Bonjour, bonjour !

Alors oui je sais, ça faisait longtemps que je n'avais pas donné signe de vie. J'en suis désolé mais c'est un peu compliqué en ce moment et ça ne s'arrange pas malheureusement alors je ne peux pas promettre de date de publication. Cependant, je n'abandonne toujours aucune de mes histoires et j'essaye de les avancer au plus vite pour pouvoir publier. Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, je viens de terminer un nouveau chapitre de Maître d'Ombre. J'espère que ça vous plaira. Hourra pour J. et Bonne Lecture !

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Chapitre 11 :

Robe, épouillage et ciel étoilé

Ce fut en début d'après midi que la petite famille rentra au manoir Serpentard après leur sortie à Moscou. Ils réapparurent dans les appartements des Lestrange, Rodolphus tenant précieusement son fils épuisé dans ses bras. Il s'assura qu'il avait bien supporté le voyage en arrivant, se tournant ensuite vers les autres apparus entre temps. Tous accompagnèrent le père lorsqu'il se dirigea vers la chambre de son fils tranquillement, les deux grandes panthères des neiges le suivant de près, leur regards fixés sur l'adolescent. Le maki se tenait d'ailleurs toujours sur son épaule, parfaitement sage et calme, observant autour de lui. Ils gagnèrent la pièce et Onyx fut débarrassé de ses vêtements d'un sort prudent, les changeant pour un pyjama plus confortable. Ses cheveux furent détachés et Rodolphus l'amena à son lit dont les draps avaient été changés en leur absence. Il l'y installa précautionneusement, le couvrant rapidement en le sentant tremblant. L'adolescent avait l'air vraiment fatigué, un peu plus pâle, mais il avait un magnifique léger sourire sur son visage détendu et tous en furent très heureux.

Il observa Regulus déposer sa grande chouette sur un perchoir qu'il fit apparaître alors que son père préparait sa kiseru pour lui. Il accepta un verre d'eau que sa mère lui offrit, caressant ensuite doucement le lémurien qui s'était installé sur le lit près de lui. Et celui-ci roucoula sous sa caresse, ravi et le faisant sourire. Et le jeune homme les remercia tous chaudement, l'air très ému.

- Tu as passé une bonne matinée ? Demanda Narcissa en lui souriant.

Il acquiesça vivement, les remerciant de nouveau et prenant sa pipe pour commencer à fumer alors qu'il en avait besoin. Lucius, Narcissa, Regulus et Rabastan vinrent le saluer chaleureusement, quittant ensuite la pièce pour le laisser se reposer. Rodolphus et Bellatrix étaient assis au bord du lit, regardant leur enfant somnolent fumer lentement. Lorsqu'il eut terminé, le père récupéra la pipe, lui faisant boire sa potion pour dormir et l'aidant ensuite à s'allonger confortablement pour le pousser à se reposer après cette sortie très fatigante pour lui. Et l'adolescent se laissa faire, épuisé. La mère remonta la couverture sur lui, l'embrassant en le priant de dormir un peu. Le père en fit de même, fermant ensuite les rideaux pour plonger la pièce dans une semi obscurité. Puis les parents s'en allèrent, le laissant dormir un peu. Onyx ne ferma pourtant pas les yeux tout de suite alors que son regard s'était posé sur les deux panthères qui l'observaient tranquillement. Il tendit une main faiblarde vers elles et elles s'approchèrent doucement, délicatement pour le laisser les caresser, se mettant à ronronner. Et le son apaisant le fit dériver doucement vers le sommeil. Il sourit en sentant le petit singe se blottir contre lui et il ferma définitivement les yeux, captant un instant ceux brillants dans le noir de sa chouette.

Ce ne fut que quelques heures plus tard qu'il se réveilla lentement, embrumé. Et il sourit en tombant sur la grosse tête d'une de ses panthères posée près de lui, l'observant calmement. La créature avait vraiment l'air d'une grosse peluche ainsi. Il reprit ses esprits doucement, se rendant compte que le gros mâle s'était allongé le long de son lit, sa tête posée sur le matelas. Il se redressa lourdement, le félin en faisant autant et venant s'asseoir près de lui. L'adolescent balaya la pièce des yeux et dans l'obscurité, il trouva sa deuxième panthère, la femelle, qui s'était allongée en face de la porte, semblant la surveiller attentivement. Elle releva la tête lorsqu'il s'assit dans son lit et elle s'empressa de le rejoindre lorsqu'il l'appela. Onyx sourit lorsque le maki vint s'asseoir face à lui sur ses cuisses, le regardant la tête penchée sur le côté. Il le caressa et le singe émit ce petit roucoulement de contentement qui le fit sourire. Il regarda aussi sa grande chouette et lui tendit un bras. L'oiseau comprit immédiatement, s'envolant dans un bruissement d'aile. Elle plana avant de ralentir en battant des ailes près de lui. Elle fit un instant du surplace, se posant très délicatement sur son bras. Le petit singe s'empressa d'aller prendre place sur l'épaule de son maître, entourant son cou de sa longue queue duveteuse. La chouette pesait son poids mais cela indifférait Onyx qui la caressa, posant son bras qu'il ne put maintenir en l'air. Les animaux avaient été ses seuls amis et les seuls à lui rendre vraiment son affection avant qu'il ne retrouve enfin sa famille. Il était mille fois plus à l'aise avec eux qu'avec les gens et leur présence l'apaisait beaucoup.

- Il va falloir vous trouver des noms, remarqua-t-il.

Il réfléchit un moment, se tournant d'abord vers l'oiseau qui tournait sa tête sur un côté puis l'autre, le faisant sourire.

- Ce sera Luven pour toi ma belle, annonça-t-il en la caressant.

Elle battit des ailes un instant et il prit cela pour un acquiescement.

- Pour toi, dit-il en posant une main sur le singe, ce sera Césal.

Celui-ci se pencha en avant pour venir le regarder, penchant la tête sur le côté d'un air dubitatif avant de réclamer des caresses que l'adolescent lui offrit avec joie. Et il tourna ensuite son attention sur son couple de panthères.

- Toi ma belle, dit-il en posant une main sur la tête de la femelle, tu t'appelleras Nithie. Et toi mon grand, dit-il en passant au mâle, ce sera Asmet.

Celui-ci ronronna simplement sous sa caresse, se redressant ensuite avec sa compagne lorsque la porte s'entrouvrit doucement. Ils se tournèrent vers elle pour voir Rodolphus passer la tête dans la chambre. Il entra en le trouvant éveillé, commandant aux rideaux de s'ouvrir lentement alors que le jour déclinait. Il s'avança vers le lit alors qu'Onyx renvoyait sa chouette sur son perchoir, celle-ci s'envolant souplement. Reconnaissant l'homme les panthères se détendirent, s'allongeant au pied du lit. Le père rejoignit son fils :

- Comment te sens tu ? Demanda-t-il.

- Encore un peu fatigué mais ça va, répondit l'adolescent.

- Tu trembles un peu, remarqua le père, tu as mal ? Demanda-t-il.

- Ça va, assura Onyx, mes jambes sont juste un peu fatiguées.

Oui son corps lui faisait mal après les efforts du matin et il était épuisé mais ça allait et il était heureux. Il sourit à son père pour le rassurer et celui-ci insista pour qu'il fume une nouvelle dose de tabac bleuté pour la douleur. Et il obtempéra sans discuter. Rodolphus fit ensuite apparaître la robe qu'ils avaient acheté pour Bella, donnant la boîte à son fils.

- Elle va arriver, c'est le moment de lui donner, sourit l'homme.

Onyx réceptionna la boîte, soudain un peu anxieux à l'idée que le cadeau qu'il avait choisi ne plaise pas.

- Crois tu qu'elle lui plaira ? Demanda-t-il un peu inquiet.

- Elle lui plaira c'est certain, assura-t-il. Mais à mon avis, ce n'est pas ce qui lui fera le plus plaisir, prédit-il avec un sourire mystérieux.

Onyx le regarda avec interrogation, intrigué alors que sur son épaule Césal l'imitait à la perfection. L'attention générale fut pourtant de nouveau attirée ailleurs lorsque la porte s'ouvrit doucement pour laisser entrer Bellatrix. Elle s'avança, scrutant son fils du regard et se faisant visiblement inquiète en le trouvant fatigué. Elle vint près de lui, effleurant son front du revers de la main et écartant délicatement une mèche de cheveux de son visage.

- Je vais bien maman, assura-t-il doucement.

- Ça n'en n'a pas l'air, remarqua-t-elle. Nous n'aurions peut-être pas dû le faire sortir si tôt, remarqua-t-elle en regardant son mari.

- Non, ça m'a fait du bien, intervint Onyx pour la rassurer. Ça m'a beaucoup plu, dit-il en les faisant sourire.

- Quel est cette boîte ? Demanda finalement la mère en remarquant le paquet sur ses genoux.

- Ce... c'est pour toi, annonça l'adolescent en baissant les yeux l'air gêné. C'est papa qui l'a acheté.

- Mais c'est Onyx qui l'a choisi et qui en a eu l'idée, précisa Rodophus en se levant du matelas pour laisser la place à sa femme qui s'installa l'air surprise.

- Je... j'ai pensé que ça te plairait peut-être et... je crois que ça t'irait bien, hésita-t-il.

- Un cadeau pour moi, comprit la mère en posant sa main sur la sienne.

- Oui, répondit-il. Tien, dit-il en poussant le paquet vers elle.

- Merci mon chéri, sourit-elle l'air très émue.

Elle prit délicatement la grande boîte avec révérence, semblant très touchée. Et peu importait ce qu'elle contenait, Bellatrix savait qu'elle aimait déjà. Son fils lui faisait un présent et souhaitait lui faire plaisir. Cette preuve d'affection et d'attention était le plus beau cadeau du monde à ses yeux. Onyx semblait attendre sa réaction avec angoisse, se triturant les doigts et elle ouvrit donc pour découvrir ce qui s'avéra être une magnifique robe. Elle était de soie saphir foncé couverte de dentelle noire, simple mais splendide et riche en même temps. Elle lui plaisait beaucoup et cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas mis autre chose que du noir. Elle sourit largement en la sortant un peu de la boîte pour l'observer.

- J'ai pensé qu'elle t'irait bien quand je l'ai vu, expliqua Onyx avec inquiétude.

- Je l'adore, coupa sa mère ravie. Elle est très belle.

- C'est vrai ? Demanda son fils un peu surpris.

- Oui, elle est superbe. Elle me plaît beaucoup, dit-elle en écartant la robe reposée dans sa boîte. Merci mon cœur, dit-elle en venant l'embrasser et le prendre dans ses bras. Merci, répéta-t-elle avec émotion.

- Je t'aime, murmura Onyx en lui rendant son étreinte.

- Moi aussi mon cœur, dit-elle, plus que tout.

- Elle te plaît vraiment alors ? Demanda l'adolescent lorsqu'elle s'écarta.

- Oh oui vraiment, assura-t-elle. Je la mettrais pour le dîner ce soir. Mais en attendant, il faut que tu te reposes mon bébé, remarqua-t-elle en caressant sa joue pâle.

- On dîne juste tout les trois ce soir ? Demanda-t-il.

- Oui, juste nous trois, répondit Rodolphus. Je dois aller faire quelque chose, je reviens pour le repas, expliqua-t-il en venant embrasser son front.

Onyx lui sourit simplement et le père s'en alla. Bellatrix resta avec son fils qui lui expliqua comment il avait nommé ses familiers. Elle approuva, s'amusant de voir le maki imiter certains gestes de son maître. On entendit rapidement quelqu'un toquer à la porte de leur appartement et Bella se leva pour aller ouvrir, emportant avec elle la robe. Onyx ferma les yeux un instant, soupirant de fatigue. Il se sentait tellement lourd et engourdi, ses jambes tremblantes de l'effort qu'il leur avait demandé aujourd'hui. Heureusement, le tabac bleuté de Severus avait fait son effet et il ne ressentait aucune douleur pour l'instant, cela le soulageant.

Il releva les paupières lorsque quelques minutes plus tard, il entendit quelqu'un entrer. Il sourit largement en trouvant le Lord, accompagné son serpent, en train de refermer la porte derrière lui. Et à peine l'avait-il fait, se retournant pour venir vers le lit, que Césal lui sautait littéralement dessus. L'homme fut un peu surpris en voyant une boule de poil dotée d'une longue queue rayée bondir vers lui alors qu'il se tournait vers sa jeune âme sœur. L'animal atterrit adroitement sur son épaule et il sentit quelque chose tripoter ses cheveux. Étonné, il resta sans bouger un instant. Il ne sentait qu'une très faible magie chez la créature et aucune agressivité. Il se figea pourtant en comprenant ce qu'il était en train de se passer. Par Morgane ! Est-ce que ce babouin était en train de l'épouiller ?! Parce qu'en effet, Césal était bien tranquillement assis sur son épaule, occupé à trifouiller dans ses cheveux. Cette bête ne tenait pas à la vie ! Il allait l'étrangler, la plumer, lui arracher sa jolie petit queue ! Non mais, il était en train de lui chercher des poux ! Comme si lui, Seigneur des ténèbres, en avait besoin ! Comment osait-il ? Comment... Il s'apprêtait à étriper l'impudente créature lorsqu'un son venu du ciel raisonna à ses oreilles, lui faisant oublier toute idée de violence.

Onyx riait. Il riait à gorge déployée du spectacle incongru devant lui de son singe occupé avec concentration à chercher des poux au Seigneur des Ténèbres. Cette vision apaisa complètement l'homme qui en oublia presque l'animal sur son épaule. Presque. Aussi il lui lança un regard noir plein d'envie de meurtre et la créature se glaça. Elle bondit bien vite pour rejoindre son maître d'une petite téléportation, disparaissant et réapparaissant blottie contre Onyx qui riait toujours, faisant sourire le Lord qui s'approcha doucement. C'était tellement rare de le voir rire, surtout de si bon cœur si spontanément. Il s'inquiéta pourtant en le voyant partir dans une incontrôlable quinte de toux. Il se précipita alors, s'asseyant près de lui et passant un bras autour de ses épaules pour le redresser un peu, posant une main sur sa poitrine. D'un sort, il repositionna les oreillers derrière lui pour mieux l'installer. Il le déposa ensuite délicatement alors qu'il se calmait progressivement, respirant lourdement.

- Là, ça va ? Demanda-t-il en écartant une mèche de cheveux de son visage.

Onyx acquiesça mais il avait tout de même l'air épuisé. Il lui laissa un moment pour se reprendre, le regardant respirer doucement. Il tourna une seconde le regard vers le singe caché contre Onyx, lui lançant un regard assassin. La bestiole couina de peur et se cacha sous la couverture, restant collée à son maître.

- Je l'ai appelé Césal, annonça l'adolescent en souriant. Il est amusant n'est-ce pas ?

- Insolent je dirais, gronda l'homme en fusillant toujours la créature des yeux.

- Je suis désolé, s'excusa alors immédiatement Onyx en se ratatinant un peu sur lui même. Je ferais en sorte qu'il ne recommence plus, dit-il très vite apeuré d'avoir déplu à son Lord. Je suis désolé, je...

- Onyx, coupa l'homme se rendant compte qu'il lui avait fait peur, Onyx, appela-t-il doucement en lui faisant relever le regard vers lui. Ce n'est rien. Calme toi. Si ton singe pouvait juste éviter de m'épouiller de la sorte comme si j'étais un malpropre, s'amusa-t-il pour le détendre, j'apprécierais beaucoup.

- Il ne le fera plus je crois, remarqua-t-il alors que l'on ne voyait qu'une paire d'yeux tremblant dans l'ombre de la couette.

- Alors tout vas bien, sourit-il en terminant ainsi de le détendre.

- Il ne s'était pas encore approché de quelqu'un d'autre que moi, releva Onyx en glissant une main sous les draps pour aller caresser le maki.

- Les animaux magiques sentent souvent les liens magiques entre les personnes naturellement, expliqua l'homme. Ils ont dû sentir le nôtre. Tes panthères n'ont pas réagis non plus à ma présence alors qu'elles te protégeront toujours de tout autre inconnu à leurs yeux.

Onyx tourna alors difficilement la tête pour voir ses deux gardiens et ceux-ci étaient en effet restés allongés un peu plus loin sereinement, les regardant simplement sans inquiétude.

- De nobles gardiens que tu as là petit serpent, remarqua Nagini qui grimpait sur le lit à la grande horreur du lémurien.

Celui-ci s'empressa d'ailleurs de sortir de la couette pour grimper sur l'épaule de l'adolescent et se cacher contre lui, enroulant sa queue autour de lui. Souriant vaguement d'amusement dans sa fatigue, Onyx leva une main pour le caresser et le rassurer, l'animal s'apaisant à son contact. Césal regarda alors son maître, couinant un peu d'inquiétude en l'observant alors qu'il avait la respiration sifflante. Il se redressa alors pour marcher sur la tête de lit, sauter sur le pilier puis sur la table de chevet. Il y ramassa la kiseru et sa pochette de tabac pour la respiration, revenant vers lui en bondissant sur le matelas pour lui donner ce dont-il avait besoin, impressionnant les deux sorciers par son intelligence.

- Merci Césal, bredouilla Onyx en prenant la pipe.

Le Lord la récupéra pour la préparer et l'adolescent offrit une faible caresse à son familier qui roucoula de contentement.

- Et bien, ce singe pourra visiblement t'aider, remarqua l'homme agréablement surpris.

- On m'avait dis qu'il était très intelligent mais il ne m'a vu me servir de la pipe qu'une seule fois, remarqua Onyx.

- Les animaux magiques sont vraiment fascinants, répondit le Lord. Celui-ci semble en effet très intelligent. C'est une bonne chose, il devrait être un compagnon plus intéressant encore, dit-il en lui donnant sa kiseru.

- Merci, dit-il en se mettant à fumer.

Le Seigneur le laissa tranquille, l'observant respirer de mieux en mieux grâce au tabac magique. Il regarda le singe qui fixait son maître avec attention, se détendant en le voyant respirer plus librement. Il revint alors se rouler en boule contre sa hanche, gardant un œil doux sur lui. Lorsqu'il était arrivé, Bella lui avait annoncé que l'adolescent était revenu de Moscou avec quatre familiers dont un maki catta qui n'avait pour capacité qu'une petite téléportation courte distance sans puissance magique. Il n'avait pas compris l'utilité de l'animal mais il voyait finalement. La créature avait fait rire Onyx, un exploit en soit et il semblait être suffisamment intelligent et attentionné pour aider son maître en cas de besoin, sa forme de singe le rendant plus agile qu'un autre animal. Il serait finalement probablement un bon compagnon pour sa jeune âme sœur. Celui-ci terminait d'ailleurs de fumer et il récupéra la kiseru, la nettoyant d'un sort avant de la déposer.

- Cissa m'a aussi offert une chouette, annonça l'adolescent en désignant l'oiseau. Je l'ai appelé Luven, expliqua-t-il. Et puis Rabastan m'a donné la chance de rencontrer ces deux là, sourit-il en regardant ses panthères.

Toutes deux s'approchèrent de lui et il tendit une main pour les caresser.

- Le mâle s'appelle Asmet et la femelle Nithie. Elles sont magnifiques n'est-ce pas ?

- C'est vrai, concéda-t-il. Elles seront de précieuses amies pour toi c'est certain. J'ai rencontré Nagini de la même manière, révéla-t-il.

- Vraiment ? Demanda Onyx surpris.

- Oui. Elle m'est aussi apparu à ce tirage au sort. Cette magie dans cette boutique est très judicieuse. Une très ancienne magie, puissante, et la Magie ne se trompe jamais, remarqua-t-il en le regardant caresser les deux grandes panthères. Si elles sont venues, c'est qu'elles n'attendaient que toi depuis toujours.

- J'en ai de la chance, murmura l'adolescent en jouant d'un doigt dans le pelage soyeux de Nithie.

- Il paraît que tu as obtenu autre chose de très précieux, remarqua ensuite le Lord.

- Oui, ma baguette, sourit-il largement.

- J'espérais vraiment que l'une de celles se trouvant à Moscou te conviendrait.

- Tu savais ? S'étonna Onyx.

- Bien sûr. C'est moi qui ai dis à tes parents que s'ils voulaient trouver des baguettes de cristal, ils devraient chercher chez Alexandre.

- Merci, lui dit alors l'adolescent vraiment touché.

- Mais de rien, sourit-il. Puis-je la voir ?

Sans hésiter, l'adolescent la fit donc apparaître, laissant le Lord la regarder sans la toucher. L'homme s'y intéressa longuement, la regardant ensuite disparaître pour redevenir chevalière lorsque Onyx la lâcha.

- Avec elle, tu devrais pouvoir réapprendre plus facilement à maîtriser ta magie, remarqua-t-il.

- Et si je n'y arrivais pas, s'inquiéta l'adolescent. Et si je n'arrivais plus jamais à faire de la magie ? Dit-il en serrant la couverture dans ses mains.

- Tu y arriveras Onyx, assura Tom en prenant ses mains. Ta magie est toujours là et elle aussi s'est battu pour toi. Si elle s'est brisée, c'est parce qu'elle a voulu te défendre d'elle même. La Magie à une conscience et une âme Onyx. Elle ne te laissera pas tomber et je suis sûr qu'elle n'attend que de pouvoir de nouveau te servir. Elle est comme toi aujourd'hui, elle est blessée, gravement blessée. Il faut la guérir et lui apprendre à exister dans son état actuel. Nous tous, ta famille, nous pouvons t'apprendre à toi à vivre avec tes faiblesses et faire ce qu'il faut pour qu'elles te gênent le moins possible. Pour ta magie, ce sera à toi de faire cela et je suis sûr que tu y arriveras. Tu es bien plus fort que tu ne le penses.

- Merci Tom, murmura-t-il touché et rassuré.

- Tu y arriveras. Je n'en doute pas, sourit l'homme.

- Comment je vais faire ? Recommencer avec des sorts de bases ? Tout à zéro ? Demanda l'adolescent.

- Non. Ce sera très différent de ce que tu as fait jusque là, répondit le Seigneur. Pour commencer, il faudra que tu prennes entièrement conscience de l'état de ta magie. Que tu apprennes à l'écouter très attentivement, à la ressentir, à écouter chaque pulsion, à tout sentir, à t'habituer à ses mouvements incontrôlés et à ses explosions. Il faudra que tu la regardes et que tu l'écoutes, que tu travailles avec elle. Pour cela, tu devras la connaître par cœur. Je n'ai jamais eu à faire à une magie brisée ainsi et nous n'en savons pas grand chose malgré toute nos recherches, mais je m'y connais en magie interne et pure. Je pense que la clef sera un contrôle parfait de ta magie et pour cela il n'y a pas de secret, tu dois être au plus proche d'elle et avoir une fusion complète. C'est ce que l'on fait quand on fait de la magie pure et que l'on se concentre sur la maîtrise interne de sa magie. Ce sera certainement plus long et délicat pour toi mais je suis persuadé qu'il faut commencer par là.

- Comment je dois faire ?

- Il existe une méthode simple et sans risque de brusquer ton pouvoir. Il s'agit de la méditation. Une méditation profonde et uniquement concentrée sur ta magie. Si tu y arrives, tu pourras la ressentir beaucoup mieux, l'observer attentivement et donc apprendre à connaître son nouveau fonctionnement.

- D'accord. Quand pourrais-je commencer ?

- Pas aujourd'hui et pas demain, tu as besoin de te reposer, remarqua l'homme. Mais je pourrais commencer à t'expliquer lundi si tu veux.

- Merci Tom, sourit alors l'adolescent l'air très heureux.

- Tes jambes tremblent, remarqua-t-il alors.

- Oui. Je leur ai demandé un gros effort aujourd'hui, remarqua-t-il doucement. Elles ne veulent plus bouger, s'attrista-t-il.

- Je vais regarder, annonça alors l'homme en se levant.

- Non, c'est inutile, c'est..., s'angoissa Onyx gêné de l'importuner.

- Je vais regarder, répéta-t-il tranquillement.

Il releva les couvertures pour dévoiler ses jambes qui tremblaient en effet doucement, se rasseyant près d'elles. Délicatement, il releva son pantalon de pyjama, passant ensuite ses mains chaudes sur la peau pâle sans faire attention à l'extrême gêne de sa jeune âme sœur. Il sentit rapidement les muscles fins extrêmement contractés et durs sous ses doigts. Il tendit alors une main vers la table de chevet, ouvrant le tiroir et en sortant les huiles de massages de l'adolescent.

- Qu'est-ce que tu fais ? Demanda Onyx.

- Tu as besoin d'un bon massage pour détendre tes muscles, remarqua l'homme. Je vais m'en charger.

- Non, inutile, je... ne t'embête pas avec ça, ce n'est rien. Ça va passer tout seul, dit-il de peur de déranger le Lord.

- Laisse moi faire Onyx, lui demanda l'homme avec calme. Ça ne me dérange pas bien au contraire. Détend toi et repose toi, tu en as besoin, dit-il.

L'adolescent ne protesta plus mais il resta gêné alors que Tom s'installait plus confortablement près de lui, écartant un peu plus la couverture. Il versa un peu d'huile dans sa main pour ensuite se mettre à masser doucement la première jambe dans le silence. Il prit son temps avec attention. Il s'était inquiété tout au long de la sortie de la petite famille, veillant de loin via le lien pour être sûr que tout allait bien. Il avait senti chaque malaise d'Onyx. Celui face à la foule, à l'attention de sa famille, aux cadeaux qu'on voulait lui faire. Il avait senti son anxiété puis son bonheur aux essais de baguettes et sa joie lorsqu'il avait eu ses familiers. Et il avait aussi senti l'effort considérable que cette sortie avait demandé à son corps affaibli. Mais il savait que cela lui avait fait du bien mentalement. Seulement, il avait été vraiment soulagé en sentant qu'il était de retour entre les murs de son manoir. Maintenant, il était bien décidé à passer la soirée avec lui pour terminer de chasser son angoisse et soulager son âme sœur éprouvée. Bellatrix l'avait déjà invité à dîner et il avait bien sûr accepté. Ce fut donc consciencieusement qu'il massa ses jambes, heureux de le sentir se détendre finalement pour profiter un peu. Il perçut aussi son bien être dans leur lien, souriant doucement à cette réussite. Il lui fallut un moment pour parvenir à détendre complètement les membres fins d'Onyx mais il y arriva, les tremblements disparaissant. Il remit le pantalon en place, relevant ensuite le regard vers lui.

- Merci beaucoup Tom, murmura Onyx embarrassé.

- Ça va mieux ?

- Beaucoup mieux.

- Très bien. Il est presque l'heure du dîner maintenant, remarqua l'homme.

- Oh, s'attrista l'adolescent en s'en apercevant. Tu vas partir ? Demanda-t-il.

- Non, je dîne avec vous ce soir, annonça-t-il en voyant un immense sourire s'installer sur les lèvres de l'adolescent. Et si tu veux bien, je passe la soirée avec toi. Cela te ferait-il plaisir ?

- Oui, bien sûr que oui, répondit-il l'air enthousiaste.

- Bon, alors rejoignons la salle à manger, proposa le Lord.

- Je... je ne pense pas pouvoir me lever, bredouilla le jeune homme affaibli.

- Je n'avais pas l'intention de te laisser essayer de toute façon, répondit l'homme.

D'un sort prudent, il passa une épaisse robe de chambre à Onyx, y lançant un charme chauffant pour le garder à l'aise. Il lui passa aussi une paire de chaussons puis il s'approcha pour le prendre dans ses bras. Bien que visiblement embarrassé, l'adolescent se laissa faire, un peu crispé.

- Détend toi Onyx, murmura l'homme en l'installant contre lui. Tout vas bien et ça ne me dérange pas, dit-il en sachant bien ce qu'il avait en tête. Tu n'es pas un fardeau, jamais. Ne t'inquiète pas pour ça et laisse moi juste t'aider. Cela me fait plaisir.

Rassuré, l'adolescent s'efforça de se détendre, posant sa tête contre l'épaule forte de son Lord et se tournant un peu vers lui. Il ne pouvait nier qu'il adorait être là, dans ses bras, s'y sentant à sa place et en totale sécurité. Tom, le serra précieusement, restant un moment ainsi sans bouger. Depuis quand n'avait-il pas été si calme ? Depuis quand n'avait-il pas été si serein, détendu et comblé ? La réponse était simple : il ne l'avait jamais été. Onyx lui avait fait connaître tout cela et il chassait la solitude qu'il n'avait jamais eu conscience de ressentir. Alors il prendrait soin de lui comme de rien et de personne d'autre. Le tenir dans ses bras ainsi l'emplissait de bonheur. C'était tout simple pourtant, c'était ainsi qu'il se sentait le mieux, comme s'il ne lui manquait rien, qu'il n'avait besoin de rien d'autre pour vivre. C'était un sentiment apaisant et extrêmement rassurant. Il avait l'impression que tout irait bien tant qu'il avait son âme sœur avec lui.

Il le serra donc délicatement comme le précieux trésor qu'il était, profitant de sa présence contre lui et il sentait qu'Onyx en faisait autant. Il avait fermé les yeux et niché son visage dans ses vêtements, respirant son odeur, ses mains posées sur sa poitrine alors qu'il se blottissait dans son étreinte. Cela le fit doucement sourire mais il se reconstitua bientôt son apparence noble et froide habituelle pour marcher vers la porte, redevenant illisible. Onyx n'y fit pas attention, niché contre lui. Les deux panthères se levèrent en silence pour les suivre, encadrant le Lord alors que Nagini se décidait à suivre, laissant derrière elle un petit singe se cachant sous la couette. D'un vague geste de la main, l'homme ouvrit la porte de la chambre, rejoignant la pièce de vie de l'appartement. Bellatrix était assise dans un fauteuil et elle se leva en les voyant sortir. Onyx releva la tête pour la regarder et il sourit largement. Elle avait passé la robe qu'il lui avait offerte et elle était magnifique alors qu'elle avait simplement attaché ses cheveux bouclé d'un ruban de saphir dans sa nuque. Son beau visage était ainsi dégagé et délicatement maquillé. Elle était splendide ainsi à ses yeux.

- Tu es très belle maman, dit-il lorsqu'elle s'approcha.

- Merci mon chéri, répondit-elle avec un grand sourire.

- Il est vrai que cette robe te va à ravir Bella, remarqua platement l'homme la voix dépourvue d'émotion.

- Merci mon Seigneur, sourit-elle en sachant qu'il était rare qu'il dise une telle chose. C'est un cadeau d'Onyx, apprit-elle.

- Tu as très bon goût, remarqua-t-il alors en baissant le regard sur sa jeune âme sœur.

- C'est maman qui est très belle, soupira Onyx en reposant sa tête contre son épaule.

Bellatrix sourit, l'inquiétude se lisant pourtant dans ses yeux en voyant la fatigue de son fils.

- Rodolphus ne devrait plus tarder à rentrer pour le dîner, renseigna-t-elle. Est-ce que tu as besoin de quelque chose mon cœur ? Demanda-t-elle.

- Non merci maman, tout vas bien, assura-t-il doucement.

- Allons nous installer au salon un moment en attendant, poussa l'homme en s'avançant vers les canapés.

Il alla prendre place dans l'un d'entre eux, gardant Onyx sur ses genoux et s'installant confortablement. Asmet et Nithie vinrent s'allonger près de lui veillant en silence alors que Nagini allait s'enrouler près de la cheminée.

- Tu peux me laisser à côté si tu veux, murmura Onyx gêné alors que Bellatrix prenait place non loin.

- Je t'aurais déposé avant si cela me dérangeait alors ne t'en fait pas, répondit-il simplement en faisant sourire la mère qui les observait discrètement.

Rassuré, l'adolescent resta simplement à sa place, se détendant. Sans vraiment y faire attention, il se blottit un peu plus contre sa source de chaleur, frissonnant de froid alors qu'il était fatigué. Le remarquant, Tom fit apparaître une épaisse couverture duveteuse, la déposant sur le jeune homme et l'enroulant confortablement dedans en faisant sourire la mère attendrie par son geste.

- Merci, murmura l'adolescent.

- Tu peux le dire si tu as besoin de quelque chose Onyx. Inutile d'attendre qu'on le devine, lui dit-il tout bas.

Pour toute réponse, le jeune homme se cala un peu mieux contre lui, serrant un peu la couverture qui le réchauffait agréablement. Ils restèrent ainsi en silence un moment, Rodolphus revenant finalement. Il sourit en trouvant son fils confortablement installé dans les bras de son âme sœur. Il salua le Lord, s'inclinant devant lui, se relevant lorsqu'il reçut un petit signe de tête. Il s'empressa alors de complimenter sa femme sur sa tenue et tous virent Onyx rouvrir les yeux et sourire, l'air heureux que son cadeau fasse sensation. Le Seigneur reprit délicatement l'adolescent dans ses bras, se relevant souplement alors que les panthères en faisaient de même. Tous gagnèrent la table du dîner, le Lord installant son âme sœur près de lui et le couvrant soigneusement. Onyx le remercia, souriant en voyant ses panthères venir s'asseoir de part et d'autre de sa chaise, attentives mais silencieuses et tranquilles. Ils mangèrent dans le calme, discutant de la sortie du jour alors que l'adolescent racontait certaines choses avec le sourire.

Le repas terminé, Bella et Rodolphus s'éclipsèrent un instant pour laisser le Lord avec Onyx sachant qu'il avait été difficile pour lui de le laisser quitter le manoir. L'adolescent regardait les étoiles à travers les grandes fenêtres près desquelles ils étaient installés. La nuit venait de tomber et l'on voyait encore les dernières lueurs au loin. Il était calme bien que visiblement épuisé, regardant vaguement le ciel clair. Dans leur lien, le Lord pouvait sentir de l'envie bien qu'il n'arrive à savoir de quoi.

- Dit moi Onyx, de quoi as-tu envie ? Demanda-t-il doucement.

- De rien, répondit-il sans détourner les yeux de l'extérieur. Je me disais juste que cela faisait longtemps que je n'avais pas regardé les étoiles.

L'homme comprit alors. Il se leva et rejoignit l'adolescent. Il réajusta la couverture autour de lui et le reprit dans ses bras, Onyx se disant qu'il allait le ramener à sa chambre, se laissant faire. Il se sentit soudain bien stupide de parler des étoiles à son Lord. Cela devait lui paraître tellement puéril. Aussi, il fut surpris lorsque Tom se dirigea plutôt vers la baie vitrée donnant sur le grand balcon, l'ouvrant d'un sort sans baguette. Il sortit et fit apparaître un confortable fauteuil où il alla s'installer, le jeune homme sur ses genoux alors que les deux panthères avaient une fois de plus fidèlement suivis. Il lança un sort de plus pour réchauffer l'air autour d'eux et il s'installa confortablement avant de veiller à ce qu'Onyx soit au mieux. D'abord surpris, l'adolescent se laissa faire, posant sa tête sur l'épaule du Lord. Il se rendit alors compte que leur siège les mettait dans une position semi allongé et lui donnait une vue splendide sur le ciel entièrement dégagé paré de ses diamants. Il sourit largement, saisissant enfin que l'homme venait simplement de réaliser son envie.

- Merci Tom, bredouilla-t-il alors en admirant le ciel.

- Tu ne dois pas te priver d'exprimer tes envies et de réclamer qu'on les réalise Onyx, répondit-il doucement en regardant les étoiles avec lui. Tu ne perdras pas l'amour des tiens parce que tu le fais au contraire. Tu as été privé de tout toute ta vie. Tu as le droit de profiter de tout ce que la vie a à t'offrir maintenant.

- Je ne veux pas vous déranger plus que je ne le fais déjà, murmura le jeune homme tendu.

- Quand cesseras-tu de penser que tu déranges qui que ce soit ? Soupira le Lord. Onyx, tu n'es et ne seras jamais une gêne, je te le promet. N'aie pas peur de nous je t'en prie. Nous ne voulons tous que ton bonheur. Ta famille veut ton bonheur. Ils veulent te soulager de tout ce que tu as subi et te rendre la vie que l'on t'a volé. Tu as le droit de reprendre tout cela. Il n'y a aucune raison d'avoir peur. Nous sommes là pour te protéger, je te protégerais, assura-t-il en le touchant profondément. J'aimerais entendre tes envies, ce qui te ferait plaisir, comme toute ta famille. Parce que nous voulons te l'offrir et te donner le plaisir et le bonheur que tu mérites. Ne pense pas que tes demandes pourraient nous gêner, nous agacer ou nous donner envie de nous éloigner de toi. Il n'en n'ait rien. Au contraire. Nous aimerions les entendre, pour mieux apprendre à te découvrir et te donner enfin tout ce dont tu a été privé. Tu en as le droit Onyx. N'ait pas peur d'exprimer ce dont tu as envie ou d'accepter les cadeaux. Tu ne seras jamais rejeté pour cela parce à mes yeux comme à ceux de ta famille, tu vaut des millions et des milliards de fois plus que tout ce que tu pourrais réclamer. Tu as le droit d'avoir des envies, c'est normal, c'est humain et jamais cela ne nous éloignera de toi. Alors n'aie pas peur de nous le dire, de réclamer et de demander, d'accepter les cadeaux, cela nous plaît autant à nous de te les donner. Tu ne dois pas te torturer avec ça.

- Mais..., hésita-t-il la voix basse.

- Pas de mais Onyx, trancha doucement l'adulte. Tu réfléchis trop. Ne laisse pas tes peurs et tes blessures t'empêcher de vivre ta vie librement. As-tu confiance en ta famille ? En tes amis ? En moi ? Demanda-t-il.

- Oui, répondit sans hésitation en le faisant sourire.

- Alors n'ait pas peur. Cesse de réfléchir constamment à chacun de tes gestes ou parole avec nous. Laisse ton cœur te guider, laisse tes émotions te porter, laisse tes pensées s'exprimer, sans mensonge ou demi mot. Parce que c'est là ce que tu es et ce que nous voudrions voir de toi. Soit toi même et profite de la vie. Ne craint pas tes envies, ne crains pas tes propres sentiments parce que jamais ils ne nous éloigneront te toi. Au contraire. Tu es ce que tu es et c'est ainsi que nous voulons de toi. Ne laisse donc pas tout ce qu'il s'est passé te brider. Tu es libre désormais et tu as droit à la plus belle des vie. Tu as le droit de te faire plaisir. Tu as le droit d'être un peu égoïste et capricieux. Ne te prive pas ainsi constamment, exprime toi et accepte ce dont tu as envie et n'hésite pas à le réclamer. Tu ne seras jamais une gêne pour autant, loi de là. Laisse nous aussi nous occuper de toi, ne nous en empêche pas s'il te plaît. Cela nous fait autant de bien à toi qu'à nous. Ne pense pas que cela nous dérange ou nous cause du soucis. Ce qui nous cause du soucis, c'est ton bien être et ton bonheur. Rien d'autre ne compte. Est-ce clair ?

Onyx tourna le regard vers lui et il baissa les yeux pour plonger dans les siens, y lisant toute l'émotion que l'adolescent ressentait en cet instant. Les larmes lui montèrent bientôt aux yeux et elles débordèrent rapidement. Il se blottit alors davantage contre le Lord qui le serra délicatement et il enfouit son visage contre son épaule, accrochant sa chemise d'une main.

- Merci Tom, murmura-t-il. J'essaierais c'est promis.

- Je ne te demande rien de plus, répondit l'homme. Détend toi et profite de la vie Onyx. Tu en as plus que le droit. Ne nous crains pas parce que jamais nous ne t'abandonnerons, jamais plus nous ne laisserons quoi que ce soit te séparer de nous et je ne laisserais plus personne te faire le moindre mal. Ne t'inquiète pas. Laisse toi porter. Nous nous chargeons de te guérir et de te rendre heureux, je te le jure.

À ces mots, les larmes de l'adolescent redoublèrent alors qu'il était plus ému que jamais. À travers leur lien, le Lord le sentait parfaitement, percevant les bien fait que ses paroles avaient eu sur lui. Il n'avait jamais été très loquace ni très porté sur les sentiments mais tout changeait avec Onyx. Il laissait la magie de leur lien le porter, le guider et celui-ci réclamait à corps et à cri qu'il ouvre son cœur et son âme à sa jeune âme sœur. Il le faisait donc, constatant à chaque fois qu'il apaisait davantage Onyx en le faisant. Exprimer au jeune homme ce qu'il ressentait et ce qu'il pensait leur faisait du bien à tout deux. De toute manière, Onyx était son âme sœur, il l'avait pleinement accepté, il en était ravi et il avait donc porte ouverte sur sa propre âme. Il n'avait aucune raison de se cacher avec lui. Il ferait donc tout pour le guérir, le soulager de corps et d'esprit et lui donner la vie qu'il méritait. Il s'évertuait donc à lui faire comprendre que ses peurs n'avaient pas lieu d'être et qu'il pouvait les oublier. Il s'efforçait de lui montrer toute l'importance qu'il avait pour lui et pour les siens, de lui montrer qu'il n'était pas un vulgaire objet sans valeur mais une merveille irremplaçable. Il avançait doucement mais il s'était déjà juré qu'un jour, Onyx serait lui même sans peur, ses blessures guéries et réservées au passé. Il le laissa donc pleurer contre lui, s'apaisant alors qu'il caressait ses cheveux et l'étreignait doucement. Puis ils regardèrent simplement les étoiles ensemble, un léger sourire ornant les lèvres de l'adolescent.

Ce ne fut que lorsque sa jeune âme sœur se mit à somnoler lourdement que le Lord le ramena à sa chambre pour la nuit. Le lendemain, Onyx passa la journée à se reposer et ce fut avec bonheur qu'il passa un moment avec son parrain. Rabastan lui avait dégotté un livre sur les créatures magique dans la bibliothèque du manoir et celui-ci parlait à la fois de ses panthères et de son lémurien. Il avait donc regardé ça avec son parrain, bien installé dans son lit au calme. Il prit ensuite son temps pour s'occuper de ses nouveau compagnon, veillant à ce qu'ils soient bien nourris. L'après midi, ce fut avec Regulus qu'il passa ses heures, l'homme le félicitant pour la sortie de la veille et pour les manières qu'il avait tenu malgré son appréhension. Onyx fut alors particulièrement fier, le remerciant de l'aider à apprendre tout ce qu'il ne savait pas. L'homme lui donna une leçon tranquille cette après midi là. Onyx termina sa journée par un peu de marche dans l'appartement au bras de son père et par un dîner avec ses parents et son âme sœur qui les rejoignit.

Lorsqu'il s'éveilla le jour suivant, il avait en partie récupéré de l'éprouvante sortie à Moscou. Il se réveilla tranquillement, prenant la potion de Severus annulant les effets gênant de celle qu'il prenait pour dormir. Et comme toujours, il ne fallut qu'un instant avant qu'il ne voit arriver son père qui lui sourit, venant s'assurer qu'il allait bien. Il l'emmena ensuite vers la salle de bain, Onyx marchant en tenant son bras. Il le laissa se laver et lorsque l'adolescent sortit de la douche enroulé dans un peignoir, il trouva sa mère dans sa chambre. Elle vint l'embrasser et ce fut timidement qu'il lui demanda si elle pouvait l'aider à choisir une tenue pour la journée. Il avouait sans mal qu'il était perdu dans tout ce que sa famille lui avait acheté en Russie et il n'y connaissait rien en mode. Ce fut avec joie que la dame l'aida, lui proposant une tenue simple et confortable mais élégante. Il la remercia avec gêne, Bella lui assurant qu'il finirait par s'y retrouver. Après un petit déjeuner en famille et quelques soins à ses familiers, Onyx tenta de marcher un peu seul avec sa nouvelle canne. Cela fut pourtant un échec alors qu'il peinait à garder l'équilibre et à user de ce nouvel appuis. Rodolphus le rassura pourtant, lui promettant de demander à Lucius de venir lui apprendre à user de sa canne. Si l'adolescent se laissa rassurer par son père, il n'en resta pas moins très inquiet de ne pas parvenir à marcher seul.

Ce fut donc un peu assombris par cet essaie raté que Tom le trouva en milieu d'après-midi. Il avait été accueilli par Bella lui ayant expliqué l'épisode du matin et ce fut silencieusement qu'il entra dans la chambre de son âme sœur. Il le trouva confortablement installé dans son lit, pâle et l'air fatigué, les yeux mi-clos. Il avait le regard tourné vers Nithie, la panthère femelle assise près de lui, la tête posée sur le matelas. Elle se laissait caresser doucement par l'adolescent, ronronnant légèrement alors qu'elle l'observait intensément de ses yeux bleus. Il repéra aussi rapidement le mâle qui s'avançait lentement vers lui, l'analysant du regard. Il ne semblait pas du tout menaçant, juste curieux et il le laissa donc venir. Asmet huma son odeur en le rejoignant, tournant autour de lui avec un doux grondement, retournant ensuite vers le lit.

- Tom, murmura alors Onyx dont l'attention avait été attirée sur lui par son familier.

L'homme le rejoignit alors, lui souriant doucement. Il s'assit élégamment au bord du lit, avançant une main vers son visage pour remettre en place une mèche rebelle. Le jeune homme lui répondit d'un sourire peu convainquant, l'air déprimé.

- Je n'ai pas réussi à marcher seul, dit-il finalement avec une honte palpable.

- C'était ton premier essaie et cela ne fait pas longtemps que tu marches de nouveau, répondit-il calmement. Cela va demander un peu plus de temps. Lucius t'expliquera comment t'y prendre pour utiliser ta canne. Ne t'en fait pas, ça ira, assura-t-il. D'accord ?

Le jeune homme acquiesça timidement, visiblement un peu rassuré malgré tout.

- Tu as le temps Onyx, inutile de te presser, reprit le Lord. Personne ne te le demande. Alors ne te tracasse pas avec ça, dit-il en lui souriant avec confiance.

Il y eut un moment de silence serein entre eux, Onyx se détendant finalement en présence de l'homme tranquille.

- Il me semble que je t'avais promis quelque chose, remarqua Tom en récoltant un air confus qui l'amusa un peu. Si on commençait à voir pour ta magie, proposa-t-il alors.

- Vraiment ? S'exclama l'adolescent plein d'espoir.

- J'avais dit qu'on commençait aujourd'hui non ? Rappela-t-il. Peux-tu te lever ?

Onyx acquiesça sur le champs, l'air plus qu'enthousiaste à cette idée. Le Lord se leva alors, l'aidant à sortir de son lit et lui donnant son bras pour appuis. L'adolescent, le remercia timidement, louant son aide sans laquelle il ne tiendrait pas debout. Le Lord passa un bras fort autour de lui, le tenant fermement. Césal qui dormait sur le lit se redressa, sautant sur l'épaule de son maître et entourant son cou de sa longue queue. Ils firent quelques pas dans la chambre, les deux panthère s'étant relevées pour suivre et Tom surprit Onyx en les arrêtant devant un mur nu au fond de la chambre, à l'opposé de l'entrée. Il sortit sa baguette et d'un geste élégant, il fit apparaître une nouvelle porte devant eux.

- Pour réapprendre la magie, tu vas avoir besoin d'un endroit où t'exercer sans être dérangé, expliqua l'homme. J'ai préparé cette pièce pour toi, dit-il. Tu pourras t'y exercer en toute tranquillité. Il n'y a que toi, moi et tes parents qui puissions entrer. Mais ni moi ni eux n'entrerons sans ta permission. J'ai tout de même placé un sort sur la pièce qui détectera si tu fais un malaise ou une crise et que tu as besoin de nous. Cela nous alertera et nous viendrons. Mais cela mis à part, personne n'entrera ici pour te déranger.

- Merci Tom, répondit le jeune homme touché qu'il ait pris le temps de préparer cela pour lui.

Le Lord lui répondit d'un simple signe de tête et ouvrant ensuite la porte devant eux. Ils entrèrent alors, Onyx souriant en trouvant une pièce des plus agréable. Il y avait d'immenses fenêtres encadrées de lourds rideaux de velours d'un bleu sombre. Le premier endroit qui attira son attention fut la longue baquette qui longeaient les vitres, formant une sorte de grande alcôve. Il y avait là de nombreux cousins moelleux et des plaids d'apparence douce. Ce point l'attira immédiatement alors qu'il se disait qu'il devait faire bon regarder dehors installé là. Quelques fauteuils de cuir noir se trouvaient non loin, reposant sur un épais sol duveteux de la couleur des rideaux et qui couvrait l'ensemble de la surface de la pièce. Plus loin, il y avait aussi un vaste espace libre faisant face à une imposante cheminée de marbre blanc dans laquelle d'étonnantes flammes bleutées dansaient en crépitant doucement. Deux très grands miroirs aux cadres baroques argentés l'encadraient. Quelques bibliothèques de bois laqué tapissaient les murs, accompagnées d'une paire de commodes. La pièce était grande et peu encombrée, un grand lustre de cristal descendant du plafond quand une imposante horloge au doux tic tac habillait le dessus de la cheminée. La lumière baignait l'espace, entrant par les fenêtres. Il y faisait agréablement chaud pour le jeune homme alors qu'il baignait dans l'air une agréable odeur dont il ne sut déterminer l'origine. Il la balaya du regard, s'y sentant bien.

- Tu pourras réaménager cet endroit comme il te plaît, intervint alors le Lord. Cette pièce t'appartient. On pourra la faire agrandir si tu le veux ou ajouter d'autres choses si tu le désires.

- C'est très bien Tom, merci, sourit-il en se tournant vers lui.

- Allons nous installer et je commence à t'expliquer, proposa alors l'homme.

Ils entrèrent définitivement, Nithie et Asmet suivant de près. La porte se referma derrière eux et ce fut sur la banquette devant les vitre que le Lord alla asseoir l'adolescent. Et comme Onyx l'avait imaginé, l'endroit était très confortable, le soleil passant à travers la vitre et tombant sur lui le chauffant agréablement. Poussé par l'homme, il se cala dans les coussins, remontant ses jambes sur la longue assise. Tom prit place dans un fauteuil de cuir tout proche et les panthères vinrent s'allonger près de leur maître.

- Tu vois ce feu bleu ? Fit remarquer l'aîné en pointant la cheminée. Il est magique. Il restera allumé constamment. Si tu veux qu'il fasse plus chaud, tu n'as qu'à le regarder et le souhaiter, il chauffera davantage. L'inverse fonctionne aussi si tu as trop chaud. Ensuite, cette pièce est isolée magiquement. Ce qui veut dire que lorsque tu es ici, aucune magie extérieur à cette pièce ne peut entrer pour te distraire. Tu vas devoir te concentrer sur ta magie mais en le faisant tu peux aussi percevoir la magie autour de toi. Cela pourrait te gêner et te déconcentrer alors j'ai fait en sorte que cette pièce ne laisse que ta magie libre. Toute les autres seront occultées et aucune magie extérieur à ces murs ne pourra entrer.

- Merci, répondit l'adolescent une fois de plus touché qu'il ait pris la peine de lui installer une telle chose.

- Ce n'est rien. Tu es prêt à commencer ? Demanda-t-il doucement.

L'adolescent acquiesça, entièrement concentré sur lui, attentif.

- Je pense que la clef pour retrouver le contrôle de ta magie est de la contrôler complètement et de la comprendre au mieux, commença-t-il. Pour ça, il va te falloir l'observer, la sentir et mieux l'appréhender. Le meilleur moyen que je connaisse est la méditation magique. Elle te permettra de mieux sentir ton pouvoir, de le visualiser et par la suite, de le réguler comme bon te semblera.

- Comment dois-je m'y prendre ? Demanda-t-il alors.

- Tu dois te détendre complètement, fermer les yeux, respirer profondément et ne penser à rien. C'est la première étape. Il te faudra être serein pour atteindre un état de concentration et de calme qui te permettra d'être entièrement focalisé sur ta magie. Ensuite, tu pourras la voir, de mieux en mieux et de plus en plus facilement avec de l'entraînement. Il ne te restera alors plus qu'à l'appréhender et la comprendre pour la contrôler de nouveau.

Onyx approuva d'un signe de tête. Il se souvenait qu'il y avait longtemps, avant que sa magie ne soit bridée, il pouvait la sentir en lui. C'était une sensation tellement agréable pour lui. La perdre l'avait un peu plus détruit en plus du reste à l'époque. Il se souvenait de ce rêve. Mais depuis qu'il avait été enchaîné, il ne l'avait plus perçus. Il n'avait plus senti que les chaîne, la douleur, le tiraillement, les liens... écrasé et déchiré. Et aujourd'hui, il ne sentait plus que la souffrance et la brutalité des explosions. Sa magie ne chantait plus, ne murmurait plus, ne riait plus. Elle hurlait atrocement ou faisait silence complet et il ne parvenait plus à l'approcher et à la sentir comme avant. Il espérait vraiment y arriver de nouveau.

Longuement, il écouta attentivement les consignes du Lord, enregistrant chaque détail. Ce fut avec un sourire intérieur que Tom lui expliqua, voyant le regard brillant d'intelligence de son âme sœur posé sur lui. Il espérait vraiment parvenir à guérir Onyx de ses peurs et de ses souffrances qui étouffaient sa véritable personnalité. Il savait bien qu'il était vif d'esprit, perspicace et ingénieux. Il pouvait devenir quelqu'un d'extraordinaire.

À suivre...

Audragon