Petite note : Je précise juste qu'il y avait une erreur dans la fanfic originale au chapitre 1, que j'ai malencontreusement recopiée de fait ici aussi : Harry a seize ans. Il va rentrer en 6eme année. Merci à Ninniane de me l'avoir pointé et confirmé mes doutes.

On m'a également demandé si j'allais inclure le tome 6 et 7. La réponse est non. Sauf sur certaines choses mais je ne voudrais pas m'avancer.

Merci beaucoup de vos reviews, j'espère que la suite vous plaira toujours autant. Ce chapitre est donc additionnel par rapport à la première histoire, le prochain reprendra la trame de TF première version, avec la rentrée à Poudlard.


Chapitre 10 : Semper Fidelis

Drago cogna contre le mur de pierres, ne réussissant qu'à se faire mal. Il était vraiment un idiot. Il avait pensé... Quoi ? Qu'Audric aurait changé ? C'était impossible : un Vampire de son âge n'allait certainement pas perdre la sale habitude d'être caressant avec tout le monde.

Tout le monde adorait Audric. Il était charmant, séduisant, aimable et jovial. Il semblait attirer toujours les autres autours de lui avec une telle facilité que c'en était agaçant. Il savait trouver les mots justes et calmer les choses lorsqu'il le fallait. Même le Maître l'appréciait et ne ratait que rarement l'opportunité de discuter avec lui. C'était un esprit brillant, après tout.

Mais pour Drago Malefoy, les choses étaient très différentes. Pour lui, Audric était un insupportable enfoiré, doublé d'un lâche et d'un égoïste manipulateur. Et bien d'autres choses encore moins polies.

Drago pensait en avoir pris son partit : Audric était un connard et il ne s'attendait à rien d'autre de sa part. Alors pourquoi est-ce que le voir fricoter comme ça avec Potter le mettait-il autant hors de lui ?

En pensant à Potter dans les bras du Vampire, il frappa de nouveau contre le mur, ignorant la protestation de son corps. La douleur qu'il ressentait était plutôt logée au fond de lui, faisant remonter un goût de bile. Il se sentait idiot d'être allé voir si Audric voulait rentrer au manoir Malefoy avec lui par Portoloin. Il aurait mieux fait de laisser ce sale coureur faire des bisous à Potter. Il avait alors pris le Portoloin tout seul et avait atterrit dans le grand hall du manoir familial, se réfugiant dans sa chambre pour ne plus voir personne.

Soudain, un bruit à la fenêtre ouverte le fit sursauter. Une petite chauve-souris s'engouffra par le battant ouvert et l'instant d'après, reprenait la forme d'Audric. Ce dernier ne s'approcha pas davantage – heureusement pour lui, songea Drago qui avait déjà sortit sa baguette magique.

"Drago, je..."

"Sors de ma chambre !" Le coupa l'adolescent, ses yeux gris lançant des yeux clairs.

"Ecoute, ce n'est..."

"Sors !" Cria Drago, perdant son sang froid.

Mais Audric secoua la tête en signe de négation. Il fit même un pas malgré la baguette pointée sur son torse. Sa voix était ferme, mais douce lorsqu'il dit de nouveau :

"Ce n'est pas ce que tu imagines."

"Oh, et je suis censé imaginer quoi ?" Fit Drago d'un ton froid.

"Je l'ai juste pris dans mes bras."

Drago plissa ses yeux étincelants de colère et eut un bruit de gorge qui n'était jamais qu'un rire ironique avorté dans un sanglot refoulé.

"Oh, bien sûr... Tu le prenais juste dans tes bras, comme tu m'as juste pris dans tes bras."

De nouveau, le Vampire secoua la tête, un peu plus tristement cependant et franchit de nouveau quelques pas vers le jeune homme.

"Ecoute, je sais ce que tu peux ressentir..."

"Ho non, Audric, tu n'en as aucune idée." Siffla dangereusement le jeune Malefoy.

Mais son aîné ne faisait pas cas des menaces et de l'avertissement tacite du Serpentard, il franchit tout de même l'espace restant et l'attrapa dans ses bras d'un geste trop rapide pour que Drago puisse lui lancer quelque maléfice, lui ôtant la baguette des mains et la jetant un peu plus loin, le bois produisant un petit bruit sec sur le plancher.

Entre les bras du Vampire plus âgé, Drago se débattit comme un beau diable. Mordant, griffant, tentant de frapper Audric par tous les moyens, mais l'homme avait une force surprenante et clairement surnaturelle. Alors, en désespoir de cause, le garçon blond poussa un long hurlement.

Les conséquences du cri de Drago ne se firent pas attendre : Lucius Malefoy entra dans la pièce en robe de chambre verte et or, sa baguette magique brandie. Avant qu'Audric ai pu seulement ouvrir la bouche, un sort l'envoyait rejoindre le mur le plus proche, contre lequel il glissa lourdement, se retrouvant assis, le choc expulsant tout l'air de ses poumons et il poussa un râle de douleur. Heureusement qu'il était un Vampire, songea-t-il alors que Malefoy Senior se dressait devant lui, Drago dans son dos. Ce dernier se massait les bras, là où il avait été tenu et le Vampire songea qu'il devait vraiment faire attention à sa force. Pour l'heure, il avait cependant plus urgent que se morfondre sur sa capacité à involontairement blesser le jeune Serpentard.

"Audric ? Je peux savoir ce que vous comptiez faire à mon fils ?"

"Ce n'est pas du tout ce que vous croyez, Lucius..."

L'homme haussa un sourcil au dessus de ses yeux gris particulièrement froids. Des yeux acérés qui vous clouait au pilori. Se redressant en grognant et en s'aidant du mur – il devait avoir une côte cassée mais elle se ressoudait déjà – Audric parvint à se remettre debout, époussetant un peu sa chemise de flanelle et sa veste noire.

"Ho et bien j'espère que vous avez une excellente explication..."

A vrai dire, Audric n'en avait aucune qui puisse plaire à Malefoy Senior.

"Je... Je voulais convaincre Drago de ma bonne foi... Sur un sujet un peu délicat."

Le sourcil du père se haussa un peu plus. Audric détestait se sentir autant pris en faute – il n'avait pas l'âge des réprimandes paternelles. Derrière son géniteur, Drago lui lança un regard noir et hautain, encore un peu secoué. Cela le blessa un peu mais il garda le silence.

"Et vous le convainquez en le violentant ?"

"Oh, par l'Enfer, je ne le violentais pas, Lucius. Drago n'est pas en sucre." Lâcha le Vampire en levant les bras en un geste d'agacement.

Malefoy père avait fait un pas vers lui à cette phrase – qui manquait légèrement de tact, songea Audric – et pointa sa baguette sur son torse en un geste indiquant clairement qu'il ne plaisantait pas.

"Nonobstant toutes vos années de services parmi notre... Cercle... Et l'intérêt que vous porte notre Maître, je vous conseille de cesser de jouer au plus fin avec moi. Le fait que Drago soit en sucre ou non est de mon seul ressort et je ne pourrais que vous conseiller encore de me dire exactement ce que vous faisiez dans cette chambre."

"Bien, bien... restons entre gens de bonne compagnie, Lucius." Fit le Vampire, sachant très bien qu'il se trouvait en position délicate. Il n'était pas idiot. "Il se trouve que Drago m'a surpris en train de cajoler le jeune Potter. J'ai voulu dissiper ce malentendu mais il s'était déjà enfui. Alors, je..."

Derrière Audric, Drago devint blanc comme un linge en réalisant cet abruti de Vampire allait bien raconter toute l'histoire à son père et les conséquences de son cri lui firent l'effet d'une gifle : son paternel allait savoir... Mais il était trop tard à présent et il ne put que voir avec horreur les lèvres de son ancien amant articuler :

"Je suis venu ici pour clarifier la scène qu'il avait surprise, vu qu'il semblait en souffrir. Comme il me menaçait, je l'ai pris dans mes bras pour le calmer."

Son père resta silencieux un moment et Drago eut envie que le sol l'engloutisse quand il se tourna lentement vers lui, le regardant fixement. Il déglutit péniblement.

"Est-ce la vérité, Drago ?"

Le jeune homme se sentit trembler légèrement. Sa gorge nouée lui semblait inutilisable mais il parvint néanmoins à croasser sous le regard inquisiteur :

"Oui, Père..."

Lucius le regarda fixement encore une bonne minute avant de tourner son attention vers Audric. Drago était sûr que dès que le Vampire serait partit, il devrait avoir une explication avec son père. Malefoy Senior ne laisserait jamais passer ça.

"Bien... J'ignore à quoi vous jouez, Audric, mais je pense que vous devriez quitter ce manoir expressément. Sachez que je vous aurais à l'œil."

Le Vampire hocha simplement la tête avec raideur.

"Lucius. Drago."

Puis il se transforma en chauve-souris et fila vers la fenêtre, disparaissant dans la nuit.

Harry Potter considéra l'enveloppe de parchemin avec une boule au ventre. Les résultats de ses BUSES venaient de lui être donnés par Rogue, qui ne fit aucun commentaire, se contentant de sortir de la pièce dans un tournoiement de robes noires.

Revoir même une chose aussi anodine qu'une lettre venant de Poudlard lui fit presque monter les larmes au yeux. Si Voldemort permettait qu'il sache ses résultats aux examens, était-il seulement possible qu'il prenne le risque de le laisser retourner à Poudlard ? L'idée de revoir Ron et Hermione, ainsi que ses autres amis acheva de le faire pleurer pour de bon.

Assis sur son lit une fois un peu calmé, il se résolu finalement à ouvrir la missive officielle.

Ses notes étaient correctes, il avait obtenu sept BUSES, même s'il avait échoué en Divination et en Histoire de la Magie mais il s'y était attendu. Il n'avait obtenu qu'un seul Optimal en Défense Contre les Forces du Mal et beaucoup d'Efforts Exceptionnels, même en potion. L'Acceptable en Astronomie suffisait à lui permettre de continuer sur sa voie pour devenir Auror.

Il soupira de soulagement à cette pensée. Même s'il ne savait pas vraiment de quoi demain serait fait ou s'il pourrait seulement un jour devenir Auror.

Au dîner, ce soir là, un peu moins d'une semaine avant sa rentrée à Poudlard, Voldemort annonça d'un ton calme :

"Demain, vous irez, Severus et toi, sur le Chemin de Traverse pour tes fournitures d'école grâce au Polynectar."

Il sembla à Harry qu'il avait oublié comment manger ou même comment fermer la bouche. Fixant le mage noir avec des yeux ronds, ce dernier l'ignora et continua de manger son poulet aux morilles. Rogue ne fit aucun commentaires, bien qu'il semblait contrarié – sa bouche n'était plus qu'une fine ligne et il lança à Harry un regard agacé, comme si c'était de sa faute.

"Hum... Est-ce que je reviendrais à Poudlard ?"

"Assurément." Fit simplement Voldemort en coupant sa viande avec élégance.

Perdu, Harry continua cependant – il avait absolument besoin d'un peu plus d'explications.

"Mais je devrais faire quelque chose ? Je ne sais pas... Prendre du Polynectar, ou je ne sais quoi ?" Il pensait notamment à son professeur de Défense lorsqu'il était en quatrième année. Le Mangemort déguisé en Maugrey Fol-Œil s'était caché grâce au Polynectar, après tout.

"Non." Fit Voldemort d'un ton laconique en avalant une bouchée.

"Mais alors..."

"Si tu me laissais dîner ? Je pourrais tout t'expliquer après cela."

Le ton du Lord ne permettait aucune réplique. Harry se tut donc et mangea le contenu de son assiette sans grand appétit, trop nerveux pour avoir vraiment faim.

Voldemort et Rogue sirotaient un verre de Brandy, bien enfoncé dans les confortables fauteuils d'un petit salon qu'il n'avait jamais vu, dans des tons de rouge et noir. Harry avait décliné l'offre de boire quelque chose. Il se sentait trop fébrile pour ça.

"Le... quoi ?"

"Le Semper Fidelis." Répéta patiemment le mage noir. "Il s'agit d'une variante du Fidelitas."

Harry dû reconnaître qu'il n'avait jamais entendu parler de ce sort. Il connaissait bien le Fidelitas et le principe de Gardien du Secret, cependant. Rogue, un peu en retrait d'eux, buvait à petites gorgées, sans rien dire et il était facile de l'oublier dans la pénombre tamisée du salon au mobilier d'acajou.

"Cela signifie « Toujours Fidèle » en latin. C'est un ensemble de sorts complexe, très complexe, dont beaucoup ont oublié l'existence. Grossièrement, il permet de s'assurer que la cible du sort ne puisse divulguer la moindre information, même sous Véritaserum ou de son propre chef."

Harry considéra cette nouvelle information avec une pointe d'effroi. Il lui semblait voir où Voldemort voulait en venir et la possibilité de son retour à Poudlard.

"En outre, la cible du Semper Fidelis conserve tous ses souvenirs. Mais elle ne peut les divulguer, même par légilimencie. Le sort protège les souvenirs choisis en en fabriquant de nouveaux, anodins, pour ne pas sembler louche."

Harry soupira doucement.

"Si je décidais d'en parler à quelqu'un..."

"Tu ne pourrais débiter que les banalités que le sort créerait dans ton faux souvenir."

"Mais si jamais il dépendait... je sais pas moi... De ma vie que je dise ce souvenir..."

"Et bien je crains fort qu'il te faudrait mourir sans rien pouvoir divulguer. Ou bien espérer que quelqu'un qui aurait partagé avec toi le véritable souvenir puisse le raconter pour toi..."

Harry hocha la tête, se sentant vaguement nauséeux de l'aboutissement. Il ne pourrait que mentir. Peut-être était-ce la meilleure des choses, ainsi il se sentirait moins incapable de cacher quoi que ce soit à ses meilleurs amis ou à Dumbledore.

"La seule faiblesse de ce sort est qu'il doit être exécuté de ton plein gré, Harry."

Le garçon leva sur Voldemort des yeux un peu effrayés.

"Si tu doutes, il n'aura aucun effet."

Harry hocha la tête avec résignation. Il doutait... Oh bien sûr qu'il doutait. Sa tête lui semblait remplie de mélasse. Serrant ses mains entre ses cuisses, il se mordit la lèvre. Comment pourrait-il jamais être sûr de pouvoir faire cela sans douter ? Il voulait vraiment revenir à Poudlard, être avec ses amis. Mais il ne pouvait simplement pas dire qu'il voulait protéger le Lord Noir en gardant pour lui tout ce qui s'était passé durant cet été.

Il en était là de ses réflexions, lorsqu'il sentit une main sur son menton – ça devenait une habitude – et il croisa les yeux rouges aux pupilles fendues.

"Ne voudrais-tu pas revenir à Poudlard, Harry ? Tu n'aurais pas à mentir, le sort le ferait pour toi. Ce serait facile. Tu n'aurais pas à t'en vouloir ou à craindre de divulguer quelque chose malgré toi..."

La voix de Voldemort glissait en lui comme de l'eau fraîche. Son visage était proche du sien, son nez aquilin touchant presque le sien, plus petit. Son cœur loupa quelques battements.

"Tu voulais me rejoindre... Tu l'as désiré sans même oser me le dire... Cela ne te semble-t-il pas être ta place ? Tes leçons avec Audric te plaisent... Tu aimes nos discussions... Tu as soif de savoir... De reconnaissance... Je peux te le donner et tu le sais... Tu n'aurais pas à craindre de me trahir par inexpérience..."

La voix suave emplissait tout son esprit, comme un serpent qui s'y loverait. Harry se sentait doucement glisser dans une semi-conscience où seule la voix basse s'insinuait. Les yeux mi-clos, il sentit la main arachnéenne de Voldemort glisser sur sa nuque. Il frissonna mais il n'aurait su dire ce qu'il ressentait à cet instant. Les troubles qu'il avait confié à Audric ressortaient à présent alors qu'il sentait son cœur battre comme s'il avait longuement couru et ses joues rougir.

"Tu désires des choses contraires... Il te serait pourtant si aisé de succomber, de t'abandonner à moi... Je ferais de toi quelqu'un de plus grand que tu puisses rêver... Embrasses-moi, Harry Potter... Laisses-toi aller... Accède à tes envies..."

Cette voix, velours et miel, fer et acier... Elle savait tout, sifflant des mots d'abandon et de désir. Il n'était qu'un adolescent, un enfant. Et pourtant, forcé de grandir trop vite, il sentait en lui les prémices d'une envie troublante et pudique.

"Il est si facile de céder à ta nature... De devenir ce que tu n'aurais pas osé rêver..."

Harry ferma les yeux et avança son visage, sentant contre ses lèvres celles de Voldemort et il se raidit un instant. Mais la main blafarde caressa sa nuque, doucement, comme pour le tranquilliser. Aussi étrange que cela devait lui sembler ensuite, cela fonctionna et il ne s'écarta pas. Il sentit les lèvres fines contre les siennes remuer légèrement et il entrouvrit les siennes sans trop savoir ce qu'il faisait. Le baiser devint plus profond. Plus... adulte. Il se sentait étrangement flottant. La voix s'était tue, ne laissant que la sensation étrange d'un vague malaise, confus. Le baiser lui sembla durer vraiment, vraiment longtemps. Il sentait la langue de Voldemort sur la sienne et c'était... Bizarre. Pas forcément désagréable mais vraiment trop troublant. Pourtant, ce ne fut pas lui qui rompit le contact mais l'adulte. Ce dernier recula à peine son visage. Les yeux rouges se promenèrent avec satisfaction sur le visage rougit, sur les lèvres encore à peine entrouvertes et il vit les yeux d'Harry s'ouvrir lorsqu'il cessa de lui masser la nuque pour lui tapoter doucement le haut de la tête.

"Bon garçon." Dit-il de sa voix si enjôleuse. "Nous ferons le rituel avant ton départ pour Poudlard."

Harry, groggy, se leva en pilote automatique, les jambes flageolantes, quittant la pièce avec un regard en arrière un peu intimidé. Il avait complètement oublié Rogue.

Voldemort se rassit avec mesure et Severus lui jeta un regard noir.

"Vous arrivez à ce que vous voulez."

"Il semblerait." Fit distraitement Voldemort en faisant tourner l'alcool ambré dans le verre en cristal.

Severus se renfrogna, avalant une grande gorgée pour s'empêcher de piquer une crise de jalousie parfaitement indigne de lui. Voldemort n'appartenait à personne, il serait présomptueux que de penser à son vieil ami avec l'impulsivité d'un adolescent. Il était également un peu jaloux : Harry comprenait le Fourchelangue dont usait Voldemort. Lui non. Il aurait aimé savoir ce qu'avait dit le sorcier noir pour décider le gamin à l'embrasser et se soumettre ainsi.

"Il n'est guère étonnant que Potter succombe si facilement, il a toujours été faible et malléable."

"Ca, je n'en serais pas si sûr, Severus." Dit doucement le Lord en finissant son verre. "Je n'en serais pas si sûr..."