NDLR : tout d'abord, je tient à m'excuser pour l'immense retard de cette fic. j'ai enfin fini mes deux années de BTS et j'amorçe l'été à ma petite Courtepaille.

je travaille mentalement sur l'hsitoire, et ce chapitre était terminé depuis un bout de temps. j'ai simplement complétement zappé de l'updater. la honte --...

je voudrai passer un appel à certaines de mes anciennes réviouveuses, à dire, Camille et Camille (Kmi et Scorp), pour reprendre contact. j'ai changé d'email et de téléphone quite à divers problèmes et mon ordi s'est crashé, manquant d'emporter dans les méandres insondables de l'informatique, tous mes travaux...

lecture ce soir, pour prouver que je suis toujours vivante, et que j'espère avoir le temps de travailler sur ce projet.


Homos Homini Lupus, onzième : Pleine Lune.


Le major Carter marchait dans les couloirs, l'air préoccupé. Elle ne s'arrêtait ça et là que pour hurler des ordres aux soldats qui étaient sur son chemin. Elle se rendait à l'infirmerie. L'état de Teal'c avait empiré mais il fallait quand même le déplacer dans sa cellule avant 17heures, pour plus de précautions.

Elle sortit de l'ascenseur au pas de course, allure qu'elle avait adopté dès le saut du lit, et bifurqua au bout du couloir pour se rendre dans l'aile médicale. Teal'c était entouré de plusieurs infirmières. Du sédatif en grande quantité coulait dans ses veines par perfusion pour éviter les crises.

Tout le monde avait cru que l'enfant Goa'uld qu'il portait en lui l'immuniserai contre la Lycanthropie, mais Malcolm leur avait expliqué, dans un moment de lucidité, qu'ils était bien trop proche de la pleine lune pour que la larve diffuse un anti-poison.

En attendant, le virus effectuait la modification génétique à vitesse grand V, ce qui donnait lieu à d'impressionnantes convulsions. Au stade où ils en étaient, le mieux à faire était d'aider le Virus à se propager rapidement pour que la mutation soit effective ce soir.
Si elle était incomplète, Teal'c risquait de ne pas se transformer totalement et de rester dans un état demi humain, semi garou, avec des organes trop modifiés pour supporter l'attraction de la lune.
Il en mourrait sûrement.

Sam s'apprêtait à appeler Janet quand le Jaffa poussa un énième cri de douleur qui re-provoqua la panique générale. On lui administra un autre calmant et une augmentation de la dose d'oxygène, et il parut enfin se calmer.

Janet, à bout de force, se laissa tomber sur le tabouret le plus proche. Elle essuya la sueur qui perlait à son front d'un revers de manche. Sam en profita pour s'approcher d'elle.

-ça va ?

Elle releva un regard las sur son amie.

-l'agent Barrett va mieux. C'est déjà ça. Jonas est sorti de sa catatonie pour s'enfermer dans un mutisme inébranlable, et Teal'c est comme du lait sur le feu.
-et vous ?
-je fais de mon mieux. Je n'ai pas le droit de faiblir. Pas ce soir.

Carter opina du chef. Elle admirait Janet pour son courage, pour sa force quelque soit le problème auquel elle faisait face, elle mettait toujours toute son énergie. Elle posa une main rassurante sur son amie, et partie en direction du lit de Malcolm, qui était déjà entrain de se rhabiller pour sen aller.

L'homme, sentant sa présence, se retourna tout en finissant d'enfiler son t-shirt qui dissimulait un large bandage blanc. Il lui lança un regard grave.
Sam voulu dire quelque chose mais peu de mots lui venaient à la bouche.

-Merci, fit elle alors tout simplement.

Le garou haussa des épaules.

-ce n'est rien. Je suis là pour vous aider après tout.

Il enfila sa montre à son poignet gauche et regarda furtivement l'heure. Dans deux heures il faudrait qu'ils soient tous enfermés. Il savait que dehors, le ciel commençait déjà à s'assombrir. Et dire que dans quelques jours, c'était noël. L'insouciance que les gens devaient ressentir lui donna un pincement au cœur qui ne lui manqua pas de lui rappeler les pleines lunes passées un 24 décembre.

Deux garous sur les bras, vous parlez d'un cadeau pour les fêtes !

Il poussa un soupir et s'asseya sur le lit. Sam le rejoignit et se mit à côté de lui. Il avait joint des mains sur ses genoux, et son air était devenu mélancolique.

-vous savez, au départ, je me réjouissais de retrouver un de mes semblables. Je n'en avais jamais rencontré. J'étais resté seul pendant trente ans.

Il marqua une pause durant laquelle il regarda Jonas au loin, assis par terre, la tête entre les bras.

-aujourd'hui je me dit que nous ne sommes peut-être que des monstres, et que vivre seul empêche les catastrophes. Peut-être que si nous restions isolés, nous n'aurions pas ses envies de fonder une meute… alors tout serait plus simple.
-peut-être pas…

Il tourna la tête vers elle.

-ce serait comme empêcher un être humain de vouloir fonder une famille. Vous n'êtes pas si éloigné de nous Malcolm. Le fait est que vous vous connaissez mal. Avec le temps, vous apprendrez sûrement à vous contrôler et à former une vraie société.

Il se demanda vaguement comment elle faisait pour porter autant d'espoir en elle. Elle avait vraiment foi en toutes les créatures qu'elle rencontrait. Dommage qu'elle manque parfois de confiance en elle.
Il lui adressa un mince sourire en guise de remerciement, puis descendit du lit pour se diriger vers Jonas.
Si le jeune homme le senti arriver, il n'en montra rien, et resta dans sa position coquille, tentant d'être hérmértique à toutes ces horreurs. Barrett s'agenouilla face à lui, et lui parla si doucement que Sam ne pu en capter que quelques mots. Au bout d'un moment, Quinn décida enfin de relever le nez pour regarder son semblable, mais ce dernier baissa les yeux immédiatement, par réflexe.

Jonas pencha la tête faisant mine de réfléchir et lui posa une question. L'homme en face releva ses yeux, intéressé, et s'assit confortablement pour discuter avec lui. Intriguée, Sam se rapprocha des deux hommes qui se parlaient maintenant avec respect.

-je n'ai jamais douté de vous Jonas. je sais ce que c'est de perdre le contrôle.
-votre expérience peut m'être utile.
-je l'espère.

Ils relevèrent la tête de concert vers le Major qui s'approchait d'eux.

-vous ne vous tapez plus dessus ? demanda-t-elle prudemment.
-pas pour le moment, répondit Jonas au tac au tac.

Le jeune homme se leva d'un bon et jeta un regard timide au lit où était attaché Teal'c. Le remord envahit son visage, et il quitta l'infirmerie en courant presque, pour aller s'enfermer dans sa cellule capitonnée.

-je ferait peut-être bien d'y aller moi aussi… suggéra l'agent Barrett.
-on aura besoin de vous pour déplacer Teal'c l'informa Janet derrière lui.

Il approuva d'un signe de tête, et annonça qu'il partait se vider un peu la tête, seul, et qu'il reviendrait dans une heure. Carter décida d'aider Janet durant ce temps.
Et l'heure passa bien vite.
16h02, Janet débrancha quelques fils des moniteurs qui entouraient un Teal'c toujours plongés dans ses délires. On l'avait attaché sur le lit pour plus de précautions. Puis plusieurs infirmiers poussèrent le lit à roulette à travers les couloirs, suivit de près par Malcolm par sécurité. Seul lui pourrait contrôler Teal'c s'il refaisait une crise.

Quelques étages plus hauts, la garde avait été renforcée. Les soldats portaient diverses armes et la cellule de Jonas était déjà fermée à double tour. Le jeune homme avait déjà déchiré son t-shirt pour laisser pousser un pelage brun clair le long du dos et des avants bras. Ses mains étaient déjà difformes et ses yeux avaient pris une teinte jaune. Il fixait inlassablement le mur devant lui, tous muscles tendus.
Malcolm s'arrêta un instant devant la cellule et posa sa propre main déjà parsemée de poils sur la vitre. Jonas lui adressa un signe de tête et l'agent du Nid repartit en se mordant légèrement la lèvre.

Encore quelques mètres et Teal'c fut déchargé de son lit, ruisselant de sueur, les yeux révulsés et vitreux. Il marmonnait quelques syllabes incompréhensibles. Malcolm le traîna en travers de ses épaules jusque dans la cellule jouxtant celle de Jonas, et le posa à même le sol. Puis il ressorti bien vite, sous les regards curieux des infirmiers à l'extérieur.

Il regarda Sam d'un air nerveux, et lui fit un sourire crispé.

-je… je crois que c'est l'heure.

Il n'avait jamais été nerveux comme ça. Il était le loup le plus expérimenté de la bande, mais jamais il n'avait fait de pleine lune collective. Sam lui passa une main sur l'épaule en signe d'encouragement, et Barrette parti dans sa propre cellule. À peine la porte refermée, il se retourna pour un ultime regard lucide par la fenêtre. Les yeux étaient déjà dorés.

C'est alors qu'un cri déchira l'anxiété du niveau. Jonas avait amorcé sa transformation alors que la lune d'hiver pointait son nez dans le ciel étoilé de Cheyenne Mountain.