroyable comme quelque chose d'aussi banal que des favoris pouvaient devenir fascinant quand c'était porté par ce magnifique garçon.

Je lui proposa aimablement d'utiliser mon crayon mais il déclina poliment,

C'était la tentative la plus boiteuse au monde pour tenter de découvrir la sexualité d'une personne. Je pense que s'il aurait été gay, il aurait aimé utiliser quelque chose de phallique pour écrire. Comme mon ridicule crayon.

(Phallique, qui a une forme de phallus...un pénis quoi)

Ok, alors je suis une putain d'idiote et la pire détective d'homosexualité de l'histoire de l'humanité.

Note à moi-même... faire vérifier mon Gaydar à la prochaine vidange.(mixe de gay et de radar)

Dans la voiture d'Edward, je lui demandai si il était sûr de vouloir que je les accompagne à Port Angeles ayant vu comment il était devenu aussitôt irrité à l'idée de ma présence. Ça me rendait toute chose et je ne pouvais pas comprendre pourquoi il était si étrange avec moi... Est-il bipolaire?

Sa voiture était terriblement propre, d'accord, elle n'avait que quelques mois. L'odeur de voiture neuve prévalait dans ce bijou. Il y avait un mélange de senteurs de cuir et d'Edward qui était étonnamment excitante. Il n'y avait aucune trace de poussière sur les tapis ou sur le tableau de bord. Tout l'intérieur était en cuir noir et en écaille brillante de tortue ce n'était pas la surface la plus propice à dissimuler la poussière. Non pas que je m'attendais à autre chose de toute façon. Sa voiture était incroyablement sexy aussi... rien de non masculin à cela.

Une fois arrivés à Port Angeles, nous laissions nos manteaux dans la voiture car ils étaient encombrants pour le lèche-vitrines et nous nous sommes dirigés vers nos destinations respectives. Je saluai de la main Edward lui souhaitant de s'amuser à sa leçon de piano et partis avec Jasper dans le centre commercial. J'appréciais vraiment la compagnie de ce garçon même si il avait les mains un peu baladeuses et qu'il était dragueur. Ça m'irritait parce que si Alice se rendait compte son comportement avec moi, elle serait anéantie. Elle est ma meilleur amie, je ne pouvais pas lui faire ça à elle! Alors je lui dis simplement de mettre ses putains de mains ailleurs quand il avait jeté son bras par-dessus mon épaule et murmuré des trucs cochons à l'oreille. J'aimais les discussions coquines mais à condition d'être d'accord. Je n'arrêtais pas de penser que cette voix n'était pas celle que je voulais entendre me murmurer des choses comme ça.

On était dans la librairie quand c'était arrivé, naviguant au travers des allées. Je cherchais quelque chose de nouveau et de léger à lire. Peut-être quelque chose de romantique avec un peu de porno dans l'histoire pour calmer, en quelque sorte, les tiraillements dans mon bas ventre. Jasper lui, disparut dans le rayon des magazines, fouinant parmi ceux traitant de musique. Je le rejoignis, prenant un magazine d'ados avec une jolie photo exceptionnellement naturelle de Britney Spears habillée seulement d'une chemise blanche trop grande et déboutonnée. Quand je le replaçai, Jasper ricana et marmonna quelque chose entre ses dents. Quand je lui demandai de répéter, il répondit, "J'ai dit, je devrais le prendre pour Edward pour qu'il se masturbe dessus "

Je fronçai les sourcils demandant, "Ewwww, il aime Britney Spears?

Et il m'avait traitée de monstre! Cette fille en était une parmi tant d'autres, en plus ne m'avait-il pas dit qu'il aimait pas les blondes?

Jasper rit et dit, "Putain non, il a un petit faible pour les chemises d'hommes blanches... Il pense que c'est sexy.

Sur les filles... ou les garçons?

Éclaire-moi là Jasper...c'est un pédé ou quoi?

(ndlt: je n'ai absolument rien contre les homosexuels. Je suis même fan de l'émission Queer as Folk ou Histoir Gay. ps. C'est nul la finale avec Brain et Justin. Tk hors contexte...)

Je hochai la tête, plus confuse que jamais. J'étais là, debout, me demandant si je demandais ou non à Jasper s'il était gay. Il se pencha et me murmura à l'oreille.

"Tu sais ce que je pense qui est sexy?" Ses sourcils se levèrent suggestivement, alors qu'un rictus diabolique s'étendit sur sa bouche. Je le regardai avec un sourcil relevé. "Les soutiens-gorges rouges." il pointa ses yeux vers la bretelle de mon soutien-gorge, rouge, qui dépassait de mon chandail. Il mit ses doigts sous ma bretelle et tira dessus, la relâcha pour la faire claquer sur ma peau me causant un désagréable picotement. Je le frappai en retour sur la tête. Fortement.

"Jasper, arrête-moi ça." Je fronçai les sourcils face à lui, lui faisant comprendre que je n'aimais pas ça.

Il leva les mains en position de défense, murmurant, "Désolé, je ne voulais pas t'offenser."

"Fais juste attention à ce que tu fais avec tes mains mon pote. Tu ne peux pas juste t'approcher, claquer les bretelles des brassières et être aussi avide. Toutes les filles ne sont pas sensibles à tes charmes. Un de ces jours tu vas recevoir une claque." Je regardai ailleurs, sentant son regard sur moi je me retournai vers lui. Je vis que sa mâchoire était relâchée et il avait l'air extrêmement penaud "Allez, n'as-tu pas dit que tu voulais une chemise pour le bal?" Je le tirai par le bras avec amusement, lui pardonnant mais me sentant mal de l'avoir réprimandé. Même si je savais que je n'avais pas à me sentir coupable.

Je payai mon roman de littérature grivoise gagnant un ricanement de Jasper."Porno de vampires adolescents? Chouette."

Plus tard, dans un magasin, j'aidai Jasper à choisir une chemise et une cravate. Il me dit qu'il avait invité Makenna au bal un peu plus tôt. Mais je le savais déjà parce que Alice avait été bouleversée par la nouvelle qu'elle avait apprise par Jessica. Alec l'avait invité la semaine passée et elle avait décidé d'y aller avec lui juste pour avoir quelqu'un qui l'accompagnerait. Je lui avais dit de passer après le boulot, plus tard, parce que j'allais lui donner quelques affaires à porter puisque j'avais plein de jolies robes que je ne mettrai jamais. Rose y allait avec un type, Jared, avec qui elle avait apparemment eu une liaison pendant l'été. Elle avait dit qu'elle y allait juste pour rendre Em jaloux et, sincèrement, j'espérais que ça n'allait pas se retourner contre elle. Avec toutes les discussions au sujet de cette soirée et les festivités qui l'entouraient, ça me démoralisait de ne pas y aller avec Edward... pas qu'il veuille m'inviter de toute façon.

Une fille peut rêver, pas vrai?

Et bien, je me fais déjà assez de fantasmes!

Après que Jasper eut payé sa chemise et sa cravate, on alla s'assoir sur un banc à côté de la fontaine et on partagea un salissant bretzel au sucre à la cannelle. Jasper déclara que c'était la kryptonite d'Edward. Il me dit que son frère évitait comme la peste les aliments comme ces bretzels. Il tremblerait probablement et courrait au loin des salissures certaines que ça occasionnerait.

"Est-ce que je peux te demander quelque chose?" demandai-je la bouche pleine. Sans prendre la peine d'attendre son accord pour continuer "Pourquoi avez-vous déménagé de Chicago à Forks?"

Jasper arrêta de manger et prit une gorgée de limonade." Eh bien, pour plusieurs raisons en fait. Quelques histoires merdiques et dramatiques sont arrivés avec Edward et mon père a décidé qu'il était temps de changer de décor. Ma mère voulait vraiment juste nous sortir de la grande ville pour nous amener dans une petite où on serait moins tenté de nous mettre dans les ennuis." Il me regarda avec un sourcil relevé en tapotant sa poche pleine de marijuana. Je ris, espérant qu'il voudrait bien développer éventuellement la partie à propos d'Edward et les choses qui étaient arrivées.

"Alors pourquoi ici, pourquoi Washington parmi tous les autres endroits?" Je mordis dans un morceau de bretzel et fis mon possible pour le mâcher délicatement tandis que des éclats de cannelle et de sucre saupoudraient mon jeans.

"En fait, c'est en sorte un pur hasard. La même journée ma mère avait lu un article comme quoi la pluie, les arbres et la verdure pittoresque avaient un effet calmant sur les gens. Elle a vu la maison à vendre sur le site internet d'un de ses designers. Elle a pensé que ça serait bon pour Edward. Pour elle aussi maintenant que j'y pense. Ils sont partis voir la maison ce week-end là et quand ils sont revenus, ils ont annoncé qu'ils l'avaient achetée. Nous quittions Chicago un mois après." Il haussa les épaules.

"Effet calmant? Pourquoi Edward et ta mère auraient besoin d'un effet calmant?" demandai-je impatiente, pratiquement en train de bondir hors de moi pour le savoir.

"Bien, Edward a une sorte de... merde, je devrais pas te dire ça... il va me tuer bordel." il avait l'air inquiet, mais je supposai pas assez pour trahir sa loyauté envers son frère. Je regardai vers le bas en nettoyant mes pantalons, prétendant n'avoir qu'un faible intérêt. "Edward a…comme de l'anxiété ou quelque chose dans le genre. Et Chicago était un endroit difficile pour lui."

Je le regardai incrédule. "Il fait de l'anxiété?"

"Euh…et bien, il faisait. Plus vraiment aujourd'hui." il me regarda avec prudence, réalisant peut être qu'il en avait révélé un peu trop.

"J'imagine que la pluie et les arbres ont fait leur travail alors. Et euh... ta mère... elle fait de l'anxiété aussi?" je le pressai. Je voulais obtenir le plus d'informations possibles de sa part avant qu'il se ferme à moi.

"Hum, non. M'man et P'pa ont essayé d'avoir des enfants pendant des années. Ils pensaient que déménager serait bon pour ça aussi… peut être qu'ils pensent que la pluie et les arbres sont bons pour la fécondation." Il haussa les épaules avec un étrange et inconfortable rire. "Mais j'imagine qu'ils avaient tort sur cette théorie parce qu'elle est toujours pas enceinte bordel." Son expression était malheureuse, il ressentait sincèrement de la compassion pour sa mère.

"C'est si triste," répondis-je, sans vraiment savoir quoi dire d'autre. "Est-ce qu'ils espèrent une fille?" je souriais, tentant de remonter l'humeur de Jasper.

"Ouais, quelle pauvre enfant aurait-elle été avec nous comme grands frères? Elle n'aurait jamais eu de rencard." Nous rions, croquant d'autres morceaux de bretzel "Je me sens si mal pour eux tu sais? Ma mère a fait plusieurs essais In vitro et d'autres trucs, piqures et médicaments... et elle tombait éventuellement enceinte, mais finissait par perde les bébés. Il y a un très bon spécialiste en stérilité à Seattle. Ce qui est une autre raison pour laquelle ils ont choisi Forks. il regardait ses chaussures, il était définitivement empathique. Je ne l'avais jamais vu aussi pensif avant, habituellement il était une sorte de trou de cul, toujours en train de se moquer d'Edward ou de dire des trucs méchants sur Alice. De plus, papa a des amis proches à Seattle, alors ils se sont dits que c'était idéal. Il a commencé à pratiquer à Port Angeles, et honnêtement, je pense que c'est le seul à être vraiment heureux ici."

"Tu n'es pas heureux ici?" demandai-je.

Il haussa les épaules. "J'aime pas ça, mais je déteste pas non plus. J'étais pas vraiment heureux à Chicago vers la fin non plus. Alors je pense que ça aurait pas fait de putain de différence où on aurait déménagé. Autant qu'il ne soit pas là."

Je le regardai, sentant sa tristesse dans sa voix. "Qu'est-ce qu'il est arrivé?" demandai-je doucement, cachant mon impatience à récolter le plus d'informations possible. Je me sentais comme un agent de la CIA qui interrogeait mon suspect avec un sérum de vérité. Jasper serait évidemment un espion de merde, c'est sûr.

Jasper soupira, pinça ses lèvres. Ça prit un long moment avant qu'il parle. J'étais sur le point de m'excuser et de lui dire d'oublier ça quand il dit doucement, "Son nom est Emily. Et elle était une putain de fille géniale. Je suis tombé amoureux d'elle à la seconde où je l'ai vue... nous avons été ensemble pendant huit mois et... puis toute cette merde est arrivée et ses putains de parents n'ont plus voulu qu'elle me voie. Alors après que nous nous soyons séparés, je suis venu ici avec satisfaction parce que c'était trop dur de la voir tous les jours et de ne pas pouvoir être avec elle."

"Wow, je savais pas," dis-je en me demandant si Alice avait eu la même sorte de coup de foudre envers lui, il parlait de cette fille d'une manière si tendre. "Pense-tu que c'est pour ça que tu es comme tu es?" Il leva un sourcil, interrogateur. "Je veux dire pourquoi tu es aussi dragueur? Peut être que c'est parce que tu n'as pas réussi à surmonter ca. Que c'est plus facile d'être séducteur et de ne pas s'engager comme ça tu ne risques pas d'être blessé une nouvelle fois?" Je grimaçai et mimai une excuse silencieuse quand je vis son expression abasourdie.

Il me regarda, incrédule et penchant sa tête en arrière, "Je suis où là, Oprah?"

Je ris, haussant les épaules encore une fois. "Désolée, c'était qu'une supposition. T'occupe pas. Mais Emmett et Edward sont-ils malheureux aussi?"

"Et bien, Em s'en fiche carrément. Tant qu'il peut jouer au Football. Il est dans un trip d'aller à l'université et de faire à sa manière de toute façon. Et Edward, et bien... il est juste…" Jasper soupira, les épaules effondrées, clairement frustré par son jeune frère. "Peut importe... il est juste un enfoiré misérable peut importe ce qu'il fait..."

Je murmurai, "Pourquoi, Jasper?"

S'il te plait dis-moi pourquoi Edward est comme il est... je dois savoir.

Jasper secoua la tête les paupières closes. "C'est une putain de longue d'histoire."

Oh, ne te ferme pas maintenant.

Jasper se leva en silence, regardant dans le centre commercial, il avait clairement terminé de parler. Je baissai la tête vaincue, mais comprenant tout à fait. "Est-ce que ça à le moindre rapport avec le fait qu'Edward n'aime pas qu'on le touche?"

L'expression de Jasper se figea. Il pinça les lèvres et dit, "Ah, tu as remarqué ça hein? Il est hum... étrange. Il est juste un putain de mec étrange... tu sais... avec son problème d'obsessions." Jasper éluda avec cette explication boiteuse, changeant rapidement de sujet. Je savais qu'il y avait plus là-dessous. Jasper n'était pas vraiment convaincant dans son explication. "Alors, hum…Pourquoi es-tu revenue à Forks?" demanda-t-il avec un sourcil relevé, changeant effectivement de sujet et me mettant sur la sellette.

Je plaçai une de mes jambes qui pendait sous moi."je te l'ai déjà dit... des trucs sont arrivés et je suis partie. C'est pas toute une histoire." mentis-je, fâchée contre Jasper qui avait interrompu notre conversation abruptement. Note à moi-même… Googler Edward Cullen.

"Alors dis-moi, puisque ce n'est pas toute une histoire," me fit-il remarquer avec de grand yeux.

Je soupirai silencieusement énervée d'avoir à ressasser ces détails désagréables. Mais je réalisai que je lui devais probablement la réciprocité puisque Jasper avait partagé les siens. "Le copain de ma meilleur amie... m'avait draguée et j'avais pas accepté ses avances. Elle... ne l'a pas très bien pris... du tout. Elle et mes autres 'amies' m'ont rendu la vie vraiment difficile alors je suis partie quand je n'ai plus été capable de l'endurer. j'ai mimé des guillemets sur le mot amies, parce qu'elles n'étaient certainement pas mes amies.

Ok, d'accord ce n'était que la moitié de l'histoire... mais ça me semblait être assez pour l'instant.

Je haussai les épaules, paraissant indifférente, mais y penser me mettait hors de moi. Je ne pouvais pas dire son nom sans que ma langue claque. "Wow, les filles sont vraiment chiennes, hein?"

"Quelques unes d'entre elles ouais," je ris timidement. "Mais je suis plus heureuse ici que je ne l'ai été depuis un bon moment. C'est plaisant d'avoir des amis que je sais vraiment attentionnés envers moi et qui ne me blesseront jamais à cause un stupide garçon." je lui fis un clin d'œil amusée. Il me sourit et prit le dernier morceau de bretzel que je lui tendait.

Tandis qu'on se levaient, Jasper dit, "Hey Bella écoute...les trucs que je t'ai raconté sur Edward et ma mère. Ça reste entre toi et moi ok?" je lui fis signe que oui, lui promettant de ne pas trahir sa confiance. Nous jetions nos déchets et allions jusqu'au marchand de journaux pour acheter du papier à rouler.

Alors qu'il payait, je remarquai un assortiment de briquets fantaisie. Un en particulier ressortait. Il était de forme rectangulaire, transparent séparé en deux parties remplies de liquide. En pressant un bouton, de l'air comprimé faisait bouger de petites billes colorées. Le but étant d'essayer de coordonner les billes de même couleur dans un demi cercle de la cavité. Edward aimait jouer avec son briquet et je savais qu'il adorait coordonner des choses, alors j'ai pensé qu'il aimerait ce nouveau défi.

Il était presque quatre heures quand Jasper me demanda où je devais aller ensuite."J'ai besoin d'aller chez Gap pour du parfum," dis-je en regardant mon cellulaire.

"Non, attendons Edward. J'ai pas envie de l'entendre chialer parce que on y est allé sans lui."

"Vraiment, pourquoi il ferait ça?"

"Parce que ce magasin le rend vraimentdéchainé avec toutes ses piles colorées parfaitement coordonnées et alignées." Je ris, sachant qu'il ne plaisantait probablement pas. Je devais admettre que j'aimais la vision de ce que ça donnait.

On flâna un peu dans une petite boutique Western qui n'était vraiment pas à sa place dans ce centre. Je ne comprendrai jamais pourquoi un habitant de l'État de Washington ressentirait le besoin de porter des bottes et un chapeau de cowboy. Cachaient-ils des bovins dans un endroit que je n'aurais pas encore vu?

Jasper marmonna quelque chose sur son aversion pour la musique country , les vêtements country et les putains de bordel de merde de chapeaux de cowboy. Pourtant il se tenait devant un miroir, essayant des vestes ridicules à franges et mettait les mains dans ses poches en faisant semblant d'en sortir une arme, comme dans un vieux western. On s'amusa, essayant différents styles de chapeau et imitant de vraiment mauvais accents du sud. Une stupide chanson trottait maintenant en en boucle dans ma tête; Lord have mercy… baby's got her blue jeans on… Je me demandai si c'était une des chansons qu'ils passaient pour torturer les gens en Irak? Elle me donnait envie de rendre des choses que je n'avais pas volées.

Pendant que j'essayais de me sortir les paroles du iPod de ma tête, je remarquai un jeune couple dans le coin. Elle prit un chapeau pour qu'il l'essaye. Ils étaient évidement très amoureux. Quand elle se leva sur la pointe des pieds pour lui mettre le chapeau sur la tête, ils se firent un bisou d'esquimau avant de de s'embrasser. Elle le posa amoureusement sur sa tête...l'ajusta... et se recula pour l'admirer. Il lui fit exactement la même chose excepté qu'il plaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille tandis qu'il ajustait son chapeau. Un geste pourtant simple qui montrait tellement d'amour et de tendresse.

La fille leva la main pour lui caresser la joue, tandis que sa main à lui glissa sur sa taille fine avant de s'enfoncer dans la poche de son jeans. Ça me rendit triste parce que je savais qu'Edward ne me toucherait jamais comme ça et que je n'aurais probablement jamais la chance de caresser son visage ou même de le toucher n'importe où. Par ailleurs, j'en étais certaine, je ne voulais personne d'autre que cet homme. Gay ou non, Edward était dans mon cœur.

Alors que j'admirais avec envie leur relation, mon téléphone sonna et Edward nous dit qu'il serait là dans une minute. Je sauvegardai son numéro sous le nom de E tandis que je souriais heureuse, pensant que c'était la première fois que j'entendais sa voix dans le téléphone. Elle sonnait différente, plus profonde peut-être même un peu triste.

Je le vis de loin entrer dans le centre avec son parfait physique ravageur, grand, mince, tandis que sa démarche confiante s'accélérait au fur et à mesure qu'il se rapprochait de moi. J'avais des papillons dans l'estomac et une chaleur se propageait dans mon bas ventre à la seule vue de son visage. La boutique country diffusait cette chanson horrible sur la nana en jeans bleu. Un léger changement du She au He et elle était parfaitement adaptée à Edward qui avançait vers nous. Les têtes se retournaient, les mâchoires tombaient et le tempo était en parfait accord avec son allure.

He can't help it if he's made that way
He's not to blame if they look his way
He ain't really trying to cause a scene
It just comes naturally, no the boy can't help it

Je le regardai avec amusement et je l'admis, un peu d'irritation face au nombreuses têtes qui se retournaient quand il passait. Il restait inconscient de son effet attractif sur la gente féminine.

Heaven help us, Baby's got his blue jeans on
Lord have Mercy, Baby's got his blue jeans on

"Hey Jasper, juste par curiosité... quand Edward jouait au baseball, à quelle position jouait-il? Demandai-je entièrement concentrée sur Edward.

Il répondit, "Il était lanceur, pourquoi?" je souris, je fus presque étourdie.

"Hey Bella, un home run est un cadeau du lanceur. As-tu déjà embrassé un lanceur?"

Non Edward, mais tu peux parier ton joli petit cul que je vais le faire.

Mais c'était un message ambigu. Je voulais dire, qu'est-ce qu'il voulait bien vouloir me dire? Seigneur, les garçons sont tellement compliqués. Je souhaitai que nous puissions juste arriver à nous dire ce que nous avions à nous dire sans avoir à faire des jeux ou être timide et mystérieux. Mais là encore, c'était une des raisons pour lesquelles j'étais autant attirée par Edward, en raison de son manque de clarté.

Lorsqu'il est arrivé, il était débraillé, les yeux rouges et fatigué. Sa peau était plus pâle que d'habitude. Je me sentis mal parce que son professeur de piano devait l'avoir fait travailler si durement et ensuite, je trouvai ça bizarre. Parce que, sérieusement, comment une simple leçon de piano peut-elle être physiquement épuisante? Peut-être était-ce une session émotionnelle.? Quoi qu'il en soit, c'était étrange qu'il fut dans cet état. De toute façon, Edward Cullen était-il du genre à faire quelque chose normalement.

Je voulus désespérément courir vers lui, enrouler mes bras autour de son cou et le tenir contre moi pour le réconforter avec mon affection, mais j'eus trop peur du rejet qui s'en suivrait. Je ne pus pas m'empêcher de vouloir éloigner tous ses ennuis. Edward m'avait séduite avec ses beau yeux et ses étourdissantes lignes du visage qui rendaient ma culotte instantanément humide . Sa mâchoire était l'équivalent d'un porno hard core... pour mon cul de vierge. J'étais fascinée par lui, je voulais découvrir tous ses secrets, ses mystères. Je voulais juste qu'il m'embrasse. Mais j'étais pas assez courageuse.

Alors chez Gap, j'avais décidé de lui faire savoir subtilement que je l'appréciais. Je pensais que c'était le meilleur moyen de savoir s'il était gay. En fait, ma seconde idée, que j'avais abandonnée, aurait été de me déshabiller, de rester en sous-vêtements et de l'inviter dans la cabine d'essayage, en toute honnêteté, j'aurais préféré.

Mais là encore, je remarquai combien il faisait attention à ne pas me toucher quand il me tendit les gants et comment il avait reculé quand je lui avais mis le chapeau sur la tête. Ça avait fonctionné avec l'autre couple que j'avais vu tout à l'heure, alors je me dis que ça allait marcher avec lui, qu'il verrait la tendresse dans le geste. Je lui dis dans un murmure que je n'allais pas le toucher et ses yeux s'écarquillèrent. Il fut sur ses gardes, mais il me laissa lui tourner la casquette à l'envers. Seigneur Dieu, il était si parfait et si beau à ce moment. Si jamais je l'épousais un jour, je voulais qu'il porte une casquette de baseball à l'envers et un smocking. Ok peut être pas... peut être juste entièrement nu.

De plus, pour ajouter au mystère, je sus qu'il avait un tatouage. Je remarquai la bande horizontale à l'encre noire qui serpentait autour des biceps bien développés sur son bras droit. (lien dans le profil) Je ne pus pas vraiment deviner ce que c'était exactement, mais le motif me semblait être un dessin tribal complexe. J'eus instinctivement l'envie de tendre la main et de l'effleurer du bout des doigts tellement il me fascinait. Je lui posai une question à ce sujet sans même penser qu'il aurait un mouvement de recul, sa prudence reprenait le dessus. Edward descendit sa manche si vite qu'elle en devint floue, cachant le dessin à ma vue. Sa réaction était déroutante à juste titre et elle alimenta encore plus le feu qui me donnait envie de découvrir ses secrets.

Edward ne m'avait donné aucun indice sur son orientation sexuel ou si il ressentait les mêmes sentiments que moi. C'était extrêmement frustrant à la fin.

Pour diner, nous retirions nos chaussures, nous nous sommes tous assis par terre à une table basse fixée au sol et avions commandé des sushis. Nous nous les étions partagés quand ils étaient arrivés à notre table. Edward leva les yeux au ciel tandis que je montrais mes chaussettes mauves à petits pois agitant mes orteils vers lui.

Regarder Edward manger des sushis était divertissant et absolument fascinant. Je le regardais impressionnée, aligner les huit rouleaux sur son assiette rectangulaire. Il les espaçait parfaitement l'un par rapport à l'autre. Il en avait deux de chaque sorte, placées une en face de l'autre qu'il disposait à l'aide de ses baguettes. Il plaça à la fin, son petit bol de sauce soja et de wasabi directement au bas de l'assiette. J'avais été prévenu dans la voiture du rituel avec les sushis d'Edward. Jasper sourit quand il réalisa que je regardais Edward attentivement.

Edward ne leva même pas les yeux sur moi quand il dit, "Bordel arrête de me fixer B ou je te crève les yeux avec mes putains d'baguettes." Il fourra un morceau dans sa bouche et me fit un sourire en coin.

Je ris si fort que le Sprite me sortit par le nez, m'étouffant jusqu'à ce que les larmes coulent. Je peux vous dire qu'ils avaient été élevés par une mère décontractée... aucun d'eux ne me vint en aide, ils ont juste crié tous les deux, "les mains en l'air!" tandis qu'ils levaient leur bras dans une démonstration moqueuse.

Edward était si beau et si merveilleusement bizarre.

Tout en mangeant, nous bavardions nonchalamment à propos de rien ayant une réelle importance, riant et souriant entre les bouchées. C'était vraiment plaisant d'être avec mes amis. À un certain moment, malgré le fait que je savais parfaitement me servir des baguettes, j'ai perdu la prise sur mon rouleau à l'avocat et il tomba dans mon pot de sauce. Le Wasabi, le soja et le gingembre éclaboussèrent partout et sur le bracelet en argent brillant d'Edward, le salissant. Jasper éclata de rire tandis que je m'étais figée dans la crainte de la réaction d'Edward pour l'avoir sali. Son visage se tourna lentement vers moi alors que je me recroquevillais tremblant de peur.

Rapidement, je trempai ma serviette dans mon verre d'eau et tentai de nettoyer son bras tandis qu'il me regardait les yeux écarquillés avant de retirer sa main. "Je suis vraiment désolée E," dis-je presque en chuchotant. Il ne dit rien pendant une minute. Je pensai qu'il était vraiment furieux. Le visage impassible, il m'arracha la serviette des mains, retira son bracelet, l'essuya avant de nettoyer son poignet. Il trempa ses doigts dans son verre d'eau et subitement, il m'éclaboussa au visage. Je cris et ris pendant qu'il continuait à m'arroser avec un sourire espiègle sur le visage.

Quelques clients du restaurant nous jetèrent des regards méchants, mais je m'en foutais. Je savais qu'il n'était pas le moins du monde fâché contre moi. Je levai le regard vers lui et désignai son bracelet. "puis-je?" demandai-je. Edward me fit signe que oui et je pris la lourde chaine dans ma main la plaçant dans ma paume. Les initiales EAC y étaient gravées dans une écriture complexe sur la surface plate et brillante. Une petite gravure de lion appuyé sur ses pattes arrières la décorait et de l'autre coté il y avait trois trèfles. Je le regardai interrogative.

"Anthony," dit-il doucement, répondant à ma question muette qui était, pour quel nom était l'initiale A. Je répétai son nom complet tout bas presque admirative.

"Le lion et le trèfle font partie des armoiries de la famille Cullen," ajouta Jasper

"Il est magnifique. Tellement masculin," dis-je tandis que je le déposai doucement dans sa paume ouverte.

"Merci, mon père me l'a donné quand mon adoption a été validée." dit-il presque avec révérence en le replaçant sur son poignet propre.

"Oh, c'est très gentil. C'est un geste très admirable. Tes parents sont géniaux."

"Ouais,ils le sont... merci. Ils t'ont aimé aussi. Ils ont dit que tu es attachante ou d'autres conneries de ce genre. Edward rit jetant un autre morceau dans sa bouche. Je levai les yeux au ciel.

"Attachante? J'ai enduré les boulettes de la mort pour être attachante? Bordel, je suis fantastique, belle, charmante, pleine d'esprit, sans oublier intelligente et... "

Edward interrompit, "Arrogante, prétentieuse, vaniteuse, suffisante, présomptueuse…ai-je à continuer?" Il ricana et je frappai dans l'air près de sa tète l'obligeant à se pencher à l'opposé de moi. Ce mouvement brusque fit échapper son rouleau dans son plat de sauce soja éclaboussant le devant de sa chemise avec des taches brunes. Il grogna, prenant sa serviette défaitiste tandis que Jasper et moi rions de manière incontrôlable.

"Tu vois ce qui arrive quand ont est condescendant?" lui fis-je malicieusement en pointant le bazar.

"Ouais, tu me dois un chandail," répondit-il d'une voix nette.

"Ok," dis-je en relevant le bas de mon top minutieusement, comme si j'allais lui donner celui que j'ai sur le dos. "Mais je pense pas qu'il va t'aller." Ils me regardèrent tous les deux avec incrédulité apparemment n'ayant aucune idée de si je plaisantais ou non. Jasper souleva ses sourcils suggestivement et Edward me regardait d'un air ébahi.

Je rebaissai mon chandail et dit avec malice, "Oh, Vous l'avez souhaité tous les deux."

Et bien, je savais au moins que c'était vrai pour Jasper.

Quand nous avons eu terminé de manger, les garçons ont insisté pour payer la note et nous partîmes vers la maison. Je réalisai que c'était la première fois en une semaine que j'avais passé du temps avec eux en dehors de l'école, sans être sous l'influence de la drogue ou de l'alcool et c'était vraiment plaisant de passer du temps comme ça avec eux.

Ce soir-là, une fois rentrée à la maison, je passai du temps avec Charlie à regarder la télévision avant de monter dans ma chambre. Rendue à l'ordinateur, je m'assis devant la page d'accueil de Google, la fixant pendant ce qui me sembla être une heure. Je me sentis terriblement mal au regard de ce que j'allais faire. À la seconde où je tapai Edward Cullen, mon cœur palpita dans ma poitrine et je commençai à suer à profusion. J'étais incapable de savoir si c'était les nerfs parce que je culpabilisais de fouiller dans son passé ou si c'était la peur de ce que j'allais peut être découvrir. Je veux dire, est-ce que je veux vraiment savoir à propos de ses anciennes copines?

De toutes façons, mes peurs se sont envolées quand les seules choses qui sortirent étaient des pages médicales reliées au Dr. Cullen, l'ancien site internet d'aménagement d'intérieurs d'Esmé et quelques articles sur Emmett de son ancienne école à Chicago. Rien du tout à propos d'Edward.

J'étais très déçue, mais complètement soulagée en même temps. J'avais besoin de savoir à propos de lui, mais je pense que la chose la plus juste pour moi à faire était d'attendre qu'il m'en parle au lieu de farfouiller sur le net pour trouver des détails sur le passé d'Edward. Je veux dire, qu'est-ce qui arriverait s'il allait fouiner dans le mien? Surement qu'il serait horrifié à ce qu'il trouverait sans avoir eu d'explications claires.

Je réalisai que plus je devenais proche de ce gars, plus que je le connaissais, plus je le voulais désespérément. Avec cela, me vint à l'esprit que si lui ne voulait pas de moi, j'aurais terriblement, incroyablement et impossiblement le cœur brisé.

J'allai au lit ce soir-là en pensant aux beaux yeux d'Edward et à son visage parfait m'imaginant moi-même dans la cabine d'essayage chez Gap, ne portant rien à par des dessous. Je vis Edward passer son visage par la porte me demander si j'avais besoin d'aide. Je l'attrapai par le chandail et le tirai vers moi avec force. Dans mon lit, je passai mes mains dans mon bas de pyjama, sous ma culotte et trouvai mon point sensible humide et gonflé. J'appuyai légèrement mon majeur sur mon bourgeon de plaisir, mon corps se cambra sous la tension et je vis des étincelles de plaisir tandis que je frottais cette zone pendant que dans ma tête, Edward me poussait contre le mur de la cabine. Il enroulait ses doigts autour de mon genou, remontait sur ma cuisse et enlevait ma culotte. Je sentis ses doigts danser autour de mes plis et je le fis en même temps que dans mon fantasme. "Aime-moi E," murmurai-je dans la nuit. Il continua à embrasser ma nuque tandis que ses doigts entraient à l'intérieur de moi. Son autre main passait sous le bonnet de mon soutien-gorge, taquinant mon mamelon. Je gémis à voix haute quand je pinçai mon propre mamelon imaginant que c'était les doigts d'Edward. Je massai mon clitoris de plus en plus vite jusqu'à ce que je sente mes orteils se recourber, mon corps entier se tendre et ensuite être saisie dans un presque orgasme tandis qu'il s'effaçait et que je le perde... encore.

Après ça, je dis mes prières comme à l'habitude.

Cher Dieu,,

S'il vous plait, veillez sur les moins fortunés et offrez aux personnes dans le sud un nouveau genre de chapeau, parce que ces chapeaux ont l'air stupides. Pendant que vous y êtes, donnez-leur un nouveau style de musique aussi, parce que certaines de leurs chansons sont ridicules. S'il vous plait, bénissez maman, papa, Phil, Maggie, Carlisle, Esmé, Angela, Ben, Alice, Jasper, Emmett, Rosalie et bien sûr Edward. S'il vous plait, pardonnez-moi d'avoir Googler Edward parce que même si je sais que c'était mal, ça aurait été bien de trouver un petit quelque chose sur lui. Et pardonnez-moi de m'être touchée, mais je pouvais pas m'en empêcher. Je ne sais pas si vous pouvez faire cela ou si ça fait partie de vos pouvoirs d'autre monde, mais envoyez un bisou de bonne nuit à Edward pour moi, j'apprécierais beaucoup. Oh, et voyez ce que vous pouvez faire pour donner à Esmé et à Carlisle un bébé, parce qu'ils en méritent vraiment un.

Amen.

Je murmurai bonne nuit à Edward avant de me glisser sous les couvertures. Je dormis bien cette nuit-là, rêvant d'étonnants yeux verts et d'une chanson country sur un beau gars en jeans bleu.

Vendredi soir,il pleuvait des cordes alors on savait que personne n'irait à la plage. Le paquet de ma mère était arrivé cet après-midi. Il était rempli de vêtements pour Alice et je le jure, elle était encore plus excitée que ce que l'on pourrait imaginer. Elle sautait et criait de joie. Mais quand elle me pris dans ses bras, je savais que ça voulait dire plus que d'avoir que de nouveaux vêtements. Elle était heureuse que je sois de retour dans sa vie et je ne pouvais pas lui dire combien ce sentiment était réciproque.

Elle essaya plusieurs jolies robes dans mon armoire et arrêta son choix sur une robe ballon noir sans manche qui lui allait à merveille et faisait comme si ses seins était énormes. Aussi contente qu'elle était contente d'aller à la soirée, elle n'avait pas besoin de dire à voix haute qu'elle était déçue de pas y aller avec Jasper... c'était une évidence.

Rosalie est arrivée plus tard avec des pizzas et un film que nous avons regardé avec mon père et Maggie. Après cela nous avons joué à Cranium et avons ris à en mourir pendant des heures après que mon père ait esquissé une figure de ballerine quand son tour de faire une charade arriva. Toutes les trois on admettait qu'on était déçu de ne pas voir nos coups de cœur à la lumière d'un feu sur la plage, mais nos regards fréquents vers les voitures qui n'avaient pas bougé de leur stationnement nous montraient qu'ils avaient pas bougé non plus.

Samedi après-midi s'avéra être une super journée, le soleil brillait avec un soupçon d'air frais. Le jeu commençait juste après midi. Les filles et moi nous dirigeâmes vers le stade plein à craquer de l'école, habillées aux couleurs du lycée, enroulées dans des couvertures autour de nos épaules. On cherchai une rangé de sièges vides et je remarquai Edward immédiatement après avoir regardé dans les gradins. Mon cœur battait comme les ailes d'un colibri.

Edward portait le sweat vert qu'il avait acheté et avait l'air délicieusement rebelle et totalement anti-conformiste parce que les couleurs de l'école étaient le bleu et l'or. Sur sa tête, il portait la casquette de baseball qu'on avait acheter... et elle était à l'envers. Je sentis mes genoux devenir faible et je me détournai pour pas perdre connaissance devant lui ou attirer une quelconque attention sur moi. Il était assis assez haut, aux côtés de sa mère et son père et de l'autre côté il y avait Jasper. Lauren, Makenna et Jessica étaient assises à côté de Jasper et agitaient leurs pompons et des drapeaux.

Il y avait des sièges vides dans la rangée en face d'eux, mais je ne voulais pas être présomptueuse et me dire qu'ils les avaient gardés pour nous. Mon téléphone sonna dans mon sac à main et quand je le sortis je vis que c'était Edward. Je me fis presque pipi dessus quand je vis l'appelant.

Il dit qu'il nous avait gardé des places mais il savait pas si Alice serait à l'aise d'être assise là avec Jasper et Makenna. Je me dis que c'était gentil de sa part d'avoir pris ça en considération et Alice dit qu'elle n'en avait rien à foutre, qu'elle s'était résignée à faire sa vie sans lui alors pourquoi s'empêcher de vivre. Je ne pouvais pas dire qu'elle en était enchantée mais il y avait vraiment aucune autre place de disponible.

Le sourire d'Edward fit gonfler mon cœur et c'était comme si je pouvais sentir la chaleur irradier de lui quand je me rapprochai. Mon cœur palpitait et allait de plus en plus vite à chaque pas que je faisais. Nos regards se croisèrent brièvement et j'étais si fascinée par son sourire que je ratai une marche. Une chance, Rosalie m'attrapa avant que je ne m'étale dans les marches et marmonna quelque chose à propos de moi qui avait les yeux sur le crayon d'Edward assez gros pour faire office de marche d'escalier. Je n'avais jamais regarder son entrejambe avant qu'elle ne le mentionne, et ensuite je ne pouvais plus m'empêcher de le regarder (ndlt: ne pas oublier dans un chapitre précédant, elles ont surnommé le mots pénis par crayon. pen/penis)

Nous saluâmes toutes Carlisle et Esmé affectueusement et ils nous le retournèrent. J'aimai qu'ils soient assis avec leurs parents. La plupart des ados ne voudraient pas être pris avec leur parent à des activités parascolaires, mais je supposai que les Cullen n'étaient pas des parents ordinaires. Quand je leur présentai Rosalie, elle serra leurs mains puis se retourna vers moi et me mima avec les lèvres: putain de merde il est canon. J'entendis Edward murmurer à Esmé que Rose était la fille qu'Emmett aimait..

"Hey," dis-je en m'asseyant directement en face de lui tandis que les filles prirent place autour de moi. Nous drapions la vielle courtepointe sur nos genoux savourant la chaleur. Alice s'assit à côté de moi, le plus loin possible de Makenna et de Jasper en me murmurant des choses déobligeantes sur elle.

Edward se pencha vers moi et me murmura joueur, "Hey Spaz." son sourire en coin est ma kryptonite.

Je fondis un peu avant de lever les yeux au ciel agitant mon doigt devant lui

"rappelle-toi la dernière fois que tu t'es moqué de moi? Tu ne voudrais pas ruiner ce chandail-là aussi non? "

"Ouais, et toi tu me dois toujours un putain de chandail, tu te rappelles."Il regarda droit devant lui sans aucune émotion sur le visage. Je me retournai pour le regarder à nouveau. Seigneur j'avais besoin que ce gars me touche! Esmé le frappa sur le bras lui rappelant de surveiller son langage devant une jeune femme. J'écarquillai les yeux face à cet échange. Sa mère pouvait le toucher ainsi qu'Emmett et Jasper, mais pas moi. Ca me faisait chier.

Les chars allégoriques et les nominés pour être Roi et Reine du bal était à l'arrière d'un camion faisant le tour de la piste ovale. Les nominés et les pompom-girls saluaient et criaient. Emmett était l'un deux avec son rancard pour la soirée. Kim, qui était fièrement assise sur ses genoux dans son uniforme de cheerleader. Une des mains de Rose forma un poing, son autre s'agrippa sur ma cuisse, ses ongles entraient dans ma chair. Je lui murmurai des paroles réconfortantes. Ca ne fonctionna pas. Elle se cassa un ongle et ca la rendit encore plus énervée. Jared la salua depuis le char parce qu'il était lui aussi candidat. Rose décida de se donner en spectacle. Elle se leva, le salua et lui envoya un baiser. Emmett fut évidement ennuyé par ça. Son expression le prouvait bien. Il entoura ses bras autour de Kim la chatouilla et ris tandis qu'elle criait. Rose se rassit, avec des traces de larmes dans les yeux. Elle posa sa tête sur mon épaule et j'embrassai ses cheveux.

Le match se déroula, je ne pus prêté aucune attention au jeu car j'étais concentrée sur Edward derrière moi. Pas que je porte un quelconque intérêt pour le football. Mon corps était excité par sa proximité je pouvais sentir sa chaleur corporelle, sentir son odeur enivrante qui me rendaient incapable de penser correctement. Je me sentais comme une jeune fille ridicule qui ricanait après son béguin.

Je reçus des coups de pieds à chaque fois que sa mère, son père ou Jasper se levait et criait avec enthousiasme quand Emmett courait quelque mètres avec le ballon. Edward était enthousiaste mais silencieux, il riait beaucoup. Je faisais mon possible pour pas me retourner et le regarder même si je le voulais beaucoup. De temps en temps, son Nike frottait accidentellement ma cuisse quand il plaçait son pied sur le banc à côté du mien. Il s'excusa à chaque fois. J'en étais triste. Je ne voulais rien de plus que lui, de me blottir contre son corps sous de la couverture et entrelacer mes doigts avec les siens, l'écoutant me chuchoter des choses à l'oreille. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de penser que ça n'arriverait jamais.

Nous continuions à regarder le match tout en riant et criant quand Emmett lança pour 2 touchdowns et que le défenseur en intercepta une autre balle et courrut avec le ballon pour un autre touchdown. Nous avions une avance 21-7 quand Emmett dirigea l'équipe vers les vestiaires pour la mi-temps. Edward s'excusa juste avant de se diriger vers un stand et revint avec des tasses de chocolat chaud pour tout le monde... même pour le groupe de pétasses.

Esmé le regarda de façon étrange et demanda, "Depuis quand bois-tu du chocolat chaud?" Edward haussa les épaules, ignorant sa question. Je ris en moi-même parce qu'elle ignorait l'addiction au chocolat de son fils.

Après la mi-temps et la pire performance habituelle de kickline au monde, quelques nuages disparurent, laissant des rayons de soleil se répandre sur le terrain. La grosse boule de feu orange dans le ciel avait décidé, aujourd'hui parmi tous les autres jours, de faire acte de présence à Forks.

Je ne pouvais plus rien voir sur le terrain à cause de l'éblouissement et des petits points blancs qui flottaient dans mon champ de vision qui me faisaient plisser des yeux. Je cachai mes yeux de la lumière éclatante avec ma main réalisant que j'avais oublier mes lunettes de soleil dans la voiture. Edward se déplaça derrière moi à ce moment, ses genoux frottaient mon dos tandis qu'il allongeait ses longues jambes. A ce moment-là, il avait les deux pieds sur les gradins de chaque coté de moi. Qu'est-ce que j' aurais donner pour pouvoir m'allonger entre ses jambes et reposer mes coudes sur ses longues cuisses.

L'odeur de son shampoing et de son eau de Cologne tintée d'un soupçon de cigarette et de chocolat flottait juste sous mon nez. J'aurais pu passer le reste de la journée assise là à inhaler son odeur. Ça aurait été super. Son odeur devint encore plus forte quand il se pencha en avant et me chuchota, "Tiens." Sa casquette de baseball glissa sur ma tête, elle était chaude et sentait son shampoing, son gel ou peu importe... c'était merveilleux.

Je me retournai, remarquant le sourire brillant de sa mère tandis qu'il passait sa main dans ses cheveux les rendant encore plus désordonnés. Alice et Rose me firent un air étrange alors qu'elles levaient les yeux au ciel. Edward sortit une paire de lunettes de la poche de son sweat et me fit mon sourire favori en mettant ses lunettes. J'ajustai la casquette en me rappelant le couple dans la boutique. Aurait-il voulu placé une mèche de mes cheveux derrière mon oreille? Qu'est-ce qui le retenait?

Peu de temps après, ses deux pieds étaient à nouveau de chaque coté de moi, comme des serre-livres m'empêchant de basculer. Son entrejambe était juste derrière moi.

Vers la fin de la partie, le soleil disparut et il fit beaucoup plus froid que ce que à quoi nous étions habitués. Emmett nous fit un autre touchdown et portait l'équipe à la victoire. Les Spartans de Forks High menaient à la défaite les Montain Lions de Port Angeles 28-21, grâce à un touchdown d'Emmett dans les 5 dernières secondes de jeu. La victoire envoya les garçons dans une danse triomphante avant d'aller frapper dans la main des Montain Lions fâchés sur le terrain. Il était pratiquement garanti qu'Emmett serait le Roi du bal. (ndlt: une partie de Football américain dure 4 heures)

Fière de son homme, mais trop têtue pour l'admettre, Rose afficha le plus beau sourire sur son visage tandis qu'Emmett regardait dans les gradins. Elle le transforma rapidement en grimace quand elle le vit ébahi par elle. C'était évident que ça la tuait d'aller au bal avec quelqu'un d'autre, mais comme elle le disait, son plan était garanti de marcher.

A l'autre bout du terrain, Emmett mima un geste comme s'il tenait un ustensile et le portait à sa bouche. Edward rit et me regarda. J'étais confuse. "Quoi?" Il rit, "Tu ne connais pas le signe universel pour dire allons manger une crème glacé ? J'eus soudainement une envie de sirop au chocolat. "

Alors que la foule commençait à quitter les gradins, je me levai et me retournai face à Edward. Il portait toujours ses lunettes fumées. Je notai qu'elles lui allaient à merveille. J'enlevai la casquette de sur ma tête et la plaçai gentiment à nouveau sur la sienne avec un sourire. Il n'eut pas de mouvement de recul cette fois, il baissa juste sa tête acceptant que je la lui remette. Tout mon corps tremblait tandis que je lui dis, "Merci,"Je me demandai sincèrement pourquoi il ne m'avait pas encore embrassée, ou s'il allait le faire un jour.

A proximité, sa mère se mordit les lèvres et regarda ailleurs rapidement avec un sourire. Je la regardai me demandant pourquoi. Mais il me semblait que toute cette satanée famille était étrange, alors pourquoi pas elle aussi?

La décision avait été prise. Nous allions nous retrouver au Friendly's Ice Cream en ville parce que, apparemment, Emmett y était connu pour aller chercher son sundae Reeses après chaque match. Nous attendions tous qu'il sorte du vestiaire avant de nous rendre en ville dans nos voiture respectives. On s'est tous assis à une grande table ronde avec Esmé et Carlisle. Le reste d'entre nous était dispersé autour ayant l'air maladroit et mal à l'aise. Qui a pensé que c'était une bonne idée?

Jasper et Makenna se sont assis devant Alice et moi, Rose et Emmett l'un en face de l'autre et Edward à côté de moi. Même si Makenna était venue, son groupe de pétasses avait décidé de rester à Forks pour se préparer pour le bal. Je remerciai le dieu de la crème glacée pour ça parce que c'était déjà assez gênant ainsi. La tension inconfortable dans l'air était palpable. Les seules expressions sur nos visages furent les regards noirs, furieux et les occasionnels sourires mal aisés et des yeux qui se levaient au ciel. Oh et le sourire étincelant de Carlisle, apparemment, pas au courant de la scène dramatique qui se passait avec ses enfants. Ouais, ça allait être amusant.

Quand la serveuse nous apporta nos commandes, tous les garçons, y compris Carlisle, plongeaient sur leur nourriture gagnant un regard désapprobateur d'Esmé.

Et puis, en plein silence, Carlisle fit l'erreur que seul un père complètement dans le noir pouvait faire. "Alors les jeunes, tout le monde est prêt pour le grand bal ce soir?" Esmé s'étouffa dans son café, Edward lâcha sa fourchette dans un bruit retentissant, Rose expira furieusement en regardant Emmett qui lui rendit un regard haineux. Alice regarda son sundae et commença à déchirer sa serviette en lambeaux tandis que Jasper continua à manger. Et moi... et bien, je regardai le magnifique jeune homme assis à mes côtés qui était maintenant en train d'essuyer le ketchup sur son nouveau sweat. Makenna était la seule inconsciente de la situation, mais elle avait les yeux fixés de l'autre coté de la table sur Edward. Et sincèrement, je voulais sauter par dessus la table pour lui arracher ses jolis yeux.

À moi.

Nous mangions dans un silence relativement inconfortable, coupé par quelques murmures d'Alice, jusqu'à ce que la serveuse vienne et nous demande si nous voulions autre chose. A l'unisson, on poussa, "Non, merci," et elle commença à ramasser les plats vides.

"Et bien, on devrait y aller. J'ai un rendez-vous chez la coiffeuse." dit Alice froidement.

Je regardai vers elle incrédule, "Je pensais que je faisais …" Rose me frappa à la jambe un peu trop fort que j'en lâchai un cri. Emmett lui lança un regard qui aurait pu tuer.

"Ouais, bien... je dois aller chercher ma chemise. Elle est bleue parce que Kim aime le bleu..." fit remarquer Emmett avec un ton sarcastique. Les yeux plissés vers Rosalie, à quoi elle a simplement répondu par un soupir fort quand elle prit sa crème glacée.

"Emmett, qu'est-il arrivé à celle que je t'ai acheté hier?" Demanda Esmé confuse. Emmett la regarda furieusement et marmonna quelque chose d'incohérent tandis que Makenna fit un grand sourire.

"J'ai pris ma robe chez JC Penney's et l'amie de ma mère m'a laissé emprunter une pochette." Dit Makenna de façon très détachée.

Esmé la regarda avec sympathie et lui murmura, "C'est très bien ma chérie," tandis que Rose lança un très dédaigneux, "Penney's?"

Me sentant mal pour son insolence et du ton apparent de supériorité de Rose je dis, "C'est super Makenna." Elle sourit à Edward, qui regardait dans son assiette.

"Ma robe viens de L.A." Dit Alice la tête bien haute et afficha un air de fierté.

Jasper dit d'une voix acide, "C'est ça Xanax, comme si tu avais été à L.A. Mon chandail viens d'Italie. Ca veut pas dire que j'y ai été pour l'acheter."

"Non idiot, la mère de Bella me l'a envoyé! dit-elle d'une voix sèche.

"Ouais, et bien ma cravate est en soie... j'ai été en Chine hier pour aller la chercher." dit Emmett sarcastique, la bouche pleine de bouffe.

Rose secoua la tête face à Makenna qui regardait Emmett d'une façon incrédule. "Vraiment? Savais-tu qu'il faut plus de milles vers pour faire un carré de soie? "

"Euh, non je savais pas, mais merci pour l'info Makenna," Emmett leva les yeux au ciel et marmonna quelques mots sur sa stupidité.

"Vraiment très intéressant Makenna," dit Alice toujours aussi sèche.

Edward regarda d'un côté à l'autre en suivant l'échange avec sa lèvre inférieure coincée entre ses dents faisant de son mieux pour pas exploser de rire. Ce devint encore plus inconfortable avec les yeux qui se levèrent au ciel, les claquements de langues et les audibles 'Tfffs' qui se faisaient plus fréquents.

Carlisle se pencha vers Esmé et chuchota, "Me-Me...bordel mais qu'est-ce qui se passe?"(à noter ici que si j'avais traduit le surnom d'Esmé ça aurait fait mémé au lieu de mimi)

Elle lui sourit doucement et répondit dans un chuchotement que seulement Edward et moi pouvions entendre. "Shhhhhh. Reste assis et regarde... ça va commencer à être intéressant. J'interviendrais si la nourriture commence à voler."

Carlisle protesta doucement, "Mais Me-Me…"

Elle leva la main et murmura avec amour, "La ferme chéri"

A l'autre bout de la table, l'animosité augmenta alors qu'Emmett dit, "Hey Rose, ont dirait que tu t'es brisée un ongle."

Les ignorant, Edward me sourit en me pointant son assiette, "Des frites?" j'en pris une et la trempai dans le petit bol de ketchup sur le coté de son assiette. Parce que, en bon fanatique comme il est, il devait avoir son ketchup séparé du reste de sa nourriture et tenu dans un espace confiné.

Elle lui repondit séchement, "Bien vu Sherlock."

"Et comment t'es-tu fait ça?"

"Pourquoi. En as-tu quelque chose à faire?"

"Sincèrement, non."

Rosalie cracha "Alors pourquoi m'en parles-tu... pour me faire sentir comme de la merde... pour attirer l'attention dessus? Peut être que si je n'avais pas attendu aussi longtemps pour faire faire une manucure, il ne se serait pas cassé. Maintenant je dois aller dans un autre salon pour que mes besoins soient pris en compte." Quelque chose me disait qu'elle ne parlait plus d'ongles.

Emmett se moqua et marmonna entre ses dents tandis que Rose lui fit un doigt... celui à l'ongle cassé.

"Très classe Rose." Emmett cracha.

"Oh comme si tu connaissais quoi que ce soit à propos de la classe." Elle lui lança des piques depuis l'autre coté de la table. "Parce que Kim est la reine de la classe n'est-ce pas?"

"Bien si je gagne je serais le Roi du bal alors elle sera ma reine" dit-il

Makenna sourit gaiement J'ai vu la reine d'Angleterre à la télévision ce matin!" Nous n'avons pas pu déterminer si la pauvre fille s'ennuyait de ne pas faire partie de la conversation ou si elle était stupide.

Edward leva les yeux au ciel en me regardant, pencha la tête vers moi et murmura, "Wow."

Je lui volai une autre frite tandis qu'Alice murmura, "Quelle putain de conne!"

Esmé dit encore, "C'est très bien Sweetie," en tapant sur sa main.

Edward et moi continuions de rire de notre côté face à toute la scène pendant qu'on partageait des frites. Les hostilités continuèrent. Edward trempa une frite dans le ketchup et me la tendit. Je la mordis à même sa main et il la retira rapidement. "Attention à tes doigts!" Il trempa une autre frite, la leva vers moi, sauf qu'il lança la frite dans sa bouche pour me taquiner. Il en trempa une autre à nouveau, joueur, la portant à sa bouche avant que je puisse la prendre. Honnêtement, c'était la chose la plus mignonne au monde. Personne ne nous portait attention à part Makenna et Esme. Les regards incessant de la jeune fille commençaient vraiment à me taper sur les nerfs.

J'attrapai son assiette de frites, la glissant en face de moi. Edward piqua ma crème glacée à peine touchée, la mit en face de lui et plongea sa cuillère dedans en riant. Esmé regardait avec amusement tandis que le pauvre Carlisle, était assis, sa cuillère stoppée à ses lèvres regardant avec des yeux écarquillés l'échange étrange alimenté par les hormones qui avait lieu devant lui.

"Bella, que vas-tu porter ce soir?" demanda Makenna soudainement. Je levai les yeux vers elle surprise avec une frite qui sortait de la bouche.

"Euh, j'y vais pas," dis-je simplement.

"Oh pourquoi pas, tu n'aimes pas danser?"

Le visage impassible Edward lui dit, "Non Bella déteste les bals. Quelqu'un a jeté un seau de sang de porc sur sa tête au dernier où elle a été." Carlisle s'étouffa avec sa crème glacée et Esmé lui tapota dans le dos en riant.

"Wow. Vraiment? C'est horrible!" dit-elle saisie d'effroi. Apparemment elle n'avait jamais vue le film Carrie.

Je haussai les épaules et dit, "C'était terrible. Ce sont de mauvais souvenirs." Je ris en moi-même mais aucun d'eux ne savait à quel point mon dernier bal aurait pu ressembler à celui de Carrie.

"Je suis content qu'on n'y aille pas," me murmura-t-il en se penchant vers moi. "Beaucoup trop de putains de drames." Je lui fis oui de la tête mais pensai l'exact opposé. Toutefois j'étais heureuse de ne pas passer par la mascarade que mes amies avaient à faire. Mais j'aurais vraiment aimé y aller. Pendant un bref moment Edward ne dit rien. Je pensai même lui demander s'il voulait y aller à la dernière minute. Mais il avait dit:, "On" Comme si nous étions un couple et non "Je", et ça me rendit heureuse pour quelques secondes.

Jasper commença à murmurer à l'oreille de Makenna, elle rigola pendant qu'il lui expliqua la référence du film. Alice expira furieusement, se leva brusquement faisant faire faire à la table un bon. Les verres tremblèrent et débordèrent. Tout le monde la regarda. "On doit y aller. Je dois m'arrêter au bureau de poste pour récupérer un paquet." Elle regarda directement Jasper avec un regard vraiment diabolique. "Commande spéciale en ligne de chez … Victoria Secret…lingerie."

Jasper regarda directement vers elle, rétrécit les yeux et passa un bras autour de Makenna. "Ils vendent des soutien gorges pour enfant chez Victoria Secret?" Alice gueula, "Va chier," à Jasper et nous étions tous bouche bée face à sa soudaine audace. Quand est-ce qu'Alice a trouvé ses couilles. Je ne sais pas mais je fut heureuse qu'elle l'ait fait finalement.

"Hey, J'ai acheté un pull en coton ouaté à ma mère sur EBay l'année dernière pour sa fête!" dit Makenna avec une voix qui sonnait comme celle d'un enfant de cinq ans.

Edward marmonna, "Oh pour l'amour de Dieu…"

Esmé tapa sur sa main encore une fois, "C'est très bien, sweetie."

Je me levai comprenant que c'était le signal pour partir et fouillai dans ma sacoche pour payer. Carlisle se renversa sur sa chaise souriant à pleines dents. "Oh, non…on s'en charge les filles. Le diner et le spectacle en valait la peine." C'était le premier geste que je le voyais faire depuis que nous avions commencé à manger.

"Ouais, je dois y aller aussi. Je dois m'arrêter chez le fleuriste pour récupérer un corsage... des Roses," dit Emmett avec un sourire en coin vers Rosalie.

Rosalie bomba ses seins vers l'avant, glissa ses long cheveux blonds derrière son épaule. Elle marcha vers Esmé et lui serra la main avec gratitude. Et puis, sans même briser son regard vers Emmett, Rose se pencha pour donner un baiser sur la joue de Carlisle. "Merci pour le repas, Dr. Cullen."

Tellement embarrassant.

Elle se retourna et disparut dans l'allée tandis que nous regardions tous avec stupéfaction le Dr. Cullen qui avait le visage tout rouge et la bouche ouverte. Esmé était hystérique à côté de lui et couvrait sa bouche pour camoufler son rire. Elle regarda son mari et lui murmura, "Respire chéri" tandis qu'elle lui retirait la cuillère encore une fois figée à mi-chemin.

"Hey, Écoute, B,"dit Edward alors qu'il se levait. Je regardai vers lui espérant qu'il ne ferait rien qui rendrait la situation encore plus maladroite qu'elle ne l'était déjà. "Puisque la fête est à quelques rues de nos maisons, voudrais-tu peut-être, marcher jusque là... ensemble?"

La langue nouée et jubilant, je lui fis signe que oui avec la tête à peu près une centaine de fois avant de dire à haute voix, "Um…Ouais, bien sûr, ok, très bien... marcher...ensemble... génial."

Cher Dieu, arrête de rire de moi et tue-moi maintenant.

Edward leva un sourcil à ma soudaine incapacité à faire une phrase cohérente. Du coin de l'œil, je remarquai sa casquette accrochée au dossier de la chaise. Je la ramassai et la plaçai sur ma tête avant de remercier les Cullen pour le repas tandis que son bras se croisait avec le mien.

Quand nous étions presque arrivées à l'entrée, Rose nous attendait les bras croisés. Je me retournai quand Edward m'appela "Hey Bella, sois prête à 10 heures ok? Et je reveux ma casquette."

Je hochai la tête et battis des cils. J'imagine que maintenant je te dois un chandail et une casquette." Il se tenait dans l'allée, les yeux enflammés de vert, avec un sourire en coin et hochait la tête dans un signe d'accord. Les filles sortirent avant moi. Je plaçai mes doigts sur mes lèvres et lui soufflai un baiser. Son sourire en coin ne quitta jamais son visage tandis qu'il l'attrapa au vol avant de le placer dans sa poche et leva les yeux au ciel.

J'étais étourdie avec la confirmation qu'il avait effectivement sauvegarder mon baiser la dernière fois. Ce garçon avait pris mon cœur et ensuite mon baiser et les avait placés en sécurité dans sa poche avant... si près d'où je voulais être...

"Bella, arête de regarder l'entre-jambe d'Edward." me chuchota Rose, tandis qu'elle me tirait par la porte avant.

On s'arrêta à la pharmacie, au bureau de poste, au salon de manucure avant de me rendre à la maison pour me doucher. Je m'habillai assez rapidement, mettant mon jeans foncé favori, un joli petit top noir qui était juste assez décolleté pour montrer un peu de ma poitrine et mes bottes noires à talons aiguilles avec les bouts pointus. Je lâchai mes cheveux, les bouclai avec de grandes vagues, mis un peu de maquillage et partis chez Alice armée de mon arsenal de beauté.

Je saluai sa mère, lui parlai rapidement avant de courir dans les escaliers pour voir Alice. Elle était dans sa robe de chambre et faisait les cents pas. Elle était nerveuse et encore un peu en colère à cause des événements qui s'étaient déroulés plus tôt. Elle pris une rapide gorgée dans une petite bouteille de vodka qu'elle avait cachée dans son tiroir. Elle grimaça quand le liquide descendit Je pris une gorgée aussi et soupirai à la brulure dans ma gorge. Une fois le fer chaud, je bouclai ses longs cheveux comme elle me l'avait demandé et puis appliquai son maquillage. Les boucles étaient toutes tombées de ses cheveux fins. Alors à la place, je les lui crêpai et les gonflai sur le dessus attachant le reste en une queue de cheval. Un bandeau brillant rendit le tout magnifique. Toutes les deux, nous passions sa robe par dessus sa tête et rions à l'emprunte géante de baiser rouge sur le derrière de sa culotte à la garçonne.

Nous parlions du match et de l'affrontement que fut le diner. Elle mentionna qu'elle avait une autre opinion sur le fait qu'Edward soit gay. Alice insista sur le fait qu'il flirtait avec moi en partageant ses frites et pour m'avoir donné sa casquette durant le match. Puis elle suggéra qu'il put être bi et pas nécessairement gay. Je grognai en prenant une autre gorgée de vodka.

"Je suis fière de toi Al," dis-je en changeant de sujet. Elle me regarda pour savoir pourquoi tandis que je finissais d'attacher ses chaussures autour de sa cheville. "De t'être tenue debout en face de Jasper aujourd'hui. Je sais pas pourquoi tu le laisses te parler comme ça."

"Je sais pas non plus. Il me rend juste tellement nerveuse et je peux pas arrêter de parler dès que je suis près de lui."

"Tu ne l'a pas fait aujourd'hui," remarquai-je.

"Ouais, c'était parce que j'étais si furieuse. Bordel de merde comment peut-il préférercette attardée de Makenna à moi? Elle a le QI d'une limace."

Je haussai les épaules. "Elle est facile? Je sais pas Alice. Jasper peut être vraiment gentil la plupart du temps mais il peut être connard quand il le veut. Peut-être qu'il n'est pas le bon pour toi... peut être devrais-tu penser à sortir avec Alec."

"Non, Alec sait que je ne l'aime pas comme ça. je veux dire, il est mignon et tout, mais on batifole parce que c'est facile... et il y a aucune pression. Il est amoureux de Jane de toute façon."

"Jane? La Jane de la table du réfectoire?" lui demandai-je étonnée. Elle est attirante et si j'y pense bien, elle et Alec ferait un beau couple, mais je n'ai jamais vu cette fille hors de la cafétéria.

"Ouais. Ses parents sont très sévères. Sa sœur est tombée enceinte quand elle avait quinze ans alors ils ne la laissent pas aller à des fêtes ou au bal ou avoir des rendez-vous du tout. Je me sentis mal pour elle. Alec et moi on se sert essentiellement l'un de l'autre jusqu'à ce que l'on puisse avoir la personne qu'on désire vraiment." Elle tira sur la bride de sa chaussure sur sa cheville et plaça son pied pour admirer la chaussure. Indépendamment du fait qu'il soit un parfait crétin parfois, je suis folle de Jasper, Bella. Tout comme tu es folle d'Edward." Elle me regarda tristement.

"D'accord. Bien si tu continues à te languir de Jasper, au moins fais-le arrêter de t'appeler Xanax." dis-je en jouant avec sa longue queue de cheval. Je mis un peu de fixatif sur sa tête et reculai pour admirer mon œuvre.

Elle secoua la tête en signe de non.. "Bella, je sais que c'est dégradant, mais au moins il m'appelle quelque chose." je la regardai avec un air interrogateur avant de réaliser ce que ça voulait dire. "Je ne suis pas comme toi et Rose. Vous êtes toutes les deux super belles et à la mode, vous savez comment draguer... Je suis juste la gentille petite Alice Brandon, ennuyeuse et plate," Elle haussa les épaules. Je la saisis par les épaules et la plaçai devant le miroir.

"Et bien, tu n'es pas gentille ou ennuyeuse ce soir." Elle me fit un grand sourire face au reflet dans le miroir. Elle avait l'air épatante avec ses cheveux attachés et ses yeux smoky. Elle avait l'air plus vieille, sophistiquée et même sexy. Elle me serra dans ses bras avec gratitude juste quand la sonnette retentit. Je jetai un coup d'œil à la fenêtre et je demandai, "Petite voiture bleue?" elle fit signe que oui confirmant que c'était Alec et on descendit les escaliers. Je le saluai et dit au revoir à Alice en leur souhaitant une bonne soirée.

Il était un peu plus de huit heures et je traversai la rue pour retourner chez moi. J'étais un peu triste d'avoir vu Alice et Alec et je pensai que les gorgées d'alcool commençaient à faire effet. Je voulus une cigarette. Je débattis toute seule sur le fait d'aller voir Edward pour lui en demander une mais je ne voulais pas avoir l'air d'une fille pressée de le voir. Il allait venir me chercher dans deux heures. Techniquement ce n'était pas un rencard. Nous allions seulement à une fête à deux coins de rue ensemble, mais c'était quelque chose et on y allait ensemble.

Je saluai Emmett qui était à l'entrée de sa cour et se glissai dans sa récemment nettoyée, Range Rover noire. Il portait une chemise bleu-roi avec une cravate jaune rayée et des pantalons noirs... il était vraiment dans l'esprit de l'école. La nuit était calme et le son de quelqu'un qui grattait une guitare voyageait jusqu'à moi. Je me rappelai de la couverture pour le match qui était toujours dans la voiture et le sac géant de M&M que j'avais acheté pour apporter à la cabane. Je pris les deux, ouvris la porte de mon jardin et utilisai les rayons de la pleine lune pour me guider sur le long du chemin. C'était effrayant. Si ça n'avait pas été de la musique qui flottait de la cabane dans l'arbre, j'aurais été pétrifiée. Je n'aimais pas l'obscurité mais ma curiosité était piquée.

Des arbres dans la clairière, je pus distinguer la silhouette d'Edward. Il était assis sur une des balançoire, guitare à la main et jouait doucement. J'étais figée, je retenais mon souffle... en admiration, sans vraiment y croire, complètement envoutée. Le clair de lune bleuâtre luisait sur ses cheveux foncés, créant d'étranges ombres et mettait en évidence les lignes fortes de son visage. Ses lèvres était pincées alors qu'il regardait l'instrument en grattant quelques notes. Il trouva une tonalité qu'il aimait bien et commença soudainement à chanter. J'avais le souffle coupé. Je serrai la couverture et le sac ridiculement gros de bonbon contre ma poitrine. Je me sentis comme un voyeur et honteuse mais je ne bougeai pas d'un pouce. Je n'aurais voulu manquer ça pour rien au monde.

Sa voix m'enchantait en ce soir de pleine lune. Elle était comme de la soie, douce et légèrement rauque et masculine. Juste si... Edward.

"And I'd give up forever to touch you
Cause I know that you feel me somehow

You're the closest to heaven that I'll ever be
And I don't want to go home right now…"

Je n'avais pas idée de si c'était une coïncidence et n'avais aucun indice pour savoir s'il chantait sur moi. Je ne pouvais qu'espérer.

J'étais vraiment émue... et tombai encore plus près pour lui de ce qui ressemblait à de l'amour. Plus que je ne l'aurais imaginé.


http fanfictionlover . skyrock . com 2993636899-Extrait-Chapitre-11 . html pour l'extrait du chapitre 11

merci à toutes les futures review et encore une fois merci à lyra parleor.