Hi, Ladies!
Merci à Miss Mrs Elisabeth Darcy31, Totorsg, Ayahne, LouiseMentalist,
Caro94: Je pense que nous n'idéalisons pas forcément Paris. Même si c'est le dernier endroit au monde où je souhaiterai habiter (Toulouse vs Paris, mon cœur ne se résoudrait pas à ce que j'habite au milieu de parisiens ^^ ), je suis fière que ce soit ma capitale effectivement, peut-être que le fait que tu y vives rend chaque chose plus banale. En tant que touriste, à chaque fois que j'y viens, je ne peux m'empêcher de penser que c'est vraiment une ville sublime, pleine de charme. MAIS je ne partage quand même pas l'hystérie de Lisbon je me régale juste à la décrire comme ça. Elle est inspirée du comportement de ma correspondante polonaise quand elle aussi s'est rendue à Paris.
Merci beaucoup pour ta review et ta gentillesse, encore une fois ! « Tout un concept en tant que revieweuse fait référence au fait que tu as tout commenté dans le désordre, la première fois que tu es venue lire ^^ A bientôt, bien à toi !
Flo : Oui, tout le monde peut te remercier ^^ Ce chapitre a AUSSI éveillé tous mes souvenirs à NY, et je suis désolée si d'aventure je te rends aussi nostalgique que je le suis. On a vécu la même chose, je vois. Vannées le soir, dodo super tôt pour tenir debout le lendemain ^^ Tu viens chaque jour ? Oups, j'peux me grouiller pour écrire alors :$
Merci beaucoup pour tout !
J'vais pas vous paraître modeste, mais je suis contente de moi pour ce chapitre, ayant varié le vocabulaire, les tournures et la description. J'espère que vous aimerez le lire autant que j'ai aimé l'écrire.
ENJOY!
Quand l'avion se posa enfin, Lisbon prit sur elle pour ne pas envoyer balader les formalités et pousser tout le monde afin d'en sortir plus vite. Dix heures de vol, c'était définitivement trop, surtout quand on s'apprêtait à visiter ce que tout le monde s'évertuait à appeler « la plus belle ville du Monde »…
Elle ne prononça pas un mot de tout le voyage en bus jusqu'à l'hôtel, offrant à toute l'équipe avec elle des sourires significatifs.
« L'après midi débute à peine ici, et je doute que le décalage horaire vous ait épuisé au point que vous ne souhaitiez dormir… Que voulez-vous visiter ? » demanda Jane en arrivant près d'elle alors qu'elle trainait ses bagages dans le hall de l'hôtel.
Il lui prit son lourd sac des mains, gentleman.
« Vous serez mon guide, à Paris ! Enfin, si vous ne devez pas tourner et que cela ne vous embête pas… » précisa Lisbon.
« Montons poser nos bagages et prendre une douche puis je vous amène en ville. Je ne tourne la scène avec Anne dans l'hôtel qu'après demain. »
Les autres scènes nécessitant la présence de Meryl, toutes avaient été tournées à New York, en studios.
« Nous y voilà » déclara le consultant quand l'ascenseur ouvrit ses portes sur le troisième étage. « Vous avez la chambre 312, j'ai la 314. Notez ma délicatesse, je ne dors pas avec les femmes en couple. » rit-il.
« Je ne suis pas en couple. Adrian est aux Etats-Unis, je suis à Paris, et nous ne sommes pas mariés. Pas en couple non plus, du reste. Mais j'apprécie votre délicatesse à ne pas m'imposer votre désagréable présence » taquina Lisbon.
« Cessez de m'insulter, et allez-vous changer, Paris nous attend ! »
[…]
Elle enfila une robe courte noire, volante, et des talons. Elle rêvait de ce voyage depuis tant de temps qu'elle voulait à tout prix imiter la célèbre classe de la parisienne. Elle douta un instant en se regardant dans le miroir sans imaginer qu'elle puisse être ravissante, mais le regard de Jane sur elle quand il la rejoint la persuada qu'elle avait fait le bon choix.
Ils sortirent de l'hôtel et ils montèrent dans un taxi. Jane glissa l'adresse en français au chauffeur, si bien que Lisbon ne savait pas où elle allait. Quand ils s'arrêtèrent, elle avait déjà aperçu la Tour Eiffel.
« Notre Dame de Paris ! » annonça Jane en français.
Lisbon comprit grâce à ses maigres notions de la langue, et se retint de rire de l'accent de son ami. Ce dernier prit le bras de la demoiselle et l'entraîna à sa suite.
« Vous avez parfaitement deviné mes envies ! » confia Lisbon avant de se retrouver le souffle coupé.
Ils venaient d'entrer dans la cathédrale et elle n'aurait jamais imaginé en voyant l'extérieur qu'elle était si grande. Il y régnait une atmosphère plus sacrée que partout ailleurs. Vers l'autel chantait une chorale. Le spectacle état ahurissant et Lisbon eut du mal à retenir la boule d'émotions qui menaçait de la faire pleurer sans raison apparente. A ses côtés, Jane regardait, en stoïcien, les gravures et vitraux.
« Ça ne provoque en vous aucune émotion ? » demanda curieusement Lisbon à mi-voix.
« Pas spécialement. Tout cela est voué à un dieu auquel je ne crois pas, je ne partage pas votre foi, rappelez-vous. Mais cette cathédrale est un chef d'œuvre architectural et artistique, c'est magnifique. Monterons-nous sur les tours ? »
« Avec plaisir ! »
Lisbon suivit son ami et ils empruntèrent un escalier. Ils montèrent quelques minutes, leurs respirations rapides et leurs pas irréguliers sur les marches étant les seuls bruits alentour, et eurent l'un comme l'autre le souffle coupé. Paris s'étendait à leurs pieds, brillant sous un soleil de feu. Ils ne parlèrent pas et écoutèrent seulement les voix de la chorale qui leur parvenaient par un savant agencement des murs et parois. Lisbon se retint de rire de surprise quand Jane se mit à accompagner les chanteurs en français. Il connaissait visiblement la chanson.
« Belle, c'est un mot qu'on croirait inventé pour elle, quand elle danse et qu'elle met son corps à jour, tel un oiseau qui étend ses ailes pour s'envoler, alors je sens l'Enfer s'ouvrir sous mes pieds. »
Il regardait Lisbon avec une telle intensité qu'elle détourna le regard, rougissante. Ils étaient vraiment proches et malgré le vent qui soufflait doucement, elle crut avoir soudain trop chaud.
« Ô Lucifer Oh laisse-moi, rien qu'une fois, glisser mes doigts dans les cheveux de Teresa. »
Il avait mis le prénom de son amie à la place de celui d'Esmeralda, tout en attrapant doucement une mèche de cheveux de Lisbon entre ses doigts et la laissant filer au vent.
Etant donnée la situation, il aurait dû éclater de rire, lâcher son amie et lui expliquer le sens des paroles qu'il venait de lui chanter. Mais pour cela, elle ne devait pas le regarder comme cela.
Ainsi il ne put bouger, une main près du visage de Lisbon, le regard planté dans les yeux ébène qui lui faisaient face. Le temps sembla s'arrêter. Elle approcha imperceptiblement son visage du sien, et il put sentir son souffle sur son visage.
Il aurait pu se passer n'importe quoi. Certainement l'aurait-il embrassé. Ils auraient ensuite été terriblement gênés et toute la complicité gagnée lors du voyage aurait été perdue. Certainement. Mais c'était sans compter sur le groupe de japonais qui dégainèrent leurs appareils photos si tôt sortis de la cage d'escalier pour capturer vite, vite, les images d'une ville qui ne changerait pas dans l'immédiat.
Le temps reprit son cours, chacun détourna le regard, faisant mine d'ignorer la gêne occasionnée, et ils redescendirent, en commentant la vue, oubliant l'incident. Après tout il ne s'était rien passé.
« Je m'avance, vous avez le temps avant de me rejoindre. » déclara Jane alors qu'ils arrivaient à nouveau dans le lieu de prière.
Lisbon lui sourit. Il avait un tact remarquable et elle aimait le fait qu'il respecte ses envies et ses convictions les plus profondes sans s'en mêler. Ainsi elle s'approcha d'un banc et s'agenouilla pour prier.
Elle fit un Notre Père et un Je Vous Salue Marie avant de demander quelques grâces. Elle se releva au bout de quelques minutes, revigorée, le cœur plein d'espoir et de joie que ses croyances lui offraient.
[…]
« Et maintenant ? »
« Vous êtes insatiable ! » rigola Jane.
Ils venaient de manger un sandwich sur le pouce dans les jardins du Luxembourg, et déjà Lisbon voulait repartir à l'aventure.
« Vous ne voulez pas vous allonger un instant et profiter du soleil ? Nous aurons le temps de tout visiter et risquons de nous ennuyer les derniers jours si nous voyons tout aujourd'hui ! »
Lisbon rougit de son empressement enfantin et s'assit sur l'herbe, aux côtés de Jane.
Elle regarda autour d'elle. Des gens parlaient ci et là, mais l'endroit était assez calme. Des pigeons étaient nourris par de vieilles gens, et près d'un arbre, courraient des enfants. Les jardins lui rappelèrent les paroles de Stanley sur le romantisme de Paris. Certes, il avait ajouté que Jane et elle pourraient s'envoyer en l'air, mais c'était avant de savoir qu'ils n'étaient qu'amis. Ce qu'ils étaient, n'est-ce pas ?
Lisbon regarda son ami. Allongé, la tête sur sa veste soigneusement pliée, il avait les yeux fermés. Elle sourit. Ils n'étaient pas qu'amis. Ils étaient amis. Et un ami comme lui suffisait à tout surmonter, bien que jamais elle n'oserait le lui avouer. Peut-être était-ce cela leur faiblesse ? Leur fierté et leur pudeur ? Peut-être que si ils s'ouvraient plus l'un à l'autre, ils seraient plus forts ? A moins que ce ne soit leur force. Ils n'étaient pas des gens ordinaires. Ils avaient chacun trop de blessures indélébiles. Trop de douleurs et de démons pour avoir une relation à cœur ouvert, eux qui s'évertuaient à le fermer.
Un cri la tira de ses pensées. Un enfant riait aux éclats. Oui, vraiment, les jardins étaient un lieu romantique et apaisant. Un lieu propice aux réflexions personnelles. Un lieu où on se sentait bien. Lisbon s'allongea à son tour, regardant une dernière fois le visage détendu du blondinet à ses côtés.
Ils n'étaient pas qu'amis. Ils étaient amis.
[…]
« Sur les Champs Elysées ? »
« Sur les Champs Elysées. »
Elle lui sauta au cou mais se recula rapidement, rougissante, et regarda bêtement autour d'eux. Personne sur la place de l'Etoile n'avait bien entendu remarqué leur rapide étreinte.
« Je savais bien que les femmes marchaient aux invitations. Si j'avais su ça plus tôt ! » plaisanta Jane en faisant rougir Lisbon davantage.
« Comme si vous ne le saviez pas. » râla-t-elle, vexée de s'être laissée aller de la sorte.
« Eclairez-moi ? »
« Vous invitez systématiquement les femmes qui vous plaisent dans des restaurants chics. Vous avez très bien compris comment la plupart fonctionnaient. Vous l'avez fait avec Frye, et avec les deux blondes que vous avez fréquenté sans succès. »
Jane masqua un sourire, amusé de voir Lisbon bougonner. Il trouvait impressionnant qu'on puisse être autant sur la défensive juste parce qu'on s'était laissé aller quelques secondes.
« Vous suggérez là que vous me plaisez ? » demanda-t-il, le regard charmeur et la voix pleine de malice.
Lisbon ouvrit la bouche mais la referma.
« Ah ! Vous ne vous étiez jamais considérée comme une femme par rapport à moi, c'est cela ? » lança le médium, ravi d'avoir une fois de plus lu en elle.
Comme elle ne répondait toujours pas, il continua en essayant de ne pas tout gâcher pour autant.
« Pourtant tout le CBI fait des allusions sur notre duo, j'étais persuadé que vous aviez compris que la plupart du personnel pense que nous entretenons une liaison. »
« Parce que c'est ce que pense tout le personnel ? » gémit-elle en continuant de marcher à ses côtés.
« Lisbon, vous êtes une femme, je suis un homme, nous passons la plupart de notre temps ensemble et sommes tous les deux célibataires, à votre avis, quelle image renvoyons nous sinon celle d'un couple ? »
« Nous sommes amis. Nous en avons bien le droit ! N'est-ce pas ? Dites, » ajouta-t-elle d'une voix soudain suspicieuse, « vous ne me voyez pas comme une femme hein ? J'veux dire, je suis bien seulement vôtre amie hein ? »
« Vous êtes mon amis, Lisbon. Bien entendu. »
Elle le scruta mais il n'ajouta rien, continuant sa marche sans la regarder. Etrangement, elle ne se trouva pas ridicule d'avoir insinué qu'il pouvait chercher à la séduire. Quelque chose en lui, bien plus que le fait qu'il n'ait pas réellement démenti, semait le doute. Une brise souffla et Lisbon frissonna en pensant qu'elle était de la même douceur que celle qui avait soufflé sur les toits de Notre Dame de Paris, un peu plus tôt dans la journée.
Antsybal
Ce chapitre parle de religion. Il s'agit là du contexte de la cathédrale, et des croyances de Lisbon. Nul point de vue personnel ici.
Alooors? :) Reviews acceptées ;p
