Titre : Together and Forever
Rating : T
Pairing: Shinji x Byakuya et d'autres
NDA : Et voilà le chapitre 11 ;) Je suis désolée pour ces retards de publications. Je suis également en train d'écrire une nouvelle fictions Bleach dont j'ai déjà écrit 10 chapitres (le 11eme est en cours ;) ) Bonne lecture :)
Chapitre 11
Shinji se réveilla doucement avec la lumière du jour. Il était fatigué et la première pensée qui lui passait par la tête c'était son amant. Il était retourné la veille dans sa demeure pour pouvoir se reposer. Le vizard n'avait pas pu aller le voir, car un travail immense s'était accumulé. Il se leva et alla prendre sa douche. En sortant, il coiffa consciencieusement ses cheveux qui avaient bien grandi depuis son retour au Seireitei.
Assis sur l'engawa de sa maison, une tasse de thé à la main, il laissa ses cheveux sécher librement avec la brise et ses yeux regardaient dans le vague. Il était heureux depuis que Byakuya et lui avaient commencé leur relation. Son amant se laissait faire, acceptant ses invitations, sortant au grand jour avec lui. Ils faisaient également l'amour, parfois avec tendresse, parfois avec plus de désir. Pourtant, jamais ils n'avaient changé les rôles. C'était toujours lui qui faisait l'amour à Byakuya. Mais l'idée que ce soit Byakuya qui lui fasse l'amour faisait son chemin dans sa tête.
Arrivé à sa Division un peu plus tard, il constata que Kensei le regardait arriver.
― T'as fait quoi ?
― Comment ça ?
― T'as changé ?
Kensei le regardait de haut en bas, étrangement surpris. Shinji se mit à sourire. Effectivement, il avait changé.
― J'ai simplement attaché mes cheveux.
― Bah c'est la première fois que tu fais ça.
― Et alors ?
― Bah rien, ça te change.
Ils virent arriver Hiyori qui écarquillait les yeux à la vue de son Capitaine.
― T'as foutu quoi à tes ch'veux toi ?
― Mais qu'est-ce que peux vous faire ? s'énerva Shinji.
― Bah t'as jamais attaché tes ch'veux.
― Et alors ? Et puis retournez bosser ! Vous m'soulez !
L'ordre était clair, et tous savaient que quand Shinji s'énervait ainsi, il fallait obéir. Le Capitaine se retrouva très vite seul et il prit la direction de son bureau pour commencer à travailler. La chaleur commençait à s'installer sur la Soul Society et il abandonna rapidement son haori.
Shunsui se tenait sur le toit de sa Division. Il mourrait de chaud et tout ce qu'il voulait c'était trouver un endroit calme et à l'ombre pour pouvoir profiter de son sommeil. Pourtant, Nanao le trouva bien vite.
― Capitaine, pourquoi n'êtes-vous pas à votre bureau ?
― Nanao-chan.
― Non, pas de Nanao-chan. Vous avez du travail à faire et il est hors de question que je le fasse à votre place.
Le Capitaine se releva légèrement pour observer le visage de sa Vice-Capitaine. Elle n'avait pas changé. Sa paire de lunettes la rendait toujours aussi sévère, mais il savait que derrière sa froideur se trouvait une femme aimante et charmante.
― Soi Fon n'a pas de bonne influence sur toi.
Nanao ne put se retenir de rougir, faisant rire Shunsui qui se leva pour s'approcher de sa Vice-Capitaine. Il posa sa main sur son épaule alors qu'elle le regardait.
― Je te taquine Nanao-chan, je suis content si tu es heureuse avec elle.
― Je le suis Capitaine. Elle… elle n'est pas méchante, ce n'est qu'une façade.
― Comme la tienne. Je sais très bien que tu n'es pas méchante non plus et je pousse le bouchon un peu trop loin parfois. Ce soir, tu partiras plus tôt. Si je continue à te retenir autant, elle va me tomber dessus comme la dernière fois.
― La dernière fois ? s'étonna Nanao.
― Oui. Lorsque je t'ai retenue plus longtemps à cause des dossiers. Elle est venue me voir le lendemain pour me sermonner, car elle t'avait préparé une petite soirée.
Nanao en rougit encore plus. Elle se rappelait de cette soirée. Soi lui avait demandé de se laisser faire et elles avaient passé une soirée romantique. Un sourire fleurit sur son visage en pensant à toute la tendresse qu'avait déployé sa petite amie pour lui faire plaisir.
― Je vois qu'elle a finalement réussi à la faire sa soirée.
― Oui.
― Nanao-chan, je suis heureux pour toi, affirma Shunsui en glissant un doigt sous son menton pour lui relever son visage. Allez, allons travailler.
Le Capitaine se rappelait du jour où il avait appris la relation entre les deux femmes. Jamais il n'aurait pensé qu'elles étaient attirées l'une par l'autre, mais il était sincèrement très heureux pour elles. Il pensa à Jyuushiro qui lui aussi avait comblé son cœur.
Depuis la fin de la guerre, la paix s'était installée au Seireitei, donnant l'occasion aux shinigamis de pouvoir penser à eux et beaucoup s'était établie. Les couples étaient tous différents, lui-même s'était laissé aller dans les bras de Jyuushiro. Lui qui se croyait un coureur de jupon s'était voilé la face pendant des années. Il repensa à Hirako et Kuchiki, pour lui c'était le couple le plus étonnant. Hirako était comme lui, un coureur de jupon frivole alors que le noble était froid et distant, et pourtant maintenant, il voyait un couple solide et heureux.
Shinji ferma le dernier dossier et soupira en laissant son dos reposer contre le dossier de sa chaise. Regardant l'heure, il s'aperçut qu'il était temps pour lui d'aller voir sa Vice-Capitaine sur le terrain d'entraînement. Arrivé sur place, il vit tout le monde en train de s'affronter. Il resta un long moment au bord du terrain, regardant chaque shinigami. Il décela les failles de certains et s'approcha pour leur donner des conseils. Heureux, les shinigamis écoutaient ses paroles et faisaient ensuite attention à leurs mouvements.
― Ils apprennent vite.
― Oui, je suis content d'eux.
Kensei resta un moment près de son ami jusqu'à ce que Lisa arrive. Shinji regarda ses deux amis qui n'étaient franchement pas discrets. Il fit comme s'il n'avait rien vu et déclara à tous que la journée était finie. Les shinigamis quittèrent le terrain d'entraînement pour prendre leurs douches.
― J'vous laisse, je rentre chez moi.
― Tu ne vas pas voir ton compagnon ?
― Si, mais avant je dois me changer. Et au lieu de t'occuper de ma vie privée, tu ferais mieux de t'occuper de la tienne.
― Je…
― Te casse pas la tête à mentir, salut !
Shinji partit en shunpo jusqu'à sa maison pour prendre une longue douche, délassant ses muscles douloureux. Ce soir il allait rejoindre Byakuya chez lui, et il ferait en sorte qu'il se repose encore un peu. Il connaissait l'entêtement de son amant, et savait pertinemment qu'il ne se reposerait pas s'il ne l'obligeait pas.
Arrivé devant la demeure, il vit Rukia revenir elle aussi.
― Oh ! Bonjour Hirako-san.
― Bonjour Rukia-chan. Je suis venu voir Byakuya.
― Venez ! Il est resté ici aujourd'hui.
― Tu as réussi à le faire rester au Manoir ? s'étonna Shinji.
― En fait… il a fallu que Sojun-sama s'en mêle pour qu'il reste ici.
Ils sourirent en même temps en sachant très bien que Sojun pouvait être convaincant quand il le voulait. Rukia laissa Shinji rejoindre son amant pendant qu'elle allait se délasser. Le vizard ouvrit la porte de la chambre, mais ne trouva aucune trace de son compagnon. Fronçant les sourcils il regarda partout dans le Manoir pour finalement le découvrir dehors, assis contre un arbre, les yeux fermés.
Shinji resta quelques instants à le contempler. Il était si beau ainsi ! Complètement relâché et calme. Son visage ne montrait aucun trait de contrariété. S'approchant sans faire de bruit, Shinji s'installa à côté de Byakuya et laissa les derniers rayons de soleil taquiner son visage. Cela lui faisait du bien d'avoir un peu de calme.
Depuis son retour, il n'avait pas tellement arrêté. Entre sa période de réadaptation, sa prise en charge de la nouvelle Division avec toutes les fonctions à mettre en place, il n'avait pas pu avoir autant de temps qu'il avait voulu avec Byakuya. Parfois, ils ne se voyaient pas pendant deux ou trois jours. Jusqu'à ce que leur semaine à l'Académie déclenche la nouvelle crise d'asthme du noble. Il s'était inquiété et se demandait parfois comment le gérait son amant.
Byakuya se réveilla progressivement. Il était quelque peu désorienté, et se demandait où il était. Jusqu'à ce qu'il se rende compte qu'il se trouvait dehors. Bougeant pour changer de position, il s'aperçut de la présence de son compagnon.
― Shinji ?
― Bonjour mon beau dormeur.
― Cela fait longtemps que tu es là ?
― Un petit moment. Assez pour voir que tu avais encore besoin de te reposer.
Byakuya grimaça, il détestait vraiment se sentir si fragile face à son amant. Shinji remarqua sa tension soudaine et se sentit mal. Il se tourna vers le noble et posa sa main sur son cou pour qu'il le regarde.
― Toi tu culpabilises pour une raison que j'ignore. Si c'est à propos de ce qu'il s'est passé à l'Académie, je t'arrête tout de suite, tu ne peux pas contrôler tes crises d'asthme.
― Je me sens de plus en plus inutile. Je n'ai pas le droit de m'entraîner comme avant, de me battre sans devoir déclencher mon shikai immédiatement et Unohana-san me garde sous surveillance comme si j'étais un enfant.
― Tu as une ischémie Byakuya. Ce n'est pas anodin et Unohana-san fait en sorte que cela ne s'aggrave pas. Oui, tu dois faire attention et suivre ses recommandations. Je comprends que cela t'agace, je réagirais pareil à ta place, mais c'est pour ton bien.
Byakuya se laissa faire lorsque Shinji s'installa face à lui pour qu'il le regarde dans les yeux. Il voulait lui faire comprendre que cela ne changeait rien à ses sentiments. Ses doigts glissaient sur ses joues délicatement. Son amant le laissa faire et finit par lui entourer la taille avec affection pour le tenir contre lui.
― Je suis désolé…
― Non, tu n'as pas à l'être. Mais je me suis inquiété quand Unohana-san t'as envoyé à sa Division. Qu'est-ce que je ferais si je devais te perdre ?
Le noble ne répondit rien, mais baissa son regard. Il se sentait égoïste soudainement. Shinji lui releva une nouvelle fois le visage et vint l'embrasser. Il ne cherchait pas forcément à ce qu'il lui réponde, mais juste lui faire comprendre qu'il était là pour l'écouter.
Ils restèrent silencieux pendant de longues minutes, se laissant aller à leurs envies. Ils savaient que personne ne viendrait les déranger et pouvaient s'embrasser ou se caresser tranquillement. Pourtant, Shinji savait que ce n'était pas cela que cherchait Byakuya. Alors, il bougea et fit en sorte que ce soit le noble qui se retrouve sur lui. Il avait attendu toute la journée pour pouvoir le retrouver. Être séparé de lui aussi longtemps lui était presque intolérable, pourtant, il avait accompli son travail.
― J'ai faim, murmura le vizard en s'approchant des lèvres de son compagnon.
― Alors, allons manger.
― Je veux un baiser avant.
Un début de sourire s'esquissa sur le visage du noble qui posa une main sur la nuque de Shinji. Il le fit avancer vers lui et attrapa ses lèvres avec les siennes pour un long baiser. Leurs langues se rencontrèrent et le baiser en devint plus profond et langoureux. Les mains de Shinji se glissèrent dans les cheveux ébène de Byakuya et leurs corps se collèrent pour éprouver plus de sensation. C'était doux et les deux hommes en profitèrent un maximum.
Finalement, Shinji se recula et plongea son regard mordoré dans l'argent de Byakuya et murmura tout en glissant ses doigts sur les mâchoires devant lui.
― J'ai vraiment faim.
― Viens, on y va.
Ils se levèrent pour se rendre dans la salle à manger. En chemin, Byakuya glissa sa main dans celle du vizard, enlaçant ses doigts avec douceur. Shinji ne se tourna pas vers lui, mais serra sa main et sourit doucement. Lorsqu'ils arrivèrent, ils virent que Rukia et Sojun discutaient avec ferveur. Byakuya senti son cœur se serrer en les voyants aussi complices.
Levant son regard, Rukia lui sourit et fut heureuse de le voir en meilleure forme. Elle l'avait vue contre l'arbre, mais n'avait pas osé le déranger. Lorsque Byakuya fut installé, les serviteurs amenèrent les plats et ils se mirent tous à manger dans un profond silence. Shinji détestait cette ambiance. Il tournait régulièrement son visage vers ses voisins et vit que Rukia se dandinait. Il sourit en comprenant qu'elle aussi n'aimait pas ces civilités.
Après le repas, tout le monde quitta la pièce, les membres du Clan allèrent s'occuper comme chaque jour alors que Sojun, Shinji, Rukia et Byakuya s'installèrent dans le salon. Shinji se mit à parler.
― Comment vous arrivez à supporter de manger sans parler ? J'ai l'impression de participer à une cérémonie importante… tellement que j'en perds l'appétit.
― C'est une habitude Shinji.
― Mouais ben moi je n'aime pas ça et je ne suis pas le seul.
Le vizard fit un clin d'œil à Rukia qui se mit à rougir brusquement. Byakuya le remarqua bien vite, tout comme son père. La jeune femme s'excusa et alla se coucher. Dans son futon, elle repensa à ce qu'avait dit le vizard. Oui, elle n'aimait pas ces repas. Elle préférait encore manger à la Division, pourtant elle acceptait de suivre les règles du Clan, pour son frère et son père adoptif.
Nanao avait réussi à faire travailler son Capitaine. Même si sans l'aide du Capitaine de la treizième Division elle n'en aurait rien tiré.
Ukitake Jyuushiro était arrivé dans le bureau et avait fait du chantage à son compagnon. Nanao lui avait parlé un jour de la fainéantise de Kyoraku et Ukitake avait voulu l'aider. Nanao l'avait vu lui murmurer quelque chose à l'oreille. Le regard de son Capitaine s'était écarquillé et il avait hurlé un « tu n'oserais pas ? » malheureux. Ukitake avait souri et avait quitté la pièce. Juste après, Kyoraku avait attrapé un dossier et s'était mis au travail. À ce moment-là, Nanao avait grandement remercié le compagnon de son Capitaine pour lui avoir donné l'envie de travailler.
Elle ouvrit la porte de son appartement et tomba sur la table décorée. Surprise, elle s'approcha et trouva une petite enveloppe qu'elle ouvrit pour lire le mot qui était écrit.
« Je suis désolée, je dois partir en mission pour quelques jours. J'avais prévu de rester avec toi ce soir, mais tu sais comme moi que les ordres ne peuvent pas attendre. Profite du repas que j'ai fait.
Je reviens au plus vite mon cœur.
Je t'aime.
Soi. »
C'était court, mais Nanao savait que sa compagne n'était pas du genre à faire de grande phrase. Cela lui correspondait mieux. Posant la lettre, elle alla se changer pour ensuite manger le repas. Elle repensa à la façon un peu cavalière qu'avait eue Soi pour lui parler de ses sentiments.
Flashback
Nanao se tenait au côté de Soi Fon alors qu'elles quittaient la taverne. Il était très tard et Nanao était fatiguée. Alors qu'elles se trouvaient devant son appartement et qu'elle s'apprêtait à entrer, Soi Fon lui avait pris la main pour la faire retourner et sans qu'elle ne puisse réagir, elle avait posé ses lèvres sur les siennes pour un chaste baiser. Avant même d'avoir le temps de réagir, Soi Fon s'était éloignée.
― Pourquoi ?
― Parce que je ne veux plus te le cacher. Cela fait un long moment que je le ressens.
Voyant que Soi Fon n'arrivait pas à s'expliquer, Nanao lui sourit et la rattrapa par le bras avant de la tenir dans ses bras pour la faire taire.
― Chut.
Et elle l'embrassa à son tour. Ses mains se plaçant dans son dos alors qu'elle sentait celles de Soi Fon lui entourer la nuque.
Fin Flashback
À partir de ce moment là, les deux femmes se voyaient régulièrement, apprenait à se connaitre. Peu de personnes savaient pour leur relation, mais elles n'étaient pas non plus du genre à s'exposer facilement. Préférant profiter l'une de l'autre à l'abri des regards.
Après avoir mangé et pris sa douche, Nanao entra dans sa chambre pour trouver une simple rose rouge sur son futon. Un magnifique sourire s'inscrit sur son visage alors qu'elle humait la fleur. Elle allait bien dormir, pensa-t-elle alors qu'elle plaçait la rose dans un vase.
Ichigo se trouvait devant son père. Il venait de retrouver ses pouvoirs et à présent il retrouvait toutes les personnes qui lui avaient réellement manqué. Isshin voyait le changement qui s'était opéré sur son fils. Ses cheveux avaient grandi, il était plus grand et plus musclé, mais il restait son fils adoré. Alors, pour la première fois, au lieu de le frapper, il le prit dans ses bras.
― Je suis heureux Ichigo. Mais tes pouvoirs sont encore plus puissants et les Hollows te sentent.
― Papa…
― Il faut que l'on contacte la Soul Society.
Le jeune homme qu'était devenu Ichigo se recula et affronta le regard de son père. Il savait pertinemment que maintenant il ne pouvait plus vivre une vie normale. Mais était-il prêt à tout quitter ici ? Il avait ses amis, sa famille, sa vie.
― Je suis obligé d'y aller ?
― Oui. Mais tu pourras certainement revenir ici quand tu voudras.
― Mais je suis au lycée.
― Je ne sais pas ce que tu feras là-bas, mais tu ne peux plus rester ici.
La mine d'Ichigo s'assombrit. Devoir aller vivre à la Soul Society. Comment ferait-il ? Il vivrait où et comment ? Son esprit se remplissait de question alors qu'il voyait son père utiliser un Soul Pager.
― Oui… Il faut que quelqu'un vienne le chercher… dans deux jours ? Ok. Merci. Au revoir.
Isshin raccrocha et se tourna à nouveau vers son fils.
― Commence à préparer tes affaires. Tu pars à la Soul Society dans deux jours.
― Qui vient me chercher ?
― Je ne sais pas. Il faudra aussi que tu préviennes tes amis. Au moins ceux qui savent pour toi. Pour les autres, je vais te faire déménager pour que tu continues tes études en dehors de Karakura. Ce sera un bon moyen d'empêcher tes amis de s'inquiéter.
― J'ai l'impression que tu es pressé de me voir partir, bougonna Ichigo en fronçant les sourcils.
― Non. Je n'ai même pas envie que tu partes. Mais je fais ça pour ton bien. Ici, tu seras constamment en danger. Il faut que tu apprennes à contrôler ton reiatsu.
Le jeune homme se laissa tomber au sol et cacha son visage dans sa main. Là-bas, il retrouverait Rukia, Renji, Ikkaku, Shinji et les autres vizards. Finalement, ce n'était peut-être pas plus mal. Il savait que Shirosaki guettait toujours le moindre moment pour se manifester. Une main se posa sur son épaule.
― Je sais ce que tu éprouves Ichigo.
― Et comment tu peux le savoir ? grogna le jeune homme en fuyant le regard de son père.
― Parce que moi aussi j'ai quitté mon monde brusquement.
Ichigo leva son regard vers son père où il voyait un peu de remords dans ses yeux. Voyant l'interrogation de son fils, Isshin se confia.
― J'ai quitté mon monde parce que j'étais amoureux. J'avais demandé à ce que Masaki vienne vivre au Seireitei avec moi, mais Yamamoto a refusé. Alors, j'ai sacrifié ma vie là-bas pour venir vivre avec elle ici.
― Tu as fait ça ?
― Oui. J'ai demandé à Urahara qu'il me fasse un Gigai. Masaki connaissait mon statut et s'en est toujours voulu de m'avoir laissé faire. Pourtant, elle était heureuse. Et on vous a eu. Je ne regrette pas ma vie ici, même si parfois, retourner au Seireitei me plairait. J'ai aussi laissé mes amis là-bas.
― Je ne savais pas tout ça.
― Le seul qui sait tout est Ryuuken. Je n'ai pu me confier qu'à lui. Même ta mère ne sait pas tout. Comment j'aurais pu me confier à elle alors qu'elle s'en voulait déjà énormément ?
Ichigo regardait son père d'un nouvel œil. C'était la première fois qu'il le voyait si sérieux. Il savait qu'il lui disait la vérité.
― Je vais préparer mes affaires et ensuite j'irais voir mes amis.
― D'accord. Courage mon fils.
Isshin l'aida à se relever et le regarda partir vers sa chambre. Il n'était pas d'accord avec cette décision, pourtant il était obligé de le faire, pour le bien de son fils.
Et voilà pour le chapitre 11 J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à laisser un commentaire :)
