Bonjour à toutes et à tous! J'ai bien été boostée par vos reviews, et le chapitre présent est de ce fait plus long que les autres :) Cadeau de remerciement en gros ;) En espérant qu'il vous plaise ! Merci encore pour vos reviews, c'est toujours une pure joie de les lire :D

PS: je m'adresse en particulier à Loupiloute: moi aussi je suis une maniaque de l'orthographe, on est deux! Une fan fic est plus bien agréable à lire quand elle n'est pas truffée de fautes! (Par contre, dur de bosser un 15 août!)

Bonne lecture à toutes et à tous, et à bientôt pour de nouvelles aventures :)


CHAPITRE 10

Appartement d'Arizona, chambre à coucher, le lendemain matin.

Il pleuvait légèrement ce matin-là. Le vent accompagnait la mauvaise météo et faisait chasser les gouttes de pluie sur les vitres de la chambre à coucher d'Arizona. Il y faisait sombre, à cause de la présence de sombres nuages dans le ciel.

Arizona était réveillée depuis quelques minutes maintenant, contrairement à Callie qui dormait encore profondément. La blonde entourait le corps de la brune du sien, dans la position de la cuiller. Son bras gauche faisant des allées et venues de l'épaule à la taille de Callie. Arizona s'était appuyée sur son bras droit pour reposer sa tête sur sa main droite. Elle avait devant elle le corps de la latina, totalement nue. Arizona, qui était également dévêtue, sourit à cette vue. Callie, qui était une femme forte et pleine de répartie, lui paraissait complètement vulnérable à cet instant. La blonde soupira et embrassa l'épaule de Callie, comme pour la protéger. Puis elle huma l'air de ses cheveux. Le parfum qui s'en dégageait enivrait Arizona. Cela lui rappela la soirée qu'elle avait passée en sa compagnie. Une soirée parfaite. Et se réveiller dans son lit avec la femme qu'elle aimait était bien plus agréable que de se réveiller toute seule dans un lit gelé. Arizona embrassa la chevelure de Callie puis se retourna pour regarder l'heure.

- « 8h15…, pensa-t-elle. Ca me laisse 6h avant d'aller au boulot… Elle tourna la tête pour regarder Callie, toujours endormie. Laisses-la dormir Robbins, faut que tu reprennes tes esprits ! ». Arizona se sourit à elle-même. Elle se connaissait par cœur, si elle restait plus longtemps dans le lit, elle finirait par réveiller Callie, et qui sait comment les choses pouvaient tourner. Arizona le savait très bien, et elle finit par se lever à regret, quittant la chaleur de son lit et du corps de Callie. Elle se sortit des sous-vêtements et commença à s'habiller.

Callie, encore toute groggy de son réveil récent, sentit immédiatement qu'Arizona était sortie du lit. La chaleur confortable qui laissa place au froid finit de la réveiller. Elle entendit la blonde s'affairer dans la chambre.

- « Elle ramasse sans doute ses fringues… », pensa malicieusement Callie.

Callie décida d'interpeller Arizona.

- « Hola guapa. » [Salut beauté.]

- « Wouah !, fit la blonde en mettant ses mains à son cœur. Tu m'as fait peur ! »

Arizona sursauta, surprise de voir Callie déjà réveillée.

Callie éclata de rire.

- « Désolée, Arizona. Je voulais juste que tu saches que je suis réveillée et que même s'il fait sombre, j'apprécie le spectacle. »

Arizona se retourna, un air rieur sur le visage.

- « Ben tiens tu m'étonnes… Elle s'avança vers le lit, grimpa dessus tout doucement, puis se rapprocha de Callie, finissant par l'embrasser. Tu as bien dormi ? », demanda-t-elle.

Callie étouffa un rire.

- « Tu veux rire ? Je veux bien faire des nuits comme celle-là tout le temps, sans problème ! », répondit-elle en se passant la main dans les cheveux. Elle tenait le drap du lit contre elle, ne voulant pas paraitre trop frivole en restant les seins à l'air.

- « Et moi dont, dit Arizona, sous-vêtements et t-shirt enfilés. Tu veux manger quelque chose ? », ajouta-t-elle en se dirigeant vers la porte de la chambre.

Callie avait bien une idée en tête de son petit déjeuner, mais apparemment pas la même que la blonde. Elle prit les devants : elle sortit du lit, laissant le drap glisser sur sa peau nue, et se dirigea vers une Arizona au visage charmeur. Cette dernière, reculant au fur et à mesure que Callie avançait, se retrouva plaquée contre la porte. Son sourire s'accentua encore plus.

- « C'est toi que je veux manger, Arizona …» répondit Callie en collant son corps à celui d'Arizona. Celle-ci sentit la chair de poule monter. Une chair de poule… causée par l'excitation.

- « Je me doutais bien que des pancakes ne te suffiraient pas. », dit Arizona en riant.

Callie l'embrassa et lui enleva son t-shirt.

- « Tu me connais bien, répondit la brune en embrassant l'autre dans le cou. Par contre, je vais devoir te faire payer le fait que tu t'es rhabillée ce matin. J'adore te voir nue comme un ver. »

Arizona rit, faussement choquée de l'aveu de Callie. Elle mit ses mains sur la taille de Callie.

- « Quel genre de punition, Docteur Torres ? », demanda Arizona en remontant ses mains dans le dos de Callie.

- « Le genre de punition spéciale Torres, répondit Callie en continuant d'embrasser Arizona dans le cou. Tu ne vas pas t'en remettre de sitôt. ». Puis, Callie descendit vers la culotte d'Arizona avec un regard entendu.

Arizona sourit.

- « Alors j'ai bien fait de me rhabiller ce matin… » dit-elle simplement en fermant les yeux.


Hôpital Seattle Grace Mercy West, cafeteria du personnel, 20h30.

Arizona était attablée dans un coin de la cafeteria, un magazine à côté de son plateau repas. Elle était plongée dans un article qui parlait des plages de la ville de Seattle. L'eau y était peut-être fraiche, mais le décor valait le détour. Elle était tellement concentrée sur sa lecture qu'elle n'entendit pas une personne arriver devant elle.

- « Eh, Robbins ?! Vous m'entendez ? », demanda Alex Karev, un plateau à la main.

Pour la deuxième fois de la journée, Arizona sursauta.

- « Hein ? Ah tiens, Karev !, s'exclama joyeusement Arizona en voyant son résident. Ça fait plaisir de voir ta petite tête de résident toute endormie ! ». Elle referma son magazine.

Alex la regarda d'un air amusé.

- « Sinon les autres personnes disent "bonjour" pour saluer quelqu'un. Arizona rit. Je voulais vous dire que Harry répond bien au traitement après son intervention de ce matin. J'ai été vérifié ses contrôles post-op et c'est encore mieux que ce qu'on… Enfin ce que vous espériez. »

Arizona fronça légèrement les sourcils.

- « Tu peux le dire Karev. C'est encore mieux ce que ON espérait. »

Alex se renfrogna.

- « Oui, enfin vous m'avez compris. » Il esquissa un geste pour s'en aller.

- « Eh attends ! Tu ne vas quand même pas manger tout seul ?! », l'interpella Arizona.

Alex se retourna, surpris.

- « Ben c'est ce que je comptais faire, Meredith et Cristina sont en intervention avec Hunt et Bailey.»

Arizona eu l'impression de parler à un idiot.

- « Tu ne vois pas que je suis en train de te proposer de t'asseoir là ? ».

Alex sourit simplement.

- « Si, si. » répondit-il en s'asseyant en face de son boss.

- « Alors quoi ? Ça te gêne de manger avec ton chef de service ? », demanda Arizona en lui tapotant l'avant-bras, amusée de la réaction d'Alex.

- « Vous vous faites un malin plaisir de me taquiner sans arrêt depuis que je suis dans votre service, nan ? », répondit-il en mordant dans son sandwich.

Arizona piqua sa fourchette dans sa salade.

- « C'est ça qui est marrant, tu trouves pas ? Toi, au moins, tu as du répondant. Pas comme les autres résidents qui partent en courant de pédiatrie ou qui me considèrent comme une folle dingue. », dit-elle en prenant une bouchée de salade.

Alex ricana.

- « Faut dire que les rollers n'aident pas. Arizona lui tapa gentiment la main en souriant. Eh, je disais ça pour rire ! Il lui lança un regard plein de malice. Et j'ai l'habitude des folles dingues, donc c'est pour ça qu'on s'entend bien, tous les deux. »

Arizona le regarda, prise au dépourvue mais franchement amusée par la familiarité dont faisait preuve son résident.

- « Karev, encore une remarque comme ça, et je m'arrange pour te faire vivre un enfer dans mon service jusqu'à tant que tu me supplies de te transférer dans un autre hôpital. », lui lança-t-elle en buvant une gorgée d'eau. Elle scruta son regard avec un air de défiance. Il lui renvoya le même regard.

- « Essayez donc. » répondit-il en terminant son sandwich.

Ils éclatèrent de rire tous les deux. Arizona termina son repas et se leva derechef.

- « Allez, Karev, faut se magner. Intervention dans ¾ d'heure ! », lui dit-elle en lui ébouriffant les cheveux.

Ce dernier se leva, alla jeter son plateau à la poubelle et suivit son boss. Qui faisait rouler ses chaussures comme un de ses patients l'aurait fait. Cette vue le fit sourire intérieurement. Son chef de service était complètement déjantée, mais il était plus heureux dans ce service que dans n'importe quel autre.

Arizona, quant à elle, était ravie d'avoir trouvé un résident à la hauteur pour travailler dans son service. Elle s'entendait avec lui comme avec aucun autre résident, et espérait le convertir à la magie de la chirurgie pédiatrique. Et jusqu'à présent, Alex était très réceptif.

- « Pourvu que ça dure… », pensèrent-ils chacun de leur côté en quittant la cafeteria.

Callie avait observé de loin l'échange entre Alex et Arizona. Alex se renfermant très vite, elle n'avait pas voulu interrompre leur petite taquinerie mutuelle en allant dire bonjour à Arizona. Cette dernière ne l'avait pas vu arriver, et elle venait de partir avec son résident. Callie savait qu'elle avait un programme chargé pour sa nuit de travail. Alors qu'elle s'asseyait à une table pour enfin prendre une pause déjeuner, elle se remémora sa matinée.

Plus tôt dans la journée, chez Arizona.

Les deux femmes étaient allongées sur le lit, un léger drap leur recouvrant les parties féminines. Elles étaient nues, et complètement essoufflées après leurs ébats.

- « Tu étais plus timide hier soir, Arizona… », rit Callie entre deux respirations.

Arizona rit également.

- « Hier, c'était la phase de découverte. Alors là, j'ai voulu te montrer de quoi j'étais vraiment capable. », Arizona se tourna vers Callie et se colla contre elle, toute transpirante et à bout de souffle.

Callie passa son bras droit derrière la nuque d'Arizona, cette dernière put reposer sa tête sur la poitrine de Callie, toujours recouverte du drap.

- « C'est quand même dingue … », pensa Callie tout haut. Mais elle ne finit pas sa phrase.

- « Quoi ? », s'enquit Arizona.

- « Non, rien. Je réfléchissais à voix haute. », rassura l'autre.

- « Non, vas-y. Dis-moi ce qui te tracasses. », dit la blonde en se redressant pour regarder Callie.

Celle-ci respira profondément, puis prit la parole.

- « Je suis juste étonnée par la façon dont tu t'es ouverte à moi. Arizona pouffa légèrement, puis elle finit par éclater de rire. Sans mauvais jeu de mot ! ». Tandis qu'Arizona continuait de s'esclaffer, Callie ne put s'empêcher de se joindre à elle. Elles se calmèrent au bout de quelques minutes.

Arizona fit tout son possible pour recouvrer son sérieux.

- « Tu disais donc… »

Callie émit un petit rire.

- « Oui, je disais donc… Elle devint immédiatement sérieuse. Je suis étonnée par la façon dont tu as pris de l'assurance. Je ne m'en plains pas, au contraire. Je suis heureuse qu'on soit devenues aussi proches, toi et moi. Mais je ne voudrais surtout pas te forcer à faire quoi que ce soit qui puisse… Callie chercha un mot adéquat. T'embarrasser. Ou te faire du mal. »

Arizona la regarda tendrement. Elle tenta de rassurer la brune.

- « Je suis moi-même surprise, je t'avouerai. En arrivant ici, je ne pensais pas pouvoir recommencer à voir quelqu'un, encore moins avoir des rapports intimes. Je crois savoir pourquoi. Arizona prit une profonde inspiration, elle allait devoir parler de choses qui allaient sans doute déranger Callie. Après avoir passé 6 ans de ma vie avec la même personne, une sorte de routine s'était installée. Tu connais ses envies, les moindres parties de son corps. Dans un sens, c'est réconfortant. Parce que tu sais comment faire. Tu sais ce qui plaira à la personne et comment elle réagira. Alors, quand tout s'arrête… ». Arizona détourna le regard.

Callie termina la phrase pour elle.

- « Ca fait peur. Je vois ce que tu veux dire. » Elle embrassa Arizona sur la joue. Celle-ci retrouva le regard de Callie, rassurée de voir qu'elle n'éprouvait aucun problème à l'entendre parler d'une femme qu'elle avait aimé auparavant.

- « Mais avec toi, j'en sais rien… Arizona expira. Ca peut paraitre stupide, mais tu m'as plu tout de suite. Ton assurance, ta force, ton rentre-dedans aussi… Callie s'esclaffa alors qu'Arizona sourit. Tout ça, ça m'a aidé à tourner la page de mon ancienne vie. Tu as respecté mes attentes et mes désirs. Et je crois que c'est ça qui me fait sentir autant à l'aise avec toi. Tu me comprends. Et je trouve ça très rassurant. ». Arizona reposa sa tête sur le torse de Callie. Celle-ci lui embrassa le front.

- « Je suis heureuse de voir qu'on est sur la même longueur d'onde, ma belle. Ce qui, d'après moi hein, est la base d'un couple.»

Arizona se releva immédiatement. Elle regarda Callie avec un grand sourire.

- « Alors, c'est officiel ? Callie fronça les sourcils, cherchant à comprendre le sens de la question de la blonde. Nous deux, c'est officiel ?! »

Callie saisit.

- « Ca l'est depuis que tu m'as dit « je t'aime », Arizona. », répondit Callie en souriant simplement.

Arizona arbora un sourire jusqu'aux oreilles, (qui se refléta sur le visage de Callie), puis embrassa longuement sa désormais petite amie officielle.

Le drap leur parut bien inutile dans les secondes qui suivirent. Et le petit déjeuner allait encore devoir patienter.

Callie fut ramenée sur terre quand son meilleur ami, Mark Sloan, s'assit à sa table. Il était accompagné de près par Teddy. Ils posèrent leur plateau sur la table et s'assirent. Teddy poussa un long soupir de soulagement quand elle fut assise.

Callie sourit.

- « On dirait bien que la chirurgienne cardio en a ras-le-bol des résidents… »

Teddy mit ses mains sur le visage.

- « Ce ne sont pas les résidents… », commença-t-elle.

Mark mordit dans son sandwich.

- « C'est plutôt une résidente en particulier qui l'énerve. », dit-il la bouche pleine.

Teddy retira ses mains de son visage, elle prit sa fourchette et la planta dans son aile de poulet. Callie la regarda, faussement troublée.

- « Yang n'arrête pas de me harceler. J'ai dû supplier Bailey pour qu'elle la prenne en intervention avec elle. Elle prit une bouchée de poulet. Elle doit retirer une tumeur intestinale, elle en aura bien pour quelques heures ! Pendant ce temps-là, je peux souffler. »

Callie ricana.

- « Tu es trop gentille, Teddy. Si tu veux que Yang arrête de te coller les basques, mets les points sur les i, un point c'est tout. Ah ! Ces 3e année ! Callie prit une serviette dans le petit distributeur qui se trouvait sur la table. Ils se croient tout permis maintenant qu'ils ont le droit de se spécialiser. »

Teddy parla la bouche pleine.

- « Ca ne les autorise pas à harceler leurs titulaires comme ça ! »

Mark avala une gorgée d'eau.

- « Moi, j'aimerais bien qu'on me harcèle de temps en temps. Personne ne s'intéresse à la chirurgie plastique. »

Callie fit mine de verser une larme.

- « Pauvre petit chou… Personne ne veut de toi… »

Le chirurgien la fusilla du regard.

- « La ferme, Torres. »

Callie et Teddy éclatèrent de rire.

- « En tout cas, j'en connais une qui ne se plaint pas de son résident. Mark et Teddy l'interrogèrent du regard. Arizona. Depuis qu'elle a eu son souci l'autre jour aux urgences, Alex est en pédiatrie et il n'a pas du tout changé de service entre temps.»

- « Au moins, Miss Rollers sera tranquille avec lui.», dit Mark.

Callie le regarda, haussant les sourcils.

Mark expliqua, s'essuyant les coins de la bouche avec une serviette.

- « Je veux dire par là qu'il ne cherchera pas à coucher avec elle pour obtenir des faveurs. ».

Callie toussa, choquée par les propos de Mark. Teddy, quant à elle, le cogna de toutes ses forces sur son bras en lui faisant de gros yeux.

- « Waïe ! Je disais juste ce que je pensais ! », dit-il en se massant le bras.

- « Mark, je sais pas d'où tu as pu penser une chose pareille. Mais même si Arizona était hétéro, elle n'est pas du genre à coucher avec des résidents et des internes. »

- « Tu m'as mal comprise, Callie. Ou je me suis mal exprimé. », commença-t-il.

- « Ouais, plutôt la deuxième option, Sloan. », dit Callie en riant gentiment.

Mark sourit et continua de s'expliquer.

- « J'ai remarqué quelque chose avec Karev. Quand il est dans n'importe quel service, il a tendance à avoir un air défi sur les yeux, du genre à provoquer les autres, même le titulaire. Je le sais, il m'a tapé sur le système pendant une semaine entière. Mais avec Robbins, son regard est différent. J'y ai vu du respect. Et franchement, ça m'a bien surpris. »

Teddy acquiesça.

- « Moi c'est pareil, quand il était dans mon service le mois dernier, il était un peu insolent. Alors que, quand Arizona m'en parle, elle me dit qu'il est attentif, rapide, et qu'il est doué pour les interventions. »

- « Ça m'étonne pas qu'elle l'ait pris dans son service le mois entier, dit Callie en terminant sa salade. Elle a bien de la chance d'avoir un résident prêt à l'écouter comme ça. Tous les autres sont soit fans de Sheperd, ou ils ont la trouille de Bailey, ou les autres services les emmerdent. ».

Mark prit dans ses mains une main de Teddy et de Callie.

- « Vive la relève, les filles ! ».

Ils éclatèrent de rire tous les trois.

Puis Mark retrouva son éternel sourire malicieux, et Callie sut tout de suite de quoi il voulait parler. Cela n'échappa à Teddy qui rit dans son assiette.

- « Nan, Mark, même pas en rêve. Tu n'auras pas de détails ! », dit Callie en entamant sa salade de fruit.

Mark pointa un doigt accusateur sur Callie, une manie qu'il avait piquée à Teddy.

- « Ah ! Donc vous avez fait quelque chose ! Callie eut un sourire en coin, et Teddy la regarda comme pour dire, « inutile de mentir ». Ah ah ! Bravo, Torres ! Je te retrouve enfin ! ».Mark se leva et pris serra Callie dans ses bras par derrière, l'étouffant en même temps.

Callie se débattit comme elle put.

- « Eh, c'est bon, Mark ! Pas la peine que tout l'hôpital soit au courant non plus !, elle commença à rire tandis que Mark ne lâchait pas son étreinte. Bon, tu vas t'arrêter, oui ? », dit-elle en se débattant à nouveau.

Mark finit par la lâcher et déposa une bise légère sur le crâne de Callie.

- « Je suis content pour toi. Donc ça roule avec Miss Rollers là ? », demanda-t-il.

Teddy rit au jeu de mot. Callie fit de même, puis regarda ses deux acolytes.

- « En effet, ça roule. Et je suis heureuse de la voir sourire tous les jours. Je ne suis pas toute seule à y contribuer mais… »

- « Mais tu en es la principale raison. Ne te dénigre pas. », dit Teddy, qui avait fini son repas. Callie remercia Teddy d'un regard chaleureux.

Soudain, le bipper de la brune se mit à sonner.

- « Ah, c'est Hunt. Urgence au bloc 3. Faut que j'y aille !, elle se leva, alla jeter son plateau puis revint vers Mark.

Celui-ci, toujours avide de détail, ne put se retenir.

- « Allez… Dis-moi. Quand ça ? Et combien de fois ? », demanda-t-il en lui jetant un regard par en dessous.

- « T'es vraiment un obsédé, Mark !, répliqua Callie. Teddy s'esclaffa. Mais tu es mon obsédé préféré. », lui dit-elle en lui tapotant l'épaule.

Mark lui sourit simplement.

- « Allez, fous le camp et va sauver des vies, Torres. ».

Callie courait déjà vers la sortie de la cafeteria. Elle se sourit à elle-même en appuyant sur le bouton de l'ascenseur. Elle adorait Mark, mais parfois, il fallait savoir garder son jardin secret. Elle comptait bien savourer sa petite bulle d'amour avec Arizona autant qu'elle le pouvait.