Holaaaaa ! Je ne pensais pas republier aussi vite mais me voilà !

Dans ce chapitre je me fais de la pub (on va dire ça), puisqu'il y a un extrait d'une fiction que j'ai écrite. Vous verrez pourquoi ).

Il y a aussi pas mal de dialogues, j'aime beaucoup les écrire, j'ai plus de facilités avec les dialogues qu'avec les descriptions…

Merci de me suivre, merci pour vos messages, c'est toujours un plaisir de se sentir soutenu !


PDV Alycia

- Je sais que tu voulais garder le secret, commença Riley, Mais, Eliza, tu aurais quand même pu me dire que tu sortais avec Alycia Debnam Carey ! Je m'attendais à n'importe quelle fille sauf à elle !

Une lueur traversa le regard de leur mère.

- Riley ?

Tout le monde se retourna vers elle, surpris qu'elle prenne enfin la parole.

- Tu savais pour Alycia ?

La fille se rendit compte de sa bourde. Le visage d'Eliza pâlit.

- Euh, je euh… Je savais qu'elle ramenait une fille, oui…

Lucy ferma les yeux et respira longuement.

- Je suis déçue Eliza.

Sa phrase jeta un froid.

- Je… Je suis désolée maman… J'avais peur…

- Peur ?! De quoi exactement ?!

- La même peur que toutes les personnes dans mon cas…

Eliza essayait de répondre du mieux qu'elle pouvait.

- J'avais peur que vous soyez déçu, peur que vous me rejetiez, que…

- Tu nous prends pour des monstres ou quoi ?!, la coupa sa mère violemment.

- Lucy, calme toi, essaya d'intervenir le père.

- Laisse-moi parler toi ! Enfin, on t'aime Eliza, tu pensais vraiment qu'on allait te renier ?!

- C'était pas facile pour moi de vous le dire, tu sais à quel point j'ai du mal à parler de ce genre de choses…

- Ça ne t'a pas empêché de le dire à ta sœur !

- Maman !, tempéra l'intéressée.

- Ah toi ne te mêle pas de ça !

- Maman, essaya à son tour Patrick, le petit frère.

Mais Lucy fit comme s'il n'était pas intervenu. Je regardai la scène avec colère.

- Tu te moques de moi Eliza ! Je suis extrêmement blessée ! Je ne comprends pas pourquoi tu as réussi à la dire à Riley et pas à ton père et moi.

- Si vous saviez à quel point c'est difficile de parler de ce genre de chose madame Coter, finis-je par dire.

- Alycia, je vous prierai de rester en dehors de ça. C'est entre ma fille et moi.

Je n'appréciai pas du tout de me faire remettre à ma place de la sorte. Je voulais me contenir, mais je sentais qu'Eliza était au bord des larmes, et personne autour de la table ne semblait vouloir prendre sa défense.

- Je ne peux pas rester en dehors. Ça me concerne aussi. Vous ne savez pas à quel point ça a été difficile pour nous d'accepter que nous aimions toutes les deux une femme. Vous ne savez pas à quel point ça a été difficile de prendre la décision de présenter enfin l'autre à notre famille. Je ne vous demande pas de vous mettre à notre place, et je ne vais pas faire la martyre en disant « oui c'est difficile d'aimer le même sexe que nous aujourd'hui, vous pouvez pas comprendre ». Là n'est pas la question. Si Eliza ne vous en a pas parlé c'est simplement parce que l'idée la terrorisait. Vous n'imaginez pas le nombre de commentaires homophobes qu'on reçoit depuis qu'elle et moi avons joué dans cette série. Elle vous aime énormément et c'est pour ça qu'elle avait peur de vos réactions. Alors ne lui donnez pas raison en réagissant comme ça. Elle n'a pas voulu vous blesser, elle a juste cherché à se protéger.

Lucy m'écouta attentivement. Une fois que j'eus fini, elle posa sa serviette sur la table, se leva, et sortit de la pièce pour monter à l'étage. En plein milieu du repas.

- Je suis désolé que ça se passe comme ça, dit monsieur Coter, Je… Je ne pense pas que ce soit contre vous Alycia. Vraiment, vous avez l'air d'une fille très fréquentable, intelligente, vous êtes une jolie fille, un peu tout ce que Lucy souhaite pour ses enfants. Mais je pense qu'elle a eu un peu de mal à comprendre que vous étiez une femme. Je sais qu'elle l'accepte, mais elle ne devait pas s'y attendre. Elle est très protectrice envers Eliza. Apprendre que Riley était au courant et pas elle, elle doit se sentir trahi. Je suis persuadé que quand tout cela sera passé vous serez la bienvenue chez nous.

- Merci…

- Je vais essayer d'aller lui parler, conclu-t-il en se levant de table à son tour.

Eliza, qui n'avait presque pas dit un mot depuis l'explosion, se leva, toujours muette, les larmes aux yeux, et quitta la pièce. On l'entendit claquer la porte de la maison.

- Eliza !, cria son frère en partant à sa poursuite.

Il fut rejoint par Andrea. Ne restait avec moi que Riley.

- Je… je suis désolée, dit-elle, J'ai l'impression d'avoir tout fait foirer là…

- C'est pas ta faute, tu pensais pas que ça se passerait comme ça… Tu sais, moi aussi j'aurais préféré qu'elle vous le dise à tous avant qu'on vienne. Mais je te jure, Eliza était terrorisée…

- J'imagine, je la connais, je vois à peu près ce que ça a pu lui faire. Elle a le don de trop se prendre la tête. J'ai hésité à le dire aux parents, mais je voulais pas la trahir…

- Mais, au final, ils s'en fichent que je sois une femme, non ?

- En tous cas de ce que j'ai vu, ça a eu l'air de ne choquer personne. Ils ont juste été décontenancé au début par la surprise, mais au final le dîner avait bien commencé.

- Je peux faire quelque chose maintenant tu crois ?, demandai-je un peu triste.

- Je sais pas trop… Tout le monde avait presque fini son assiette, on était pas loin du dessert, on n'a qu'à débarrasser non ?

Nous nous exécutâmes.

J'avais très peur que leur mère m'en veuille à vie. Mais au moins j'avais le père et une des sœurs de mon côté. Et je stressais, j'avais envie de partir à la recherche d'Eliza moi aussi, je n'aimais pas la savoir peut-être seule dehors à cette heure-ci. Avant de commencer à débarrasser je lui envoyai un texto pour savoir comment elle allait.

Riley essaya un peu de changer de sujet pendant que nous faisions le ménage. Elle était vraiment gentille. Plus je lui parlais plus je voyais une ressemblance entre Eliza et elle. Dans leur attitude, dans leur façon de penser. J'étais un peu soulagée. Mais j'espérais que la soirée allait mieux se finir…

Pleines de bonne attention, Riley et moi préparâmes la table pour le dessert. Et nous nous rassîmes à nos places, en silence, essayant de capter des bruits qui viendraient de l'étage ou du dehors. Il ne se passa rien pendant un long moment où je commençais à me sentir mal à l'aise. Et enfin Eliza répondit à mon texto. « J'ai besoin de toi » disait-il tout simplement. Un peu affolée je lui répondis de me dire où elle se trouvait. Je lui appris aussi que son frère et sa sœur étaient parti à sa recherche. Elle me renvoya presqu'instantanément qu'elle ne les avait pas croisés, elle joignit sa localisation.

- Je vais chercher Eliza, dis-je en me levant brusquement, Je sais où elle est.

- D'accord, me répondit Riley, J'appelle Pat' et Andrea pour leur dire de rentrer.

- Merci.

- Merci à toi Alycia.

- Je te la ramène !

Je lui lançai un sourire et sortis.

Eliza était à l'arrête de bus. J'essayais de retrouver le chemin de mémoire. Je n'avais pas un très bon sens de l'orientation. Je dus faire demi-tour plus d'une fois avant de tomber sur elle. Je la voyais de dos, assise à l'arrête de bus. Je m'approchai doucement et m'installai à ses côtés sans parler. Elle se réfugia dans mes bras et pleura un long moment. Je lui frottai le dos et déposai des baisers dans ses cheveux pour la calmer.

- Je savais que ça se passerait mal…, finit-elle par dire en levant son visage vers le mien.

Je le pris entre mes mains et essuyai ses larmes avec mes pouces.

- Ça va s'arranger. Ta maman a juste eu un peu de mal que tu ne lui dises pas, mais je suis sûre que si tu as une discussion avec elle, elle comprendra et te pardonnera. Il faut juste que tu lui expliques, seule à seule. Je sais que ça va être dur pour toi, mais tu l'aimes, tu peux le faire.

- Tu m'en crois capable ?

- Bien sûr. Et ça lui fera sûrement plaisir d'avoir une conversation avec sa fille qu'elle voit si rarement ces dernières années, tu ne penses pas ? Et à toi aussi ça te fera du bien.

- Mmmh… Et toi, ça va ?

- Tu sais, ils m'ont plutôt l'air de m'avoir bien accepté. Une fois que ta maman t'aura pardonné, elle pourra m'accueillir.

- T'as sûrement raison… Merci d'être venu me chercher…

- C'est normal…

Je l'embrassai rapidement et nous nous levâmes pour repartir en direction de la maison. Elle me tenait la main sur le chemin.

- C'est un peu un désastre quand même ce dîner…

- Ça fera quelque chose à raconter à nos petits enfants !, dis-je pleine de volonté.

Cela eut pour effet de la faire sourire.

Nous pénétrâmes doucement dans la maison, comme pour ne pas déranger. La fratrie était installée dans le salon, autour de la table. Au moment où nous passâmes la porte, le père d'Eliza arriva.

- Elle est toujours dans la chambre…, nous dit-il.

- Je vais aller lui parler, dit Eliza.

J'eus une angoisse soudaine qui monta. J'allais me retrouver seule avec ma belle-famille quasi au complet. Mais je ne pouvais de toute façon pas éviter cette situation. Une fois Eliza disparue dans les escaliers ils m'invitèrent à m'asseoir avec eux.

PDV Eliza.

Je frappai doucement à la porte de la chambre de mes parents, mais n'attendit pas de réponse pour entrer.

- Maman…

- Eliza…

Je m'approchai doucement et pris place à ses côtés. Elle avait pleuré.

- Je suis désolée maman, j'aurais dû te prévenir avant au lieu de débarquer avec Alycia comme ça. J'étais persuadée au fond de moi que vous le prendriez bien, mais il y a eu quand même cette peur qui m'a enrobée. J'ai essayé de trouver la force de vous en parler, mais ça m'a été impossible… Tu sais bien que j'ai toujours été proche de Riley et très complice avec elle. C'est pour ça qu'à elle j'ai pu lui dire. Parce que je n'avais pas peur de la décevoir. Parce que Riley n'attend rien de moi. Mais vous, toi et papa, c'est différent. Je veux vous prouver que je réussi dans la vie, que je mène une existence accomplie. Alors j'avais peur de vous décevoir en vous ramenant une fille. Du fait que du coup ça me serait plus difficile d'avoir des enfants, du fait que vous pourriez penser que ma vie serait moins facile, du fait que je vous avais déjà présenté quelques garçons. Alors peut-être que ma peur n'excuse pas ce que tu vois comme une trahison, mais pour le moment c'est la seule explication que je peux te donner.

- Tu ne me décevras jamais Eliza. Tu es ma fille et je t'aime.

- Alors pourquoi tu as aussi mal réagi ce soir ?

- Je… C'est vrai que voir débarquer Alycia comme ça, j'ai pas tout compris tout de suite. Il m'a fallu un petit temps d'adaptation. Et le fait que ta sœur le savait et pas moi, ça a augmenté mon choc, si on peut dire ça comme ça, et j'ai un peu sur réagi. J'ai été blessée en tant que mère. J'ai eu l'impression d'avoir manqué quelque chose, dans ton éducation, dans la manière que j'ai eu de t'aimer…

- Tu sais, c'est pas à cause de toi si j'aime les filles, je…

- Non, me coupa-t-elle, Je ne parlais pas de ça. Je veux dire, en tant que mère, si tu n'as pas eu le courage de me dire que tu aimais une femme, c'est forcément que j'ai dû rater quelque chose à un moment. Qu'un jour j'ai fait un truc qui a fait que tu as perdu ta confiance en moi. Enfin, c'est ce que je pense.

- Maman… Je ne pense pas que ça soit toi le problème. J'ai toujours eu du mal à parler de mes sentiments, alors oui ça vient sûrement de mon éducation, mais ce n'est pas un manque de confiance en toi qui cause cela. C'est juste ma façon d'être, extravagante sur certains sujets, réservée sur d'autres. C'est peut-être aussi tous les réseaux sociaux, où les gens peuvent être très vilains, qui m'ont fait perdre une certaine confiance en moi et en les êtres que j'aime.

- Tu crois que je me suis laissée emporté par l'émotion ?

- Un peu oui… Mais c'est de ma faute, j'aurais dû te le dire…

Il y eut un silence et je repris.

- Mais, maman, alors, Alycia ne te pose aucun problème ?

- Non… Elle a l'air très sympathique cette fille. Je vois bien qu'elle a essayé de faire bonne impression, elle s'est faite toute belle. Je ne l'ai même pas reconnue tout de suite… Et… Et je viens juste de lui donner un terrible aperçu de moi et de notre famille… Mon dieu, Eliza, je suis désolée…

- Mais non, c'est rien. Je suis sûre que papa et les autres l'ont déjà très bien intégrée et qu'ils sont tous en train de parler librement dans le salon.

- Je suis désolée Eliza… Ça va pas très fort en ce moment… Je veux dire, tout le monde va bien, vous grandissez tous, vous prenez votre envole, et je me sens vieillir. Ça me terrifie. Alors, quand j'ai pensé que tu avais perdu ta confiance en moi, ça m'a mis un autre coup, j'ai eu peur… Je suis désolée…

- Oh mais non maman, c'est rien. C'est normal, on arrive tous à des moments de notre vie où on doit faire face à la réalité. Tu sais que tu pouvais m'en parler mmh ? J'essaierai de venir te voir plus souvent quand je serais en Australie, d'accord ?

- Merci…

Je finis par la prendre dans mes bras. Elle pleura un peu, et quand nous nous séparâmes, j'essuyai ses larmes.

- On redescend ?, proposai-je.

- Oui, que j'accueil convenablement ma future belle fille !

- Tu l'as déjà adoptée, ça me fait plaisir !

Elle m'envoya un énorme sourire. Et avant que je n'ouvre la porte elle me stoppa.

- Eliza ?

- Oui maman ?

- Tu l'aimes ?

- Enormément…

- Alors je l'aime déjà !

Un autre sourire finit de revigorer son visage.

PDV Alycia

En attendant qu'Eliza et Lucy reviennent, nous avions finalement commencé à manger le dessert. Et je ne savais plus comment la discussion avait commencé lorsqu'elles apparurent dans la cuisine. Ce fut à ce moment que je réalisai que j'étais en train de m'intégrer et que tout stress, malgré la situation inhabituelle, m'avait quitté.

La mère d'Eliza s'excusa à mainte reprise devant moi et la soirée put reprendre un cours normal et finir bien mieux que comme elle avait commencé.

Finalement nous quittâmes la famille d'Eliza en de très bon termes. Cette fois Lucy me prit dans ses bras avec une réelle tendresse. Eliza promit à sa famille qu'elle passerait plus souvent. Comme je l'avais promis à ma mère.

- Finalement tout ça nous a plutôt rapproché de nos familles, dis-je alors que nous atteignions l'arrêt de bus.

- C'est vrai ! D'ailleurs je me disais, on pourrait passer nos repas du dimanche chez nos familles, non ? Un week-end chez toi, un week-end chez moi ? Quand on sera toutes les deux en Australie bien sûr.

- J'aime l'idée ! Il faudra leur proposer.

- La prochaine étape c'est les médias, dis-je alors que nous étions dans le bus.

- On peut attendre un peu si tu veux, hein ?

- Bah tu sais, de toute façon, on va pas aller chercher les médias pour leur dire. On vit notre vie, on se tient la main dans la rue quand on en a envie, on va forcément se faire photographier par quelqu'un, et si on nous pose la question on ne niera pas.

- Ça me plait comme programme ! En vrai j'ai hâte de voir la réaction des fans…

- Ils vont devenir fous !, m'exclamai-je en riant.

- D'ailleurs, tu ne m'avais pas dit que leur comportement te gênait parfois ?

- Mmh, c'est pas vraiment leur comportement, enfin… Je trouve ça beau qu'ils aient créé une communauté, il y a sûrement des gens qui se sont rencontré grâce au « Clexa » et il n'y a rien de plus beau ! Je trouve aussi qu'ils ne manquent pas d'imagination, certains font de magnifiques dessins. Mais tu sais comme je suis pudique, et parfois, certains dessins osés, certaines fictions qu'ils écrivent, peuvent me mettre mal à l'aise quand j'y pense trop. Mais au final, depuis qu'on est ensemble, ça passe mieux.

- Oui je vois… Ça me fait rire moi leurs dessins ! Je trouve ça touchant. On représente un peu un idéal pour eux.

- Du coup, si les deux actrices sortent réellement ensemble…

- Comme tu dis Alycia, ils vont devenir fous !

Nous rîmes en sortant du bus.

A peine arrivées sur le palier de la porte que Maia nous ouvrit.

- Je veux tout savoir !, hurla quasiment cette dernière en me sautant au cou.

- Eum, hésitai-je en voyant le visage de Eliza se renfrogner, On est fatiguée, ça c'est pas si bien passé que ça, enfin ça c'est bien terminé je te rassure ! Mais si ça ne t'embête pas trop, on en parle demain ? Promit on te donnera les détails !

Maia fit d'abord la moue mais finit par accepter et nous laissa entrer. Elle était en fait déjà en pyjama, prête à aller dormir. Elle n'attendait que nous. Elle alla donc vite se glisser dans sa chambre après nous avoir souhaité une bonne nuit et fait promettre Eliza de tout lui raconter.

- Elle me plaît bien ta coloc', dit Eliza en entrant dans ma chambre.

- Ah ?

- Je veux dire, elle est super sympas, drôle, j'espère qu'on va devenir de vraies amies !

- Je n'ai aucun de doutes là-dessus ! C'est plutôt en bonne voie pour le moment.

- Hé mais dis-moi !, s'exclama soudainement Eliza alors que nous nous brossions les dents.

- Tout à l'heure, t'as dit que chertaines ficchions écrites par les fans te mettaient mal à l'aise. Mais alors, cha veut dire que t'en as lu ?!

- Che plaide coupable…

- Intérechant…

Elle cracha un bon coup et se rinça la bouche puis elle me laissa faire.

- Et t'en as lu des biens ?, demanda Eliza.

- Hé franchement y'en a des pas mal ! Je me souviens d'une qui se passe à la Cité des Lumières. En gros c'est l'épisode 16 de la saison 3, en mieux !

- En mieux ?

- Ouais parce que Lexa et Clarke se retrouvent vraiment, et elles sont vraiment toutes les deux pour détruire la Cité, c'est pas comme dans la série où Lexa se barre ! Et puis la fin a quand même un happy ending pour Clarke.

- Je vois je vois… Et t'entends quoi par « se retrouvent vraiment » ?

- Euh bah euh, elles font l'amour, plusieurs fois je crois…

- De plus en plus intéressant tout ça ! Ça te dirait de m'en lire un extrait ?

Elle s'approcha langoureusement de moi.

- « Un » extrait mmh ?, répondis-je avec malice.

- Disons qu'on peut passer le début de l'histoire, jusqu'à leurs retrouvailles…

- Allez, pourquoi pas !

- C'est vrai ?, répondit-elle toute excitée.

- Oui ! Faut bien pimenter parfois !

- Ouuuuuuh j'ai hâte ! Je me mets en tenue de nuit !

Je ris devant tant d'enthousiasme. Nous nous changeâmes et nous glissâmes sous les draps. Je l'embrassai avec envie et attrapai mon smartphone. Je retrouvais la fiction en question assez vite et recherchai le passage désiré.

- Ah tiens !, dis-je.

- T'as trouvé ?!

- Pas encore, mais je peux te lire ce passage ? Leur premier baiser. Clarke est arrivée à la Cité, elle arrive dans une sorte de pièce qui reproduit la salle du trône de Lexa et Lexa débarque. Je peux ?

- Avec plaisir !

- Alors…

Je me raclai la gorge, pris une voix posée et commençai ma lecture.

- « C'était ça. C'était l'exacte réplique de la « salle du trône » du Commander à Polis. Mais pourquoi était-elle cachée ? En tous les cas, il était maintenant sûr que Lexa était connectée à cet endroit. Une vague de souvenirs submergea Clarke. Elle s'avança vers la fenêtre. Une brise fit voler ses cheveux. Elle monta sur l'estrade et posa délicatement sa main sur le haut du trône. '- Clarke'. Le cœur de Clarke se serra dans sa poitrine. Elle connaissait cette voix. Elle se retourna aussitôt et un sourire s'afficha sur son visage sans qu'elle ne puisse rien y faire. '-Le… »

- Attends, attends !, dit Eliza en me coupant, Laisse-moi faire Clarke !

- Ahah, avec plaisir !

Eliza se rapprocha de moi pour lire le texte. Je lui indiquai sur l'écran où j'en étais et repris ma lecture.

- « Elle se retourna aussitôt et un sourire s'afficha sur son visage sans qu'elle ne puisse rien y faire. »

- « Lexa… », dit Eliza en essayant d'entrer dans le rôle.

J'eus un petit rire doux et continuai.

- « La jeune brune sourit à son tour. Elle portait sa tenue de Heda, sa tenue de guerre, mais son visage n'était pas maquillé. Clarke ne put plus se retenir et fonça dans les bras de Lexa. Leurs corps s'entrechoquèrent et Lexa dut faire pression sur ses pieds pour ne pas tomber. Elles s'enlacèrent un instant. '- Qu'est-ce que tu fais là Cla…'. Clarke ne lui laissa pas finir sa phrase et fonça sur la bouche de Lexa. Cette dernière répondit au baiser avec grande envie. Leurs bouches se séparèrent à plusieurs reprises avant de s'unir à nouveau. Leurs mains s'enroulaient dans les cheveux de l'autre. Le cœur de Clarke manquait des battements, une chaleur douce et intense l'enrobait. Elle ne s'était jamais sentie aussi bien. Quant à Lexa, qui ne comprenait pas encore l'enjeu de la situation, elle se laisser bercer par les respirations saccadées de l'être aimé. Elle fermait les yeux et profitait de chaque contact avec les lèvres de Clarke. Elles finirent par se lâcher, presque à bout de souffle. »

J'attendais qu'Eliza dise la prochaine phrase, mais au lieu de ça, elle attrapa mon visage et essaya de m'embrasser en reproduisant ce que le texte disait. J'y pris goût. Et lorsqu'elle me lâcha elle dit sa réplique.

- « Tu m'as tellement manqué… »

- « Chuchota Clarke en collant son front à celui de Lexa. Lexa posa ses mains sur les joues de Clarke et ferma les yeux pour mieux apprécier l'instant. »

- Ouuuuuh, j'adore ça !, s'exclama Eliza, La suite !

- Ahah ! Je te cherche le passage auquel je pensais, attends…

Je fis dérouler le texte et tombai enfin sur ce que je cherchai.

- C'est ça ! Aloooooors.

Eliza enroula ses doigts avec les miens et se concentra elle aussi sur le texte.

- « L'ex Commander fonça sur la bouche de Clarke. », commençai-je à lire, « La nouvelle Chancelière accepta le baiser en fronçant les sourcils de surprise. Puis elle y répondit vite. Elle passa ses mains sur la nuque de Lexa et ouvrit doucement la bouche pour accepter la langue de sa partenaire. Lexa y pénétra lentement et leurs salives dansèrent. Clarke poussa Lexa pour la forcer à s'asseoir sur le trône. La brune la regarda tendrement pendant qu'elle prenait place sur ses cuisses. La blonde enroula ses jambes autour de la taille de Lexa et replongea sur sa bouche. Dans cette position Lexa devait lever la tête. Elle se sentait inférieure mais cela ne la gênait pas du tout. La brune passa ses mains sous le haut de Clarke pour caresser toute l'entendu de son dos. Clarke frissonnait, autant qu'elle aurait frissonné dans la réalité. Elle se sentait terriblement bien, elle avait l'impression d'être retourné au jour de leur première fois. Chaque baiser de Lexa faisait monter en elle un désir qui allait au-delà du supportable. Elle sentait son cœur brûler, sa peau se consumer. C'était comme si elle devenait folle. Ses mains se précipitèrent sur les vêtements de Lexa pour les lui enlever. Lexa fit de même et elles se retrouvèrent torse nu l'une devant l'autre. Elles stoppèrent leurs baisers pour se regarder un instant. Elles sourirent abondamment et finirent par rire. Un rire doux et incontrôlable. Un rire de bonheur. Leurs épaules se soulevaient à l'unisson. C'était la première fois que Clarke la voyait rire. Cette pensée ne fit qu'accroitre la sensation de chaleur, de bonheur, qui l'entourait. Elles finirent par se calmer, Clarke essuya des larmes de rire aux coins de ses yeux et plongea son regard dans celui de Lexa. »

Une réplique de Lexa arrivait. J'essayai de changer un peu ma voix. Comme pour la série, j'effaçai mon accent australien et pris une voix de leader.

- « '-Je te veux, moi aussi,' dit Lexa comme pour répondre à ce que Clarke lui avait dit avant qu'elle ne meure. La réponse ne se fit pas attendre, Clarke prit la tête de Lexa dans ses mains et se jeta sur ses lèvres. Lexa caressa une dernière fois le dos de Clarke et fit glisser ses mains sur ses côtes, pour arriver sur sa poitrine. Elle lui caressa les seins tout en couvrant son cou de baisers. Clarke bascula sa tête en arrière en gémissant. Son désir était bien réel. Pendant un instant elle souhaita rester ici toute sa vie. Un dilemme se créa dans son esprit, mais elle essaya de repousser ces idées pour se concentrer sur l'instant présent. Elle se racla la gorge et posa ses mains sur les épaules de Lexa pour la pousser contre le trône. Ainsi, elle put venir couvrir le buste de sa partenaire de baisers. Lexa ferma les yeux et passa sa main dans les cheveux de Clarke. En elle aussi, le désir était à son comble. Elle pensait avoir perdu Clarke pour toujours, et pourtant elle se tenait devant elle. Elle avait cru halluciner lorsqu'elle avait vu la jeune skaikru arriver ici la veille. Mais tout cela était bien « réel ». Lexa se mordit la lèvre inférieure lorsque Clarke fit glisser sa langue sur sa poitrine. »

La main d'Eliza resserra son étreinte contre la mienne. Je la regardai, elle souriait. Je continuai ma lecture en souriant moi aussi.

- « La blonde remonta pour embrasser brièvement Lexa, puis elle se leva pour venir s'agenouiller en face du trône. Elle entreprit d'enlever ce qu'il restait de vêtements à l'ancienne Commander, qui l'aida un peu. Une fois que l'objet de ses convoitises fut libéré, Clarke commença à embrasser et caresser les mollets et cuisses de Lexa. Cette dernière s'agrippait aux accoudoirs du trône et essayait de contrôler sa respiration. La langue de Clarke se balada le long de la cuisse gauche de Lexa et arriva enfin à son but. La Chancelière… »

- La Chancelière ?, m'interrompit Eliza.

- Ah oui, Clarke a été élue Chancelière avant d'arriver à la Cité ! Mais c'était déjà écrit au début de ce que j'ai lu, tu m'écoutes pas hein !

- Ah d'accord ! Non, mais si ! Mais je suis trop occupée à imaginer !

- Mouais, mouais.

Je me reconcentrai et repris.

- « La Chancelière y déposa d'abord un baiser qui fit défaillir Lexa, puis elle entreprit d'y promener sa langue, lentement, doucement, avec envie et passion. La grounder finit par passer sa main dans les cheveux de Clarke. Sa respiration devenait de plus en plus saccadée. Elle retenait ses gémissements car elle en avait un peu honte mais elle avait du mal à les contenir. Ses jambes tremblaient et elle avait l'impression qu'une pieuvre grouillait dans son estomac. Une des mains de Clarke quitta la cuisse de Lexa pour venir s'enlacer avec la main de cette dernière qui était toujours agrippée au trône. Les doigts de Lexa se crispèrent, ses ongles s'enfoncèrent dans le dos de la main de Clarke. Encore quelques baisers et coups de langue et le corps de Lexa se cambra une ultime fois sous un râle de plaisir. Elle se laissa glisser du siège et se retrouva à genoux, à terre, face à Clarke. Elles s'embrassèrent, alors même que Lexa aurait dû reprendre son souffle. Mais ici, cela ne semblait pas poser problème. »

- Hé !, intervint Eliza, Tout à l'heure, après leur baiser de retrouvaille elles étaient essoufflées !

- Hé oh, ça va ! L'histoire a peut-être des défauts mais là n'est pas la question ! Laisse-moi lire, zut !

Elle rit, fit une tête de chat innocent et me laissa continuer.

- « Lexa poussa Clarke et elle se retrouva allongée sur elle. Elle attrapa les mains de la blonde pour les caler au-dessus de sa tête. Ses deux mains s'enlacèrent dans celles de Clarke pendant qu'elles s'embrassaient toujours aussi passionnément. Une des mains de Lexa se détacha d'une de Clarke pour descendre lentement caresser son bras, son visage, son cou, son épaule, son sein, son flanc, sa cuisse, son ventre. »

Lorsque je prononçai le mot « cuisse », ma main glissa sur celle de Eliza et remonta jusqu'à son ventre. Je la sentis frémir.

- « Les caresses durèrent un petit temps avant que sa main ne s'aventure entre les cuisses de Clarke qui ne put retenir un gémissement qui s'engouffra dans la bouche de Lexa. Au bout d'un moment, Clarke soufflait tellement qu'elle n'était plus capable d'embrasser. Elles se regardaient toutes les deux dans les yeux. Ce qui avait pour effet d'être encore plus jouissif pour la blonde. Elle s'agrippait au dos de Lexa. Son corps se cambrait, s'agitait, mais leurs yeux restaient fixés les uns dans les autres. La Chancelière finit par jouir, le regard planté dans celui de Lexa. Au son de ses gémissements, à l'intensité de son regard, à l'odeur de son souffle, Lexa ne résistait plus, elle sentit son cœur fondre et se serrer. Elle captura la jouissance de Clarke entre ses lèvres et le baiser dura presque une éternité. »

- C'est fini ?, demanda Eliza.

- Euh, oui.

Elle fit valser mon téléphone et se jeta sur moi. Ce fut un fois que sa langue entra en contact avec la mienne que je remarquai que ce petit jeu m'avait tout autant excité qu'elle.


Oui oui j'ai coupé juste avant la scène d'amour. Bon, déjà parce que ce chapitre est plus long que les autres (à cause des extraits), et aussi parce que j'aimerai essayer de faire en sorte que le prochain chapitre ne soit qu'à propos de la scène d'amour qui va suivre. J'espère que j'arriverai à écrire ça. Fut une époque où je n'aimais plus les écrire, je me lance un petit défi !

A vos commentaires, et à la prochaine :D 3