-Je n'ai pas envie de manger de la nourriture normale mais toi.
Sebastian voyait rarement Ciel si entreprenant.
-Tout va bien ?
-Oui mieux que jamais. Tu te plains que je ne vais jamais vers toi et quand je viens tu te plains, tu es incroyable.
-Oui mais là c'est peut-être le coup de la transformation, tu devrais manger normalement pour le bébé, répondit Sebastian.
-C'est bien de penser au bébé mais penses à moi aussi, je ne compte pas me laisser mourir de faim de toute façon.
-Tu ne serai pas en chaleur, Ciel ?
-Si je crois.
-Tu n'as pas pris ton traitement ? demanda Sebastian.
-Si mais cela ne semble plus faire effet.
-C'est embêtant vus le temps de béta et d'apha dans le coin, on va éviter de sortir.
-On est en vacances voyons, comment tu veux que je ne sorte pas ? Et puis vus que tu es là, le problème est réglé. Je peux manger des âmes tu crois ? demanda Ciel.
-Oui je suppose comme Haru mais pour l'instant, restons-en à de la nourriture normale.
Ciel finit donc par manger.
-Tu ne sais pas ce que tu perds.
-Si rappelles toi j'ai été obligé de manger quand j'étais dans ton corps et cela ne me manque pas du tout, répondit Sebastian.
-Bien maintenant que j'ai mangé, si on s'y mettait ?
Sebastian ne se fit pas prier, il sauta sur Ciel.
-Je sens tes phéromones, il va être difficile de me contrôler.
-Ne prends pas de gants, sautes-moi.
A ce moment-là, on frappa à la porte.
-Pourquoi les gens frappent toujours au mauvais moment ?
Sebastian alla ouvrir.
-Bonjour, désole de vous déranger.
Le postier remarqua la tenue de Sebastian, peu habillé.
-Désole, je dérange apparemment.
-Oui beaucoup, à moins qu'une partie à 3, cela vous branche ? demanda Sebastian.
-Sebastian, tu abuses là, arrêtes de draguer le postier.
-Je plaisantais évidemment.
-J'avais compris, monsieur, une lettre urgente pour vous.
Sur la lettre était écrite Monsieur Ciel Phantomhive et Sebastian Phantomhive.
-J'ai manqué une case, on est marié ? demanda Sebastian.
-Non ils mettent toujours cela sur tout, tu n'as jamais remarqué depuis le temps ?
-Non je fais qu'ouvrir le courrier.
-Je peux faire changer le nom si tu veux.
-Non cela ne me gêne pas, cela m'étonne juste, répondit Sebastian.
Ciel prit la lettre et la lut.
Il prit un visage plus inquiétant.
-Qu'est-ce qui se passe Ciel, une mauvaise nouvelle ? demanda Ciel.
-Haru, il a attrapé la varicelle.
-Il est à moitié humain, c'est vrai, on devrait rentrer lui annoncer la bonne nouvelle.
-Oui on devrait rentrer, j'ai loué pour une semaine, il va falloir récupérer le reste en trop, répondit Ciel.
-Il ne nous rendra jamais notre argent, on s'en va volontairement.
-Il devrait comprendre quand même, pour un enfant, c'est plus d'imprévu, répondit Ciel.
-Je peux le convaincre, si tu n'y arrives pas.
-Pas besoin j'y arriverai, répondit Ciel.
Ciel parti chez le propriétaire, Sebastian l'attendait devant la porte avec leurs bagages.
Ciel revenu.
-Il a remboursé ?
-Oui et je n'ai eu besoin de le forcer, répondit Ciel.
Ils allèrent à la gare.
-Le train arrive quand ? demanda Ciel.
-Dans 15 minutes, répondit Sebastian.
-C'est long, se plaignit Ciel.
-15 minutes, cela passe vite, répondit Sebastian.
-Je m'inquiète pour Haru, la varicelle ce n'est pas super.
-Tu l'as eu jeune ?
-Oui, répondit Ciel.
-Les démons ne tombent pas malades.
-Il sera démon ou humain, tu crois ? demanda Ciel.
-Pourquoi pas elle ? Je ne sais pas, on ne le découvrira qu'à la naissance.
-Tu tient tant que cela à une fille. Et si c'est un garcon ? demanda Ciel.
-Peu importe, je l'aimerai dans tous les cas.
L'heure du départ arriva.
Dans le wagon, Ciel s'était allongé sur tout le siège.
-On a beau être dans un train, tu pourrais t'asseoir correctement, tu perds tes manières.
-Et alors ? On est dans un train, c'est lassant de toujours bien se tenir, décoinces-toi un peu.
-Coincé moi ? Tu vas voir qui est coincé.
