Bonjour ! Un nouveau chapitre pour vous chers lecteurs ! J'espère qu'il vous plaira autant que je prends plaisir à l'écrire :) A bientôt !
'Il faut que je rentre je suis désolé. Je reviens le plus vite possible. Byakuya.'
Je serre le papier chiffonné dans ma main. Il est rentré à la Soul Society sans une explication ! Il n'est même pas venu me le dire en personne.
-Madame, que comptez vous faire ? me demande poliment le serveur encore à mes côtés. Nous pouvons le monter dans votre chambre si vous préférez, rajoute-t-il devant mon hésitation.
L'idée me parait bonne. Attendre Byakuya dans la suite est toujours mieux que de l'attendre à table. Et puis, je ne sais pas quand il va revenir. Ni même si il va réapparaître.
-Oui se serait bien, répondis-je poliment.
Il s'incline légèrement avant de disparaître. Je fais de même.
-J'espère que tu as une bonne raison Byakuya, marmonné-je furieuse en quittant le restaurant.
Je ne me calme pas en me rendant dans la chambre. C'est pourtant lui qui avait insisté pour aller dîner, ici. Il avait réservé la table avant même de sortir faire les magasins. Mais Rukia est arrivée. La donne a changé. J'ouvre la porte. Elle se referme automatiquement au bout de quelques secondes. Je fonce dans la salle de bain retirer cette robe pour enfiler une tenue plus décontracté. Je ne décolère pas. Byakuya l'a laissé faire ! Comme si le fait qu'elle soit sa sœur lui donne plus de droit qu'à moi, sa femme ! Je jette la lingette démaquillante à la poubelle. Et le pire c'est qu'elle est venue jusqu'ici parce qu'il ne répondait pas au téléphone ! La vie va être géniale avec elle au manoir ! Je détache mes cheveux. Les boucles tombent en cascade. J'avais mis une heure pour réussir à les dompter. Tout ça pour rien !
Je prends ma brosse, puis retourne dans la chambre. Mon téléphone se trouve sur la table de chevet. Après l'avoir pris en main, je compose le numéro de mon mari. Messagerie. Je raccroche et le lance sur le lit.
-Sympa la soirée !
Après avoir tourné en rond une demi heure, je décide de sortir sur le port. L'air frais m'encercle. Je croise beaucoup de couples mains dans la mains, ou bien enlacés. Cela me plombe encore plus le moral. Je me demande ce que va être notre avenir si il commence à se comporter de cette manière. Un banc se libère face à la mer. Je me repose dessus, téléphone en main. Mon cœur souhaite que Byakuya appelle. Qu'il s'explique. Il lui manque. Mais mon cerveau ne le veut pas. Il est fâché après lui. Je soupire. C'est tellement compliqué ! Avant tout ça, notre histoire était beaucoup plus simple ... Mais ce n'était pas une relation ...
Les bateaux bougent doucement sous l'effet de tous petits mouvements d'eau. La mer est calme au soir. La lune reflète dans l'océan noir. Les étoiles brillent de milles feu. En vidant mon esprit le prénom de Mazaki me revient. Je trouve son numéro dans mon téléphone.
-Ouep madame Kuchiki !
La voix de Shiro résonne de l'autre côté. Étonnée, je recule le téléphone et regarde le fond qui s'affiche. C'est pourtant bien la photo de sa mère.
-Salut toi, déclaré-je en reprenant la conversation. Mazaki n'est pas là ?
-Non, elle est sortie avec Pa' pour aller voir mon frère et Kazui. Tu sais qu'ici il va être midi ? Ya le décalage horaire quand même. T'es pas avec ton mari ?
Mon cœur se vide à cette remarque. La peine balaye la colère.
-Eh Yoru, un soucis ? questionne mon ami doucement face à mon silence.
-Byakuya est rentré, murmuré-je en fermant les yeux.
Il ne dit rien. Mon cœur se serre. C'est à son tour de ne pas répondre. En même temps, que peut-il me dire ? Que ce n'est pas grave ? Il est a des milliers de kilomètres actuellement. Personne ne peut rien faire.
-Tu peux dire à Mazaki que je vais bien ? Je la rappellerai demain midi. Enfin pour vous.
-Yo ...
Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase. Je fourre mon portable dans la poche de mon short en toile. Je ne souhaite pas m'apitoyer encore plus sur la situation. De légères gouttes de pluies tombent sur mes épaules dénudées. Je me lève et me mets à courir alors qu'une averse est en train de tomber sur la ville.
En franchissant le seuil de l'hôtel, mes cheveux et mes vêtements sont totalement imbibés d'eau. J'essore légèrement mes cheveux. Le maître d'hôtel me foudroie du regard quand en traversant le hall, je l'inonde de pluie. Je grimpe deux à deux les marches menant à ma chambre. Lorsque je rentre de ma promenade, Byakuya ne se trouve toujours pas dans la chambre.
Je me change, une fois de plus. Je fais tomber au sol mes affaires mouillés, restant en lingerie. Je relève mes cheveux en une queue de cheval serré. Une fois dans le salon, j'arrête la climatisation. L'averse de tout à l'heure a gelé mon corps. L'air se réchauffe mais pas suffisamment puisse que j'enfile mon peignoir. Je tombe sur le plateau repas du restaurant. Nos plats sont prêts, la bouteille de vin aussi. Je m'en sers un verre en prenant mon assiette. Je m'assois au sol, devant la table basse. Je commence à dîner, seule avec pour seul bruit, la pluie qui s'écrase contre la vitre.
J'imaginais autre chose en venant ici. Surtout depuis la veille au soir. Nous étions tellement détendus, bien dans notre couple. Je m'adosse au fauteuil, faisant tourner le vin dans mon verre. Le rire de Byakuya résonne à mes oreilles. Il était tellement heureux. Cela fait des années qu'il n'avait pas ri, ni même afficher un sourire sincère.
Je bois une gorgée de vin quand une personne frappe à la porte. Mon cœur bondit de joie. Je saute sur mes jambes, pour marcher rapidement vers la porte.
-Tu as oublié ta clef mon beau ? dis-je en l'ouvrant.
-Je peux en demander une au gars à l'entrée si tu veux, plaisante l'albinos une main sur le mur. Il n'avait pas l'air ravi que j'entre dans le bâtiment.
Shiro. Que fait-il ici ?
J'esquisse un sourire, en m'effaçant pour le laisser entrer. Forcément avec un jean noir troué de partout, un tee shirt de la même couleur avec une tête de mort au centre et une ceinture en cuir clouté. Une fois la porte fermé, je serre un peu plus le nœud autour de ma taille. En ouvrant la porte, je n'ai pas réfléchi deux secondes à ma tenue.
-Bon tu viens ?! hurle mon ami dans le salon.
-Ouep j'arrive !
La porte claque.
Nous nous asseyons autour de la table, buvant du vin. Shiro me relate les exploits de son neveu, ainsi que toutes les bêtises qu'ils réalisent ensemble. Il m'explique aussi qu'Ichigo râle beaucoup. Mais d'un autre côté, il s'inquiète pour Kazui, sur ses gènes shinigamis.
-Ça se déclare à partir de dix ans normalement non ?
-Normalement sauf que le mioche commence déjà à voir les esprits. C'est un sujet de discorde entre Orihimé et lui. Il n'aurait jamais dû tomber amoureux d'une humaine, le problème ne serait pas arriver.
-Parce que tu crois que ça se décide peut être ?!
-Je dis simplement que l'amour c'est pour les mauviettes.
J'avale le reste de mon verre d'un trait.
-Tu verras quand ça te tombera dessus sans prévenir, marmonné-je.
-Tchh, comme si ça allait arriver.
Nous nous défions du regard. J'ai hâte de le voir se frotter au mur de l'amour. Il comprendra à ce moment là ce que l'on peut ressentir.
Nous discutons encore une heure, jusqu'à minuit, lorsque le portable de ce dernier lui indique qu'il doit aller à la première division. Il ouvre un portait avant de filer vers la Soul Society.
Je range le salon. Mon sourire s'efface. Je n'ai pas reçu un message ou même un appel de la part de mon mari. Rien du tout. Je soupire avant de me mettre au lit. Shiro a légèrement chassé Byakuya de mon esprit mais maintenant de nouveau toute seule, ce n'est plus le cas. Même en colère contre lui, je prie pour qu'il n'y ait pas de problèmes là où il se trouve. Je tourne en rond dans le lit pendant plusieurs heures avant de tomber de fatigue.
Lorsque j'ouvre les yeux, Byakuya se tient, assis dans le fauteuil. Il porte les mêmes affaires que la veille au soir. Il m'observe dans le calme du petit matin.
-Bonjour, dit-il calmement.
Le silence lui répond à ma place. J'attends des excuses, une explication. Mais rien ne vient. Il ne décroche pas un mot de plus. Je me décide donc à prendre les devants, puisse que lui ne veut pas le faire.
-Tu étais où ?
Nouveau silence. Un vrai iceberg ce matin. Je ne digère pas la façon dont il m'a planté au restaurant. Malgré la ballade sur le port, la visite de mon ami.
-Dans notre contrat de mariage, il est précisé que tu ne t'occupes pas des affaires Kuchiki.
Mon corps se tend instinctivement. Je me redresse, droite comme un 'i', en le fusillant du regard. Notre contrat de mariage ne justifie pas qu'il me laisse en plan ! Je m'avance jusqu'au bord du lit. Une fois sur mes genoux, je lui fais face. Son expression n'a pas changé.
-Byakuya, ne me forces pas à répéter s'il te plait.
Il se lève du fauteuil avec grâce, pour venir se planter devant moi. Nous nous observons en silence. Il m'examine attentivement. Ses yeux essayent de décrypter mes émotions. Je ne lâcherai pas. Je fronce les sourcils. Il finit par soupirer.
-Grand Pa' a été transférer à la quatrième division. C'est pour cette raison que Rukia est venue jusqu'ici.
Son grand père ?
-Il n'a rien de grave ? Pourquoi tu ne m'as pas prévenu ?!
-Il est tombé dans les escaliers et il a plusieurs côtes cassées.
Il tire sur sa cravate défaisant légèrement le nœud. Je pose mes mains sur ses avants bras. Il continue de se confesser.
-Retsu le garde en examen. Au moment où nous sommes arrivés dans sa chambre, il était inconscient. Nous avons attendu qu'il se réveille. Seulement quand il s'est aperçut que j'étais présent, je ne te parle pas du savon qu'il nous a passé à Rukia et à moi.
-Il s'est fâché ? déclaré-je étonnée.
Cet homme qui est toujours si calme, si gentil, si prévenant. J'aurai bien voulu assisté à la scène. Juste pour le voir au moins une fois.
-Grand Pa' avait interdit à Rukia de venir m'en parler. Elle lui a désobéi. Et puis moi, il m'a expressément ordonné de retourner voir ma femme. Qu'il était vieux, qu'un jour sa vie serait terminé et que la lune de miel n'a lieux qu'une fois. Il a aussi ajouté que j'avais intérêt à venir m'excuser auprès de toi.
Je soupire en fermant les yeux. Je suis soulagée que son grand père se porte bien, qu'il soit revenu prêt de moi.
-Yoru, tu es fâchée ? chuchote l'homme en face de moi.
-Plus autant, avoué-je. Pourquoi tu ne m'as pas prévenu hier soir ? Je serais venue avec vous.
-Je ne voulais pas t'ennuyer, me répondit-il le regard froid.
-Oh mon beau, murmuré-je en défaisant sa cravate doucement. Quand comprendras-tu que je suis ta femme ? Tes problèmes sont les miens. Jamais, au grand jamais, tu ne m'ennuieras avec tes problèmes. Faut que tu me parles plus.
Ses yeux se font plus doux, moins sévère. Je jette la cravate au loin.
-Discutons d'une autre manière, susurre-t-il avant de m'embrasser. Je compte bien me faire pardonner.
Il m'attrape par la taille. Je fonds sur lui. Mes doigts défont rapidement les boutons de sa chemise. Il quitte mes lèvres pour mon cou.
Je souris en lançant sa chemise au sol. Cette manière peut fonctionner aussi.
Après avoir passé la matinée au lit, nous déjeunons dans la chambre. Vêtue de la chemise de Byakuya, je pioche dans son assiette. Il fait de même avec moi. Je pose mes baguettes chinoises sur la table. Alors que je m'apprête à boire mon verre de vin, je constate que la semaine arrive à sa fin.
-Nous restons au bord de plage ou bien tu as prévu autre chose pour la deuxième semaine de vacances ?
Byakuya repose son sushi dans le plat.
-Normalement, nous devons monter à la capitale. Sauf si tu préfères que nous restions ici. Au bord de mer.
-Ou au lit, murmuré-je pour moi-même.
Mon mari pose ses baguettes à côtés des miennes. Il me serre dans ses bras.
-Alors ? s'impatiente-t-il.
Je le fais mariner plusieurs secondes avant de me décider à lui faire par de mon envie.
-Bien, dans ce cas, je confirmerai la réservation plus tard. Tu désires toujours visiter la piscine ?
-Pourquoi veux-tu toujours faire ce dont MOI j'ai envie ?! Un peu toi quand même !
Il me jette un regard surpris. Je continue d'argumenter.
-C'est vrai quoi ! Il s'agit aussi de tes vacances ! Tu as envie de faire quoi ?
-Tant que tu es avec moi, je m'en contre fiche, répond t-il du tac au tac.
Mes épaules s'affaissent. Il n'est pas possible quand il s'y met. Ses mots me touchent mais cela me désespère en même temps. Il faut qu'il réussisse à profiter de la vie.
-Piscine ? insiste-t-il en reprenant le cours du repas.
-Pourquoi pas.
o-o-o-o-o
En réalité, la piscine ne ressemble pas réellement à une piscine normale. Elle dispose de plusieurs bassins mais le principal, au centre, se compose d'une plage de sable et de ce qui ressemble à la mer. De petites vagues sont créer pour imiter le mouvement de l'eau. Autour de nous trônent de nombreux palmiers, des décors pour rendre l'endroit agréable. Il y a même un espace de jeux pour enfant avec un bateau pirate et des champignons de différentes forment qui lancent de l'eau. Un endroit agréable pour passer l'après midi.
Nous nous installons sous un des arbres présent. Byakuya installe les serviettes alors que je m'assois dans le sable. Il n'est pas aussi doux que le vrai mais presque. J'enfouis mes pieds dans le sable en observant le toit de la piscine. Les nuages au dehors sont sombres. Heureusement qu'il y a l'éclairage. La pluie cogne contre la vitre. Cela résonne mais avec la musique de fond cela passe presque inaperçu, à moins d'y faire vraiment attention.
Mon cher mari sort son livre du sac. Encore un roman. Il doit en avoir fini deux depuis que nous sommes ici. Il a une véritable addiction pour la lecture.
-L'eau est froide tu penses ? demandé-je distraitement en m'étirant.
-Il parait que non. Allons nous baigner.
Son livre finit par rejoindre rapidement le sac. Il se lève et passe son polo par dessus sa tête. Il fait tomber aussi son bermuda. Un groupe de femmes qui passe à côté de lui le dévore du regard en passant. Il ne semble pas y faire attention. Heureusement pour moi.
-Tu viens ? lance-t-il.
Nous nageons dans l'eau chauffé. Nous suivons les courants qui relient les bassins. Je fais plusieurs tours de toboggan alors que Byakuya est retourné sous les arbres.
-Tu as trop peur de t'amuser en fait, taquiné-je en m'avançant vers lui.
-J'ai toujours préféré le calme Yoruichi, me rappelle-t-il en continuant de lire.
-Tu étais un enfant bruyant lorsque tu étais petit.
-Par ta faute. Et seulement quand tu étais présente, rajoute-t-il en abaissant son livre pour me regarder.
Je me mets à rire. C'est vrai que quand il était enfant, par moment les serviteurs n'arrivaient pas à le retrouver tellement c'était un garçon tranquille.
-A quoi penses-tu ?
-A nous, enfant. A l'insouciance de la jeunesse.
-Tu n'as pas vraiment changé toi. Toujours aussi immature.
-Sympa, merci, râlé-je fasse au compliment en prenant une mine contrarié. Toi par contre, tu es devenu trop vite sérieux. Faut se détendre dans la vie mon vieux.
Je m'allonge sur ma serviette, les mains derrière la tête. Le calme peut faire du bien de temps en temps. Il permet de se détendre. Je me tourne vers Byakuya. En le regardant, je m'attendais à ce qu'il soit plongé dans son bouquin mais à la place, il observe l'air de jeux des enfants. Je me rappelle qu'il en a toujours voulu mais il ne m'a jamais dis le nombre. Je l'appelle mais il continue de les fixer.
-Combien tu veux d'enfants ?
-Disons que pour le moment, un seul sera bien, déclare-t-il en réfléchissant. Mais si cela se passe bien, autant que possible.
Il me sourit légèrement. Pas un sourire béa mais suffisant pour que je le remarque. Je suis étonnée par ce qu'il vient de dire.
-Je ne souhaite pas que se soit un enfant unique Yoruichi, m'explique-t-il en me prenant dans ses bras. Ce n'est pas amusant d'être tout seul.
-Tu n'as pas à m'expliquer mon beau.
Je caresse tendrement sa joue. J'aime quand il se confie. De plus, ils seront protéger par le contrat de notre mariage. Ils ne pourront subir ce que nous avons dû affronter.
-Mais autant que possible !
Je soupire. Des enfants jouent prêt de nous, dans l'eau. Ils se lancent des cerceaux colorés, souriant. Ils doivent être cinq à peu prêt. Si Byakuya en veux autant, il faudra vraiment être patient. Comment un homme aussi renfermé peut être autant désireux de fonder une famille ?
-Allez, viens, allons nous changer, déclare le capitaine en quittant le groupe des yeux.
Byakuya m'attrape par la main et me tire derrière lui. J'agrippe ma serviette au vol. Nous filons dans une cabine de douche. Je prends le shampoing alors que Byakuya verrouille la porte. Du coin de l'œil, je le vois attraper le flacon de gel douche. Il s'en met dans les mains, puis les pose sur mon dos. Je suspens mon geste. Je me tends encore plus quand il commence à les déplacer. Il caresse délicatement mes épaules, le bas de mon dos. Ses mains passent sur mon ventre qu'il savonne doucement. Puis elles remontent très lentement, s'arrêtant sur mes seins. Il se colle contre moi et s'attarde à en prendre soin, à les malaxer.
-Bya ...
Un gémissement involontaire franchit la barrière de mes lèvres. Comment peut-il faire ça de manière si naturel ? Lui qui parait si froid. Cet homme est une bombe a retardement. Il me rend folle. Il sait allumer un feu à partir de rien.
-Tais-toi, il y a du monde autour, chuchote-t-il à mon oreille.
Ce n'est pas aussi simple pour tout le monde. Je retiens le soupire de bien être qui s'apprête à sortir. L'eau chaude coule sur nous alors qu'il savonne chaque parcelle de ma peau avec attention.
-Maintenant, nous pouvons aller nous rhabiller.
Il me lâche et affiche un air satisfait avant de sortir, la serviette autour de la taille. Je le suis rapidement, mon visage légèrement rouge. Il attend patiemment que j'arrive pour fermer de nouveau la porte derrière moi. Sa serviette s'écroule au sol. Mes yeux tombent sur son érection bien présente à travers son maillot de bain. Il me lance un regard plein de sous entendu.
-Ici ? murmuré-je en m'étranglant à moitié avec ma salive.
-Faut bien se détendre non ?
Il retourne ma phrase contre moi. Son regard en dit long sur ses intentions. Byakuya s'approche de moi, me bloquant contre le mur derrière moi. Ses doigts passent derrière ma nuque. Il tire sur la ficelle de mon bikini, tout en me dévorant des yeux. Le nœud se défait tout seul. Il tombe au sol, libérant ma poitrine. Il fait de même avec la culotte. Ses lèvres prennent les miennes avec avidités, les goûtant encore et encore. Je réponds à ses avances avec envie.
Il abaisse rapidement son boxer, puis me porte et je l'encercle de mes jambes. Je me sens combler lorsqu'il entre en moi.
Nos ébats se font dans le plus grand secret. Nos lèvres sont scellés, l'une à l'autre. Nous bougeons ensemble, en symbiose.
-Oh Yoruichi, gémit mon mari.
Se furent les seuls mots qu'il prononce. Ses simples paroles eurent l'effet escompter. J'enfonce mes ongles dans sa peau, me mords la lèvre lorsque nous sombrons tous les deux dans l'orgasme.
Nous nous habillons en silence. J'évite autant que je peux de croiser son regard, trop gênée. Je défroisse le bas de ma jupe alors que lui passe la tête dans son polo. Juste avant qu'il ne couvre son corps, j'examine son dos. Il a toujours les traces foncés que mes ongles ont laissés. Je rougis de plus belle en repensant à cette partie de jambe en l'air, aux sensations. C'était tellement bon. Tellement inattendu.
-Tu as fini de mater ?
A contre cœur, je quitte des yeux son corps parfait pour les lever sur lui.
-Jamais.
Oh grand dieux, non jamais, je ne pourrais me satisfaire de la vue qu'il offre ! Je fourre mes affaires de piscine dans le sac. Byakuya me le prend des mains. Il propose d'aller prendre une crêpe en bord de plage, en sachant que nous partons vers la capitale le lendemain matin.
Nous nous installons en attendant notre commande. Une crêpe à la confiture de fraise, faute d'avoir la confiture maison de Mazaki. Elle est tellement délicieuse. Il va falloir que j'embarque un ou deux pots pour la maison.
J'arrête de jouer avec mon bracelet.
La maison. C'est la première fois que je pense au manoir Kuchiki de cette façon. La Soul Society a toujours été un lieux de boulot pour moi, jamais un endroit où je souhaite vivre. Mais Byakuya a changé la donne ... Encore une fois. Il me fait voir les choses d'une autre manière. Me montre que cela peut être un endroit agréable où être.
Byakuya se lève lorsque notre commande se retrouve au comptoir. Je le suis des yeux, quand un mal que je connais bien maintenant fait son apparition. Je grimace alors que je sers ma jupe le temps de la douleur. J'espérais que ce matin était la dernière fois mais je me suis trompée. Mon mari pose mon assiette devant moi, sans prêter attention au soupire que je pousse. La petite crise est passée. Il retourne chercher nos boissons en grommelant. Le fait qu'il reparte me permet d'avaler en douce un cachet. Je ne souhaite pas l'inquiéter plus que nécessaire. Ce n'est qu'une transition un peu compliqué rien de plus. Les maux de ventre vont disparaître rapidement.
Le mal qui me prend s'est légèrement calmé mais n'a pas disparus. C'est toute fois supportable. Une fois l'en-cas fini, nous faisons les boutiques souvenir. Je refuse de rentrer les mains vides.
La douleur aurait dû se calmer. Mais ce n'est absolument pas le cas. Nous continuons d'avancer dans les rues, j'ignore les symptômes qui persistent. D'autre se sont rajoutés, comme la température et les maux de tête. Il faut que je ramène un souvenir à Mazaki. J'hésite entre un paréo et un beau plat à fruit. Je finis par opter pour les deux étant dans l'incapacité de me décider. Mon cher mari prend mes paquets.
Byakuya avance dans la rue alors que je traîne à l'arrière. J'ai de plus en plus de mal à avancer, mon corps se fait lourd. Lorsqu'il se tourne vers moi, je feinte de regarder la boulangerie. Je ne veux pas lui avouer ce qu'il se passe. Il va vouloir rentrer à la Soul Society pour une chose qui va passer.
-Princesse.
Il m'appelle. Il me rejoint rapidement après avoir constater que je l'ignore. Il embrasse mes doigts après avoir remarqué mon visage crispé.
-Nous allons rentré à l'hôtel et tu prendras les médicaments de la quatrième division d'accord ?
Il me rassure mais il ignore une donnée très importante.
-J'en ai déjà avalé un Bya, il y a deux heures. Au moment du goûter.
Je fixe mes chaussures. Il marmonne quelques mots sur mon inconscience. J'essuie mon front du revers de ma main. Je commence de nouveau à étouffer. Ma chaleur corporelle continue à augmenter.
-Nous allons rentrer, ordonne Byakuya en m'entraînant avec lui.
Il ne me laisse pas le choix. Je n'ai d'ailleurs pas la force de le contredire. Le chemin me paraît long. Pourtant nous nous trouvons à seulement deux rues de notre point de chute. Le moindre bruit de voitures, de vélo ou bien les cris des enfants résonnent à l'intérieur de mon crâne. Byakuya me jette des coups d'œil furtif.
Il semble soulagé d'arriver devant notre chambre. Au moment où la porte se ferme, Byakuya laisse son enveloppe au soin d'une âme artificielle. Nous traversons ensemble le portail vers la Soul Society pour nous retrouver devant la salle de réunion de la première division.
La souffrance explose lorsque je pose le pied au sol. Byakuya me fixe inquiet alors que je me tiens le ventre. Je n'arriverai pas à faire un pas de plus. Il faut qu'il aille chercher le capitaine. Je réussi à lui expliquer mais il ne souhaite pas me laisser seule. Il pose sa main sur la mienne mais je le repousse.
-S'il te plait ... Tu iras plus vite sans ... moi ...
-D'accord, répondit-il à contre cœur. Je reviens vite.
Je ne me fais pas de soucis là dessus, il sera là d'ici cinq minutes maximum. Je parviens à aller jusqu'au pilier devant la salle de réunion. Je m'adosse dessus.
La chaleur augmente encore plus. C'est une horreur ! Il faut que Byakuya revienne vite. Je ne me sens vraiment pas bien. Tout devient flou. Je tangue légèrement. Je ferme les yeux dans l'espoir d'apaiser mon vertige. Respirer devient difficile. Ma poitrine se soulève avec difficulté. Mon corps est en sueur. La douleur irradie partout. De la tête aux pieds.
-Yoru !
J'entrouvre les yeux. Une tâche blanche devant moi, totalement flou. Je reconnais vaguement la voix de Shiro. Elle est si lointaine, si faible. Un voile noir apparaît devant moi. Mes genoux cognent contre le sol. Le reste de mon corps suit. Je ne parviens plus à tenir.
Allongée sur une serviette de plage, le soleil réchauffe la peau. Les cocotiers, le parasol, le vent, les vacances. Il n'y a rien de mieux. La montre a mon poignet indique quatorze heure douze. Des éclats de rire me font sourire. Je me redresse comme je peux, mon ventre prend maintenant plus de place.
-Tu devrais rester allongé chérie !
Byakuya est protecteur. Cela ne m'étonne pas mais cela commence légèrement à m'agacer. Je ne suis pas en sucre !
-C'est bon ! Répondis-je en me levant. Je ne suis enceinte que de sept mois !
Le petit humain dans mon ventre me donne de légers coups de pieds. Il est d'accord avec moi. Je le rejoins un peu plus loin. Il porte un maillot de bain et est en train de faire un château de sable. Un petit garçon se trouve assis à côté de lui. C'est le portrait craché de son père. Il a les yeux et les cheveux de la même couleur. Il n'a pas la peau aussi pâle que son père mais beaucoup plus claire que la mienne. Un mélange de nous deux.
'-Combien de temps encore ?!
-C'est pour son bien capitaine. Nous arrêterons lorsqu'il le faudra ! Allez vous reposez !'
Ses voix résonnent au dessus de nous. Mais je suis la seule à y faire attention, comme si personne d'autre ne les entends. Mon regard se pose sur le ciel bleu. Aucuns nuages à l'horizon. Rien. Sur la plage, nous ne sommes que trois.
-Maman ! Viens !
J'affiche un sourire en me tournant vers eux. Je m'installe à côté de mon enfant. Je frotte ses cheveux tendrement en fixant l'homme que j'aime. Rapidement, il se place derrière moi, en m'enlaçant. Il caresse distraitement mon ventre. Le petit garçon joue avec une tortue en plastique et une étoile de mer. Il ne fait pas attention à nous.
-Le bébé voudrait une glace. Avec beaucoup de chantilly.
Je sens Byakuya sourire derrière moi. Il cède à tout ! Au bébé il ne dit jamais non. Ou bien est-ce à moi qu'il ne résiste pas ?
-Tu devrais aller boire de l'eau, me conseille Byakuya en s'écartant de moi. Avec la chaleur qu'il fait, il ne faudrait pas que tu fasses un malaise.
J'obéis calmement. Il faut prendre soin de l'être qui grandit. Je retourne à ma serviette pour sortir du sac de plage une bouteille remplie d'un liquide transparent. Un mal de tête me prend. Byakuya lève ses yeux antrachites sur moi alors que la bouteille tombe dans le sable.
'-Déjà six jours qu'elle est dans cet état ! Vous ne pouvez pas faire quelque chose !'
La voix de l'homme résonne au fond de ma tête, encore. Une sensation étrange m'envahit. Entre l'angoisse et la paix. Je frissonne malgré la chaleur. Byakuya se dirige vers moi. Sans un mot, il me prend dans les bras. Il me réconforte, m'apaise. L'angoisse disparaît laissant place à la sérénité.
-Il va falloir rentrer princesse.
Ses mains remontent dans mon dos. Je n'en ai pas envie. Il sourit pleinement. Nous sommes tellement bien, ici. Nous sommes détendu, nous avons une belle vie, un beau petit garçon, et bientôt un autre enfant à venir. Il le caresse doucement en m'embrassant.
-Ce n'est que des vacances Yoruichi, murmure-t-il en écartant les cheveux de mon visage. Il faut rentrer.
Des larmes coulent involontairement. Une peine immense me gagne. Elle me submerge ... Je suis dans l'incapacité de l'expliquer. Sûrement les hormones. La nostalgie de ce lieux, de ce moment.
-Non ... Byakuya, s'il te plait ...
Je me tourne vers l'enfant qui joue au sable. Il semble si paisible. Si heureux. Byakuya m'enlace. Je me colle contre lui, toujours en regardant le petit bout d'homme. Il lui ressemble tellement.
-Calmes toi princesse ... Fermes tes yeux ...
Nous doigts s'enlacent sur mon ventre arrondi. Instinctivement, je les serre. Mon cœur souffre de devoir partir.
-Yoru, s'il te plait. Nous reviendrons ...
Je me tourne vers lui, l'enlace en posant mes bras autour de son coup et déposant mes lèvres sur les siennes. Il me sert contre lui alors que je lui obéis enfin.
o-o-o-o-o
Un bip régulier résonne. Mes doigts bougent. Ils sont lourd. J'ai l'impression que mon corps est lourd. Qu'il pèse des tonnes. Je parviens, avec du mal, à ouvrir les yeux. La première chose que je remarque est la couleur blanche qui m'entoure. La quatrième division. Ensuite c'est Byakuya. Il est endormi dans un fauteuil, un livre sur les genoux. Il ne se trouve pas très loin de moi. Il porte son uniforme de capitaine. Il me semble si fatigué. Les traits de son visage sont tellement tirés. La dernière fois qu'il a été dans un état pareil était au décès d'Hisana.
La porte s'ouvre doucement. Je quitte des yeux mon mari. Le vice capitaine Isane apparaît. Elle semble soulagée de me voir. Quand elle s'apprête à parler, je montre Byakuya du regard. Elle me sourit simplement. S'avançant sans faire de bruit, elle regarde le moniteur qui montre mes constantes. Elle les note sur ce qui semble être mon dossier.
-Yoru ! Enfin.
Nous sursautons toutes les deux. Le livre tombe au sol. Byakuya fonce vers nous. Il s'assoit sur le bord du lit avant de prendre ma main dans la sienne. Il semble soulagé aussi.
-Depuis combien de temps est-ce que je suis ici ?
La dernière chose dont je me souvienne est d'avoir chercher le capitaine Unohana.
-Une semaine princesse, murmure-t-il en caressant mes doigts distraitement.
-Aussi longtemps ? Mais que s'est-il passé ?
-Tu ne te rappelles de rien ? s'étonne Byakuya en jetant un œil au docteur.
-Nous avons du vous mettre sous sédation, explique le vice capitaine Kotetsu en appuyant sur un interrupteur. Votre corps ne supportait plus la douleur et les médicaments ne faisaient plus effet. Aucun souvenir ?
-Si ... Un rêve ...
Le mutisme me gagne. Je lâche la main de mon mari. Elle passe instinctivement sur mon ventre. Bien sûr, il n'est plus rond, il n'y a plus rien ... Il n'y a jamais rien eu ... Cette pensée m'attriste. Je me rends compte que porter les enfants de Byakuya me comblerait de bonheur, plus que je ne l'avoue. Moi qui n'ai jamais imaginer une seule seconde en avoir un ... Ni devenir mère d'ailleurs ...
-Le capitaine Unohana passera dans la soirée, dit-elle comme si de rien n'était. En attendant, il y a des personnes qui souhaitent venir vous voir. Il a fallut que je les déloge mais le seul qui n'a jamais bougé est votre mari.
Je hoche la tête distraitement. Je revois le visage si souriant de l'enfant. Cela semblait pourtant si réel. Byakuya m'observe en silence, dans un calme olympien. Il attend que le vice capitaine de la quatrième division sorte pour m'interroger sur ce qui ne va pas. Je lui raconte brièvement mon rêve, mes impressions, mes sensations.
-Le visage de cet enfant ... On aurait dis toi enfant Byakuya ... Et les coups de pieds ... Tout était si vrai ...
-Une fois que nous sortons d'ici, nous nous appliquerons à le faire ce bébé princesse, murmure Byakuya sérieux à quelques centimètres de mon visage. Le capitaine ne verra pas d'objection à ce que nous finissions nos vacances ici. Et nous en profiterons pour réaliser tes rêves.
Il m'embrasse doucement. Il m'en fait la promesse. Nous nous écartons l'un de l'autre quand la porte s'ouvre. Mazaki entre dans la chambre, avec un de ses fils et son mari. Soi la suit de près. Elle est en larme. Cela ne me surprends pas. Soi est une femme sensible. Son visage traduit l'inquiétude et le soulagement qu'elle ressent pour moi. C'est d'ailleurs la même expression sur le visage des personnes présentes, sauf Byakuya.
-C'est bon, je vais bien ! déclaré-je en levant les mains pour les rassurer. Vous voyez ! Je suis bien en vie ! Bien sûr, c'est ironique puisse que je suis une shinigamie, rajouté-je en plaisantant.
Isshin et Shirosaki restèrent une heure. Soi partit peu après eux. Elle retourna à la division s'occuper des affaires courantes. Mazaki et moi discutons de ma lune de miel, pendant que Byakuya se trouve dans le fauteuil, sûrement occupé à lire un rapport ou autre. Il nous laisse tranquille, en pleine discussion de femme. Bien entendu, Mazaki veut tout savoir. Du temps qu'il faisait aux endroits que nous avons visité. Je garde sous silence certains détails personnels, surtout le moment de la piscine.
Lorsque l'horloge indique dix huit heure, Isane vint nous voir. De manière polie, elle fait comprendre à Mazaki que l'heure des visites est terminée.
-D'accord, je passerai te voir demain, si tu es encore ici, rajoute-t-elle avec un clin d'oeil.
-Elle devrait être revenue au manoir Mazaki, déclare Byakuya froidement.
Il lance un regard froid au vice capitaine qui se trouve dans le pièce. Elle lui rend son regard. La semaine a du être éprouvante pour cette pauvre Isane avec lui. Mazaki hoche la tête en signe d'acquiescement, avant de m'embrasser sur la joue. Elle salut mon mari poliment avant de nous laisser dans la pièce.
Le capitaine Unohana nous retrouve une demi heure après le départ de Mazaki. Elle tient dans ses mains un dossier. Mon nom et mon prénom y sont inscrit. Elle m'explique la situation. Nous l'écoutons en silence.
-La transition est finie. Vous n'aurez plus aucunes douleur. Vos constantes sont tout à fais dans les normes. Il vous faut juste un peu de repos. A cause de la température, votre corps a souffert.
Nous nous regardons avec Byakuya soulagé. Ce cauchemar est enfin terminé. Nous allons pouvoir passé à autre chose.
-Par contre, rajoute-t-elle platement, il va falloir que je fasse des examens approfondis pour confirmer la prise de sang mais c'est quasiment sûr. Vous aurez beaucoup de difficultés à concevoir des enfants.
